Barthélemy-François Chardigny. Ce buste de Claude-François Achard, est contemporain de l'admission du modèle au sein de l’Académie de Marseille en 1791. Né en 1751, médecin de formation, Achard est l'auteur notamment d'une Histoire des hommes illustres de la Provence publiée en 1786-1787. Pendant la Révolution, il joua un rôle actif dans la sauve garde du patrimoine de sa ville et notamment dans la création d'une bibliothèque publique en 1793. Il rétablit discrètement en 1799, sous le nom de Lycée des Lettres et des Arts, l'ancienne Académie des Belles Lettres dissoute en 1793. Il incarnera jusqu'à sa mort en 1809, le Marseillais des Lumières.
Le sculpteur Chardigny, auteur du buste, avait été nommé en 1785, académicien associé à l'Académie de peinture et de sculpture de Marseille. Entre 1786 et 1789, il travailla principalement à Aix, et obtient sous la Révolution et le consulat plusieurs commandes de sculptures à Marseille.
Jean-Baptiste Oudry. Paris. 1686 - Beauvais. 1755.
Pierre noire, rehauts de craie blanche sur papier brun.
MARSEILLE. MUSÉE DES BEAUX-ARTS
232
Académie d'homme, un fleuve
François Verdier. Paris, 1651 – Paris, 1730.
Sanguine, rehauts de craie blanche sur papier, 1685. Paris, collection particulière.
233
Double académie.
Jean Jouvenet. ROUEN, 1644 - PARIS, 1717.
1684
Pierre noire, rehauts de craie blanche sur papier beige.
Rouen, bibliothèque patrimoniale Jacques Villon.
234
Académie d'homme assis.
Pierre Puget. MARSEILLE. 1620 - MARSEILLE. 1694.
Sanguine sur papier
MARSEILLE. MUSÉE DES BEAUX-ARTS.
235
Académie d’homme assis de trois quarts à droite, la tête vue de face.
Charles Joseph Natoye. Nîmes, 1700 – Castel Gandolfo, 1777.
Pierre noire, rehauts de craie blanche sur papier bleu gris.
Digne-les-Bains, musée Gassendi.
236
Académie d’homme assis.
Charles-Amédée-Philippe VAN LOO. Rivoli (Italie), 1719 – Paris, 1795.
Fusain, rehauts de craie blanche sur papier verger
Digne-les-Bains, musée Gassendi.
237
Académie d’homme assis.
Michel-François Dandré-Bardon. AIX-EN-PROVENCE. 1700 - PARIS. 1783
Pierre noire, rehauts de craie blanche à l'estompe sur papier vergé brun
MONTPELLIER. MUSÉE FABRE.
238
Jean-Baptiste Giry.
Académie d’homme allongé.
Marseille, 1733 – Marseille 1809.
1787.
Pierre noire, rehauts de craie blanche sur papier bleuté.
Marseille, musée des beaux-arts.
239
Cléopâtre.
Henri DUCOMMUN DU LOCLE
Nantes, 1804 - Rethel, 1884.
Bronze.
240
Titon et l'Aurore.
Simon Julien dit Julien de Toulon. Toulon, 1735 - Paris, 1800. Huile sur toile, 1789. Caen. Musée des Beaux-Arts. Simon Julien naquit à Toulon en 1735, et compta parmi les premiers élèves qui assistèrent, en septembre 1752, à l'acte d’établissement de l'Académie de peinture de Marseille. Quatrième prix en 1753, il obtint le second prix en 1755. Parti à Paris, il suivit l'enseignement de Dandré-Bardon et remporta le grand Prix en 1760. Trois ans après, il partit enfin pour l'Italie, non sans faire étape à l'Académie de Marseille, en novembre 1763, devancé par une flatteuse lettre de Dandré-Bardon : C'est le premier élève qui soit sorti de votre école, et le seul pour qui je me sois intéressé avec un succès complet Tithon et l'Aurore fut le sujet de son morceau de réception à l'académie royale. Tithon prince troyen d'une grande beauté fut enlevé par Eos déesse de l'Aurore. Elle demanda à Zeus de conférer l'immortalité à son jeune amant mais omit d'y faire associer l'éternelle jeunesse. Tithon devenu immortel, ne cessa de vieillir et fut finalement abandonné par la déesse.
241
Les Frères de Joseph apportant à leur père la tunique tachée de sang de Joseph
Simon Julien dit Julien de Toulon. Toulon, 1735 - Paris, 1800
Huile sur toile. Bayonne, musée Bonnat-Helleul, dépôt du musée du Louvre en 1997.
242
Portrait de Laurent Julien et de Geneviève Declar
Simon Julien dit Julien de Toulon. Toulon, 1735 - Paris, 1800.
Huile sur toile. Toulon. Musée d'Art
243
Les apprêts du pot-au-feu.
Michel-Honoré Bounieu. Marseille. 1760 - Paris. 1816.
Huile sur toile. Paris, musée du Louvre.
244
Portrait de Louis Antoine de Bourbon, duc d’Angoulême.
Michel-Honoré Bounieu. Marseille. 1760 - Paris. 1816
Huile sur toile, 1769. Bordeaux. Musée des Beaux-Arts. Après avoir obtenu, en 1756, un second prix à l'école de dessin de l'académie, Bounieu fut estimé assez talentueux pour être envoyé à Paris poursuivre son apprentissage auprès de Jean-Baptiste-Marie Pierre. En août 1767, il fut agréé par l'Académie royale. À compter de 1772, il enseigna jusqu'à la Révolution le dessin à l'École des arts et métiers. Bounieu pratiqua tous les genres, la nature morte, imitant parfois Chardin, la peinture d'histoire religieuse ou mythologique et le portrait. En 1769, il proposa au Salon un sujet de l'histoire antique, tiré du livre de Mme Dacier, Les Poésies d'Anacréon et de Sapho, paru en 1696. Un aigle qui avait emporté le soulier de la courtisane égyptienne Rodhope alors qu'elle prenait son bain, le porta jusqu'à Memphis où il le laissa tomber sur les genoux du pharaon Psammeticus. Le roi fit rechercher la propriétaire du joli soulier et l'épousa.
246
Jacob reconnaissant la robe ensanglantée de son fils Joseph
Jean-Jacques Forty. Marseille. 1743 - Aix-en-Provence. 1801. Huile sur toile, 1791. Minneapolis Institute of Art. Jean-Jacques, fils de l'ornemaniste marseillais Jean-François Forty, entre à l'école de dessin de l'académie en 1760, et reçoit la même année un second prix. Il sera l'un des élèves méritant de l'académie de peinture de Marseille puisqu'il finira par être agréé à Académie royale à Paris en tant que peintre 'histoire en 1788. Jacob reconnaissant la robe ensanglantée de Joseph, peint en 1791 est son morceau de réception. Il sera l'un des derniers académiciens reçus avant la suppression de l’académie.
247
Jacob reconnaissant la robe ensanglantée de son fils Joseph,
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Portrait du comte de Saint-Florentin
Jean-Jacques Forty. Paris. 1696 - Paris. 1772.
Huile sur toile. Marseille,
1748. Musée des Beaux-Arts
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Ruine de Paestum.
Jean-Baptiste Tierce. Rouen, 1737 – Florence, 1794 ?
Huile sur toile. Toulouse, musée des Augustins.
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Une tempête.
Jean-Baptiste Tierce. Rouen, 1737 – Florence, 1794 ?
Huile sur toile. Toulouse, musée des Augustins.
251
Une tempête.
252
Paysage maritime méridional au matin.
Charles-François Grenier De Lacroix, dit Lacroix de Marseille. Marseille. Vers 1700 - Berlin. Vers 1782.
Huile sur toile,
1750. Staatliche Kunsthalle.
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Paysage maritime méridional au matin.
254
Bord de mer
Charles François Grenier de La Graine dit Lacroix de Marseille. Marseille ?, vers 1700 - Berlin, 1782.
Huile sur bois.
Marseille. Musée des Beaux-Arts.
255
Marine avec le temple de l’acide bille à Tivoli.
Charles-François Grenier De Lacroix, dit Lacroix de Marseille. Marseille. Vers 1700 - Berlin. Vers 1782
Huile sur bois
Attribué au musée du Louvre par l’Office des biens et intérêts privés 1951. Déposé au musée de l’hôtel Sandelin à Saint-Omer par arrêté du ministère d’État aux affaires culturelles du 8 avril 1959. Saint-Omer, musée de l’hôtel Sandelin.
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Marine avec le temple de l’acide bille à Tivoli.
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Marine de nuit
Charles-François Grenier De Lacroix, dit Lacroix de Marseille. Marseille. Vers 1700 - Berlin. Vers 1782
Huile sur bois, Vers 1765.
Dijon. Musée des Beaux-Arts.
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Marine de nuit
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Naufrage.
Philippe-Jacques de Loutherbourg. Strasbourg, 1740 – Chiswick (Royaume-Uni), 1812. Huile sur toile, 1769. Musée de Dieppe.
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Naufrage.
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Une Tempête.
Joseph Vernet. Avignon, 1714 – Paris, 1789. Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts. En octobre 1753 le peintre Joseph Vernet s'installe pour quelques mois à Marseille pour réaliser, dans le cadre de la fameuse commande royale de la série des ports de France qui lui a été confiée, les deux tableaux qui vont être consacrés à la représentation du port de Marseille. Ces toiles qui connaîtront un grand succès fixent désormais la manière de représenter la ville résumée à son port. Dès 1756 le peintre Joseph Kapeller s'en inspire pour son morceau de réception à l'Académie de peinture de Marseille : Le Port de Marseille lors de l'embarquement des munitions pour l'expédition de l'île Minorque.
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Une Tempête.
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Marine par temps calme
Joseph Vernet. Avignon, 1714 – Paris, 1789.
Vers 1748. Lille, palais des Beaux-Arts. Le court séjour de Vernet, qui est déjà un peintre célèbre et connu des amateurs marseillais parmi lesquels il compte déjà des clients, va susciter un engouement général. On retrouve les tableaux du maître dans les plus grandes collections marseillaises de l'époque, celles des Borély, (Tempête, Marseille, musée des Beaux-Arts), de Nicolas Poulhariez {Tempête, Accrington, Hayworth art Gallery) ou de Pierre Augustin Guys.
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Marine par temps calme.
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Les Baigneuses.
Joseph Vernet. Avignon, 1714 – Paris, 1789.
Huile sur toile. Nîmes, musée des Beaux-Arts. Les artistes comme Kapeller, Lacroix de Marseille, Henry d'Arles, Volaire, David de Marseille, vont à sa suite, multiplier les thèmes de prédilection du grand maître : vues de ports, tempêtes et naufrages, paysages aux ruines antiques. L'influence de Vernet est si forte sur le milieu local qu'elle se retrouve jusque dans le décor des productions faïencières de Marseille
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Les Baigneuses.
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La Tempête.
Joseph Vernet. Huile sur toile, 1754. Accrington, Haworth Art Gallery. Lors de ses différents séjours à Marseille (1752 et 1753), Vernet reçut la commande de tableaux de la part de plusieurs collectionneurs. Nicolas de Poulhariez, un riche négociant, lui achète deux toiles : Les Baigneuses et Le Lever de soleil. Dans les collections de cet amateur figurent également une Vue de Gênes et cette tempête. Cette œuvre n'aurait pas été exécutée directement pour le négociant, mais cédée à celui-ci par un autre amateur. Quelques années plus tard, en 1759, Poulhariez achètera encore deux autres tableaux de Vernet : La Pêche à la ligne et le Retour de la pêche.
La Tempête, datée de 1754 est l’une des plus belles marines de Vernet. Sa composition sera reprise en partie par ses élèves ou ses émules tel Henry d'Arles qui s'en est sans doute inspiré pour son morceau de réception à l'Académie de Marseille en 1756.
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La Tempête.
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Tempête
Jean Henry dit Henry d'Arles. Arles, 1734 – Marseille, 1784.
Huile sur toile, 1756. Marseille. Musée des Beaux-Arts. Appelé à Marseille par le peintre Kapeller, Jean Henry dit Henry d'Arles, assista aux premiers pas de l'école de dessin de l'académie en tant qu'élève et obtint le premier prix lors de la première remise des récompenses en 1753. Il devint l'aide de Vernet quand celui-ci travailla à la réalisation de ses vues du port de Marseille et resta marqué à jamais par cet apprentissage. Après un premier voyage en Italie, revenu à Marseille en 1756, il présenta à l'académie comme morceau de réception ce tableau, véritable hommage à l'art de Vernet.
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Tempête
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Le naufrage.
Pierre Joseph Wallaert. Lille, 1753 - Paris, 1812. Huile sur toile.
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Paysage animé
Lacroix de Marseille. Marseille. Vers 1700 - Berlin, Vers 1782
Huile sur toile. Besançon, musée des beaux-arts.
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Paysage animé
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Les cascatelles de Tivoli.
Joseph Vernet. Avignon, 1714 – Paris, 1789.
Huile sur toile. Paris, Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la ville de Paris.
Les perspectives de la ville de Marseille et de ses environs prises du côté de la belle vue de la plaine Saint Michel.
Aulagnier. Marseille, ? – Marseille, 1767.
Gravure sur cuivre. Vers 1750 – 1760. Marseille, Chambre de Commerce et d’Industrie, musée de la Marine et de l’Economie.
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Jeune femme Peul
Henri ALLOUARD
Paris, 1844 - 1929.
Onyx, verre, pierre.
Le sculpteur Henri Allouard s'est plusieurs fois intéressé à la sculpture polychrome en mélangeant différents matériaux, ici le bronze, l'onyx, la pierre, l’ivoire, le verre, pour obtenir des effets colorés naturalistes. Le terme Foulah est l'une des nombreuses dénominations des Peuls. La jeune femme porte le Dyubade, coiffure faite de tresses sur une armature en bambou, caractéristique de la région du Futa Djallon, en Guinée.
Allouard a réalisé une autre figure de femme peule, cette fois-ci grandeur nature, pour le monument élevé à Conakry en 1904 à Noël Ballay, premier gouverneur de Guinée.
281
Hécube découvrant le cadavre de Polydore
André ALLAR
Toulon. 1845 -1926.
Bronze. Le sculpteur André Allar qui avait été élève à l'école des Beaux-Arts de Marseille, obtient en 1869. le prix de Rome de sculpture. Ce relief est une fonte en bronze galvanoplastique réalisée en 1871, d'après le plâtre de son premier «envoi de Rome». Les lauréats devaient pendant leur séjour romain envoyer chaque année une œuvre à Paris, pour témoigner de leur progrès.
La scène est tirée des Métamorphoses d'Ovide. Polydore fils d'Hécube et de Priam, roi de Troie, a été assassiné par le roi de Thrace Polymnestor, chez qui ses parents l'avaient envoyé pendant le siège de la cité par les Grecs. Après la chute de la ville, Hécube, prisonnière des grecs et qui a vu mourir tous les siens, découvre le corps de son fils assassiné sur le rivage. Elle se vengera en crevant les yeux du meurtrier de son fils.
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Sainte Marthe et la Tarasque
Henri PINTA
Marseille, 1856 - Paris, 1944
Huile sur toile.
Le marseillais Henri Pinta reçoit le prix de Rome en 1884. Il expose ce tableau au Salon de 1890.
Selon la légende, la Tarasque qui vivait dans des bois au bord du Rhône dévorait les passants et faisait chavirer les navires. Sainte Marthe qui évangélisait la région, délivra les habitants de Tarascon du monstre. Elle le dompta et le rendit doux comme un agneau en l'aspergeant d'eau bénite. Elle fit de sa ceinture une laisse qu’elle lui passa autour du cou.
Pinta qui s'inspire des peintres primitifs dans le traitement de l’auréole et des brocarts du vêtement de la sainte, détourne le sujet religieux au profit de la richesse décorative des matières et du paysage, mettant en valeur sur ce fond coloré, la nudité de la victime que la sainte vient de sauver.
283
Intérieur d’atelier
Joseph GARIBALDI
Marseille, 1863-1941.
Huile sur toile. Formé à l'école des Beaux-Arts de Marseille, Garibaldi sera comme Jean-Baptiste Olive élève d'Antoine Vollon à Paris. Il fera sa spécialité des vues pittoresques des villages du Midi et des ports de Cassis et Marseille. Sa pratique de la photographie transparait dans le réalisme puissant de ses paysages peints dans une lumière crue. Un homme en costume de ville, lit son journal devant la fenêtre de son atelier du quai de Rive- Neuve, dans un spectaculaire contre-jour. Garibaldi offre en quelque sorte une version marseillaise des Parisiens à leur fenêtre d'un Caillebotte. Les œuvres accrochées au mur étant difficilement identifiables, il n'est pas possible de savoir si cet atelier est le sien ou celui d'un autre artiste.
284
Portrait de Jean-Baptiste Olive dans son atelier
Valère BERNARD
Marseille, 1860 - 1936. Huile sur toile
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Intérieur d'atelier
Joseph GARIBALDI. Marseille. 1863 -1941. Huile sur toile.
Fils d’un employé italien de la firme Noilly-Prat à Marseille, le talent de Joseph Garibaldi est détecté par Louis Prat, patron de l’entreprise, qui le fait inscrire à l’École des Beaux-Arts de la ville. La venue à Marseille du peintre lyonnais Antoine Vollon est décisive : sous son influence et sur ses conseils, il expose au Salon de 1884 à 1914.
Il peint principalement des vues de sites et monuments célèbres, des ports du littoral. Mais sa spécialité restera le Vieux-Port de Marseille. Comme paysagiste, Joseph Garibaldi a su capter la lumière et ses effets sur l’eau et les pierres, à toute heure de la journée, dans des compositions savantes toujours renouvelées avec un chromatisme qui lui est particulier.
Garibaldi a peint plusieurs vues d'ateliers d'artistes, comme celui du peintre Olive. On ignore si celui-ci est bien le sien, les œuvres qui y sont représentées étant difficilement identifiables. Don Imbert 1996
286
L’Atelier de l'artiste
Etienne MEIN
Allauch, 1865 - Marseille, 1938.
Huile sur toile.
287
Paysage de Camargue (Vue de Fos)
Joseph GARIBALDI. Marseille, 1863 - 1941. Huile sur toile. Don Roux en 1933.
288
Le Cabanon aux Lecques
Joseph GARIBALDI. Marseille, 1863 - 1941. Marseille, 1863- 1961. Huile sur toile.
289
L’Ile Maïre
Jean-Baptiste Olive Marseille. 1848-1936. Vers 1880 Huile sur toile
La longue carrière de Jean-Baptiste Olive est l'une des raisons de sa remarquable productivité. Il débute au Salon à Paris en 1874, l'année de la première exposition impressionniste. Il est certainement l'un des plus talentueux des peintres marseillais de sa génération, et fait des paysages de la côte un de ses motifs de prédilection.
Il renouvelle le genre de la marine par son talent de coloriste et ses audaces de composition. Olive a plusieurs fois pris pour motif l’île Maïre au sud de Marseille, au moment où les calanques entrent dans l'imaginaire marseillais. Par les dimensions de la peinture, le cadrage et le réalisme photographique de sa lumière. Olive crée une image spectaculaire, où l’île prend une dimension quasi fantastique.
290
Carry
Jean-Baptiste OLIVE
Marseille, 1848 -1936
Huile sur bois. Legs Cantini en 1917
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Quai du Rhône à Avignon
Alfred CASILE. Marseille, 1848-1909. Huile sur toile.
Acquis de l'artiste en 1886
292
Matinée à Sausset
Raphaël Ponson
Solliès-Pont. 1835-1904
Huile sur toile, 1876.
Le tableau est exposé à Paris en 1876 sous le titre Matinée sur la côte de Carry, aux environs de Marseille. Ponson applique dans ses marines qui seront une de ses spécialités, les vastes panoramas des paysages de Loubon, dont il a été l’élève II fait de la côte marseillaise un de ses motifs de prédilection. Il est parmi les premiers à s’intéresser aux calanques. Dans cette toile, comme d’autres avant lui, il choisit de représenter une Provence inhabituelle, aux lumières quasi bretonnes. A partir des années 1880, vraisemblablement sous l’effet des recherches impressionnistes, le titre de ses marines mentionne souvent le moment de la journée représenté : effet du matin ou du soir, avant ou après la pluie...
293
La Sparterie, la clairière, la moisson, vue d'un village du sud de l'Espagne.
Marius Engalière.
294
La Clairière
Marius Engalière.
Marseille, 1824 - Paris, 1857.
Huile sur toile.
295
La Moisson
Marius Engalière.
Marseille, 1824 - Paris, 1857.
Huile sur toile.
296
Bord de rivière
Marius Engalière.
Marseille, 1824 - Paris, 1857.
Huile sur toile.
297
Vue générale de Grenade
Marius Engalière. Huile sur toile, 1854.
298
La Sainte-Baume, paysage
Marius Engalière.
Marseille, 1824 - Paris, 1857.
La mort précoce d’Engalière à 33 ans ne lui a pas permis de développer ses idées mais il s’impose pourtant comme une des figures majeures de l'école de Marseille. De son vivant, il n’expose que trois fois au Saton, essentiellement des souvenirs de son voyage en Espagne. Ce sont ses petits formats, études personnelles ou destinées à des amateurs qui ont maintenu son souvenir. La liberté de ces exercices, peints à l’aquarelle, à la gouache ou à l’huile, annoncent un nouveau sentiment de la nature. Paysages, études d’arbres, scène de moisson, ils sont peints sur le motif, privilégiant le plein air, faisant le plus souvent l’économie des lieux communs provençaux habituels.
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Route d’Antibes à Nice
Emile Loubon.
Aix-en-Provence, 1809 - Marseille, 1863.
Huile sur toile.
La route est le lieu primordial de la peinture de Loubon. Elle relie les êtres et les lieux. Bêtes et hommes la parcourent inlassablement, témoins d'une économie rurale faite de déplacements, de colportages ou de transhumances. Elle sert de scène idéale à Loubon qui a la passion du mouvement. Ses paysages sont pensés comme de vastes panoramas, quel que soit le format du tableau, dans une lumière claire que la critique décrit souvent comme blafarde. Au premier plan la forte projection des ombres et les ornières sur le sol poudreux sont autant de signatures du peintre. Elles seront reprises par les peintres du Midi comme un ultime hommage encore à la fin du siècle.
300
Troupeau dans un cirque montagneux
Émile LOUBON
Aix-en-Provence. 1809- Marseille, 1863.
Huile sur toile
301
Les Menons en tête d’un troupeau en Camargue
Émile Loubon
Aix-en-Provence, 1809 – Marseille, 1863.
Huile sur toile.
Présentée à Paris au Salon de 1853 avec Vue de Marseille prise des Aygalades, la peinture attire les réactions de la critique stupéfaite et ironique devant l'œuvre de Loubon. Elle fera même l’objet d'un dessin satirique par Nadar dans son album comique du Salon. La représentation du mouvement des troupeaux sur les routes poudreuses de Provence, la réduction des tons et de la couleur, la vue panoramique, sont autant d’obsessions récurrentes chez Loubon qui acquièrent ici, par les dimensions du tableau, une présence surprenante d’autant que la figure humaine disparait dans la poussière au second plan. Les boucs noirs sont des menons (du provençal « menar », mener). Il s'agit de boucs castrés qui dans les collines du Rove étaient
302
La Montagne Sainte Victoire. Transhumance
Emile Loubon
Aix-en-Provence, 1809 - Marseille, 1863.
Huile sur toile.
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Vue de Marseille prise des Aygalades, un jour de marché
Émile Loubon
Aix-en-Provence. 1809 - Marseille. 1863.
Huile sur toile, 1853.
Quatre ans après sa présentation au Salon, le tableau est acheté par le musée des Beaux-Arts du vivant de l'artiste consacrant la gloire du peintre dans sa ville. Dans cette image qui semble célébrer une Provence rurale et immuable, il sème les premières traces d'un monde nouveau opposant discrètement l'ancien et le moderne : le moulin et les cheminées d'usine, les voiliers et la fumée d'un steamer au loin, la vieille ville fondée par les Grecs sur son promontoire, et la première gare Saint-Charles, long rectangle noir sur la gauche du tableau. Sur la colline dominant la ville, le fort qui abrite la petite chapelle de Notre-Dame-de-Garde. va en cette même année 1853. laisser place aux travaux de construction de la basilique qui est aujourd'hui le symbole le plus connu de Marseille.
En moins d'un demi-siècle, le site représenté par le peintre va être radicalement transformé par l'urbanisation. On y voit aussi la tour du fanal, la coupole de la Vieille Charité, et tout au fond le massif de Marseilleveyre, l'île Maïre et son Tiboulen.
304
Plan d'Orgon, 1871.
Paul GUIGOU Villars, 1834 – Paris, 1871. D’origine méridionale, élève d'Émile Loubon, Guigou s'installe à Paris dans I les années 1860. Il fréquente les peintres impressionnistes, mais n'est pas influencé par leur recherche. S'il peint lui aussi en plein air, il préfère traduire l’aridité des paysages provençaux à la manière de son maître Loubon.
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Les Collines d’Allauch
Paul GUIGOU Villars, 1834 – Paris, 1871. 1862 Huile sur toile. L’enseignement de Loubon transparaît dans la composition dynamique du paysage. L’ordonnance de la nature se voit recomposée en de savantes successions de plans. Les tons sourds et les empâtements des premiers plans s’évanouissent vers le lointain, en tonalités fluides et lumineuses. Le paysage s’élargit en une vision panoramique largement ouverte pour découvrir une vaste plaine. En renversant la perspective traditionnelle, le point de fuite n’est plus à chercher au fond du tableau mais au bout du che
306
La Roque d’Anthéron
Paul Guigou,
Villars, 1834 -Paris, 1871.
Huile sur toile, 1867.
Au cours des années 1860, la conception du paysage de Guigou va évoluer. L’horizon de ses tableaux s’élargit en assimilant les vues panoramiques de Loubon. Guigou travaille particulièrement sur les paysages de son enfance, ceux du Lubéron et des bords de la Durance. L’espace est construit en bandes superposées et pour transcrire la forte lumière, les couleurs se réduisent et leur tonalité s’atténue. Dans ce monde où l’eau se mêle au minéral, les seules touches vives sont celles des minuscules figures des lavandières au cœur du vaste paysage.
307
Les Grands Saules
Paul Guigou
Villars, 1834 -Paris, 1871.
Huile sur toile, 1864.
Les Grands Saules est à rapprocher d’un ensemble de peintures de Guigou du début des années 1860. Elles partagent la vision semblable d’une Provence plus verdoyante traitée dans des tons de vert soutenus, éloignés des couleurs de paysages plus arides de Loubon. En dépit de l’intense lumière si différente, on est bien devant une réponse de l’école de Marseille à la célébration de la ruralité des peintres de Barbizon, qu’ils ont tous admirés. Dans cette image paisible de la campagne provençale, Guigou cède peut-être involontairement au mythe de la douceur de vivre du Midi que les méridionaux ont eux-mêmes largement diffusé : une des lavandières, sa figure de prédilection, se repose dans l’herbe, son ballot de linge lui servant d’oreiller.
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Vue de La Canebière et des Allées de Meilhan
Paul GUIGOU
Villars, 1834 – Paris, 1871.
Huile sur toile. Jusqu'au début du XXe siècle, les représentations de la vie urbaine marseillaise par les peintres sont rares. Elles se limitent aux ports, d’où le caractère exceptionnel de ce petit tableau de Guigou qui montre la rue de Noailles et les allées de Meilhan. Ce n’est qu’à partir de 1927 que le nom de Canebière sera donné à l’ensemble des voies depuis le Vieux-Port jusqu'à l’église des Réformés.
La toile porte clairement l'influence de la photographie. Comme dans une vue instantanée, le peintre saisit les piétons traversant la voie ou le vent qui soulève les auvents protégeant du soleil les boutiques. Les grandes ombres sur le pavé sont une citation explicite de Loubon. Au premier plan, le peintre s'est amusé à placer deux petites notes incongrues, celles du réverbère et d'un petit chien de profil.
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Les Martigues
Paul Guigou
Villars, 1834 -Paris, 1871.
Huile sur toile
310
Triel-sur-Seine 1865
Paul Guigou
Villars, 1834 -Paris, 1871.
Huile sur toile
311
Petite route dans les pins
Paul Guigou,
Villars, 1834 -Paris, 1871.
Huile sur toile, 1859.
312
Lavandières au ruisseau.
Paul Guigou
Villars, 1834 -Paris, 1871.
Huile sur toile
313
Le déjeuner des pêcheurs ou la régalade
Alphonse Moutte. Marseille, 1840-1913. 1882. Huile sur toile.
314
Un coin de la plage du Prado
Alphonse Moutte Marseille, 1840-1913
1891, Huile sur toile.
Le tableau est présenté au Salon à Paris en 1881, un an avant Le Déjeuner des Pêcheurs. La vue panoramique, les sillons sur le sable et la représentation du mouvement avec le pécheur que le peintre saisi dans sa course, sont autant d’hommages aux trouvailles de Loubon trente ans plus tôt L’évocation des petits métiers traditionnels, celui des pécheurs, plutôt que celui du travail ouvrier, déjà bien présent en ville, doit beaucoup aux idées provençalistes auxquelles adhèrent nombre de ces artistes, Moutte a également choisi de représenter une Provence moins attendue, celle de l’hiver et de la lumière d’un matin aux couleurs pâlies.
315
Chez Brégaillon
David DELLEPIANE
Gènes, 1866 - Marseille, 1932.
Huile sur toile.
Peintre et remarquable affichiste, Dellepiane témoigne de l’ouverture des artistes marseillais à l’évolution des courants artistiques de leur temps.
Chez Brégaiilon, célébration des bonheurs de la vie urbaine marseillaise, réunit plusieurs des grandes figures de l’école de Marseille de la fin du XIXe siècle.
Au premier plan à gauche, on reconnaît le peintre et compositeur marseillais, Ange Flégier (1846-1927). A droite, trois peintres sont attablés : Alfred Casile (1848- 1909), nous fait face, Dellepiane, l’auteur du tableau, s’est représenté de dos. Edouard Crémieux est vu de profil. Né à Marseille en 1856, il sera raflé dans la rue et déporté du camp de Drancy vers Auschwitz par le convoi n°72. Il sera assassiné avec sa femme à son arrivée dans le camp en mai 1944. Joseph Garibaldi (1863-1941) est debout devant l’étal, une canne à la main. La femme portant un cornet de coquillage est l’épouse d’Alfred Casile.
Les salons de Brégaillon, 3 quai de la Fraternité, étaient un fameux restaurant de poissons et de coquillages de Marseille. Ils tiraient leur nom du parc ostréicole de Brégaillon à la Seyne-sur-mer, le plus important de la région.
316
Le débarquement des blés
Alphonse Moutte
Marseille, 1840-1913.
Huile sur toile, 1876.
317
Au soleil.
Valère Bernard. Marseille,1860 - Marseille, 1936.
Huile sur toile.
318
Quai du port à Marseille
Félix ZIEM
Beaune, 1821 - Paris, 1911
1858
Huile sur toile
Ce tableau évoque l’aspect urbain de Marseille et son activité portuaire, depuis la perspective du quai Saint-Jean jusqu’à l’église des Augustins. Typique de l'art de Ziem à cette époque, ce tableau est un équilibre heureux entre la rigueur de la construction et la touche plus allusive de son pinceau,
319
Le Bucentaure
Félix ZIEM
Beaune, 1821 - Paris, 1911. Huile sur toile. Venise.
320
Le Bucentaure
Félix Ziem
Beaune, 1821 - Paris, 1911
Huile sur toile.
Le premier voyage de Ziem à Venise remonte à 1842. Pendant quarante ans, il y reviendra très régulièrement faisant de la ville une de ses sources majeures d’inspiration. La Venise de Ziem est principalement celle du temps de Titien ou du carnaval. Les lieux les plus fameux de Venise, le Grand Canal, la place Saint-Marc sont peints dans des atmosphères lumineuses changeantes, indifférentes au réalisme de la couleur, sous les influences conjuguées du Lorrain et de Turner.
Le Bucentaure était une galère de parade utilisée à Venise, le jour de l’Ascension, pour célébrer le mariage du doge et de la mer. Elle fut brûlée en 1798 par les troupes françaises qui occupaient Venise. Le bateau devient au XIXe siècle, le symbole mélancolique de la gloire de Venise à jamais disparue.
321
Pêcheurs dans une barque.
Félix Ziem
Beaune, 1821 - Paris, 1911.
Huile sur toile
322
Cléopâtre.
Félix Ziem. Beaune, 1821-Paris, 1911. Huile sur toile.
Fils d’un émigré polonais, Ziem se forme I à l'École d'architecture de Dijon. En 1839, il se rend à Marseille et entre en contact avec de nombreux artistes provençaux.
Voyageur infatigable, il parcourt une grande partie de l'Europe et de l’Orient entre 1842 et 1880. Célèbre de son vivant, son œuvre a une forte connotation orienta lise. Venise et Constantinople sont ses deux sujets de prédilection.
323
Intérieur d’atelier
Félix ZIEM
Beaune, 1821 - Paris, 1911. Huile sur bois.
324
Etude de colline (Le Garlaban)
Adolphe Monticelli
Marseille. 1824 -1886
Huile sur toile.
Les paysages sans aucune présence de figure humaine sont rares dans la production de Monticelli. Cette vue de colline qui doit dater des premières années du retour du peintre à Marseille en 1871, témoigne de la puissance créatrice de sa maturité. Tout y est audacieux : le cadrage resserré, la vue en contre-plongée, la matière puissante, et surtout le refus d’une vision descriptive au profit de l’arbitraire de la couleur suggestive. Dans une quasi- solitude artistique, Monticelli
325
Paysage - Les Chênes à Saint-Zacharie
Adolphe Monticelli
Marseille, 1824 -1886.
Huile sur bois d'acajou. Cadre récent
Ce tableau fait partie d'un lot d'œuvres confiées par un officier allemand en poste à Paris à un soldat de la Wehrmacht, à la fin de la guerre. Il devait les emporter en Allemagne où l’officier devait les récupérer après la guerre. Celui-ci ne s'étant jamais manifesté, l'ancien soldat décida de les remettre, sous le secret de la confession, à Mgr Heinrich Solbach, de l’archevêché de Magdebourg. En vue de leur restitution à leurs véritables propriétaires, le prélat les remet au représentant des musées de l'État de Berlin en 1972.
Les tableaux sont restitués par la République fédérale d’Allemagne en 1994. Confié au musée d’Orsay, le tableau de Monticelli est déposé à Marseille en 1996.
Ce paysage est daté des environs de 1874. Les tons réalistes utilisés sont assez rares dans les paysages de Monticelli. La composition est décentrée, les arbres réduisant le ciel à une zone bleu clair au bord de la toile. Monticelli traduit admirablement l'atmosphère d’une journée ensoleillée dans la campagne dont profite le personnage assis dans les herbes, minuscule tache de bleu et de rouge parmi les verts.
326
Sous-bois Paysage d’automne
Adolphe Monticelli
Marseille. 1824-1886.
Huile sur toile, vers 1880.
327
Portrait d’Emma Ricard
Adolphe Monticelli
Marseille. 1824 -1886
Huile sur bois, 1886.
Monticelli a éprouvé une grande passion, non partagée, pour sa cousine Emma Ricard qui préféra rester toute sa vie célibataire.
Il restera néanmoins toujours proche d'elle. Le portrait date des dernières années de sa vie alors que le peintre est hébergé moyennant pension, chez les Ricard, au 12 rue Sénac. Dans ce portrait expressionniste, traité dans une pâte épaisse et vigoureuse, se dégagent symboliquement le visage lumineux d'Emma et son regard intense.
Au revers du portrait, Monticelli a peint une citrouille.
328
Portrait d’Emilien Jourdan L’homme à la pipe
Adolphe Monticelli
Marseille.1824 -1886.
Huile sur toile.
329
Deux femmes dans un parc
Adolphe Monticelli
Marseille, 1824 - 1886.
Huile sur toile.
Cette scène de parc est la première œuvre de Monticelli à entrer au musée, grâce à un don d’un collectionneur marseillais, deux ans après la disparition du peintre. C’est au cours du XXe siècle qu’est réunie l'importante collection de ses peintures, avec notament le legs du comte Armand en 1939 et celui de Jules Cantini en 1917 qui rejoindra les collections du musée des Beaux-Arts, après la transformation du musée Cantini en musée d’Art Moderne en 1956.
330
Autoportrait.
Adolphe MONTICELLI
Marseille, 1824 - 1886.
Huile sur toile.
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Les Flamands. Turc à la mosquée ou en Algérie, 1878.
Adolphe Monticelli.
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Scènes de parc, femmes, enfants, chien et cygnes
Adolphe Monticelli Marseille, 1824-1886.
Huile sur toile.
Les scènes de parc ont fait le succès de Monticelli auprès de ses contemporains. Elles ont vraisemblablement aussi contribué à son désaveu une fois retombé l'engouement pour les mièvreries d'un néo-XVIIIe siècle très à la mode à partir du Second Empire. Par- delà les réminiscences des fêtes galantes ou l'influence de son contemporain Narcisse Diaz, c'est tout un univers poétique auquel est sensible ce passionné de théâtre et d'opéra, qui est déployé.
La hardiesse du choix arbitraire des couleurs, des vermillons, des verts véronèse, des bleus posés en petites touches, fascine les amateurs contemporains comme Oscar Wilde qui comparent ces peintures à l'éclat des pierreries.
333
Scènes de parc, femmes, enfants et chien
Adolphe Monticelli Marseille, 1824-1886.
Huile sur toile.
Les scènes de parc ont fait le succès de Monticelli auprès de ses contemporains. Elles ont vraisemblablement aussi contribué à son désaveu une fois retombé l'engouement pour les mièvreries d'un néo-XVIIIe siècle très à la mode à partir du Second Empire. Par- delà les réminiscences des fêtes galantes ou l'influence de son contemporain Narcisse Diaz, c'est tout un univers poétique auquel est sensible ce passionné de théâtre et d'opéra, qui est déployé.
La hardiesse du choix arbitraire des couleurs, des vermillons, des verts véronèse, des bleus posés en petites touches, fascine les amateurs contemporains comme Oscar Wilde qui comparent ces peintures à l'éclat des pierreries.
334
Portrait de Madame Pascal
Adolphe Monticelli
Marseille. 1824 -1886
Huile sur toile, 1871.
Fuyant Paris et l’avancée des troupes prussiennes, Monticelli revient s'installer définitivement à Marseille en mai 1871. Par ses dimensions et ses partis pris picturaux, le portrait de Madame Pascal est un des plus ambitieux qu’il ait peint.
Le modèle est l’épouse de Noël Pascal, acconier (un entrepreneur réalisant les chargements et déchargements des marchandises sur les navires) et vice-consul de Bolivie à partir de 1876. Si la manière de poser et la composition conservent les codes traditionnels des portraits mondains contemporains, le visage étrangement flou de Madame Pascal surgit d’un spectaculaire morceau de peinture suggérant audacieusement la robe de dentelles et de fleurs. Rarement Monticelli est allé aussi loin dans l’invention plastique et la liberté de la touche qui évoque, avec plus de soixante-dix ans d’avance, le dripping de Jackson Pollock.
335
Narcisse
Gustave COURTOIS
Pusey, 1852 – Neuilly-sur-Seine, 1923.
Huile sur toile, 1876.
La plus célèbre version de l’histoire de Narcisse est celle racontée par le poète latin Ovide dans son ouvrage Métamorphoses. Narcisse, fils de la nymphe Liriopé et du dieu fleuve Céphise, était doué d’une très grande beauté à laquelle tous succombaient. Un prétendant éconduit s’adresse aux dieux : Puisse-t-il tomber amoureux même, et ne pss posséder l'être aimé. Némésis, la déesse de la vengeance et du châtiment céleste, va exaucer son vœu.
Au retour d’une chasse, alors qu’il se penche pour boire l’eau d’une source, Narcisse tombe amoureux de son reflet. Chaque fois qu’il veut saisir l’image qu’il voit dans l’onde, elle se trouble. Il meurt de désespoir, ne pouvant atteindre l’objet de son désir. Son corps sera métamorphosé en une fleur aux pétales blancs qui prendra son nom : le narcisse.
336
Armoiries de l'hôtel de ville.
337
La rêverie.
Jean-Louis Nicolas Jaley. Paris,1802-Neuilly-sur-Seine, 1866.
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La rêverie.
Jean-Louis Nicolas Jaley. Paris,1802-Neuilly-sur-Seine, 1866.
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La rêverie.
Jean-Louis Nicolas Jaley. Paris,1802-Neuilly-sur-Seine, 1866. La rêverie.
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Le moineau de Lesbie.
François Truphème.
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Le moineau de Lesbie.
François Truphème.
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Le moineau de Lesbie.
François Truphème.
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Psyché abandonnée
Albert Ernest Carrier-Belleuse. Anizy-le-Câteau, 1824- Sèvres, 1887. Marbre, 1871.
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Psyché abandonnée
Albert Ernest Carrier-Belleuse. Anizy-le-Câteau, 1824- Sèvres, 1887. Psyché abandonnés. 1871. Marbre, 1871.
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Vierge à l'enfant.
Christophe Veyrier.
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Vierge à l'enfant.
Christophe Veyrier.
347
Vierge à l'enfant.
Christophe Veyrier.
348
Saint-Sébastien.
François Carli, (Marseille 1873-1957), d'après Pierre Puget. Gênes, église de Santa Maria Assunta di Carignano.
Moulages en plâtre, 1907.
349
La Cueillette des olives
Barthélémy-François CHARDIGNY
Rouen, 1757 - Paris, 1813.
Marbre.
Chardigny obtient le Grand Prix de sculpture en 1782. De retour de Rome, il s’installe en Provence et travaillera principalement entre Aix et Marseille. Il fut de la Révolution à l'Empire, l'un des sculpteurs les plus actifs à Marseille.
En 1802, il reçoit du Préfet Charles Delacroix, le père du célèbre peintre, la commande de deux bas-reliefs pour la fontaine du Commerce sur la place des Fainéants à Marseille.
Ils célèbrent deux des sources de richesses de Marseille, la mer et la terre. Au lieu de scènes allégoriques habituelles,
Chardigny choisit de représenter une image contemporaine de l’agriculture et de la pêche en Provence au XVIIIe siècle
350
La pêche.
Barthélémy François Chardigny.
Commande en 1802 du préfet Charles Delacroix pour la fontaine du Commerce.
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La Mort de Pallas
Pierre-François-Grégoire GIRAUD
Le Luc, 1783 - Paris, 1836.
Vers 1810.
Fils du sculpteur Jean-Baptiste Giraud, Pierre-François-Grégoire remporte le Grand Prix de Rome de sculpture en 1806.
La Mort de Pallas est tirée du livre XI de l'Énéide de Virgile.
A son arrivée en Italie, Énée, prince troyen qui a échappé avec un petit groupe de fidèles à la destruction de sa ville par les grecs, est accueilli par le roi Évandre. Celui-ci nomme son fils Pallas à la tête de ses armées pour combattre aux côtés d’Énée. Pallas est tué au combat. Énée, accablé, le ramène à son père qui se précipite de douleur sur le corps de son fils. Le sculpteur est très fidèle au poème de Virgile. L’homme qui se lamente, le visage dans la main, est Acètes. Il fut l'écuyer du roi Évandre et le mentor de son fils. Derrière lui, on aperçoit la tête du cheval de Pallas, Ethon. Les mains liées dans le dos, un vaincu attend d'être sacrifié sur le bûcher funéraire du héros.
352
Consécration d'une jeune vestale en présence des déesses Minerve et Vesta.
Barthélémy-François Chardigny. Rouen. 1797 – Paris, 1813. Le Génie de l'immortalité surmontait la Colonne de la Fontaine du dévouement, édifiée en 1802 pour commémorer la Peste de 1720. Le préfet de l'époque, Charles Delacroix (père du peintre Eugène Delacroix), avait confié la réalisation de ce monument au sculpteur Chardigny, qui avait déjà reçu de nombreuses commandes publiques sous la Révolution.
354
Le génie de l'immortalité.
Barthélémy François Chardigny.
Placé au sommet de la colonne de la peste érigée en 1802 place Paradis.
355
La corne d'or, matin. 1907.
Paul Signac. Paris, 1863 - Paris, 1935.
Huile sur toile, 1907.
356
Tête de Marocain.
José Silbert. Aix-en-Provence, 1862 -Marseille, 1906. Huile sur toile.
357
Tête de voie romaine en Bithynie.
Jules Laurens. arpentras, 1825 - Saint-Didier, 1901. Huile sur toile.
358
La fileuse.
Maurice Bompard. Rodez, 1857 - Paris, 1936. Huile sur bois.
359
Scène de harem.
Maurice Bompard. Rodez, 1857 - Paris, 1936. Huile sur toile.
360
Une rue de l'oasis de Chetma.
Maurice Bompard. Rodez, 1857 - Paris, 1936. Huile sur toile.
361
Une vue de la Thèbes antique
Amable-Louis CRAPELET
Auxerre. 1822 - Marseille. 1867.
Huile sur toile
362
Île de Philae
Théodore FRERE dit FRÈRE BEY
Paris. 1814-1888.
Huile sur toile
363
La servante de Cléopâtre
Théodore Chassériau. Saint-Domingue, 1819 - Paris, 1856. Huile sur toile.
364
Un caravansérail à Trébizonde.
Fabius Brest. Marseille, 1823 - Marseille, 1900. Huile sur toile.
365
Les baigneuses.
Prosper Gabriel Grésy. Boulogne-sur-Mer, 1804 - Nice, 1874. Huile sur toile.
Auguste Aiguier. Toulon, 1814 - La Garde, 1865. Huile sur toile, 1858.
368
Fontaine de Vaucluse.
Jean Antoine Constantin dit Constantin d'Aix. Marseille, 1756 - Aix-en-Provence, 1844. Huile sur bois.
369
Vue prise de Roquebrune en Italie, 1831.
Lancelot Théodore Turpin de Crissé. Paris, 1782 - Paris, 1859. Huile sur toile, 1831.
370
Vue de Cava dei Tirenni.
Prosper François Irénée Barrigue de Fontainieu. Marseille, 1760 - Marseille, 1850. Huile sur toile, 1816.
371
La peste de Thèbes
ou Œdipe et Antigone fuyant la malédiction des habitants. Charles François Jalabert. Nîmes, 1819 - Paris, 1901. Huile sur toile.
372
Eliezer et Rebecca.
Jean Auguste Dominique. Montauban, 1780 - Paris, 1867. Formé à Toulouse, puis à Paris dans l’atelier de David, Ingres obtient le prix de Rome en 1801. Il séjourne en Italie jusqu’en 1824. Partisan inconditionnel de la primauté du dessin sur la couleur, son amour pour l’art antique et Raphaël fait de lui le chef de file du classicisme au XIXe siècle. Huile sur toile. Le tableau est une copie partielle, centrée sur le personnage de Rebecca, d'une des plus célèbres peintures de Nicolas Poussin. Le sujet est tiré de la Genèse. Abraham désire marier son fils à une fille de son pays, la Chaldée. Il y envoie son serviteur Eliezer. qui demandant un signe à Dieu, décide de choisir la jeune fille qui lui offrira à boire à lui et aux chameaux de sa caravane. Le tableau est un témoignage précieux de la vénération d’ingros pour ce maître du classicisme.
373
Le Frappement du rocher.
Dominique PAPETY
Marseille, 1815- 1849.
Huile sur papier marouflé sur toile. Dominique Papety, né à Marseille en 1815, remporte en 1836 le Grand Prix de Rome de peinture devenant le premier peintre marseillais du XIXe siècle à obtenir cette prestigieuse récompense. Il séjourne cinq années à Rome, de 1837 à 1842, sous le directorat d’Ingres qui reconnaît immédiatement son talent et va avoir une grande influence sur son -travail. Après une très courte carrière prometteuse, des voyages en Italie et en Grèce, Papety meurt du Choléra à Marseille en 1849.<
374
Le Frappement du rocher.
Dominique PAPETY
Marseille, 1815- 1849
Huile sur toile.
375
Portrait d'Aimée Luce.
Dominique PAPETY
Marseille, 1815 - Marseille. 1849.
Vers 1846
Huile sur toile
Par sa naissance et son mariage, Aimée Luce, née Arnavon (1815-1871), est liée à l'histoire des grandes familles industrielles marseillaises et à leur goût pour l’art. Son portrait, réalisé à Marseille dans les dernières années du peintre, vers 1846, est un vibrant hommage que Papety rend à l’art de son maître Ingres. Il en reprend le réalisme virtuose du rendu des matières et le goût du contraste des bras blancs et de l’écharpe qui se détachent sur la robe noir
376
Portrait de femme à la cape bleue et au manchon de fourrure
Pierre Bernard
Paris, 1704 - Marseille, 1777.
Pastel sur papier, marouflé sur toile, Vers 1770.
Issu d'une famille de ciseleurs, Pierre Bernard choisit la peinture et devient peintre des galères de l'Arsenal de Marseille en 1733. Il s'installe ensuite â Paris, ou il est reçu à l'Académie de Saint-Luc on 1760. Ce portrait, qui doit dater de sa dernière période d'activité, après 1765 1769, illustre une évolution vers un style plus naturel : la pose est détendue, le traitement du visage est fluide, et le rendu illusionniste des matières, tissu ou fourrure est parfaitement maîtrisé. La palette réduire de bleus et de blancs sur un fond sombre met valeur la figure, dans une élégante harmonie.
377
Portrait d'homme en habit bleu
Louis-René Vialy
Aix en Provence, 1680 Paris, 1770
Pastel sur papier, vers 1766-1760.
Formé par son père puis dans l'atelier de Hyacinthe Rigaud, Louis René Vialy devient membre de l'Académie de Saint-Luc en 1752. Ses portraits au pastel lui attire une clientèle prestigieuse. Celui-ci, réalisé vers 1750 1760, illustre ses capacités à restituer avec une économie de moyen la ressemblance du modèle. Le visage adouci par une palette d'ocres, le rendu illusionniste du velours de la redingote ou le point de lumière
378
Saint-Chamas, le passage de la Goule, vue prise de l’intérieur.
Ange-Joseph-Antoine Roux
Marseille, 1765 - 1835.
Aquarelle sur papier. Ce dessin est un sujet atypique dans la production de Roux, loin de ses représentations de navires ou de ses scènes de port si caractéristiques. Le passage de la Goule était un tunnel d'environ 60 m creusé sous la colline qui permettait la jonction entre deux quartiers du village, du port de pêche de Saint-Chamas sur l’étang de Berre. Le passage s'effondra le 18 décembre 1865, suite aux infiltrations et au ruissellement, engloutissant l'attelage du paysan Joseph Travero, seule victime de cet éboulement, coupant provisoirement la circulation entre ces deux portions du village. Le trou béant laissé par cet effondrement sera remplacé par un aqueduc, toujours visible aujourd'hui.
379
Vue d'un chantier de construction navale à Marseille
Ange-Joseph-Antoine Roux
Marseille, 1765 - 1835
Mars 1835.Aquarelle sur papier, mars 1835.
Roux a réalisé cette aquarelle quelques semaines avant son décès. Elle représente le principal chantier naval de Marseille, situé quai de la Construction. Des ouvriers s'affairent autour de frégates en cours d'assemblage, tandis qu'en arrière-plan apparaissent des bâtiments emblématiques de la vieille ville, comme le clocher des Accoules et l'Hôtel de Ville. Héritier du genre du « portrait de navires », Roux saisit avec minutie la vie maritime marseillaise, produisant des œuvres d'un grand intérêt documentaire, témoins précieux de la physionomie de la ville au début du XXe siècle.
380
Frontispice pour Souvenirs de la Sicile
Auguste de Forbin. La Roque d'Anthéron, 1777 - Paris, 1841
Aquarelle, plume et encre brune sur papier, 1823.
De retour de Sicile, le comte de Forbin rédige un récit publié en 1823 sous le titre Souvenirs de la Sicile. Si les voyageurs du Grand Tour se rendent rarement en Sicile, elle devient, au début du XIXe siècle, une destination de plus en plus prisée par la bonne société européenne et une étape prisée du voyage en Orient. Forbin décide d'illustrer le frontispice de son récit par une vue du théâtre de Taormina, figurant les ruines du portique qui ornait la scène du théâtre avec, dans le lointain, l'Etna. Les personnages du premier plan évoquent une représentation à laquelle Forbin assista le soir de sa visite, ajoutant une touche de pittoresque à la scène.
Honoré Daumier. À travers une série de bustes en bronze, l’artiste français dresse le portrait grinçant des figures contemporaines de la vie politique et publique. En haut, à droite, Gabriel Prunelle, 1832.
383
Bronzes.
Honoré Daumier.
384
L'Usurier
Stanislas TORRENTS
Marseille. 1839 - Cannes. 1916. Huile sur bois.
385
Tête d'Africain
Stanislas TORRENTS
Marseille. 1839 - Cannes. 1916. Huile sur bois.
386
L'Ethiopien en dalmatique blanche
Stanislas TORRENTS
Marseille. 1839 - Cannes. 1916. Huile sur bois.
387
Portrait d'homme dit L’Homme en gris
Anonyme, anciennement attribué à Philippe de CHAMPAIGNE.
Huile sur toile
388
Don Quichotte Sancho Pança.
Honoré Daumier. Marseille, 1808 - Valmondois, 1879. Huile sur toile.
389
Portrait de femme.
Eva Gonzales. Paris, 1849 - 1883. Huile sur toile.
390
La Tricoteuse.
Théodule Ribot. Saint-Nicola-d'Attez, 1823 - Colombes, 1891. Huile sur toile.
391
Le Mitron.
Théodule Ribot. Saint-Nicola-d'Attez, 1823 - Colombes, 1891. Huile sur toile.
Narcisse Diaz de la Peña. Bordeaux, 1807 - Menton, 1876. Huile sur toile, 1854.
397
Les Graves à Villerville
Charles François Daubigny. Paris, 1817 - Paris, 1878. Huile sur toile, 1859.
398
Vue prise dans le royaume de Naples. Environs de Montredon
Jean Joseph Xavier Bidauld. Carpentras, 1758 - Motmorency, 1846. Huile sur toile.
Jean-Jacques Aubert. 1781 - 1857. Huile sur toile, 1824.
399
Intérieur d’église.
Auguste de FORBIN, comte
La Roque d'Anthéron. 1779 - Paris, 1841.
Huile sur toile, 1838.
400
Intérieur avec fond de paysage
Auguste de FORBIN, comte
La Roque d'Anthéron. 1779 - Paris, 1841. Huile sur bois.
401
Un mariage dans une crypte d’église
Auguste de Forbin
La Roque d'Anthéron, 1777 - Paris, 1841.
Plume et encre brune, rehauts d’aquarelle et de gouache sur papier bleu, collé sur carton, 1812.
402
Esculape ressuscitant Hippolyte.
Jean Daret. Bruxelles, 1613 ou 1615 - Aix-en-Provence, 1668. Huile sur toile.
403
Paysage.
Nicolas Mignard. Troyes 1606 - Paris, 1668. Huile sur toile.
404
Le Christ déposé après la Flagellation.
Louis Cretey. Lyon, vers 1630 - Lyon ?, après 1702. Huile sur toile.
405
La Vierge et l'Enfant Jésus
Simon Vouet. Paris, 1590 - Paris, 1649. Huile sur toile, vers 1638.
406
Le ravissement de Sainte Madeleine,
Philippe de Champaigne. Bruxelles, 1602 - Paris, 1674. Huile sur toile, 1656.
407
Vierge à l'Enfant.
Nicolas Mignard (Troyes, 1606-Paris, 1668). Vers 1650. Huile sur toile.
408
L'Assomption de la Vierge56.
Philippe de Champaigne. Bruxelles, 1602-Paris, 1674. Huile sur toile, 1656.
409
La présentation au temple
Attribué à Nicolas Labbé. Besançon, 1608 - Lyon, 1647. Huile sur toile, vers 1640 – 1643
410
La visitation
Nicolas Labbé. Besançon, 1608 - Lyon, 1647. Huile sur toile, vers 1640 – 1643
411
La Madeleine en extase.
Louis Finson. Bruges, 1850 - Amsterdam, 1671. Huile sur toile.
412
David et la tête de Goliath.
Pietro Novelli. Monreale, Sicile, 1605 - Palerme, 1647. Huile sur toile.
413
La charité romaine.
D'après Guido Reni, dit Le Guide. Calvenzan, 1575 - Bologne, 1642. Huile sur toile.
414
Consécration à la Vierge vers 1599.
Lavinia Fontana.
415
Élie et le Corbeau.
Giovanni Lanfranco. Parme, 1582 - Rome, 1647. Huile sur toile, vers 1624 – 1625.
416
L'Architecture à l'Académie.
Dès l'origine, l'enseignement de l'architecture est présent au sein de l'académie. C'est le peintre géomètre et architecte Kapeller qui assurait le cours d'architecture, avec pour adjoint Alaugnier, l'auteur de la fameuse vue perspective de la ville de Marseille et de ses environs. Au cours de ses quarante années d'existence, l'académie accueillit en son sein douze architectes, personnalités éminentes du milieu architectural français comme Jacques François Blondel et Germain Soufflot, ou d'une envergure locale plus modeste comme Joseph Esprit Brun et Christophe Embry.
Un nouvel agréé avait un an pour présenter son morceau de réception avant d'être définitivement reçu académicien. Pour les architectes, cela consistait à présenter le dessin d'un projet d'édifice sous la forme traditionnelle, plan, coupe, élévation. Les archives municipales de Marseille ont conservé trois de ces morceaux de réception.
Le premier daté de 1780 est un projet d'hôtel de ville par Joseph Brun (1710-1802), figure incontournable de l'architecture marseillaise. Architecte de la province, il oeuvra au cours de sa longue carrière à l'hôtel-Dieu, à l'hôtel de ville, et conduisit à leur terme les travaux du château Borély.
417
Projet pour un monument public, (élévation de la façade)
Esprit-Joseph Brun. L’Isle-sur-la-Sorgue. 1710 – L’Isle-sur-la-Sorgue. 1802
Plume et encre noire, lavis noir, aquarelle sur papier, 1780.
Marseille. Archives Municipales.
418
Le second, un projet d'église présenté 1785, est l'œuvre d'un autre marseillais, au parcours plus discret, Louis Dreveton, dont le frère, Balthazar Dreveton, fut l'architecte du couvent et de la chapelle des Bernardines.
Le dernier de la série (1786) est dû à Charles Joachim Bénard (1750-?), un arrivé de fraîche date à Marseille. Ce sont ses plans pour le nouveau théâtre de la ville qui venaient d'être retenus deux ans plus tôt. De l'édifice qu'il avait conçu, ne demeure aujourd'hui que la façade de l'actuel opéra. Avec ses références à un style antique sévère, elle témoigne ainsi que les trois vues de son projet de rotonde à l'usage des anciens (1786) de sa maîtrise des tendances les plus récentes de l'architecture de son temps qu'il tentait alors d'introduire à Marseille.
Sont à mettre également en relation avec l'établissement marseillais, le plan pour une église paroissiale envoyé par Charles Dupuis (1733 1792) à l'académie. Il s'agissait de son dessin pour le concours du Grand Prix d'architecture de 1760 dont il avait été l'un des candidats malheureux. Les deux projets pour une maison de campagne, et une fontaine pour la place Saint-Louis pourraient provenir des collections de l'académie. Ils sont l'œuvre de Christophe Embry ( ?-1794), qui y fut professeur d'architecture à partir de 1780.
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Projet d'église (plan, coupe, élévation).
Louis DREVETON. Actif à Marseille à la fin du XVIIIe siècle
Plume et encre brune lavis brun, aquarelle, crayon noir sur papier, 1785.
Marseille, archives municipales
420
Projet de temple ou de rotonde à l'usage des Anciens (élévation géométrale).
CHARLES-JOACHIM BÉNARDPARIS. 1750 - ?. ?
1786
Plume et encre noire, lavis rose et gris, crayon noir sur papier, 1786.
MARSEILLE. ARCHIVES MUNICIPALES.
421
Projet de temple ou de rotonde à l'usage des Anciens (coupe).
CHARLES-JOACHIM BÉNARD. PARIS. 1750 - ?. ?
Plume et encre noire, lavis rose et gris, crayon noir sur papier, 1786.
MARSEILLE. ARCHIVES MUNICIPALES.
422
Projet de temple ou de rotonde à l'usage des Anciens (coupe).
(plan). Projet de temple ou de rotonde à l'usage des Anciens (plan).
CHARLES-JOACHIM BÉNARDPARIS. 1750 - ?. ?
Plume et encre noire, lavis rose et gris, crayon noir sur papier, 1786.
MARSEILLE. ARCHIVES MUNICIPALES.
423
Plan d’une église paroissiale ligne.
Charles Dupuis. ?, 1733 – Strasbourg, 1792.
Gravure sur cuivre, 1760.
Marseille, archives municipales.