Musée des Beaux-Arts.

<center>Le palais Longchamp.</center>Le palais, inauguré en 1869, a été construit pour être le point d'arrivée des eaux de la Durance, détournées afin d'alimenter la ville de Marseille, qui connaissait alors des problèmes d'approvisionnement en eau. Plusieurs projets de
Le palais Longchamp.
Le palais, inauguré en 1869, a été construit pour être le point d'arrivée des eaux de la Durance, détournées afin d'alimenter la ville de Marseille, qui connaissait alors des problèmes d'approvisionnement en eau. Plusieurs projets de "château d'eau" furent élaborés au XIXe siècle pour aménager le plateau Longchamp. C'est celui d'Henri Espérandieu qui fut retenu en 1861, avec de nouveaux dessins associant un château d'eau avec cascades, immortalisant l'arrivée des eaux de la Durance à Marseille, un muséum d'Histoire naturelle à droite, un musée des Beaux-Arts à gauche et des jardins en liaison avec le jardin d'acclimatation déjà existant.
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<center>Portail d'entrée.</center>A droite, un tigre avec une gazelle. Antoine-Louis BARYE. Paris. 1795-1875.
Portail d'entrée.
A droite, un tigre avec une gazelle. Antoine-Louis BARYE. Paris. 1795-1875.
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<center>Portail d'entrée.</center>A droite, un lion tuant un sanglier. Antoine-Louis BARYE. Paris. 1795-1875.
Portail d'entrée.
A droite, un lion tuant un sanglier. Antoine-Louis BARYE. Paris. 1795-1875.
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<center>Portail d'entrée.</center>A gauche, un tigre avec une biche. Antoine-Louis BARYE. Paris. 1795-1875.
Portail d'entrée.
A gauche, un tigre avec une biche. Antoine-Louis BARYE. Paris. 1795-1875.
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<center>Portail d'entrée.</center>A gauche, un lion terrassant un mouflon. Antoine-Louis BARYE. Paris. 1795-1875.
Portail d'entrée.
A gauche, un lion terrassant un mouflon. Antoine-Louis BARYE. Paris. 1795-1875.
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<center>Le Palais Longchamp</center>L'ensemble, construit de 1862 à1869, est un hymne à l'eau source de vie : elle jaillit du pavillon central, flanqué de colonnades. Il est composé de trois entités : au centre un château d'eau édifié pour la commémoration de l'arrivée à Marseille des eaux de la Durance de part et d'autre duquel se trouvent reliés par une colonnade semi circulaire le musée des beaux-arts et le Muséum d'histoire naturelle. Le groupe central, « Le triomphe de la Durance », est, avec ses dix mètres de hauteur, une œuvre imposante de Jules Cavelier. Réalisé en pierre de Calissanne, il représente un char émergeant du château d'eau, tiré par quatre taureaux de Camargue semblant se diriger vers la ville. Sur ce char sont représentés trois personnages allégoriques féminins. La figure de la Durance, fièrement campée au centre, est drapée dans un péplum antique : torse nu, les hanches robustes, s'appuyant sur une rame, le pied posé sur une amphore renversée, tout révèle en elle la fécondité qu'elle apporte à la terre irriguée.
Le Palais Longchamp
L'ensemble, construit de 1862 à1869, est un hymne à l'eau source de vie : elle jaillit du pavillon central, flanqué de colonnades. Il est composé de trois entités : au centre un château d'eau édifié pour la commémoration de l'arrivée à Marseille des eaux de la Durance de part et d'autre duquel se trouvent reliés par une colonnade semi circulaire le musée des beaux-arts et le Muséum d'histoire naturelle. Le groupe central, « Le triomphe de la Durance », est, avec ses dix mètres de hauteur, une œuvre imposante de Jules Cavelier. Réalisé en pierre de Calissanne, il représente un char émergeant du château d'eau, tiré par quatre taureaux de Camargue semblant se diriger vers la ville. Sur ce char sont représentés trois personnages allégoriques féminins. La figure de la Durance, fièrement campée au centre, est drapée dans un péplum antique : torse nu, les hanches robustes, s'appuyant sur une rame, le pied posé sur une amphore renversée, tout révèle en elle la fécondité qu'elle apporte à la terre irriguée.
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<center>Le Palais Longchamp</center>
Le Palais Longchamp
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<center>Marseille porte de l'Orient</center>Hall du premier étage. Puvis de Chavannes. 1869.
Marseille porte de l'Orient
Hall du premier étage. Puvis de Chavannes. 1869.
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<center>Marseille porte de l'Orient</center>Puvis de Chavannes.  1869.
Marseille porte de l'Orient
Puvis de Chavannes. 1869.
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<center> Marseille, colonie grecque</center>Hall du premier étage. Puvis de Chavannes. 1869.
Marseille, colonie grecque
Hall du premier étage. Puvis de Chavannes. 1869.
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<center>Marseille, colonie grecque</center>Puvis de Chavannes. 1869.
Marseille, colonie grecque
Puvis de Chavannes. 1869.
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<center>Marseille colonie grecque</center>Puvis de Chavannes. 1869.
Marseille colonie grecque
Puvis de Chavannes. 1869.
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<center>Hall du premier étage.</center>
Hall du premier étage.
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<center>Hall du premier étage.</center>Les chérubins portent les noms de peintres et de sculpteurs. Les Duparc, Dandré Bardon,  Vernet.
Hall du premier étage.
Les chérubins portent les noms de peintres et de sculpteurs. Les Duparc, Dandré Bardon, Vernet.
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<center>Marseille, colonie grecque</center>Puvis de Chavannes. 1869.
Marseille, colonie grecque
Puvis de Chavannes. 1869.
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<center>Hall du premier étage.</center>Les chérubins portent les noms de peintres et de sculpteurs. Aubert...
Hall du premier étage.
Les chérubins portent les noms de peintres et de sculpteurs. Aubert...
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<center>Hall du premier étage.</center>Les chérubins portent les noms de peintres et de sculpteurs. P. Puget,  Le Frére Imbert, les Van Loo.
Hall du premier étage.
Les chérubins portent les noms de peintres et de sculpteurs. P. Puget, Le Frére Imbert, les Van Loo.
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<center>Hall du premier étage.</center>
Hall du premier étage.
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<center>Hall du premier étage.</center>
Hall du premier étage.
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<center>Hall du premier étage.</center>
Hall du premier étage.
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<center>La calanque</center>Hall du Muséum. Jean Francis Auburtin (Paris, 1866-Dieppe, 1930). Il est proche de Puvis de Chavannes, rencontré en 1895, auteur des deux célèbres toiles du grand escalier du musée des Beaux-Arts, aile gauche du Palais Longchamp, Marseille Colonie grecque et Marseille Porte de l’Orient (1869). C’est peut-être à lui qu’Auburtin doit la commande pour le Muséum de deux sujets marseillais, La calanque (1900, signée et datée en bas à gauche) et son pendant, La Pêche. On décèle dans ces deux compositions l’influence de Puvis de Chavannes pour La calanque et celle du japonisme pour la scène de pêche
La calanque
Hall du Muséum. Jean Francis Auburtin (Paris, 1866-Dieppe, 1930). Il est proche de Puvis de Chavannes, rencontré en 1895, auteur des deux célèbres toiles du grand escalier du musée des Beaux-Arts, aile gauche du Palais Longchamp, Marseille Colonie grecque et Marseille Porte de l’Orient (1869). C’est peut-être à lui qu’Auburtin doit la commande pour le Muséum de deux sujets marseillais, La calanque (1900, signée et datée en bas à gauche) et son pendant, La Pêche. On décèle dans ces deux compositions l’influence de Puvis de Chavannes pour La calanque et celle du japonisme pour la scène de pêche
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<center>La pêche au Gangui</center>Hall du Muséum. J.Francis Auburtin.  . On décèle dans cette scène de pêche l'influence du japonisme : cadrage audacieux, premier plan oblique, motif tronqué, palette intense et limitée, traitement graphique des vagues. « Il convient de qualifier d’eissaugue le filet qui présente ici deux poignées de cordage gainées de cuir alors que le gangui comporte une barre en bois ou métal qui glisse sur le fond, surmontée d’un arceau métallique qui tient grande ouverte la bouche du filet. De surcroît, le filet de gangui est gréé sur le mât au moment de le hisser à bord, ce qui n’est pas le cas dans ce tableau.
Les bateaux représentés sont deux mourre-de-pouar ».
La pêche au Gangui
Hall du Muséum. J.Francis Auburtin. . On décèle dans cette scène de pêche l'influence du japonisme : cadrage audacieux, premier plan oblique, motif tronqué, palette intense et limitée, traitement graphique des vagues. « Il convient de qualifier d’eissaugue le filet qui présente ici deux poignées de cordage gainées de cuir alors que le gangui comporte une barre en bois ou métal qui glisse sur le fond, surmontée d’un arceau métallique qui tient grande ouverte la bouche du filet. De surcroît, le filet de gangui est gréé sur le mât au moment de le hisser à bord, ce qui n’est pas le cas dans ce tableau. Les bateaux représentés sont deux mourre-de-pouar ».
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<center>Lion terrassant un mouflon.</center>Antoine-Louis BARYE. Paris. 1795-1875. Plâtre. <br>
Antoine-Louis Barye est le plus grand sculpteur animalier de son temps. Il renouvelle le genre par l'étude sur nature des animaux, plus particulièrement des fauves, ce qui lui permet d'insuffler à ses sculptures une énergie et une expressivité étonnante. Lorsque la Ville de Marseille lui confie en 1864 la réalisation des groupes sculptés des entrées du Palais Longchamp, il est déjà reconnu comme un des plus grands artistes de son temps.
Lion terrassant un mouflon.
Antoine-Louis BARYE. Paris. 1795-1875. Plâtre.
Antoine-Louis Barye est le plus grand sculpteur animalier de son temps. Il renouvelle le genre par l'étude sur nature des animaux, plus particulièrement des fauves, ce qui lui permet d'insuffler à ses sculptures une énergie et une expressivité étonnante. Lorsque la Ville de Marseille lui confie en 1864 la réalisation des groupes sculptés des entrées du Palais Longchamp, il est déjà reconnu comme un des plus grands artistes de son temps.
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<center>Tigre terrassant une biche.</center>Antoine-Louis BARYE. Paris. 1795-1875. Plâtre. Les quatre fauves terrassant un animal sont les modèles originaux de l'artiste qui ont servi à l'exécution en pierre des tigres et lions de l’entrée du palais. Les dimensions du modèle, généralement au tiers de l’œuvre définitive, sont reportées et agrandies sur le bloc de pierre par les praticiens du sculpteur, au moyen de compas et d'un pantographe.
Tigre terrassant une biche.
Antoine-Louis BARYE. Paris. 1795-1875. Plâtre. Les quatre fauves terrassant un animal sont les modèles originaux de l'artiste qui ont servi à l'exécution en pierre des tigres et lions de l’entrée du palais. Les dimensions du modèle, généralement au tiers de l’œuvre définitive, sont reportées et agrandies sur le bloc de pierre par les praticiens du sculpteur, au moyen de compas et d'un pantographe.
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<center>Lion terrassant un sanglier.</center>Antoine-Louis BARYE. Paris. 1795-1875. Plâtre.
Lion terrassant un sanglier.
Antoine-Louis BARYE. Paris. 1795-1875. Plâtre.
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<center>Tigre terrassant une gazelle.</center>Antoine-Louis BARYE. Paris. 1795-1875. Plâtre.
Tigre terrassant une gazelle.
Antoine-Louis BARYE. Paris. 1795-1875. Plâtre.
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<center>Le Faune</center>Pierre Puget.
Marseille, 1620- 1694.
Le Faune ornait le jardin du pavillon de Fongate, demeure à l'italienne avec jardins en terrasse que Pierre Puget possédait à Marseille. Les Borély, grands collectionneurs marseillais du XVIIIe siècle, achèteront la statue à la vente du domaine par le petit-fils du sculpteur en 1758. L’œuvre est riche de références, prises aussi bien dans la l'art antique, que dans la sculpture moderne, et tout particulièrement dans celle de Michel-Ange, artiste que Puget admirait. L'aspect inachevé de certaines parties de la sculpture évoque d'ailleurs le non finito de plusieurs sculptures du grand maître. Le faune, divinité des bois et des jardins, est représenté en train de jouer de la musique. Il souffle dans
Le Faune
Pierre Puget. Marseille, 1620- 1694. Le Faune ornait le jardin du pavillon de Fongate, demeure à l'italienne avec jardins en terrasse que Pierre Puget possédait à Marseille. Les Borély, grands collectionneurs marseillais du XVIIIe siècle, achèteront la statue à la vente du domaine par le petit-fils du sculpteur en 1758. L’œuvre est riche de références, prises aussi bien dans la l'art antique, que dans la sculpture moderne, et tout particulièrement dans celle de Michel-Ange, artiste que Puget admirait. L'aspect inachevé de certaines parties de la sculpture évoque d'ailleurs le non finito de plusieurs sculptures du grand maître. Le faune, divinité des bois et des jardins, est représenté en train de jouer de la musique. Il souffle dans
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<center>La vierge apprenant à lire à l'Enfant Jésus.</center>Pierre Puget. Marseille, 1620- 1694. Huile sur toile.
La vierge apprenant à lire à l'Enfant Jésus.
Pierre Puget. Marseille, 1620- 1694. Huile sur toile.
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<center>Le Sommeil de l'Enfant Jésus.</center>Pierre Puget. Marseille, 1620- 1694. Huile sur toile.
Le Sommeil de l'Enfant Jésus.
Pierre Puget. Marseille, 1620- 1694. Huile sur toile.
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<center>Sainte-Cécile.</center>Pierre Puget. Marseille, 1620- 1694. 1651. Huile sur toile.
Sainte-Cécile.
Pierre Puget. Marseille, 1620- 1694. 1651. Huile sur toile.
30
<center>Le Baptême de Clovis.</center>Pierre Puget. (Marseille, 1620-1694).  1653. Huile sur toile.
Le Baptême de Clovis.
Pierre Puget. (Marseille, 1620-1694). 1653. Huile sur toile.
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<center>Le Baptême de Constantin</center>Pierre Puget. Marseille, 1620- 1694. 1653. Huile sur toile.
Le Baptême de Constantin
Pierre Puget. Marseille, 1620- 1694. 1653. Huile sur toile.
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<center>L'Homme au compas dit Portrait de Gaspard Puget.</center>Pierre Puget. 
Marseille, 1620- 1694.
Huile sur toile.
L'Homme au compas dit Portrait de Gaspard Puget.
Pierre Puget. Marseille, 1620- 1694. Huile sur toile.
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<center>Le Sacrifice de Noé</center>Pierre Puget. 
Marseille, 1620- 1694. Huile sur toile.
Le Sacrifice de Noé
Pierre Puget. Marseille, 1620- 1694. Huile sur toile.
34
<center>Le Bienheureux Alexandre Sauli.</center>François Carli, (Marseille 1873-1957), d'après Pierre Puget. 
Gènes, église de Santa Maria Assunta di Carignano.
Moulages en plâtre, 1907.
Le Bienheureux Alexandre Sauli.
François Carli, (Marseille 1873-1957), d'après Pierre Puget. Gènes, église de Santa Maria Assunta di Carignano. Moulages en plâtre, 1907.
35
<center>Portail de l'hôtel de ville de Toulon. </center>Joseph-Louis Hubac. (Toulon, 1776-1830). D'après Pierre Puget. Moulage en plâtre.
Portail de l'hôtel de ville de Toulon.
Joseph-Louis Hubac. (Toulon, 1776-1830). D'après Pierre Puget. Moulage en plâtre.
36
<center>Louis XIV. Louis XIV à cheval.</center>Pierre Puget. Marseille, 1620- 1694. Médaillon en marbre. Bas relief en marbre.
Louis XIV. Louis XIV à cheval.
Pierre Puget. Marseille, 1620- 1694. Médaillon en marbre. Bas relief en marbre.
37
<center>Saint-Charles Borromée priant pour la cessation de la peste de Milan.</center>Pierre Puget. Marseille, 1620- 1694.
Saint-Charles Borromée priant pour la cessation de la peste de Milan.
Pierre Puget. Marseille, 1620- 1694.
38
<center>Alexandre et Diogène. </center>D'après Pierre Puget. Moulage en plâtre.
Alexandre et Diogène.
D'après Pierre Puget. Moulage en plâtre.
39
<center> Salvator Mundi. </center>Pierre Puget. Marbre.
Salvator Mundi.
Pierre Puget. Marbre.
40
<center>L'éducation d'Achille</center>Pierre Puget. Huile sur toile, vers 1685.
L'éducation d'Achille
Pierre Puget. Huile sur toile, vers 1685.
41
<center>L’Adoration des bergers</center>Pierre Paul RUBENS
Siegen, 1577 - Anvers, 1640.
vers 1616- 1619 Huile sur bois. Né en Flandre s en 1577, Rubens est considéré comme l'un des maîtres du style baroque En tant que diplomate. Rubens fréquenta les grandes cours européennes et joua un rôle important en cette période où de grands conflits politiques et religieux déchiraient les Pays-Bas, Abordant tous les genres, cet artiste extrêmement productif (on lui attribue environ 1 200 œuvres) exerça une influence importante sur les générations de peintres qui lui succédèrent.
L’Adoration des bergers
Pierre Paul RUBENS Siegen, 1577 - Anvers, 1640. vers 1616- 1619 Huile sur bois. Né en Flandre s en 1577, Rubens est considéré comme l'un des maîtres du style baroque En tant que diplomate. Rubens fréquenta les grandes cours européennes et joua un rôle important en cette période où de grands conflits politiques et religieux déchiraient les Pays-Bas, Abordant tous les genres, cet artiste extrêmement productif (on lui attribue environ 1 200 œuvres) exerça une influence importante sur les générations de peintres qui lui succédèrent.
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<center>La Résurrection du Christ.</center>Pierre Paul RUBENS
Siegen, 1577 - Anvers, 1640
vers 1616-1619 Huile sur bois.
La Résurrection du Christ.
Pierre Paul RUBENS Siegen, 1577 - Anvers, 1640 vers 1616-1619 Huile sur bois.
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<center>La Chasse au sanglier.</center>Pierre-Paul RUBENS
Siegen, 1577 – Anvers, 1640
Vers 1615 - 1616
Huile sur toile.
La chasse au sanglier fait partie d'un ensemble de quatre peintures de chasses provenant château de Schleissheim qui appartenaient à Maximilien de Bavière. Cette furieuse mêlée de chiens, de chasseurs et d'animaux, obéit à une composition magistrale. Toute en courbes, seules, deux lignes droites formées par les lances des chasseurs, attirent notre regard au centre de la toile, désignant l’œil du sanglier et nous  plongeant immédiatement au cœur du drame en train de se jouer.
La Chasse au sanglier.
Pierre-Paul RUBENS Siegen, 1577 – Anvers, 1640 Vers 1615 - 1616 Huile sur toile. La chasse au sanglier fait partie d'un ensemble de quatre peintures de chasses provenant château de Schleissheim qui appartenaient à Maximilien de Bavière. Cette furieuse mêlée de chiens, de chasseurs et d'animaux, obéit à une composition magistrale. Toute en courbes, seules, deux lignes droites formées par les lances des chasseurs, attirent notre regard au centre de la toile, désignant l’œil du sanglier et nous plongeant immédiatement au cœur du drame en train de se jouer.
44
<center>Les adieux de Caton d’Utique à son fils.  </center>1631. Huile sur toile. Giovanni Francesco Barbieri, dit Le Guerchin. Cento, 1591 - Bologne, 1666. Cette toile a fait partie du plus somptueux décor peint réalisé à Paris sous le règne de Louis XIII, la galerie de l'hôtel de la Vrillière. Le duc de la Vrillière avait fait appel aux plus grands artistes italiens de son temps, Pierre de Cortone, Guido Reni ou Guerchin, ou vivant à Rome, comme Poussin. Les dix toiles qui ornaient la galerie ont été saisies à la Révolution et dispersées entre le Louvre et les musées de Province qui venaient d’être créés.
Caton battu par César à Thapsus s’enferme dans la ville d’Utique dans l’actuelle Tunisie, et décide de se donner la mort pour ne pas survivre à la fin de la République. Avant de mettre fin ses jours, il lit le Phédon, dialogue de Platon sur l'immortalité de l’âme (on voit l’ouvrage encore posé sur la table). Suivant fidèlement le célèbre récit qu’en a fait Plutarque, la scène représente le moment où te fils de Caton accourt pour empêcher son père de commettre l’irréparable. Après avoir fait ses adieux, Caton se percera de son épée
Les adieux de Caton d’Utique à son fils.
1631. Huile sur toile. Giovanni Francesco Barbieri, dit Le Guerchin. Cento, 1591 - Bologne, 1666. Cette toile a fait partie du plus somptueux décor peint réalisé à Paris sous le règne de Louis XIII, la galerie de l'hôtel de la Vrillière. Le duc de la Vrillière avait fait appel aux plus grands artistes italiens de son temps, Pierre de Cortone, Guido Reni ou Guerchin, ou vivant à Rome, comme Poussin. Les dix toiles qui ornaient la galerie ont été saisies à la Révolution et dispersées entre le Louvre et les musées de Province qui venaient d’être créés. Caton battu par César à Thapsus s’enferme dans la ville d’Utique dans l’actuelle Tunisie, et décide de se donner la mort pour ne pas survivre à la fin de la République. Avant de mettre fin ses jours, il lit le Phédon, dialogue de Platon sur l'immortalité de l’âme (on voit l’ouvrage encore posé sur la table). Suivant fidèlement le célèbre récit qu’en a fait Plutarque, la scène représente le moment où te fils de Caton accourt pour empêcher son père de commettre l’irréparable. Après avoir fait ses adieux, Caton se percera de son épée
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<center>L’Adoration des mages</center>Nicolas PINSON
Valence, 1635 - Rome, 1681

Huile sur toile
L’Adoration des mages
Nicolas PINSON Valence, 1635 - Rome, 1681 Huile sur toile
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<center>Adoration des mages.</center>Jean-Baptiste FAUDRAN
Marseille, 1611 - 1669

Huile sur toile
Adoration des mages.
Jean-Baptiste FAUDRAN Marseille, 1611 - 1669 Huile sur toile
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<center>Le Christ mort soutenu par les anges.</center>Giuseppe VERMIGLIO, vers 1585 - 1635. Huile sur toile, vers 1628.
Le Christ mort soutenu par les anges.
Giuseppe VERMIGLIO, vers 1585 - 1635. Huile sur toile, vers 1628.
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<center>Saint Sébastien soigné par Irène.</center>Marcantonio BASSETTI
Vérone, 1586 – 1630.
vers 1625 – 1626. Huile sur toile.
C'est à Rome, à partir de 1616 que Bassetti natif de Vérone découvre l’art du Caravage. Le thème du martyre de saint Sébastien est fréquent dans la peinture du XVIIe siècle, le saint étant censé protéger de la peste. Cette œuvre vibre d'une profonde humanité, témoignant de l’art de la Contre-Réforme dans la manière de représenter les scènes religieuses dans un style réaliste et accessible.
L'achat de Saint Sébastien soigné par Irène par le musée de Marseill
Saint Sébastien soigné par Irène.
Marcantonio BASSETTI Vérone, 1586 – 1630. vers 1625 – 1626. Huile sur toile. C'est à Rome, à partir de 1616 que Bassetti natif de Vérone découvre l’art du Caravage. Le thème du martyre de saint Sébastien est fréquent dans la peinture du XVIIe siècle, le saint étant censé protéger de la peste. Cette œuvre vibre d'une profonde humanité, témoignant de l’art de la Contre-Réforme dans la manière de représenter les scènes religieuses dans un style réaliste et accessible. L'achat de Saint Sébastien soigné par Irène par le musée de Marseill
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<center>Portrait d'une Princesse</center>Pier Francesco CITTADINI
Milan, 1613 ou 1616 - Bologne, 1681

Huile sur toile
Portrait d'une Princesse
Pier Francesco CITTADINI Milan, 1613 ou 1616 - Bologne, 1681 Huile sur toile
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<center>Le Campement de bohémiens</center>Jan VAN DE VENNE
Malines, avant 1600 - Bruxelles ?, avant 1651
Huile sur toile.
Le Campement de bohémiens
Jan VAN DE VENNE Malines, avant 1600 - Bruxelles ?, avant 1651 Huile sur toile.
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<center>Portrait de femme</center>Jan Van Bylert.
Utrecht, 1597 ou 1598 – 1671. Tout laisse à penser que ces deux toiles en pendant sont ceux d'époux. Si l’éclairage franc et le fond neutre conservent une empreinte du caravagisme, la finesse de la matière, la pose toute en retenue, la sobriété des vêtements renvoient aux caractéristiques du portrait hollandais. L'austérité générale et le cadrage à mi-corps renforcent le sentiment de rigueur protestante : les portraits en pied, commises signes de richesse trop manifestes, étant alors perçus comme des démonstrations de vanité.
Portrait de femme
Jan Van Bylert. Utrecht, 1597 ou 1598 – 1671. Tout laisse à penser que ces deux toiles en pendant sont ceux d'époux. Si l’éclairage franc et le fond neutre conservent une empreinte du caravagisme, la finesse de la matière, la pose toute en retenue, la sobriété des vêtements renvoient aux caractéristiques du portrait hollandais. L'austérité générale et le cadrage à mi-corps renforcent le sentiment de rigueur protestante : les portraits en pied, commises signes de richesse trop manifestes, étant alors perçus comme des démonstrations de vanité.
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<center>Portrait d’homme</center>Jan Van Bylert.
Utrecht, 1597 ou 1598 – 1671. Né à Utrecht au Pays-Bas, Jan Van Bylert suit renseignement d son père, peintre sur verre. En 1621 il est à Rome où il poursuit sa formation. Ses œuvres sont marquées par l'influence de Guido Reni et du Caravage. De retour dans sa ville natale il rencontre une carrière florissante et devient l’un des peintres les plus importants de sa ville. Il peint des scènes religieuses, mythologiques, et des scènes de genre, mais également des portraits.
Portrait d’homme
Jan Van Bylert. Utrecht, 1597 ou 1598 – 1671. Né à Utrecht au Pays-Bas, Jan Van Bylert suit renseignement d son père, peintre sur verre. En 1621 il est à Rome où il poursuit sa formation. Ses œuvres sont marquées par l'influence de Guido Reni et du Caravage. De retour dans sa ville natale il rencontre une carrière florissante et devient l’un des peintres les plus importants de sa ville. Il peint des scènes religieuses, mythologiques, et des scènes de genre, mais également des portraits.
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<center>Portrait de femme.</center>Vers 1630. Huile sur toile. Atelier de Pierre Paul RUBENS. Siegen, 1577 - Anvers, 1640
Portrait de femme.
Vers 1630. Huile sur toile. Atelier de Pierre Paul RUBENS. Siegen, 1577 - Anvers, 1640
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<center></center>Bartolomeo Passarotti.
Bologne, 1529-1592.
Portrait d’homme.
Vers 1566. Huile sur toile. <br>

Guido Cagnacci.
Sant’Arcangelo di Romagna, 1620-vienne Autriche, 1663.
Un Franciscain.
Huile sur toile. <br>

Carlo Maratta.
Camerano, 1625 – Rome, 1713.
Le Cardinal Alderano Cybo.
Huile sur toile. <br>

Pietro Novelli.
Monreale. Sicile. 1603 - Palerme. 1647.
Saint Jacques le Majeur.
Huile sur toile <br
Bartolomeo Passarotti. Bologne, 1529-1592. Portrait d’homme. Vers 1566. Huile sur toile.
Guido Cagnacci. Sant’Arcangelo di Romagna, 1620-vienne Autriche, 1663. Un Franciscain. Huile sur toile.
Carlo Maratta. Camerano, 1625 – Rome, 1713. Le Cardinal Alderano Cybo. Huile sur toile.
Pietro Novelli. Monreale. Sicile. 1603 - Palerme. 1647. Saint Jacques le Majeur. Huile sur toile <br
55
<center>Loth et ses filles. </center>Huile sur toile. D'après Guido Reni dit Le Guide. Bologne, 1575-1642.
Loth et ses filles.
Huile sur toile. D'après Guido Reni dit Le Guide. Bologne, 1575-1642.
56
<center>Les Animaux entrant dans l’Arche de Noé.</center>Huile sur toile.
Giovanni Benedetto Castiglione. Gênes, 1609-Mantoue, 1663-1665
Les Animaux entrant dans l’Arche de Noé.
Huile sur toile. Giovanni Benedetto Castiglione. Gênes, 1609-Mantoue, 1663-1665
57
<center>David et la tête de Goliath. </center>Huile sur toile. Pietro Novelli.
Monreale, Sicile, 1608-Palerme, 1647.
David et la tête de Goliath.
Huile sur toile. Pietro Novelli. Monreale, Sicile, 1608-Palerme, 1647.
58
<center>Paysage avec soldats.</center>Huile sur toile. Andréa Locatelli. Rome, 1695 - 1741.
Paysage avec soldats.
Huile sur toile. Andréa Locatelli. Rome, 1695 - 1741.
59
<center>Consécration de la Vierge</center>Vers 1599. Huile sur toile. Lavinia Fontana. Bologne, 1552 - 1614.
Consécration de la Vierge
Vers 1599. Huile sur toile. Lavinia Fontana. Bologne, 1552 - 1614.
60
<center>Le Songe saint Joseph</center>Attribué à Nicolas LABBE
Besançon, 1608-Lyon, 1647. Vers 1640-1643.
Huile sur toile. Le songe de Saint-Joseph faisait partie d'un ensemble de cinq toiles qui comprenait L’Annonciation, La Visitation, l’Adoration des Mages, la Présentation au Temple. Il avait été commandé on 1641 pour l’église Saint-Jaume aujourd’hui détruite, l’une des deux chapelles que les Jésuites possédaient à Marseille. Nicolas Labbé, qui avait séjourné plusieurs années à Rome, et rejoint l’ordre des Jésuites en 1637, fut choisi pour son exécution. L'ordre, qui accordait un rôle primordial aux arts dans la transmission de la foi, avait particulièrement soigné le décor de son église marseillaise. On pouvait également y admirer un autre cycle de tableaux, peints à Rome entre 1663 et 1668, par un des plus grands artistes romains du moment, Giacinto Gimignani. Cet ensemble est lui aussi conservé au musée des Beaux-Arts.
Le Songe saint Joseph
Attribué à Nicolas LABBE Besançon, 1608-Lyon, 1647. Vers 1640-1643. Huile sur toile. Le songe de Saint-Joseph faisait partie d'un ensemble de cinq toiles qui comprenait L’Annonciation, La Visitation, l’Adoration des Mages, la Présentation au Temple. Il avait été commandé on 1641 pour l’église Saint-Jaume aujourd’hui détruite, l’une des deux chapelles que les Jésuites possédaient à Marseille. Nicolas Labbé, qui avait séjourné plusieurs années à Rome, et rejoint l’ordre des Jésuites en 1637, fut choisi pour son exécution. L'ordre, qui accordait un rôle primordial aux arts dans la transmission de la foi, avait particulièrement soigné le décor de son église marseillaise. On pouvait également y admirer un autre cycle de tableaux, peints à Rome entre 1663 et 1668, par un des plus grands artistes romains du moment, Giacinto Gimignani. Cet ensemble est lui aussi conservé au musée des Beaux-Arts.
61
<center>Héro et Léandre</center>Giacinto GIMIGNANI
Pistoia, 1606 - Rome, 1681
Huile sur toile.
Héro et Léandre
Giacinto GIMIGNANI Pistoia, 1606 - Rome, 1681 Huile sur toile.
62
<center>Bacchus</center>Gilles GARCIN
Aix-en-Provence, 1647-1702.
Huile sur toile
Bacchus
Gilles GARCIN Aix-en-Provence, 1647-1702. Huile sur toile
63
<center>Le Sommeil de Pomone</center>Gilles GARCIN
Aix-en-Provence. 1647 - 1702
Huile sur toile
Le Sommeil de Pomone
Gilles GARCIN Aix-en-Provence. 1647 - 1702 Huile sur toile
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<center>Brûle-parfum, livre, citron et coquillages.</center>Meiffren Conte.
Marseille, vers 1630 – vers 1705.
Huile sur toile. Après un début de carrière dans le Midi, Meiffren Conte se rend à Paris et fréquente le milieu des peintres de la manufacture royale des Gobelins. En 1675, de retour à Marseille, il est nommé peintre des Galères et enseigne le dessin. Il participe à la décoration des intérieurs de vaisseaux mais est surtout connu pour ses natures mortes d'apparat.
Il compose ses natures mortes d'objets précieux, pièces d'orfèvrerie, coquillages rares, fleurs, fruits, posés sur des tapis d'Orient.
Brûle-parfum, livre, citron et coquillages.
Meiffren Conte. Marseille, vers 1630 – vers 1705. Huile sur toile. Après un début de carrière dans le Midi, Meiffren Conte se rend à Paris et fréquente le milieu des peintres de la manufacture royale des Gobelins. En 1675, de retour à Marseille, il est nommé peintre des Galères et enseigne le dessin. Il participe à la décoration des intérieurs de vaisseaux mais est surtout connu pour ses natures mortes d'apparat. Il compose ses natures mortes d'objets précieux, pièces d'orfèvrerie, coquillages rares, fleurs, fruits, posés sur des tapis d'Orient.
65
<center>Nature morte au vase de Chine</center>Meiffren Conte.
Marseille, vers 1630 – vers 1705.
Huile sur toile. Ici le vase chinois en porcelaine bleue et blanche de Jingdezhen, les coquillages exotiques, l’atlas ouvert, évoquent le monde du voyage et de l'Orient.
La sobriété de l'arrière-plan, la rusticité de la table sur laquelle sont disposés les objets pourraient évoquer l'intérieur d'une cabine de bateau.
Nature morte au vase de Chine
Meiffren Conte. Marseille, vers 1630 – vers 1705. Huile sur toile. Ici le vase chinois en porcelaine bleue et blanche de Jingdezhen, les coquillages exotiques, l’atlas ouvert, évoquent le monde du voyage et de l'Orient. La sobriété de l'arrière-plan, la rusticité de la table sur laquelle sont disposés les objets pourraient évoquer l'intérieur d'une cabine de bateau.
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<center>Nature morte à l’aiguière renversée.</center>Meiffren Conte.
Marseille, vers 1630 – vers 1705.
Huile sur toile.
Nature morte à l’aiguière renversée.
Meiffren Conte. Marseille, vers 1630 – vers 1705. Huile sur toile.
67
<center>Nature morte à l’épagneul nain.</center>Reynaud LEVIEUX
Nîmes, 1613 – Rome, 1699
Huile sur toile.
Nature morte à l’épagneul nain.
Reynaud LEVIEUX Nîmes, 1613 – Rome, 1699 Huile sur toile.
68
<center>Nature morte au perroquet rouge.</center>Reynaud LEVIEUX
Nîmes, 1613 – Rome, 1699
Huile sur toile.
Nature morte au perroquet rouge.
Reynaud LEVIEUX Nîmes, 1613 – Rome, 1699 Huile sur toile.
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<center>Fruits et animaux</center>Abraham MIGNON
Francfort-sur-le-Main. 1640 - Utrecht, 1679
Huile sur toile
Fruits et animaux
Abraham MIGNON Francfort-sur-le-Main. 1640 - Utrecht, 1679 Huile sur toile
70
<center>Vanité.</center>Simon Renard de Saint-André.
Paris, 1613-1677.
Huile sur toile.
Peintres de natures mortes et portraitiste, Renard de Saint-André est surtout célèbre pour ses « vanités ». Il est membre de l’Académie Royale de peinture et de sculpture à partir de 1663.
Dès la moitié du XVIIe siècle, le thème de la vanité fut remarquablement et souvent représenté. En peinture, le terme de vanité désigne un groupe d'objets de la nature et des activités humaines ayant chacune valeur de symbole et exaltant le triomphe de la mort.
Dans la Vanité de Renard de Saint-André, le coquillage, alors rareté exotique, représente la richesse et l'enveloppe dont toute vie s'est retirée. L'instrument et le livre de musique symbolisent les plaisirs des sens, les lauriers : les honneurs. La bougie consumée, le crâne et le sablier sont là pour rappeler au spectateur, que quels que soient sa richesse, sa puissance, le temps s'écoule est conduit inexorablement vers la mort.
Vanité.
Simon Renard de Saint-André. Paris, 1613-1677. Huile sur toile. Peintres de natures mortes et portraitiste, Renard de Saint-André est surtout célèbre pour ses « vanités ». Il est membre de l’Académie Royale de peinture et de sculpture à partir de 1663. Dès la moitié du XVIIe siècle, le thème de la vanité fut remarquablement et souvent représenté. En peinture, le terme de vanité désigne un groupe d'objets de la nature et des activités humaines ayant chacune valeur de symbole et exaltant le triomphe de la mort. Dans la Vanité de Renard de Saint-André, le coquillage, alors rareté exotique, représente la richesse et l'enveloppe dont toute vie s'est retirée. L'instrument et le livre de musique symbolisent les plaisirs des sens, les lauriers : les honneurs. La bougie consumée, le crâne et le sablier sont là pour rappeler au spectateur, que quels que soient sa richesse, sa puissance, le temps s'écoule est conduit inexorablement vers la mort.
71
<center>Fleurs.</center>Jean-Baptiste Monnoyer.
Lille, 1634 ou 1636-Londres, 1699.
Huile sur toile.
Formé à Anvers» Monnoyer se rend à Paris où il collabore avec Charles Le Brun et Pierre Mignard. Spécialiste de la nature morte, de fleurs et de fruits, il travaille pour les manufactures des Gobelins ou de Beauvais, mais aussi pour les maisons royales, et notamment à partir de 1678 pour la décoration des grands salons de Versailles.
Ce tableau est caractéristique de son art.
On y retrouve le répertoire commun à un grand nombre de ses compositions : le tapis frangé d’or, la tablette de marbre, le vase en vermeil ou en bronze doré dans lequel prend place un flamboyant bouquet de fleurs. Monnoyer comme à son habitude décrit avec une minutie et réalisme les diverses espèces florales, simples fleurs des champs ou espèces rares et coûteuses de son temps, le tout savamment composé pour évoquer le luxe versaillais.
Fleurs.
Jean-Baptiste Monnoyer. Lille, 1634 ou 1636-Londres, 1699. Huile sur toile. Formé à Anvers» Monnoyer se rend à Paris où il collabore avec Charles Le Brun et Pierre Mignard. Spécialiste de la nature morte, de fleurs et de fruits, il travaille pour les manufactures des Gobelins ou de Beauvais, mais aussi pour les maisons royales, et notamment à partir de 1678 pour la décoration des grands salons de Versailles. Ce tableau est caractéristique de son art. On y retrouve le répertoire commun à un grand nombre de ses compositions : le tapis frangé d’or, la tablette de marbre, le vase en vermeil ou en bronze doré dans lequel prend place un flamboyant bouquet de fleurs. Monnoyer comme à son habitude décrit avec une minutie et réalisme les diverses espèces florales, simples fleurs des champs ou espèces rares et coûteuses de son temps, le tout savamment composé pour évoquer le luxe versaillais.
72
<center>Le Feu</center>Jan BRUEGHEL, dit Brueghel de Velours
Bruxelles, 1568 – Anvers, 1625. 
Huile sur toile<br>
Brueghel est le fils du célèbre peintre flamand Pieter Bruegel le Vieux. Il doit son surnom « de Velours » à la finesse de sa touche et de ses couleurs. Des scènes religieuses aux scènes mythologiques, du paysage à la nature morte, son œuvre est aussi abondante que variée.
Le Feu et L'Air font partie d'une série d'allégories représentant les quatre éléments. <br>
Le feu est symbolisé par Vulcain, Vénus et l'Amour, dans un décor de ruines où tout un peuple d'artisans s'agite, au milieu d'un désordre d'objets les plus divers.
Le Feu
Jan BRUEGHEL, dit Brueghel de Velours Bruxelles, 1568 – Anvers, 1625. Huile sur toile
Brueghel est le fils du célèbre peintre flamand Pieter Bruegel le Vieux. Il doit son surnom « de Velours » à la finesse de sa touche et de ses couleurs. Des scènes religieuses aux scènes mythologiques, du paysage à la nature morte, son œuvre est aussi abondante que variée. Le Feu et L'Air font partie d'une série d'allégories représentant les quatre éléments.
Le feu est symbolisé par Vulcain, Vénus et l'Amour, dans un décor de ruines où tout un peuple d'artisans s'agite, au milieu d'un désordre d'objets les plus divers.
73
<center>L’Air</center>Jan BRUEGHEL, dit Brueghel de Velours
Bruxelles, 1568 – Anvers, 1625. 
Huile sur toile. <br>
L'air est personnifié par la déesse Uranie qui tient dans sa main gauche une sphère et dans sa main droite un bouquet de plumes. Elle règne sur un univers où les oiseaux nous offrent toute leur diversité, évoluant sur terre comme dans les airs en une ronde élégante.
L’Air
Jan BRUEGHEL, dit Brueghel de Velours Bruxelles, 1568 – Anvers, 1625. Huile sur toile.
L'air est personnifié par la déesse Uranie qui tient dans sa main gauche une sphère et dans sa main droite un bouquet de plumes. Elle règne sur un univers où les oiseaux nous offrent toute leur diversité, évoluant sur terre comme dans les airs en une ronde élégante.
74
<center>Portrait supposé de Monsieur de Saint-Cannat et ses enfants.</center>Hubert Le Vrac dit Tournières. Caen, 1667 - 1752.
Portrait supposé de Monsieur de Saint-Cannat et ses enfants.
Hubert Le Vrac dit Tournières. Caen, 1667 - 1752.
75
<center>Le Musée des Beaux-Arts, chapelle des Bernardines</center>Joseph DAUPHIN
Marseille, 1821 - 1849.
Huile sur toile. Le couvent des Bernardines construit au milieu du XVIIIe siècle par les architectes Pier-Paul Bruand et Balthazar Devreton a abrité le premier musée des Beaux-Arts de Marseille de 1804 à 1869.
Pendant la Révolution sa chapelle avait servi de dépôt pour les œuvres saisies chez les émigrés et dans les établissements religieux. C'est le 9 septembre 180 qu’est inauguré le premier musée de Marseille, suite à l'arrêté Chaptal de 1801 qui décidait le création de 15 musées dans les grandes villes de France.
Avec les saisies révolutionnaires faites dans la région et les grands chefs- d’œuvre envoyés par l'Étal, le premier catalogue du musée rédigé en 1805 dénombrait 117 tableaux.
Le tableau de Joseph Dauphin nous conserve le souvenir de ce premier établissement tel qu'il se présentait sous la Monarchie de juillet. Ce musée, se retrouva vite à l’étroit. Il faudra pourtant attendre plus d'un demi-siècle pour qu'aboutisse le projet de construction d'un bâtiment conçu spécifiquement. La Ville de Marseille fit appel au jeune architecte Henry Espérandieu (1829- 1874), et le nouveau musée ouvrit ses portes le 15 août 1873.
Le Musée des Beaux-Arts, chapelle des Bernardines
Joseph DAUPHIN Marseille, 1821 - 1849. Huile sur toile. Le couvent des Bernardines construit au milieu du XVIIIe siècle par les architectes Pier-Paul Bruand et Balthazar Devreton a abrité le premier musée des Beaux-Arts de Marseille de 1804 à 1869. Pendant la Révolution sa chapelle avait servi de dépôt pour les œuvres saisies chez les émigrés et dans les établissements religieux. C'est le 9 septembre 180 qu’est inauguré le premier musée de Marseille, suite à l'arrêté Chaptal de 1801 qui décidait le création de 15 musées dans les grandes villes de France. Avec les saisies révolutionnaires faites dans la région et les grands chefs- d’œuvre envoyés par l'Étal, le premier catalogue du musée rédigé en 1805 dénombrait 117 tableaux. Le tableau de Joseph Dauphin nous conserve le souvenir de ce premier établissement tel qu'il se présentait sous la Monarchie de juillet. Ce musée, se retrouva vite à l’étroit. Il faudra pourtant attendre plus d'un demi-siècle pour qu'aboutisse le projet de construction d'un bâtiment conçu spécifiquement. La Ville de Marseille fit appel au jeune architecte Henry Espérandieu (1829- 1874), et le nouveau musée ouvrit ses portes le 15 août 1873.
76
<center>La Galerie du cardinal Silvio Valenti Gonzague (esquisse)</center>Giovanni Paolo Pannini.
Piacenza, 1691 – Rome, 1765.
Huile su toile. Formé par les meilleurs spécialistes de la perspective, Pannini commence sa carrière en se consacrant à la décoration de palais. Ses vues de Rome, dans lesquelles il montre un intérêt particulier pour les antiquités de la ville, lui assurent un vif succès. Certaines de ses grandes compositions retraçant la vie romaine sont de véritables témoignages historiques et justifient l’engouement de ses contemporains.
Cette toile est l'esquisse d’un grand tableau conservé au Wadsworth Atheneum de Hartford (Connecticut). Le cardinal Silvio Valenti Gonzague, grand érudit et mécène, est représenté au milieu de sa collection. A sa droite, un artiste, palette à la main, lui désigne une œuvre en cours d'exécution. L'architecture des lieux est inspirée de la galerie Colonna de Rome. Si la scénographie est imaginaire, la collection qui a pu être répertoriée, est bien celle du prélat.
La Galerie du cardinal Silvio Valenti Gonzague (esquisse)
Giovanni Paolo Pannini. Piacenza, 1691 – Rome, 1765. Huile su toile. Formé par les meilleurs spécialistes de la perspective, Pannini commence sa carrière en se consacrant à la décoration de palais. Ses vues de Rome, dans lesquelles il montre un intérêt particulier pour les antiquités de la ville, lui assurent un vif succès. Certaines de ses grandes compositions retraçant la vie romaine sont de véritables témoignages historiques et justifient l’engouement de ses contemporains. Cette toile est l'esquisse d’un grand tableau conservé au Wadsworth Atheneum de Hartford (Connecticut). Le cardinal Silvio Valenti Gonzague, grand érudit et mécène, est représenté au milieu de sa collection. A sa droite, un artiste, palette à la main, lui désigne une œuvre en cours d'exécution. L'architecture des lieux est inspirée de la galerie Colonna de Rome. Si la scénographie est imaginaire, la collection qui a pu être répertoriée, est bien celle du prélat.
77
<center>L'Accident de montgolfière</center>Jean-Antoine CONSTANTIN
Marseille, 1756 – Aix-en-Provence, 1844.
1784.
Huile sur toile. <br>
En 1784, Constantin, de retour de Rome, s’installe à Aix-en-Provence, où il vient de prendre la direction de l’École de dessin. Il assiste alors au lancement de la montgolfière réalisée par un ancien capitaine de navire. Il immortalise l’évènement par un dessin et des gravures, et cette composition, peinte dans des camaïeux de gris et de verts intenses.
Le tableau représente l’accident qui survint dans la campagne aixoise, peu de temps après l’envol du ballon. L’aéronaute perdit le contrôle de son engin qui avait commencé à prendre feu. Il échappa à la mort en sautant de la nacelle. Constantin est ainsi l’un des premiers artistes à avoir représenté un accident de montgolfière.
L'Accident de montgolfière
Jean-Antoine CONSTANTIN Marseille, 1756 – Aix-en-Provence, 1844. 1784. Huile sur toile.
En 1784, Constantin, de retour de Rome, s’installe à Aix-en-Provence, où il vient de prendre la direction de l’École de dessin. Il assiste alors au lancement de la montgolfière réalisée par un ancien capitaine de navire. Il immortalise l’évènement par un dessin et des gravures, et cette composition, peinte dans des camaïeux de gris et de verts intenses. Le tableau représente l’accident qui survint dans la campagne aixoise, peu de temps après l’envol du ballon. L’aéronaute perdit le contrôle de son engin qui avait commencé à prendre feu. Il échappa à la mort en sautant de la nacelle. Constantin est ainsi l’un des premiers artistes à avoir représenté un accident de montgolfière.
78
<center>Thémistocle ou Miltiade le Jeune en prison</center>Marius GRANET Aix-en-Provence, 1775 - Paris, 1849. Huile sur toile. Don Emile Ricard en 1907.
Thémistocle ou Miltiade le Jeune en prison
Marius GRANET Aix-en-Provence, 1775 - Paris, 1849. Huile sur toile. Don Emile Ricard en 1907.
79
<center>Portrait de vieille femme. </center>François-Marius Granet
Aix-en-Provence, 1775 -1849. Gouache sur bois préparé
Portrait de vieille femme.
François-Marius Granet Aix-en-Provence, 1775 -1849. Gouache sur bois préparé
80
<center>Jeune Romaine à la fontaine</center>François-Marius Granet
Aix-en-Provence, 1775 -1849
Huile sur toile, 1819.
Granet a réalisé ce petit tableau en 1819 alors qu'il était à Rome. Cette œuvre s'inscrit dans une période de grande effervescence créatrice dont témoigne la diversité des sujets explorés. Il excelle à capturer les scènes de la vie romaine, qu'il s'agisse d'instantanés de la vie quotidienne ou de moments plus intimes. La jeune femme vêtue de ce costume traditionnel qui fascine les artistes étrangers, vient tout juste de remplir sa carafe. Granet a accordé peu d'attention au ; décor, et s'est concentré sur la figure de cette jeune ; romaine. Avec quelques coups de pinceaux simples ; et rapides, il insuffle vie à ce personnage, qui baigne dans une atmosphère rappelant les clairs-obscurs de maîtres flamands.
Jeune Romaine à la fontaine
François-Marius Granet Aix-en-Provence, 1775 -1849 Huile sur toile, 1819. Granet a réalisé ce petit tableau en 1819 alors qu'il était à Rome. Cette œuvre s'inscrit dans une période de grande effervescence créatrice dont témoigne la diversité des sujets explorés. Il excelle à capturer les scènes de la vie romaine, qu'il s'agisse d'instantanés de la vie quotidienne ou de moments plus intimes. La jeune femme vêtue de ce costume traditionnel qui fascine les artistes étrangers, vient tout juste de remplir sa carafe. Granet a accordé peu d'attention au ; décor, et s'est concentré sur la figure de cette jeune ; romaine. Avec quelques coups de pinceaux simples ; et rapides, il insuffle vie à ce personnage, qui baigne dans une atmosphère rappelant les clairs-obscurs de maîtres flamands.
81
<center>Jeune italienne tenant une lettre</center>Noël-Thomas-Joseph Clérian
Aix-en-Provence, 1796 - Avignon, 1843
182[1 ?].
Huile sur toile.
Élève de Granet, Clérian prolonge dans ce tableau, l'héritage de son maître. Peinte en 1821, cette jeune femme italienne vêtue dans un costume raffiné, tient une lettre et un bouquet de fleurs devant une porte ouverte. Cette composition présente des similitudes avec une œuvre de Granet, de 1809, mais aussi avec un portrait de sa femme, réalisée dans une même posture, devant le pas d'une porte, traité comme ici à la manière d'un tableau flamand. Clérian confère à sa toile une tonalité qui s'inscrit dans la lignée du romantisme pictural en France; privilégiant l'émotion et la poésie discrète de la vie domestique.
Jeune italienne tenant une lettre
Noël-Thomas-Joseph Clérian Aix-en-Provence, 1796 - Avignon, 1843 182[1 ?]. Huile sur toile. Élève de Granet, Clérian prolonge dans ce tableau, l'héritage de son maître. Peinte en 1821, cette jeune femme italienne vêtue dans un costume raffiné, tient une lettre et un bouquet de fleurs devant une porte ouverte. Cette composition présente des similitudes avec une œuvre de Granet, de 1809, mais aussi avec un portrait de sa femme, réalisée dans une même posture, devant le pas d'une porte, traité comme ici à la manière d'un tableau flamand. Clérian confère à sa toile une tonalité qui s'inscrit dans la lignée du romantisme pictural en France; privilégiant l'émotion et la poésie discrète de la vie domestique.
82
<center>Retour de chasse</center>Pierre Puvis de CHAVANNES
Lyon. 1824 - Paris. 1896
Huile sur toile.
Puvis de Chavannes est une figure majeure de la peinture de la seconde moitié du XIXe siècle. Il est considéré comme un des précurseurs du mouvement symboliste et renouvela profondément l’art du décor mural monumental.
Le Retour de chasse qu’il a présenté sans grand succès au salon de 1859, reprend l'un des panneaux, qu'il avait réalisé en 1845 pour la salle à manger de la maison de son frère à Brouchy en Saône-et-Loire : Un retour de chasse d'Esaü.
Dans cette toile apparaissent déjà parfaitement constitués les ingrédients essentiels de son travail et qui feront rapidement son succès : l’admiration pour l’art de la fresque dont il réussit à rendre les tons mats sur la toile, une stylisation harmonieuse des formes, enfin la réinterprétation très personnelle de l’antique et des grands décors italiens des XVIe et XVIIe siècles.
En 1859 Puvis a fait don de ce tableau au musée, alors toujours installé dans la chapelle des Bernardines. Huit ans plus tard, il recevait la commande des deux grandes toiles décorant l'escalier du nouveau musée des Beaux-Arts au Palais Longchamp, Marseille Colonie grecque et Marseille Porte de l’Orient. Don de l’artiste en 1859
Retour de chasse
Pierre Puvis de CHAVANNES Lyon. 1824 - Paris. 1896 Huile sur toile. Puvis de Chavannes est une figure majeure de la peinture de la seconde moitié du XIXe siècle. Il est considéré comme un des précurseurs du mouvement symboliste et renouvela profondément l’art du décor mural monumental. Le Retour de chasse qu’il a présenté sans grand succès au salon de 1859, reprend l'un des panneaux, qu'il avait réalisé en 1845 pour la salle à manger de la maison de son frère à Brouchy en Saône-et-Loire : Un retour de chasse d'Esaü. Dans cette toile apparaissent déjà parfaitement constitués les ingrédients essentiels de son travail et qui feront rapidement son succès : l’admiration pour l’art de la fresque dont il réussit à rendre les tons mats sur la toile, une stylisation harmonieuse des formes, enfin la réinterprétation très personnelle de l’antique et des grands décors italiens des XVIe et XVIIe siècles. En 1859 Puvis a fait don de ce tableau au musée, alors toujours installé dans la chapelle des Bernardines. Huit ans plus tard, il recevait la commande des deux grandes toiles décorant l'escalier du nouveau musée des Beaux-Arts au Palais Longchamp, Marseille Colonie grecque et Marseille Porte de l’Orient. Don de l’artiste en 1859
83
<center>Marie Madeleine au pied de la Croix</center>Ary SHEFFER
Dordrecht, 1795 - Argenteuil. 1858.
Huile sur toile
Marie Madeleine au pied de la Croix
Ary SHEFFER Dordrecht, 1795 - Argenteuil. 1858. Huile sur toile
84
<center>Le Christ et la femme adultère.</center>Huile sur toile. Giandomenico Tiepolo. Venise, 1727 - 1804.
Le Christ et la femme adultère.
Huile sur toile. Giandomenico Tiepolo. Venise, 1727 - 1804.
85
<center>Brennus jetant son glaive dans la balance</center>Jean-Antoine BEAUFORT
Paris. 1721 - Rueil, 1784.
Huile sur toile.
Brennus jetant son glaive dans la balance
Jean-Antoine BEAUFORT Paris. 1721 - Rueil, 1784. Huile sur toile.
86
<center>Paysage de fantaisie</center>Hubert ROBERT
Paris. 1733-1808.
Huile sur toile. Après avoir appris le dessin auprès de Michel- Ange Slodtz, Robert part pour Rome en 1753, à la suite du comte de Stainville, ambassadeur de France. Sans être lauréat du Grand prix, il obtient le droit de séjourner à l'Académie de France, puis part à Naples avec l'Abbé de Saint-Non. Il ne regagne la France qu’en 1765. Il est agréé à l'Académie Royale de peinture et expose à tous les Salons jusqu'en 1789. Artiste à la mode, il développe dans ses paysages une poésie de la ruine qui connaît un très grand succès auprès des amateurs.
Ce paysage de fantaisie devait appartenir à un ensemble décoratif dont les pièces sont aujourd’hui dispersées. Robert laisse le champ libre à son imagination, composant un paysage idyllique baigné de la lumière du soleil couchant : un arbre tortueux et démesuré au premier plan, une arche Il naturelle au sommet de laquelle se dresse une église conventuelle avec son clocher et les ruines d'un temple antique qui lui sert de porche. Ce sont des éléments habituels mais toujours réinventés, du lyrisme d'Hubert Robert, que Diderot surnommait «Robert des ruines».
Paysage de fantaisie
Hubert ROBERT Paris. 1733-1808. Huile sur toile. Après avoir appris le dessin auprès de Michel- Ange Slodtz, Robert part pour Rome en 1753, à la suite du comte de Stainville, ambassadeur de France. Sans être lauréat du Grand prix, il obtient le droit de séjourner à l'Académie de France, puis part à Naples avec l'Abbé de Saint-Non. Il ne regagne la France qu’en 1765. Il est agréé à l'Académie Royale de peinture et expose à tous les Salons jusqu'en 1789. Artiste à la mode, il développe dans ses paysages une poésie de la ruine qui connaît un très grand succès auprès des amateurs. Ce paysage de fantaisie devait appartenir à un ensemble décoratif dont les pièces sont aujourd’hui dispersées. Robert laisse le champ libre à son imagination, composant un paysage idyllique baigné de la lumière du soleil couchant : un arbre tortueux et démesuré au premier plan, une arche Il naturelle au sommet de laquelle se dresse une église conventuelle avec son clocher et les ruines d'un temple antique qui lui sert de porche. Ce sont des éléments habituels mais toujours réinventés, du lyrisme d'Hubert Robert, que Diderot surnommait «Robert des ruines».
87
<center>Mercure endormant Endymion</center>Noël COYPEL
Paris, 1428-1707.
Huile sur toile.
Mercure endormant Endymion
Noël COYPEL Paris, 1428-1707. Huile sur toile.
88
<center>Léda et Jupiter transformé en cygne</center>Pierre-Jacques CAZES
Paris. 1676-1754.
Huile sur toile
Léda et Jupiter transformé en cygne
Pierre-Jacques CAZES Paris. 1676-1754. Huile sur toile
89
<center>L'Amour </center>Jean-Baptiste VAN LOO
Aix-en-Provence, 1684 - 1745.
Huile sur toile.
L'Amour
Jean-Baptiste VAN LOO Aix-en-Provence, 1684 - 1745. Huile sur toile.
90
<center>La Frileuse</center>Anonyme
XVIIIe siècle.
Huile sur toile
La Frileuse
Anonyme XVIIIe siècle. Huile sur toile
91
<center>La Buveuse de café</center>Anonyme
XVIIIe siècle.
Huile sur toile
La Buveuse de café
Anonyme XVIIIe siècle. Huile sur toile
92
<center>L’Entrée au bain</center>François LEMOYNE
Paris. 1668 -1737.
Huile sur toile
L’Entrée au bain
François LEMOYNE Paris. 1668 -1737. Huile sur toile
93
<center>Portrait de femme</center>Jean-Baptiste-André GAUTIER D’AGOTY
Paris. 1740- 1786.
Huile sur toile.
Portrait de femme
Jean-Baptiste-André GAUTIER D’AGOTY Paris. 1740- 1786. Huile sur toile.
94
<center>Portrait de femme âgée</center>Henri-Pierre DANLOUX
Paris. 1753 -1809.
Huile sur toile
Portrait de femme âgée
Henri-Pierre DANLOUX Paris. 1753 -1809. Huile sur toile
95
<center>Le Rêve</center>Charles CHAPLIN
Les Andelys. 1825 - Paris. 1891.
Huile sur toile
Le Rêve
Charles CHAPLIN Les Andelys. 1825 - Paris. 1891. Huile sur toile
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<center>Hercule entre le Vice et la Vertu</center>Gaspar de Crayer.
Anvers, 154 – Gand, 1669.
Huile sur toile.
Crayer est avec Rubens» dont il fut te collaborateur» l’un des peintres flamands les plus Importants du XVIIe siècle, C’est de l’Hôtel de Ville de Gand» où l’artiste s’est Installé vers la fin de sa vie, que provient ce tableau saisi par les armées révolutionnaires en 1794,
Hercule entre le vice et ta vertu est une allégorie très célèbre de la peinture depuis le XVIe siècle. Elle illustre te choix que doit faire l’Homme entre les plaisirs et la voie plus aride de la vertu. Minerve déesse de la sagesse, aidée du Temps, symbolisé par un vieillard ailé tenant une faux, invite te héros à la suivre. Une jeune femme, Vénus ou peut-être son épouse Omphale, tente au contraire de retenir Hercule auprès d’elle, sous l’emprise de Cupidon.
Hercule entre le Vice et la Vertu
Gaspar de Crayer. Anvers, 154 – Gand, 1669. Huile sur toile. Crayer est avec Rubens» dont il fut te collaborateur» l’un des peintres flamands les plus Importants du XVIIe siècle, C’est de l’Hôtel de Ville de Gand» où l’artiste s’est Installé vers la fin de sa vie, que provient ce tableau saisi par les armées révolutionnaires en 1794, Hercule entre le vice et ta vertu est une allégorie très célèbre de la peinture depuis le XVIe siècle. Elle illustre te choix que doit faire l’Homme entre les plaisirs et la voie plus aride de la vertu. Minerve déesse de la sagesse, aidée du Temps, symbolisé par un vieillard ailé tenant une faux, invite te héros à la suivre. Une jeune femme, Vénus ou peut-être son épouse Omphale, tente au contraire de retenir Hercule auprès d’elle, sous l’emprise de Cupidon.
97
<center>Le Roi David</center>Matthias STOMER
Amersfoort, 1600-Sicile ?, vers 1650.
 Huile sur toile, vers 1633 - 1639.
Le Roi David
Matthias STOMER Amersfoort, 1600-Sicile ?, vers 1650. Huile sur toile, vers 1633 - 1639.
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<center>La Présentation au temple.</center>Eustache LE SUEUR. Paris 1617-1655.
Huile sur toile.
La Présentation au temple.
Eustache LE SUEUR. Paris 1617-1655. Huile sur toile.
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<center>MARSEILLE AU XVIIIe SIECLE. Les années de l'Académie de peinture et de sculpture. 1753 -1793</center>Marseille est au XVIIIe siècle le plus dynamique des ports français et par sa population la troisième ville du royaume. Par son paysage urbain fortement marqué par les grandes réalisations du siècle précédent, Marseille demeure au siècle des Lumières une ville baroque. Le peintre Michel Serre est le parfait exemple de cette continuité. Sa remarquable longévité artistique couvre le règne de Louis XIV, la Régence et le début du règne de Louis XV. Il domine la scène artistique locale jusqu'à sa mort en 1733. Il est enfin l'irremplaçable témoin de la peste qui décime la ville en 1720.<br>
Frappée comme toutes les autres activités, la création mettra plus de temps que d'autres à se relever de la tragédie. Dans la seconde moitié du siècle s'affirme le renouveau du milieu artistique marseillais. Deux personnalités extérieures aux parcours très différents, Joseph Vernet et Michel-François Dandré-Bardon vont y jouer un rôle déterminant. En 1753, dans le cadre de (a grande commande royale des vues des Ports de France, Joseph Vernet s'installe pour une année à Marseille. Sa peinture va connaître un immense succès auprès des peintres et des amateurs et les deux vues du port qu'il exécute sur place vont fixer pour longtemps la façon de représenter la ville. Cette même année est officialisée la création de l'Académie de peinture et de sculpture de Marseille. Le peintre Michel Dandré-Bardon qui en acceptera bientôt la direction, en sera pendant 30 ans l'âme et l'infatigable soutien.<br>
La nouvelle académie était avant tout un lieu d'enseignement et d'apprentissage des arts du dessin. Ses plus brillants élèves remporteront à Paris la récompense suprême auquel pouvait aspirer un artiste, le Grand Prix, qui leur ouvrait les portes de l'Académie de France à Rome et l'opportunité d'une carrière nationale. Elle allait fournir aux célèbres manufactures marseillaises de faïence, d'indiennes ou de toiles peintes un personnel exercé et qualifié. En tentant d'entretenir un réseau d'amateurs ou de mécènes, en assurant l'accueil des artistes de passage, elle voulut favoriser l'ouverture du milieu local à de plus larges horizons. Au cours des quarante années de son existence, l'Académie de peinture et sculpture fut au cœur de la vie artistique marseillaise.
MARSEILLE AU XVIIIe SIECLE. Les années de l'Académie de peinture et de sculpture. 1753 -1793
Marseille est au XVIIIe siècle le plus dynamique des ports français et par sa population la troisième ville du royaume. Par son paysage urbain fortement marqué par les grandes réalisations du siècle précédent, Marseille demeure au siècle des Lumières une ville baroque. Le peintre Michel Serre est le parfait exemple de cette continuité. Sa remarquable longévité artistique couvre le règne de Louis XIV, la Régence et le début du règne de Louis XV. Il domine la scène artistique locale jusqu'à sa mort en 1733. Il est enfin l'irremplaçable témoin de la peste qui décime la ville en 1720.
Frappée comme toutes les autres activités, la création mettra plus de temps que d'autres à se relever de la tragédie. Dans la seconde moitié du siècle s'affirme le renouveau du milieu artistique marseillais. Deux personnalités extérieures aux parcours très différents, Joseph Vernet et Michel-François Dandré-Bardon vont y jouer un rôle déterminant. En 1753, dans le cadre de (a grande commande royale des vues des Ports de France, Joseph Vernet s'installe pour une année à Marseille. Sa peinture va connaître un immense succès auprès des peintres et des amateurs et les deux vues du port qu'il exécute sur place vont fixer pour longtemps la façon de représenter la ville. Cette même année est officialisée la création de l'Académie de peinture et de sculpture de Marseille. Le peintre Michel Dandré-Bardon qui en acceptera bientôt la direction, en sera pendant 30 ans l'âme et l'infatigable soutien.
La nouvelle académie était avant tout un lieu d'enseignement et d'apprentissage des arts du dessin. Ses plus brillants élèves remporteront à Paris la récompense suprême auquel pouvait aspirer un artiste, le Grand Prix, qui leur ouvrait les portes de l'Académie de France à Rome et l'opportunité d'une carrière nationale. Elle allait fournir aux célèbres manufactures marseillaises de faïence, d'indiennes ou de toiles peintes un personnel exercé et qualifié. En tentant d'entretenir un réseau d'amateurs ou de mécènes, en assurant l'accueil des artistes de passage, elle voulut favoriser l'ouverture du milieu local à de plus larges horizons. Au cours des quarante années de son existence, l'Académie de peinture et sculpture fut au cœur de la vie artistique marseillaise.
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<center>Plan géométral de la ville de Marseille. </center>et de ses faubourgs avec le projet d’agrandissement, 1785-1787. Gravure sur cuivre. Elie-Marie Pierron. Amiens, 1732 – Paris, 1800. Marseille, bibliothèque municipale à vocation régionale.
Plan géométral de la ville de Marseille.
et de ses faubourgs avec le projet d’agrandissement, 1785-1787. Gravure sur cuivre. Elie-Marie Pierron. Amiens, 1732 – Paris, 1800. Marseille, bibliothèque municipale à vocation régionale.
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<center>Le Port de Marseille lors de l'embarquement des munitions pour l'expédition de l'île de Minorque, sous les ordres du maréchal de Richelieu, </center>Jean-Joseph Kapeller. Marseille, 1706 - Marseille. 1790.
Huile sur toile, 1756. Ce tableau rend compte d'un épisode de la guerre de Sept Ans contre les Anglais, le départ de la victorieuse expédition française de Minorque. Le Mercure de France d'octobre 1756 en donne le titre exact : le Port de Marseille, et l'Embarquement des munitions de guerre et de bouche, que ion a fait pour l'expédition de l’isle Minorque, par les ordres et en présence de M. le Maréchal de Richelieu. Il s'agit peut-être du morceau de réception à l'Académie de peinture de Marseille de Joseph Kapeller qui en fut l'un des fondateurs en 1752, et où il devait occuper de nombreux postes. L'œuvre fut montrée au public marseillais pour la première fois lors de l'exposition annuelle des œuvres des membres de l'académie à l'arsenal, en août 1756. Trois ans après son passage à Marseille, elle témoignait de l'écho sur le milieu local des deux célèbres vues du de Marseille réalisées par Joseph Vernet.
Le Port de Marseille lors de l'embarquement des munitions pour l'expédition de l'île de Minorque, sous les ordres du maréchal de Richelieu,
Jean-Joseph Kapeller. Marseille, 1706 - Marseille. 1790. Huile sur toile, 1756. Ce tableau rend compte d'un épisode de la guerre de Sept Ans contre les Anglais, le départ de la victorieuse expédition française de Minorque. Le Mercure de France d'octobre 1756 en donne le titre exact : le Port de Marseille, et l'Embarquement des munitions de guerre et de bouche, que ion a fait pour l'expédition de l’isle Minorque, par les ordres et en présence de M. le Maréchal de Richelieu. Il s'agit peut-être du morceau de réception à l'Académie de peinture de Marseille de Joseph Kapeller qui en fut l'un des fondateurs en 1752, et où il devait occuper de nombreux postes. L'œuvre fut montrée au public marseillais pour la première fois lors de l'exposition annuelle des œuvres des membres de l'académie à l'arsenal, en août 1756. Trois ans après son passage à Marseille, elle témoignait de l'écho sur le milieu local des deux célèbres vues du de Marseille réalisées par Joseph Vernet.
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<center></center>Le Port de Marseille lors de rembarquement des munitions pour l'expédition de l'île de Minorque, sous les ordres du maréchal de Richelieu
Le Port de Marseille lors de rembarquement des munitions pour l'expédition de l'île de Minorque, sous les ordres du maréchal de Richelieu
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<center>Le Port de Marseille lors de rembarquement des munitions pour l'expédition de l'île de Minorque, sous les ordres du maréchal de Richelieu</center>
Le Port de Marseille lors de rembarquement des munitions pour l'expédition de l'île de Minorque, sous les ordres du maréchal de Richelieu
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<center>L’entrée du port de Marseille.</center>Suiveur de Joseph Vernet. 1754. Huile sur toile. Metz, musée de la Cour d’Or. En octobre 1753 le peintre Joseph Vernet s'installe pour quelques mois à Marseille pour réaliser, dans le cadre de la fameuse commande royale de la série des ports de France qui lui a été confiée, les deux tableaux qui vont être consacrés à la représentation du port de Marseille. Ces toiles qui connaîtront un grand succès fixent désormais la manière de représenter la ville résumée à son port. Dès 1756 le peintre Joseph Kapeller s'en inspire pour son morceau de réception à l'Académie de peinture de Marseille : Le Port de Marseille lors de l'embarquement des munitions pour l'expédition de l'île Minorque.
Le court séjour de Vernet, qui est déjà un peintre célèbre et connu des amateurs marseillais parmi lesquels il compte déjà des clients, va susciter un engouement général. On retrouve les tableaux du maître dans les plus grandes collections marseillaises de l'époque, celles des Borély, (Tempête, Marseille, musée des Beaux-Arts), de Nicolas Poulhariez {Tempête, Accrington, Hayworth art Gallery) ou de Pierre Augustin Guys. Les artistes comme Kapeller, Lacroix de Marseille, Henry d'Arles, Volaire, David de Marseille, vont à sa suite, multiplier les thèmes de prédilection du grand maître : vues de ports, tempêtes et naufrages, paysages aux ruines antiques. L'influence de Vernet est si forte sur le milieu local qu'elle se retrouve jusque dans le décor des productions faïencières de Marseille.
L’entrée du port de Marseille.
Suiveur de Joseph Vernet. 1754. Huile sur toile. Metz, musée de la Cour d’Or. En octobre 1753 le peintre Joseph Vernet s'installe pour quelques mois à Marseille pour réaliser, dans le cadre de la fameuse commande royale de la série des ports de France qui lui a été confiée, les deux tableaux qui vont être consacrés à la représentation du port de Marseille. Ces toiles qui connaîtront un grand succès fixent désormais la manière de représenter la ville résumée à son port. Dès 1756 le peintre Joseph Kapeller s'en inspire pour son morceau de réception à l'Académie de peinture de Marseille : Le Port de Marseille lors de l'embarquement des munitions pour l'expédition de l'île Minorque. Le court séjour de Vernet, qui est déjà un peintre célèbre et connu des amateurs marseillais parmi lesquels il compte déjà des clients, va susciter un engouement général. On retrouve les tableaux du maître dans les plus grandes collections marseillaises de l'époque, celles des Borély, (Tempête, Marseille, musée des Beaux-Arts), de Nicolas Poulhariez {Tempête, Accrington, Hayworth art Gallery) ou de Pierre Augustin Guys. Les artistes comme Kapeller, Lacroix de Marseille, Henry d'Arles, Volaire, David de Marseille, vont à sa suite, multiplier les thèmes de prédilection du grand maître : vues de ports, tempêtes et naufrages, paysages aux ruines antiques. L'influence de Vernet est si forte sur le milieu local qu'elle se retrouve jusque dans le décor des productions faïencières de Marseille.
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<center>L’entrée du port de Marseille.</center>
L’entrée du port de Marseille.
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L’entrée du port de Marseille.
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<center>L’entrée du port de Marseille.</center>
L’entrée du port de Marseille.
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<center>Vue de Marseille, joutes et fête sur l’eau</center>Charles Eschard. Caen, 1748 – Caen, 1810.
Huile sur toile, vers 1785. Musée regards de Provence.
Vue de Marseille, joutes et fête sur l’eau
Charles Eschard. Caen, 1748 – Caen, 1810. Huile sur toile, vers 1785. Musée regards de Provence.
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<center>Vue du port de Marseille</center>Jean-Baptiste-François Génillion. ?, 1750 - Paris, 1829.
Huile sur toile, vers 1778..
Paris. Musée des Arts Décoratifs.
Vue du port de Marseille
Jean-Baptiste-François Génillion. ?, 1750 - Paris, 1829. Huile sur toile, vers 1778.. Paris. Musée des Arts Décoratifs.
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<center>La Mort de Caius Gracchus</center>François-Jean-Baptiste Topino-Lebrun. Marseille. 1 764 - Paris. 1801.
Huile sur toile, esquisse, vers 1791-1792. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
La Mort de Caius Gracchus
François-Jean-Baptiste Topino-Lebrun. Marseille. 1 764 - Paris. 1801. Huile sur toile, esquisse, vers 1791-1792. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
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<center>La Liberté faisant le tour du monde</center>Jacques Réattu. Arles, 1760 - Arles. 1833.
 Le Triomphe de la Liberté, esquisse, 1794. Huile sur toile. Arles. Musée Réattu.
La Liberté faisant le tour du monde
Jacques Réattu. Arles, 1760 - Arles. 1833. Le Triomphe de la Liberté, esquisse, 1794. Huile sur toile. Arles. Musée Réattu.
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<center>Le Triomphe de la civilisation </center>Jacques Réattu. Arles ,1760 - Arles, 1833.
Huile sur toile, esquisse, 1794. Arles, Musée Réattu.
Le Triomphe de la civilisation
Jacques Réattu. Arles ,1760 - Arles, 1833. Huile sur toile, esquisse, 1794. Arles, Musée Réattu.
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<center>Supplice d'une vestale.</center>Michel-Honoré Bounieu. Marseille. 1740 - Paris. 1814.
 Huile sur toile, 1779. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
Supplice d'une vestale.
Michel-Honoré Bounieu. Marseille. 1740 - Paris. 1814. Huile sur toile, 1779. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
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<center>Supplice d'une vestale.</center>
Supplice d'une vestale.
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<center>Saint Roch intercédant la Vierge pour la guérison des pestiférés</center>Jacques-Louis David. Né le 30 août 1748 à Paris et mort le 29 décembre 1825 à Bruxelles. Huile sur toile, 1780.  
Musée des Beaux-Arts de Marseille. C’est à David, jeune pensionnaire de l’Académie de France à Rome que le bureau de la Santé de Marseille, créé après l'épidémie de peste de 1720, commande ce tableau. Il est destiné à orner la nouvelle chapelle du Lazaret où étaient mis en quarantaine les nouveaux arrivants dans le port. C’est le premier grand succès du peintre qui allait bientôt s’affirmer comme le maître absolu de l’École de peinture française. Le tableau très admiré par Diderot au Salon de 1781, frappe par sa nouveauté.
Si l'iconographie de saint Roch et de la Vierge est fidèlement respectée, c’est le regard intense du pestiféré au premier plan qui devient le centre symbolique du tableau..
Saint Roch intercédant la Vierge pour la guérison des pestiférés
Jacques-Louis David. Né le 30 août 1748 à Paris et mort le 29 décembre 1825 à Bruxelles. Huile sur toile, 1780. Musée des Beaux-Arts de Marseille. C’est à David, jeune pensionnaire de l’Académie de France à Rome que le bureau de la Santé de Marseille, créé après l'épidémie de peste de 1720, commande ce tableau. Il est destiné à orner la nouvelle chapelle du Lazaret où étaient mis en quarantaine les nouveaux arrivants dans le port. C’est le premier grand succès du peintre qui allait bientôt s’affirmer comme le maître absolu de l’École de peinture française. Le tableau très admiré par Diderot au Salon de 1781, frappe par sa nouveauté. Si l'iconographie de saint Roch et de la Vierge est fidèlement respectée, c’est le regard intense du pestiféré au premier plan qui devient le centre symbolique du tableau..
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<center>L'homme à la besace, la vieille, femme à la tisane, femme à l'ouvrage.</center>Françoise Duparc fut l’une des huit femmes reçues à l'académie au cours de ses quarante années d'existence. Membre d'une fameuse dynastie de sculpteur marseillais, elle fit la plus grande partie de sa carrière hors de Marseille, à Paris et à l'étranger, en Angleterre principalement. Elle revint à Marseille à la fin de sa vie et fut reçue à l'académie en 1777, avec le rare privilège de ne pas avoir à remettre de morceau de réception. Ces quatre tableaux qu'elle légua à la ville de Marseille, furent longtemps out ce qu'on pouvait connaître de son œuvre. A eux seuls, ils perpétuèrent sa mémoire, faussant cependant l'image d'une artiste dont l'art e se limita pas à ce type de portrait, comme n témoignent les sources anciennes et le portait signé d'une élégante aristocrate, récemment réapparu.
L'homme à la besace, la vieille, femme à la tisane, femme à l'ouvrage.
Françoise Duparc fut l’une des huit femmes reçues à l'académie au cours de ses quarante années d'existence. Membre d'une fameuse dynastie de sculpteur marseillais, elle fit la plus grande partie de sa carrière hors de Marseille, à Paris et à l'étranger, en Angleterre principalement. Elle revint à Marseille à la fin de sa vie et fut reçue à l'académie en 1777, avec le rare privilège de ne pas avoir à remettre de morceau de réception. Ces quatre tableaux qu'elle légua à la ville de Marseille, furent longtemps out ce qu'on pouvait connaître de son œuvre. A eux seuls, ils perpétuèrent sa mémoire, faussant cependant l'image d'une artiste dont l'art e se limita pas à ce type de portrait, comme n témoignent les sources anciennes et le portait signé d'une élégante aristocrate, récemment réapparu.
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<center>La Vieille</center>Françoise Duparc. Murcie, 1726 - Marseille, 1778
Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
La Vieille
Françoise Duparc. Murcie, 1726 - Marseille, 1778 Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
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<center>La marchande de tisane</center>Françoise Duparc. Murcie, 1726 - Marseille, 1778
Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts. .
La marchande de tisane
Françoise Duparc. Murcie, 1726 - Marseille, 1778 Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts. .
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<center>Femme à l’ouvrage</center>Françoise Duparc. Murcie, 1726 - Marseille, 1778
Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
Femme à l’ouvrage
Françoise Duparc. Murcie, 1726 - Marseille, 1778 Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
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<center>L'Homme à la besace.</center>Françoise Duparc. Murcie, 1726 - Marseille, 1778
Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
L'Homme à la besace.
Françoise Duparc. Murcie, 1726 - Marseille, 1778 Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
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<center>Autoportrait ? </center>Philippe-Henri Coclers Van Wick. Liège, 1738 - Marseille ?, vers 1804. 
1776 ou 1786. Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts. Coclers Van Wick est issu d’une famille d'artistes originaires de Liège, dont la lignée remonte au milieu du XVIIe siècle. Comme son père, Jean-Baptiste, il fit un séjour à Rome de 1758 à 1772. De retour d'Italie, il se fixa à Marseille. Réputé comme portraitiste et miniaturiste de talent, il fut agréé à l'Académie de dessin en 1776. A la mort de Moulinneuf, il devient secrétaire intérimaire puis directeur-recteur de l'académie de 1790 à 1793.
Une mention manuscrite au verso de la toile indique qu'il s'agit du tableau donné pour sa réception à l'Académie de Marseille et qu'il fut peint à Rome, en 1772.
Autoportrait ?
Philippe-Henri Coclers Van Wick. Liège, 1738 - Marseille ?, vers 1804. 1776 ou 1786. Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts. Coclers Van Wick est issu d’une famille d'artistes originaires de Liège, dont la lignée remonte au milieu du XVIIe siècle. Comme son père, Jean-Baptiste, il fit un séjour à Rome de 1758 à 1772. De retour d'Italie, il se fixa à Marseille. Réputé comme portraitiste et miniaturiste de talent, il fut agréé à l'Académie de dessin en 1776. A la mort de Moulinneuf, il devient secrétaire intérimaire puis directeur-recteur de l'académie de 1790 à 1793. Une mention manuscrite au verso de la toile indique qu'il s'agit du tableau donné pour sa réception à l'Académie de Marseille et qu'il fut peint à Rome, en 1772.
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<center>Portrait de Rousseau, architecte, à mi-corps feuilletant un grand cahier</center>François-André Vincent. Paris. 1746. - Paris. 1816. Huile sur toile, 1774. Musée de l'Hôtel Sandelin,  Saint Omer
Portrait de Rousseau, architecte, à mi-corps feuilletant un grand cahier
François-André Vincent. Paris. 1746. - Paris. 1816. Huile sur toile, 1774. Musée de l'Hôtel Sandelin, Saint Omer
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<center>Triple Portrait de l'artiste, de l'architecte Pierre Rousseau et du peintre Coclers Van Wick</center>François-André Vincent. Paris. 1746 - Paris. 1816
1775. Huile sur toile. Paris, musée du Louvre. En août 1771, après avoir reçu le Grand Prix (en 1768) et passé trois ans à l'École des élèves protégés, Vincent se rendit à Rome pour séjourner à l'Académie de France, accompagné du peintre Lebouteux et des sculpteurs Moitte et Foucou. Recommandés par Dandré-Bardon, ils arrivèrent à Marseille à la fin du mois de sep¬tembre, où ils furent reçus par des membres de l'académie dont l'une des missions était de faciliter le séjour des élèves pensionnés du roi en route pour l'Italie. De retour de son séjour romain, à l'automne 1775, Vincent fai¬sait de nouveau escale à Marseille, avec son ami l'architecte Rousseau. Ils y retrouvèrent alors Coclers Van Wick, qu'ils avaient certai-nement connu en Italie. Cette étape fut assez longue pour que Vincent pût réaliser deux œuvres, dont ce Triple Portrait, de loin une de ses plus belles toiles qui trouve son origine dans les portraits d'artistes exécutés pour commémorer une rencontre ou célébrer des liens d'amitié. Jean-Pierre Cuzin l'a parfaite¬ment souligné dans la monographie consa¬crée à l'artiste, ce tableau vite peint, avec même une sorte d'urgence, apparaît comme un cadeau d'adieu. Devant une toile posée sur un chevalet, Vincent et Coclers se serrent la main, le premier semblant donner ses pinceaux au second.
Triple Portrait de l'artiste, de l'architecte Pierre Rousseau et du peintre Coclers Van Wick
François-André Vincent. Paris. 1746 - Paris. 1816 1775. Huile sur toile. Paris, musée du Louvre. En août 1771, après avoir reçu le Grand Prix (en 1768) et passé trois ans à l'École des élèves protégés, Vincent se rendit à Rome pour séjourner à l'Académie de France, accompagné du peintre Lebouteux et des sculpteurs Moitte et Foucou. Recommandés par Dandré-Bardon, ils arrivèrent à Marseille à la fin du mois de sep¬tembre, où ils furent reçus par des membres de l'académie dont l'une des missions était de faciliter le séjour des élèves pensionnés du roi en route pour l'Italie. De retour de son séjour romain, à l'automne 1775, Vincent fai¬sait de nouveau escale à Marseille, avec son ami l'architecte Rousseau. Ils y retrouvèrent alors Coclers Van Wick, qu'ils avaient certai-nement connu en Italie. Cette étape fut assez longue pour que Vincent pût réaliser deux œuvres, dont ce Triple Portrait, de loin une de ses plus belles toiles qui trouve son origine dans les portraits d'artistes exécutés pour commémorer une rencontre ou célébrer des liens d'amitié. Jean-Pierre Cuzin l'a parfaite¬ment souligné dans la monographie consa¬crée à l'artiste, ce tableau vite peint, avec même une sorte d'urgence, apparaît comme un cadeau d'adieu. Devant une toile posée sur un chevalet, Vincent et Coclers se serrent la main, le premier semblant donner ses pinceaux au second.
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<center>Portrait – Charge. </center>François-André Vincent. Paris 1746, Paris, 1816.
Pierre noire sur papier, vers 1774 – 1775.
Marseille, musée des Beaux-Arts.
Portrait – Charge.
François-André Vincent. Paris 1746, Paris, 1816. Pierre noire sur papier, vers 1774 – 1775. Marseille, musée des Beaux-Arts.
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<center>L'UNION DES ARTS ET DU COMMERCE</center>Marseille possède quantité de manufactures et de fabriques pour l'utilité de son commerce dont les productions exigent qu'ils soient dessinateurs ; telles sont les manufactures d'étoffes de soie, les fabriques de toiles peintes, celles de faïence qui s'y trouvent en grand nombre. <br>
Ces arguments qui figuraient à l'article 4 d'un mémoire remis en 1755 à l'Intendant de Provence, légitimaient économiquement auprès des autorités la création de l'académie. L'enseignement du dessin, qui était un des fondements du nouvel établissement offrait la possibilité de former les artisans de haut niveau nécessaires aux nombreuses manufactures de Marseille.<br>
Les plus importantes par le nombre, la qualité et la diffusion internationale de leur production étaient celles de faïence qui connaissaient alors leur âge d'or. L'adoption de la technique du petit feu au milieu du siècle permettait désormais l'utilisation d'une large gamme de couleurs qui ouvrait au décor toutes les possibilités de la peinture. Inspirés de recueils de gravures, de scènes pittoresques tirées de la peinture de genre italienne ou hollandaise comme des productions galantes de l'art français contemporain, le raffinement de l'ornementation des créations marseillaises contribuait à leur immense succès. On y retrouvait là aussi l'expression de l'engouement pour l'art de Joseph Vernet. Les décors aux poissons sont l'un des motifs caractéristiques de la faïence de Marseille. La série de quatre dessins présentés ici est un des rares exemples conservés de ces modèles qui servirent aux faïenciers. Ainsi le décor d'une assiette d'Antoine Bonnefoy, reproduit-il fidèlement, Poissons, oursins et coquillages. <br>
Les célèbres fabriques de la Veuve Perrin, d'Antoine Bonnefoy, d'Honoré Savy, furent donc étroitement liées à l'histoire de l'établissement. Honoré Savy fut agréé académicien dès 1756 et Joseph II Fauchier en 1778. Jean-Baptiste Coste et Constantin, élèves de l'académie, débuteront leur carrière comme ouvriers faïenciers. <br>
Les manufactures de toiles peintes qui fournissaient les grandes compositions ornant les murs des bastides marseillaises tirèrent également partie de l'institution. Les plus belles toiles peintes, proches de la peinture de chevalet par le soin mis à leur réalisation, pouvaient même être l'œuvre d'académiciens renommés comme Philippe Rey ou Henry d'Arles. Elles reproduisaient à grande échelle ces paysages animés de ruines antiques ou les vues de ports mis à la mode par Joseph Vernet et qu'appréciaient tant les amateurs marseillais.
L'UNION DES ARTS ET DU COMMERCE
Marseille possède quantité de manufactures et de fabriques pour l'utilité de son commerce dont les productions exigent qu'ils soient dessinateurs ; telles sont les manufactures d'étoffes de soie, les fabriques de toiles peintes, celles de faïence qui s'y trouvent en grand nombre.
Ces arguments qui figuraient à l'article 4 d'un mémoire remis en 1755 à l'Intendant de Provence, légitimaient économiquement auprès des autorités la création de l'académie. L'enseignement du dessin, qui était un des fondements du nouvel établissement offrait la possibilité de former les artisans de haut niveau nécessaires aux nombreuses manufactures de Marseille.
Les plus importantes par le nombre, la qualité et la diffusion internationale de leur production étaient celles de faïence qui connaissaient alors leur âge d'or. L'adoption de la technique du petit feu au milieu du siècle permettait désormais l'utilisation d'une large gamme de couleurs qui ouvrait au décor toutes les possibilités de la peinture. Inspirés de recueils de gravures, de scènes pittoresques tirées de la peinture de genre italienne ou hollandaise comme des productions galantes de l'art français contemporain, le raffinement de l'ornementation des créations marseillaises contribuait à leur immense succès. On y retrouvait là aussi l'expression de l'engouement pour l'art de Joseph Vernet. Les décors aux poissons sont l'un des motifs caractéristiques de la faïence de Marseille. La série de quatre dessins présentés ici est un des rares exemples conservés de ces modèles qui servirent aux faïenciers. Ainsi le décor d'une assiette d'Antoine Bonnefoy, reproduit-il fidèlement, Poissons, oursins et coquillages.
Les célèbres fabriques de la Veuve Perrin, d'Antoine Bonnefoy, d'Honoré Savy, furent donc étroitement liées à l'histoire de l'établissement. Honoré Savy fut agréé académicien dès 1756 et Joseph II Fauchier en 1778. Jean-Baptiste Coste et Constantin, élèves de l'académie, débuteront leur carrière comme ouvriers faïenciers.
Les manufactures de toiles peintes qui fournissaient les grandes compositions ornant les murs des bastides marseillaises tirèrent également partie de l'institution. Les plus belles toiles peintes, proches de la peinture de chevalet par le soin mis à leur réalisation, pouvaient même être l'œuvre d'académiciens renommés comme Philippe Rey ou Henry d'Arles. Elles reproduisaient à grande échelle ces paysages animés de ruines antiques ou les vues de ports mis à la mode par Joseph Vernet et qu'appréciaient tant les amateurs marseillais.
126
<center>Attribué à la fabrique d'Honoré Savy</center>Marseille. 1725 - Marseille. 1790
Plat en forme de coquille, vers 1705 – 1770.
Faïence stannifère, décor de petit feu polychrome
Marseille, Musée des Arts Décoratifs, de La Faïence et de La Mode, Château Borély
Attribué à la fabrique d'Honoré Savy
Marseille. 1725 - Marseille. 1790 Plat en forme de coquille, vers 1705 – 1770. Faïence stannifère, décor de petit feu polychrome Marseille, Musée des Arts Décoratifs, de La Faïence et de La Mode, Château Borély
127
<center>Fabrique de Pierrette Candelot, dite la Veuve Perrin</center>Lyon, 1709 - Marseille, 1794
Assiette à bord festonné
Faïence  décor de petit feu polychrome
Marseille, Musée des Arts Décoratifs, de La Faïence et de La Mode, Château Borély
Fabrique de Pierrette Candelot, dite la Veuve Perrin
Lyon, 1709 - Marseille, 1794 Assiette à bord festonné Faïence décor de petit feu polychrome Marseille, Musée des Arts Décoratifs, de La Faïence et de La Mode, Château Borély
128
<center>Décor de poissons, oursins et coquillage.</center>Anonyme.
Crayon noir, gouache sur papier.
Marseille, musée des Beaux-Arts.
Décor de poissons, oursins et coquillage.
Anonyme. Crayon noir, gouache sur papier. Marseille, musée des Beaux-Arts.
129
<center>Décor de poissons et escargot de mer.</center>Anonyme.
Crayon noir, gouache sur papier.
Marseille, musée des Beaux-Arts.
Décor de poissons et escargot de mer.
Anonyme. Crayon noir, gouache sur papier. Marseille, musée des Beaux-Arts.
130
<center>Décor de poissons et coquillage.</center>Crayon noir, gouache sur papier.
Marseille, musée des Beaux-Arts.
Décor de poissons et coquillage.
Crayon noir, gouache sur papier. Marseille, musée des Beaux-Arts.
131
<center>Décor de poissons et coquillage rond.</center>Anonyme.
Crayon noir, gouache sur papier.
Marseille, musée des Beaux-Arts.
Décor de poissons et coquillage rond.
Anonyme. Crayon noir, gouache sur papier. Marseille, musée des Beaux-Arts.
132
<center>Fabrique de Pierrette Candelot, dite la Veuve Perrin</center>Lyon, 1709 - Marseille, 1794
Surtout de table, figurant la fontaine Fossati, après 1778.
Faïence stannifère, décor de petit feu polychrome
Marseille, Musée des Arts Décoratifs, de La Faïence et de La Mode, Château Borély
Fabrique de Pierrette Candelot, dite la Veuve Perrin
Lyon, 1709 - Marseille, 1794 Surtout de table, figurant la fontaine Fossati, après 1778. Faïence stannifère, décor de petit feu polychrome Marseille, Musée des Arts Décoratifs, de La Faïence et de La Mode, Château Borély
133
<center>Vue du port de Marseille avec la tour du fanal</center>Joseph-Antoine David. dit David de Marseille. Marseille, 1725 – Marseille, 1780.
Huile sur toile, 1763. Paris, collection particulière. Joseph-Antoine David, dit David de Marseille fit partie des artistes signataires du premier acte de l'École académique des arts en 1752, et en fut l'un des premiers professeurs de dessin. Il occupa de 1779 à 1781 les fonctions de directeur-recteur.
Vue du port de Marseille avec la tour du fanal
Joseph-Antoine David. dit David de Marseille. Marseille, 1725 – Marseille, 1780. Huile sur toile, 1763. Paris, collection particulière. Joseph-Antoine David, dit David de Marseille fit partie des artistes signataires du premier acte de l'École académique des arts en 1752, et en fut l'un des premiers professeurs de dessin. Il occupa de 1779 à 1781 les fonctions de directeur-recteur.
134
<center>Vue du port de Marseille avec la tour du fanal.</center>À l'instar d'artistes tels Henry d'Arles ou Philippe Rey, David de Marseille produisit également des décors peints, travaux sans doute plus lucratifs, pour des intérieurs de bastides marseillaises ou d'hôtels particuliers. Au vu de ses dimensions et de sa technique, la Vue du port de Marseille peut sans aucun doute être rattachée à cette production de décorations murales. Datée de 1763, elle fut réalisée peu de temps après son retour d'Italie.
Vue du port de Marseille avec la tour du fanal.
À l'instar d'artistes tels Henry d'Arles ou Philippe Rey, David de Marseille produisit également des décors peints, travaux sans doute plus lucratifs, pour des intérieurs de bastides marseillaises ou d'hôtels particuliers. Au vu de ses dimensions et de sa technique, la Vue du port de Marseille peut sans aucun doute être rattachée à cette production de décorations murales. Datée de 1763, elle fut réalisée peu de temps après son retour d'Italie.
135
<center>Vue du port de Marseille avec la tour du fanal.</center>
Vue du port de Marseille avec la tour du fanal.
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<center>Vue du port de Marseille avec la tour du fanal.</center>
Vue du port de Marseille avec la tour du fanal.
137
<center>Paysage côtier avec des ruines romaines.</center>Jean Henry. dit Henry d'Arles. Arles. 1734 - Marseille. 1784.
 Huile sur toile, 1760. Lyon. Galerie Michel Descours. Cette grande toile faisait partie d’une série de grands panneaux de dimensions semblables, installés dans l'hôtel particulier construit en 1774 rue Grignan, à Marseille, par Guillaume de Paul, lieutenant de la sénéchaussée, collectionneur et amateur honoraire de l'Académie de peinture et de sculpture depuis 1763. Ces grands panneaux appartenaient à un vaste ensemble décoratif comprenant au total quatorze toiles, encore réunies dans les années 1960. La date, 1760, et la localisation. Rome, tendraient à prouver qu'Henry d'Arles fit un second séjour en Italie, plus particulièrement à Rome, après le premier accompli en 1754.
Paysage côtier avec des ruines romaines.
Jean Henry. dit Henry d'Arles. Arles. 1734 - Marseille. 1784. Huile sur toile, 1760. Lyon. Galerie Michel Descours. Cette grande toile faisait partie d’une série de grands panneaux de dimensions semblables, installés dans l'hôtel particulier construit en 1774 rue Grignan, à Marseille, par Guillaume de Paul, lieutenant de la sénéchaussée, collectionneur et amateur honoraire de l'Académie de peinture et de sculpture depuis 1763. Ces grands panneaux appartenaient à un vaste ensemble décoratif comprenant au total quatorze toiles, encore réunies dans les années 1960. La date, 1760, et la localisation. Rome, tendraient à prouver qu'Henry d'Arles fit un second séjour en Italie, plus particulièrement à Rome, après le premier accompli en 1754.
138
<center>Paysage côtier sous un orage</center>Jean Henry. dit Henry d'Arles. Arles. 1734 - Marseille. 1784. Huile sur toile, 1758. Valence. Musée de Valence. On ignore si Guillaume de Paul fut le commanditaire de cette série de toiles, commencée au plus tard en 1758 (comme l'indique la date sur certaines des toiles), et quelle fut la destination originale de cet ensemble. À l'instar d'autres peintres, tels Philippe Rey ou David de Marseille, Henry d'Arles fit d'autres ensembles décoratifs du même genre, tel celui qui ornait autrefois le salon de la villa Montvert à Marseille.
Paysage côtier sous un orage
Jean Henry. dit Henry d'Arles. Arles. 1734 - Marseille. 1784. Huile sur toile, 1758. Valence. Musée de Valence. On ignore si Guillaume de Paul fut le commanditaire de cette série de toiles, commencée au plus tard en 1758 (comme l'indique la date sur certaines des toiles), et quelle fut la destination originale de cet ensemble. À l'instar d'autres peintres, tels Philippe Rey ou David de Marseille, Henry d'Arles fit d'autres ensembles décoratifs du même genre, tel celui qui ornait autrefois le salon de la villa Montvert à Marseille.
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<center>Paysage côtier sous un orage</center>
Paysage côtier sous un orage
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<center>Paysage côtier sous un orage</center>
Paysage côtier sous un orage
141
<center>L'HISTOIRE DE TOBIE.</center>Une galerie pour un château. Le château que les Borély, puissante famille marseillaise de commerçants, font élever dans la campagne au sud de la ville est certainement la plus belle des demeures édifiées en Provence au XVIIIe siècle. La bastide aux décors somptueux abrite la collection de ces véritables mécènes liés à l'Académie de peinture. C'est Louis Joseph-Denis Borély qui en 1770, achète au duc Louis de Noailles, le cycle de l'Histoire de Tobie de Pierre Parrocel. Il avait été peint entre 1733 et 1738 à la demande de son père Adrien Maurice de Noailles pour la galerie de l'hôtel familial à Saint Germain-en-Laye. L'ensemble avait déjà plus de trente ans lorsque Louis Denis en fit l'acquisition pour orner sa galerie du rez-de-chaussée de son château au décor pourtant résolument néo-classique. Vanté par les guides de l'époque, il constituait par sa prestigieuse origine, sa qualité et sa cohérence, le plus remarquable ensemble de peinture moderne que l'on pouvait voir à Marseille.
Le cycle illustre un des écrits de l'Ancien Testament, le Livre de Tobie. Le texte rapporte les épreuves que subissent le vieux Tobit et son fils Tobie, déportés avec les Hébreux en Assyrie. Fidèles à leur foi, ils surmonteront les malheurs qui les accablent. Le jeune Tobie grâce à l'intervention de l'archange Raphaël et la pêche d'un poisson aux vertus miraculeuses, rendra la vue à son père devenu aveugle et sauvera sa jeune épouse Sara du démon qui la persécutait.
L'HISTOIRE DE TOBIE.
Une galerie pour un château. Le château que les Borély, puissante famille marseillaise de commerçants, font élever dans la campagne au sud de la ville est certainement la plus belle des demeures édifiées en Provence au XVIIIe siècle. La bastide aux décors somptueux abrite la collection de ces véritables mécènes liés à l'Académie de peinture. C'est Louis Joseph-Denis Borély qui en 1770, achète au duc Louis de Noailles, le cycle de l'Histoire de Tobie de Pierre Parrocel. Il avait été peint entre 1733 et 1738 à la demande de son père Adrien Maurice de Noailles pour la galerie de l'hôtel familial à Saint Germain-en-Laye. L'ensemble avait déjà plus de trente ans lorsque Louis Denis en fit l'acquisition pour orner sa galerie du rez-de-chaussée de son château au décor pourtant résolument néo-classique. Vanté par les guides de l'époque, il constituait par sa prestigieuse origine, sa qualité et sa cohérence, le plus remarquable ensemble de peinture moderne que l'on pouvait voir à Marseille. Le cycle illustre un des écrits de l'Ancien Testament, le Livre de Tobie. Le texte rapporte les épreuves que subissent le vieux Tobit et son fils Tobie, déportés avec les Hébreux en Assyrie. Fidèles à leur foi, ils surmonteront les malheurs qui les accablent. Le jeune Tobie grâce à l'intervention de l'archange Raphaël et la pêche d'un poisson aux vertus miraculeuses, rendra la vue à son père devenu aveugle et sauvera sa jeune épouse Sara du démon qui la persécutait.
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<center>Pierre Parrocel</center>Avignon, 1670 - Paris. 1739. 1. La Captivité des Israélites vaincus par Salmanazar. Après la prise de Samarie par le roi Salmanazar, Tobit est déporté avec son peuple en Assyrie.
Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
Pierre Parrocel
Avignon, 1670 - Paris. 1739. 1. La Captivité des Israélites vaincus par Salmanazar. Après la prise de Samarie par le roi Salmanazar, Tobit est déporté avec son peuple en Assyrie. Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
143
<center>Pierre Parrocel</center>Avignon, 1670 - Paris. 1739.
2. Tobit échappant avec ses compagnons à la captivité. Tobit qui vient souvent en aide à ses compagnons de captivité, est menacé de mort par le successeur de Salmanazar et doit fuir Ninive.
1733.
Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
Pierre Parrocel
Avignon, 1670 - Paris. 1739. 2. Tobit échappant avec ses compagnons à la captivité. Tobit qui vient souvent en aide à ses compagnons de captivité, est menacé de mort par le successeur de Salmanazar et doit fuir Ninive. 1733. Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
144
<center>Pierre Parrocel</center>3. Tobit donne lui-même la sépulture à ses compatriotes morts dans leur fuite. Bravant les interdits royaux, Tobit respectueux des lois divines inhume les corps de ses compagnons d’infortune. 1733. Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
Pierre Parrocel
3. Tobit donne lui-même la sépulture à ses compatriotes morts dans leur fuite. Bravant les interdits royaux, Tobit respectueux des lois divines inhume les corps de ses compagnons d’infortune. 1733. Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
145
<center>Pierre Parrocel</center>Avignon, 1670 - Paris. 1739. 4. Tobit devient aveugle. Ayant reçu une fiente d'oiseau dans l’œil, Tobit devient aveugle. Ruiné, subissant les reproches de sa femme Anne, il est contraint d’envoyer son fils dans la ville de Ragès réclamer l’argent qu’il avait déposé chez son ami Gabaël.
1733.
Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
Pierre Parrocel
Avignon, 1670 - Paris. 1739. 4. Tobit devient aveugle. Ayant reçu une fiente d'oiseau dans l’œil, Tobit devient aveugle. Ruiné, subissant les reproches de sa femme Anne, il est contraint d’envoyer son fils dans la ville de Ragès réclamer l’argent qu’il avait déposé chez son ami Gabaël. 1733. Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
146
<center>Pierre Parrocel</center>Avignon, 1670 - Paris. 1739. 5. Départ du jeune Tobie. Un inconnu nommé Azarias, qui se révélera plus tard être l’Archange Raphaël, propose d’accompagner le jeune Tobie dans son voyage.
1733.
Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
Pierre Parrocel
Avignon, 1670 - Paris. 1739. 5. Départ du jeune Tobie. Un inconnu nommé Azarias, qui se révélera plus tard être l’Archange Raphaël, propose d’accompagner le jeune Tobie dans son voyage. 1733. Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
147
<center>Pierre Parrocel</center>Avignon, 1670 - Paris. 1739. 6. La Pêche du poisson. Alors qu’il se désaltère au bord du fleuve, Tobie est attaqué par un énorme poisson. Azarias lui demande de s’en saisir et d’en conserver le cœur, le foie et le fiel.
1733.
Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
Pierre Parrocel
Avignon, 1670 - Paris. 1739. 6. La Pêche du poisson. Alors qu’il se désaltère au bord du fleuve, Tobie est attaqué par un énorme poisson. Azarias lui demande de s’en saisir et d’en conserver le cœur, le foie et le fiel. 1733. Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
148
<center>Pierre Parrocel</center>Avignon, 1670 - Paris. 1739. 7. Arrivé chez Ragouël, Tobie lui demande sa fille. 1733. Tobie arrive chez son onde Ragouël et sur les conseils d’Azarias demande la main sa fille Sara, malgré le terrible malédiction qui l’accable : Asmodée, un redoutable démon, qui tué ses sept précédents maris.
Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
Pierre Parrocel
Avignon, 1670 - Paris. 1739. 7. Arrivé chez Ragouël, Tobie lui demande sa fille. 1733. Tobie arrive chez son onde Ragouël et sur les conseils d’Azarias demande la main sa fille Sara, malgré le terrible malédiction qui l’accable : Asmodée, un redoutable démon, qui tué ses sept précédents maris. Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
149
<center>Pierre Parrocel</center>Avignon, 1670 - Paris. 1739. 8. Première nuit de Noces. Lors de la nuit de noce, sur les conseils d’Azarias, Tobie fait brûler les entrailles du poisson qu’il avait pêché. Le démon affaibli par la fumée qui s’en dégage, est terrassé par l’Archange Raphaël. 1733.
Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
Pierre Parrocel
Avignon, 1670 - Paris. 1739. 8. Première nuit de Noces. Lors de la nuit de noce, sur les conseils d’Azarias, Tobie fait brûler les entrailles du poisson qu’il avait pêché. Le démon affaibli par la fumée qui s’en dégage, est terrassé par l’Archange Raphaël. 1733. Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
150
<center>Pierre Parrocel</center>Avignon, 1670 - Paris. 1739. 9. Ragouël faisant creuser une tombe. Certain de la mort de Tobie, Ragouël fait creuser une tombe. Cependant, à l’arrière-plan, une jeune servante découvre, surprise, le jeune mari toujours en vie au petit matin.
1733.
Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
Pierre Parrocel
Avignon, 1670 - Paris. 1739. 9. Ragouël faisant creuser une tombe. Certain de la mort de Tobie, Ragouël fait creuser une tombe. Cependant, à l’arrière-plan, une jeune servante découvre, surprise, le jeune mari toujours en vie au petit matin. 1733. Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
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<center>Pierre Parrocel</center>Avignon, 1670 - Paris. 1739. 10. Les adieux de Tobie à son beau-père Ragouël. Ayant recouvré auprès de Gabaël l’argent de son père et riche de la dot de sa jeune épouse, Tobie fait ses adieux à son beau-père et rentre chez lui.
1733.
Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
Pierre Parrocel
Avignon, 1670 - Paris. 1739. 10. Les adieux de Tobie à son beau-père Ragouël. Ayant recouvré auprès de Gabaël l’argent de son père et riche de la dot de sa jeune épouse, Tobie fait ses adieux à son beau-père et rentre chez lui. 1733. Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
152
<center>Pierre Parrocel</center>Avignon, 1670 - Paris. 1739. 11. Le Vieux Tobit recouvre la vue. De retour à Ninive, Tobie guérit son père grâce au fiel du poisson miraculeux pêché sur les conseils d’Azarias. 1733. Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
Pierre Parrocel
Avignon, 1670 - Paris. 1739. 11. Le Vieux Tobit recouvre la vue. De retour à Ninive, Tobie guérit son père grâce au fiel du poisson miraculeux pêché sur les conseils d’Azarias. 1733. Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
153
<center>Pierre Parrocel</center>Avignon, 1670 - Paris. 1739. 12. Tobie présente son épouse Sara à ses parents
1733.
Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
Pierre Parrocel
Avignon, 1670 - Paris. 1739. 12. Tobie présente son épouse Sara à ses parents 1733. Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
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<center>Pierre Parrocel</center>Avignon, 1670 - Paris. 1739. 13. L’Ange Raphaël se fait connaître et s'élève dans les airs. Reconnaissants de l'aide d’Azarias, Tobit et son fils veulent lui offrir la moitié de leurs biens.
Le mystérieux guide se fait alors connaître : il est l’Archange Raphaël.
1733.
Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
Pierre Parrocel
Avignon, 1670 - Paris. 1739. 13. L’Ange Raphaël se fait connaître et s'élève dans les airs. Reconnaissants de l'aide d’Azarias, Tobit et son fils veulent lui offrir la moitié de leurs biens. Le mystérieux guide se fait alors connaître : il est l’Archange Raphaël. 1733. Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
155
<center>Pierre Parrocel</center>Avignon, 1670 - Paris. 1739. 14. Mort du père de Tobie. L’histoire se termine par la mort du vieux Tobit à l’Age de cent deux ans, entouré de se nombreuse descendance.
1733.
Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
Pierre Parrocel
Avignon, 1670 - Paris. 1739. 14. Mort du père de Tobie. L’histoire se termine par la mort du vieux Tobit à l’Age de cent deux ans, entouré de se nombreuse descendance. 1733. Huile sur toile. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
156
<center>MICHEL SERRE et l’héritage du baroque</center>D'origine catalane, installé à Marseille en 1675, Michel Serre (1658-1733), s'est imposé comme la figure majeure de la vie artistique locale après la mort de Pierre Puget. Peintre prolifique, il reçut au cours de sa longue carrière de nombreuses commandes des églises et communautés religieuses de Marseille et de la région. Nommé peintre des galères par le roi en 1693, il devient en 1704 le premier artiste marseillais à être reçu à l'académie royale à Paris. De retour l'année suivante, il projeta de créer à Marseille une académie de dessin, institution qui ne devait réussir à voir le jour que près d'un demi-siècle plus tard.<br>
Michel Serre fut l'irremplaçable témoin de la peste qui emporta en 1720 la moitié des habitants de la ville. Les toiles sur lesquelles il travaille dès la fin de l'épidémie, nous ont gardé le souvenir de l'horreur des scènes qui se déroulèrent alors dans les rues. Elles rendaient hommage à l'héroïsme des représentants des pouvoirs publics qui prirent en charge les victimes, comme Monseigneur de Belsunce qui se dévoua auprès des malades, ou le Chevalier Roze qui se chargea de l'évacuation des corps qui jonchaient les rues {Épisode de la Tourette). Ces œuvres sont aussi des représentations exceptionnelles de la ville du XVIIe siècle, particulièrement de l'hôtel de ville et du Grand cours, l'actuel cours Belsunce, qui fut avec sa succession de façades de palais, l'une des plus majestueuses réalisations de l'urbanisme de L'Europe Baroque.
MICHEL SERRE et l’héritage du baroque
D'origine catalane, installé à Marseille en 1675, Michel Serre (1658-1733), s'est imposé comme la figure majeure de la vie artistique locale après la mort de Pierre Puget. Peintre prolifique, il reçut au cours de sa longue carrière de nombreuses commandes des églises et communautés religieuses de Marseille et de la région. Nommé peintre des galères par le roi en 1693, il devient en 1704 le premier artiste marseillais à être reçu à l'académie royale à Paris. De retour l'année suivante, il projeta de créer à Marseille une académie de dessin, institution qui ne devait réussir à voir le jour que près d'un demi-siècle plus tard.
Michel Serre fut l'irremplaçable témoin de la peste qui emporta en 1720 la moitié des habitants de la ville. Les toiles sur lesquelles il travaille dès la fin de l'épidémie, nous ont gardé le souvenir de l'horreur des scènes qui se déroulèrent alors dans les rues. Elles rendaient hommage à l'héroïsme des représentants des pouvoirs publics qui prirent en charge les victimes, comme Monseigneur de Belsunce qui se dévoua auprès des malades, ou le Chevalier Roze qui se chargea de l'évacuation des corps qui jonchaient les rues {Épisode de la Tourette). Ces œuvres sont aussi des représentations exceptionnelles de la ville du XVIIe siècle, particulièrement de l'hôtel de ville et du Grand cours, l'actuel cours Belsunce, qui fut avec sa succession de façades de palais, l'une des plus majestueuses réalisations de l'urbanisme de L'Europe Baroque.
157
<center>Portrait de la femme de l’artiste et de ses enfants.</center>Michel SERRE
Tarragone, 1658 – Marseille, 1733.
Huile sur toile. D'origine catalane, installé à Marseille en 1675, Michel Serre (1658-1733), s'est imposé comme la figure majeure de la vie artistique locale après la mort de Pierre Puget. Peintre prolifique, il reçut au cours de sa longue carrière de nombreuses commandes des églises et communautés religieuses de Marseille et de la région. Nommé peintre des galères par le roi en 1693, il devient en 1704 le premier artiste marseillais à être reçu à l'académie royale à Paris. De retour l'année suivante, il projeta de créer à Marseille une académie de dessin, institution qui ne devait réussir à voir le jour que près d'un demi-siècle plus tard.
Portrait de la femme de l’artiste et de ses enfants.
Michel SERRE Tarragone, 1658 – Marseille, 1733. Huile sur toile. D'origine catalane, installé à Marseille en 1675, Michel Serre (1658-1733), s'est imposé comme la figure majeure de la vie artistique locale après la mort de Pierre Puget. Peintre prolifique, il reçut au cours de sa longue carrière de nombreuses commandes des églises et communautés religieuses de Marseille et de la région. Nommé peintre des galères par le roi en 1693, il devient en 1704 le premier artiste marseillais à être reçu à l'académie royale à Paris. De retour l'année suivante, il projeta de créer à Marseille une académie de dessin, institution qui ne devait réussir à voir le jour que près d'un demi-siècle plus tard.
158
<center>Michel Serre</center>Michel SERRE
Tarragone, 1658 – Marseille, 1733.
Huile sur toile.
Michel Serre
Michel SERRE Tarragone, 1658 – Marseille, 1733. Huile sur toile.
159
<center>Jaël dévoilant le corps mort de Sisera</center>Michel Serre. Tarragone, 1658 - Marseille. 1733.
Vers 1710 – 1720. Huile sur toile. Aix-En-Provence, Musée Granet.
Jaël dévoilant le corps mort de Sisera
Michel Serre. Tarragone, 1658 - Marseille. 1733. Vers 1710 – 1720. Huile sur toile. Aix-En-Provence, Musée Granet.
160
<center>Vue de l’Hôtel de Ville pendant la peste de 1720.</center>Huile sur toile. Michel Serre.
Tarragone, 1658 – Marseille, 1733. Michel Serre fut l'irremplaçable témoin de la peste qui emporta en 1720 la moitié des habitants de la ville. Les toiles sur lesquelles il travaille dès la fin de l'épidémie, nous ont gardé le souvenir de l'horreur des scènes qui se déroulèrent alors dans les rues. Elles rendaient hommage à l'héroïsme des représentants des pouvoirs publics qui prirent en charge les victimes, comme Monseigneur de Belsunce qui se dévoua auprès des malades, ou le Chevalier Roze qui se chargea de l'évacuation des corps qui jonchaient les rues {Épisode de la Tourette).
Vue de l’Hôtel de Ville pendant la peste de 1720.
Huile sur toile. Michel Serre. Tarragone, 1658 – Marseille, 1733. Michel Serre fut l'irremplaçable témoin de la peste qui emporta en 1720 la moitié des habitants de la ville. Les toiles sur lesquelles il travaille dès la fin de l'épidémie, nous ont gardé le souvenir de l'horreur des scènes qui se déroulèrent alors dans les rues. Elles rendaient hommage à l'héroïsme des représentants des pouvoirs publics qui prirent en charge les victimes, comme Monseigneur de Belsunce qui se dévoua auprès des malades, ou le Chevalier Roze qui se chargea de l'évacuation des corps qui jonchaient les rues {Épisode de la Tourette).
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<center>Vue du Cours pendant la peste de 1720.</center>Huile sur toile. Michel Serre fut l'irremplaçable témoin de la peste qui emporta en 1720 la moitié des habitants de la ville. Les toiles sur lesquelles il travaille dès la fin de l'épidémie, nous ont gardé le souvenir de l'horreur des scènes qui se déroulèrent alors dans les rues. Elles rendaient hommage à l'héroïsme des représentants des pouvoirs publics qui prirent en charge les victimes, comme Monseigneur de Belsunce qui se dévoua auprès des malades, ou le Chevalier Roze qui se chargea de l'évacuation des corps qui jonchaient les rues {Épisode de la Tourette).
Vue du Cours pendant la peste de 1720.
Huile sur toile. Michel Serre fut l'irremplaçable témoin de la peste qui emporta en 1720 la moitié des habitants de la ville. Les toiles sur lesquelles il travaille dès la fin de l'épidémie, nous ont gardé le souvenir de l'horreur des scènes qui se déroulèrent alors dans les rues. Elles rendaient hommage à l'héroïsme des représentants des pouvoirs publics qui prirent en charge les victimes, comme Monseigneur de Belsunce qui se dévoua auprès des malades, ou le Chevalier Roze qui se chargea de l'évacuation des corps qui jonchaient les rues {Épisode de la Tourette).
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<center>Vue du Cours pendant la peste de 1720.</center>Les galériens, dont certains étaient enchaînés, devaient évacués les morts.
Vue du Cours pendant la peste de 1720.
Les galériens, dont certains étaient enchaînés, devaient évacués les morts.
163
<center>Vue du Cours pendant la peste de 1720.</center>Les galériens, dont certains étaient enchaînés, devaient évacués les morts.
Vue du Cours pendant la peste de 1720.
Les galériens, dont certains étaient enchaînés, devaient évacués les morts.
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<center>Vue du Cours pendant la peste de 1720.</center>A gauche, Michel Serre, à droite, Monseigneur de Belsunce.
Vue du Cours pendant la peste de 1720.
A gauche, Michel Serre, à droite, Monseigneur de Belsunce.
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<center>Vue du Cours pendant la peste de 1720.</center>Au fond, l'aqueduc.
Vue du Cours pendant la peste de 1720.
Au fond, l'aqueduc.
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<center>Scène de la peste de 1720. L'Episode de la Tourette.</center>Huile sur toile. Michel Serre.
Tarragone, 1658 – Marseille, 1733.  Le peintre Michel Serre, catalan installé à Marseille depuis 1675, a été un témoin et un acteur privilégié de l'épidémie de peste de 1720. Un an après la catastrophe, il peint trois tableaux qui sont les documents visuels les plus riches de renseignements que nous ayons sur cette période.
Scène de la peste de 1720. L'Episode de la Tourette.
Huile sur toile. Michel Serre. Tarragone, 1658 – Marseille, 1733. Le peintre Michel Serre, catalan installé à Marseille depuis 1675, a été un témoin et un acteur privilégié de l'épidémie de peste de 1720. Un an après la catastrophe, il peint trois tableaux qui sont les documents visuels les plus riches de renseignements que nous ayons sur cette période.
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<center>Scène de la peste de 1720. L'Episode de la Tourette.</center>Le Chevalier Roze.
Scène de la peste de 1720. L'Episode de la Tourette.
Le Chevalier Roze.
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<center>Scène de la peste de 1720. L'Episode de la Tourette.</center>Ancienne major.
Scène de la peste de 1720. L'Episode de la Tourette.
Ancienne major.
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<center>Le Chevalier Roze à la Tourette pendant l'épidémie de peste de 1720.</center>Huile sur toile. Jean-François de Troy.
Paris, 1679-Rome, 1752.
Le Chevalier Roze à la Tourette pendant l'épidémie de peste de 1720.
Huile sur toile. Jean-François de Troy. Paris, 1679-Rome, 1752.
170
<center>Monseigneur de Belsunce et les pestiférés à Marseille.</center>Huile sur toile. Eugène Isabey.
Paris, 1803 - Montévrain. 1886. Huile sur toile. 
Le tableau d'Eugène Isabey se distingue des représentations habituelles de Monseigneur de Belsunce, fidèles au type diffusé par les portraits exécutés de son vivant. La vision du peintre est ici dénuée de toute référence locale marseillaise. Elle montre le prélat sortant d'une église gothique au porche orné d’une crucifixion peinte et sculptée, allant porter la communion aux marseillais. Sans aucun souci de réalisme, son atmosphère fantaisiste médiévale, sa touche enlevée, inscrit de façon originale cette image de l’évêque dans l’héritage du romantisme.
Monseigneur de Belsunce et les pestiférés à Marseille.
Huile sur toile. Eugène Isabey. Paris, 1803 - Montévrain. 1886. Huile sur toile. Le tableau d'Eugène Isabey se distingue des représentations habituelles de Monseigneur de Belsunce, fidèles au type diffusé par les portraits exécutés de son vivant. La vision du peintre est ici dénuée de toute référence locale marseillaise. Elle montre le prélat sortant d'une église gothique au porche orné d’une crucifixion peinte et sculptée, allant porter la communion aux marseillais. Sans aucun souci de réalisme, son atmosphère fantaisiste médiévale, sa touche enlevée, inscrit de façon originale cette image de l’évêque dans l’héritage du romantisme.
171
<center>La Peste de 1720 - Le Courage civil.</center>Huile sur toile. Antoine-Dominique Magaud.
Marseille 1817 - Marseille, 1899. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, Dominique Magaud s’impose à Marseille, comme le spécialiste des grands décors peints : il réalise ceux des grands cafés de la Canebière, de la Préfecture, de la Bourse et de l’école des Beaux-Arts, dont il deviendra le directeur en 1869. Ce tableau provient d’un cycle de quinze grandes toiles peintes par Magaud de 1856 à 1866 pour la grande salle de réunion du Cercle religieux aujourd'hui détruit. Le thème général de cet ensemble était le rôle civilisateur du catholicisme. Parmi les sujets retenus figurait celui de la peste de 1720 qui illustrait le courage civil. Le Chevalier Roze présente aux échevins de la ville, reconnaissables à leur costume rouge, l'opération d'évacuation des corps abandonnés sur l’esplanade de la Tourette. A ses côtés, figure dans son costume gris, Chartes Claude Andrault de Langeron, major des galères, nommé commandant en chef de la ville par le Régent. De manière exceptionnelle sont réunis dans une même image les protagonistes de la lutte contre l’épidémie, dont les deux plus fameux, le Chevalier Roze et Monseigneur de Belsunce, qu’on aperçoit à l’arrière-plan portant secours aux malades.
La Peste de 1720 - Le Courage civil.
Huile sur toile. Antoine-Dominique Magaud. Marseille 1817 - Marseille, 1899. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, Dominique Magaud s’impose à Marseille, comme le spécialiste des grands décors peints : il réalise ceux des grands cafés de la Canebière, de la Préfecture, de la Bourse et de l’école des Beaux-Arts, dont il deviendra le directeur en 1869. Ce tableau provient d’un cycle de quinze grandes toiles peintes par Magaud de 1856 à 1866 pour la grande salle de réunion du Cercle religieux aujourd'hui détruit. Le thème général de cet ensemble était le rôle civilisateur du catholicisme. Parmi les sujets retenus figurait celui de la peste de 1720 qui illustrait le courage civil. Le Chevalier Roze présente aux échevins de la ville, reconnaissables à leur costume rouge, l'opération d'évacuation des corps abandonnés sur l’esplanade de la Tourette. A ses côtés, figure dans son costume gris, Chartes Claude Andrault de Langeron, major des galères, nommé commandant en chef de la ville par le Régent. De manière exceptionnelle sont réunis dans une même image les protagonistes de la lutte contre l’épidémie, dont les deux plus fameux, le Chevalier Roze et Monseigneur de Belsunce, qu’on aperçoit à l’arrière-plan portant secours aux malades.
172
<center>Le Chevalier Roze faisant inhumer les pestiférés.</center>Huile sur toile. Paul Guerin. Toulon, 1783 – Paris, 1886. Le tableau est commandé en 1826 à Paulin Guérin pour la salle du conseil de l'Intendance sanitaire sur le port. Formé à Marseille auprès d'Aubert, puis à Paris dans l'atelier de Vincent et de Gérard, Guérin expose au Salon de 1810 et poursuit une carrière officielle sous les régimes successifs.
Le Chevalier Roze faisant inhumer les pestiférés.
Huile sur toile. Paul Guerin. Toulon, 1783 – Paris, 1886. Le tableau est commandé en 1826 à Paulin Guérin pour la salle du conseil de l'Intendance sanitaire sur le port. Formé à Marseille auprès d'Aubert, puis à Paris dans l'atelier de Vincent et de Gérard, Guérin expose au Salon de 1810 et poursuit une carrière officielle sous les régimes successifs.
173
<center>Monseigneur de Belsunce pendant la peste de Marseille. </center>François, Baron Gérard. Rome, 1770 - Paris, 1837. Ce tableau est la deuxième œuvre commandée par l’Intendance sanitaire de Marseille pour leur salle du conseil. Les intendants s’étaient adressés à François Gérard, premier peintre du roi et ancien élève de David.
Gérard représente le dévouement de Monseigneur de Belsunce auprès des pestiférés. Huile sur toile.
Monseigneur de Belsunce pendant la peste de Marseille.
François, Baron Gérard. Rome, 1770 - Paris, 1837. Ce tableau est la deuxième œuvre commandée par l’Intendance sanitaire de Marseille pour leur salle du conseil. Les intendants s’étaient adressés à François Gérard, premier peintre du roi et ancien élève de David. Gérard représente le dévouement de Monseigneur de Belsunce auprès des pestiférés. Huile sur toile.
174
<center>Portrait de Monseigneur de Belsunce, évêque de Marseille.</center>Huile sur toile. Jérôme-Martin Langlois. Paris, 1779 -1838. Langlois peintre néoclassique de l'atelier de David est principalement connu pour ses peintures d'histoire inspirées de l'Antiquité grecque et ses portraits de personnages historiques
Portrait de Monseigneur de Belsunce, évêque de Marseille.
Huile sur toile. Jérôme-Martin Langlois. Paris, 1779 -1838. Langlois peintre néoclassique de l'atelier de David est principalement connu pour ses peintures d'histoire inspirées de l'Antiquité grecque et ses portraits de personnages historiques
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<center>Portrait de Monseigneur de Belsunce, évêque de Marseille.</center>Huile sur toile. Anonyme, XVIIIe siècle.
Portrait de Monseigneur de Belsunce, évêque de Marseille.
Huile sur toile. Anonyme, XVIIIe siècle.
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<center>Saint Roch intercédant la Vierge pour la cessation de la peste.</center>Jacques-Louis David. Paris, 1748-Bruxelles, 1825.
 Huile sur toile. C’est à David, jeune pensionnaire de l’Académie de France à Rome que le bureau de la Santé de Marseille, créé après l'épidémie de peste de 1720, commande ce tableau. Il est destiné à orner la nouvelle chapelle du Lazaret où étaient mis en quarantaine les nouveaux arrivants dans le port. C’est le premier grand succès du peintre qui allait bientôt s’affirmer comme le maître absolu de l’École de peinture française. Le tableau très admiré par Diderot au Salon de 1781, frappe par sa nouveauté.
Si l'iconographie de saint Roch et de la Vierge est fidèlement respectée, c’est le regard intense du pestiféré au premier plan qui devient le centre symbolique du tableau.
Saint Roch intercédant la Vierge pour la cessation de la peste.
Jacques-Louis David. Paris, 1748-Bruxelles, 1825. Huile sur toile. C’est à David, jeune pensionnaire de l’Académie de France à Rome que le bureau de la Santé de Marseille, créé après l'épidémie de peste de 1720, commande ce tableau. Il est destiné à orner la nouvelle chapelle du Lazaret où étaient mis en quarantaine les nouveaux arrivants dans le port. C’est le premier grand succès du peintre qui allait bientôt s’affirmer comme le maître absolu de l’École de peinture française. Le tableau très admiré par Diderot au Salon de 1781, frappe par sa nouveauté. Si l'iconographie de saint Roch et de la Vierge est fidèlement respectée, c’est le regard intense du pestiféré au premier plan qui devient le centre symbolique du tableau.
177
<center>Le Choléra à bord de la Melpomène.</center>Huile sur toile. Horace Vernet.
Paris, 1789 – 1863. En 1833, les intendants de santé commandent pour la salle du conseil un quatrième tableau à sujet « pris dans l’histoire des contagions ». Ils s’adressent, une fois de plus, à un peintre de premier plan : Horace Vernet, directeur de l'Académie de France à Rome.
Le Choléra à bord de la Melpomène.
Huile sur toile. Horace Vernet. Paris, 1789 – 1863. En 1833, les intendants de santé commandent pour la salle du conseil un quatrième tableau à sujet « pris dans l’histoire des contagions ». Ils s’adressent, une fois de plus, à un peintre de premier plan : Horace Vernet, directeur de l'Académie de France à Rome.
178
<center>Allégorie de la paix de Vienne</center>Michel-François DANDRE-BARDON
Aix-en-Provence, 1700-Paris, 1783.
Huile sur toile. Après une formation dans les ateliers de Jean Baptiste Vanloo et de Jean François de Troy, Dandré-Bardon commença sa carrière à Paris à l’Académie royale de peinture et de sculpture, où il fut reçu en 1735. Revenu s'installer en Provence à partir des années 1740, sa réputation l'avait précédé et s'était répandue jusqu'à Marseille où il fut nommé en 1749 peintre des Galères du Roi. En novembre 1750, il entra à l'Académie des Belles Lettres et prononça un discours de réception sur le thème de L’Union des Arts et des Lettres, dans lequel il laissait percer l'idée de la création d'un établissement d'enseignement des arts et du dessin. Ce souhait sera finalement mis en œuvre en 1752-1753 par le sculpteur Verdlguler et les artistes qui l'entouraient.
Allégorie de la paix de Vienne
Michel-François DANDRE-BARDON Aix-en-Provence, 1700-Paris, 1783. Huile sur toile. Après une formation dans les ateliers de Jean Baptiste Vanloo et de Jean François de Troy, Dandré-Bardon commença sa carrière à Paris à l’Académie royale de peinture et de sculpture, où il fut reçu en 1735. Revenu s'installer en Provence à partir des années 1740, sa réputation l'avait précédé et s'était répandue jusqu'à Marseille où il fut nommé en 1749 peintre des Galères du Roi. En novembre 1750, il entra à l'Académie des Belles Lettres et prononça un discours de réception sur le thème de L’Union des Arts et des Lettres, dans lequel il laissait percer l'idée de la création d'un établissement d'enseignement des arts et du dessin. Ce souhait sera finalement mis en œuvre en 1752-1753 par le sculpteur Verdlguler et les artistes qui l'entouraient.
179
<center>L'Atelier</center>Michel-François Dandré-Bardon. Aix-En-Provence. 1700 - Paris, 1783.
Huile sur toile.
Marseille, Musée Grobet-Labadié. De retour à Paris, Dandré Bardon suivra d'un œil toujours bienveillant et protecteur les débuts de l'Académie de peinture et de sculpture, dont il sera le directeur perpétuel à partir de 1754. Grâce à ses connaissances, à ses appuis artistiques et politiques, il guidera pendant près de trente ans depuis la capitale, la destinée de cet établissement.
Fervent défenseur des intérêts de l'académie marseillaise, il obtiendra pour elle en février 1780 les lettres patentes lui permettant d'être reconnue et affiliée en tant que
L'Atelier
Michel-François Dandré-Bardon. Aix-En-Provence. 1700 - Paris, 1783. Huile sur toile. Marseille, Musée Grobet-Labadié. De retour à Paris, Dandré Bardon suivra d'un œil toujours bienveillant et protecteur les débuts de l'Académie de peinture et de sculpture, dont il sera le directeur perpétuel à partir de 1754. Grâce à ses connaissances, à ses appuis artistiques et politiques, il guidera pendant près de trente ans depuis la capitale, la destinée de cet établissement. Fervent défenseur des intérêts de l'académie marseillaise, il obtiendra pour elle en février 1780 les lettres patentes lui permettant d'être reconnue et affiliée en tant que "fille aînée" par l'Académie royale de peinture et de sculpture de Paris. Personnage cultivé, peintre brillant, il fut également poète et musicien et l'un des plus grands théoriciens de l'art du XVIIIe siècle. Il meurt à Paris en 1783. Son éloge posthume fut prononcé le 6 avril 1785 devant l'Académie des Belles-lettres de Marseille par Dominique Audibert, secrétaire perpétuel.
180
<center>Académie d'homme</center>Attribué à Michel-François Dandré-Bardon. Aix-En-Provence. 1700 - Paris. 1783. 
Huile sur toile Marseille. Musée des Beaux-Arts.
Académie d'homme
Attribué à Michel-François Dandré-Bardon. Aix-En-Provence. 1700 - Paris. 1783. Huile sur toile Marseille. Musée des Beaux-Arts.
181
<center>Tullie faisant passer son char sur le corps de son père ou L'Ambition de Tullie.</center>Attribué à Michel-François Dandré-Bardon. Aix-En-Provence. 1700 - Paris. 1783
 Huile sur toile Montpellier, 1910. Musée Fabre. Le sujet de ce tableau, morceau de réception de Dandré-Bardon à l'Académie royale de peinture et de sculpture de Paris en 1735, est un exemple d'ambition dévorante, tiré de l'histoire de la Rome antique. Tullie, fille de Servius Tullius, roi de Rome, avait épousé Aruns, fils aîné de Tarquin l'Ancien. Elle le fit tuer afin de se remarier avec son ambitieux beau-frère, Tarquin le Superbe. Elle incita son nouveau mari à faire périr son propre père, Servius Tullius, pour pouvoir monter sur le trône. Le crime commis, Tullie se précipita sur son char vers le Sénat pour faire proclamer son époux roi de Rome. Sur son chemin, elle refusa de faire un détour et sans aucun scrupule, fit passer son char sur le cadavre de son père.
Tullie faisant passer son char sur le corps de son père ou L'Ambition de Tullie.
Attribué à Michel-François Dandré-Bardon. Aix-En-Provence. 1700 - Paris. 1783 Huile sur toile Montpellier, 1910. Musée Fabre. Le sujet de ce tableau, morceau de réception de Dandré-Bardon à l'Académie royale de peinture et de sculpture de Paris en 1735, est un exemple d'ambition dévorante, tiré de l'histoire de la Rome antique. Tullie, fille de Servius Tullius, roi de Rome, avait épousé Aruns, fils aîné de Tarquin l'Ancien. Elle le fit tuer afin de se remarier avec son ambitieux beau-frère, Tarquin le Superbe. Elle incita son nouveau mari à faire périr son propre père, Servius Tullius, pour pouvoir monter sur le trône. Le crime commis, Tullie se précipita sur son char vers le Sénat pour faire proclamer son époux roi de Rome. Sur son chemin, elle refusa de faire un détour et sans aucun scrupule, fit passer son char sur le cadavre de son père.
182
<center>Allégorie de la peste à Marseille</center>Michel-François Dandré-Bardon. Aix-En-Provence. 1700 - Paris. 1783
Huile sur toile. Rouen. Musée des Beaux-Arts.
Allégorie de la peste à Marseille
Michel-François Dandré-Bardon. Aix-En-Provence. 1700 - Paris. 1783 Huile sur toile. Rouen. Musée des Beaux-Arts.
183
<center>Les Bonnes Œuvres de Saint-Thomas de Villeneuve</center>Michel-François Dandré-Bardon. Aix-En-Provence, 1700 - Paris. 1783.
Huile sur toile, vers 1736. Marseille, Musée des Beaux-Arts.
Les Bonnes Œuvres de Saint-Thomas de Villeneuve
Michel-François Dandré-Bardon. Aix-En-Provence, 1700 - Paris. 1783. Huile sur toile, vers 1736. Marseille, Musée des Beaux-Arts.
184
<center>Les Habitants d'Aix secourant Marseille contre les Aragonais</center>Michel-François Dandré-Bardon. Aix-En-Provence, 1700 - Paris, 1783.
Huile sur toile. Aix-En-Provence, Musée Granet.
Les Habitants d'Aix secourant Marseille contre les Aragonais
Michel-François Dandré-Bardon. Aix-En-Provence, 1700 - Paris, 1783. Huile sur toile. Aix-En-Provence, Musée Granet.
185
<center>Scène de sacrifice. </center>Michel-François Dandré-Bardon.. AIX-EN-PROVENCE. 1700 - PARIS. 1783
Plume et encre brune, lavis sur papier
MARSEILLE. MUSÉE DES BEAUX-ARTS.
Scène de sacrifice.
Michel-François Dandré-Bardon.. AIX-EN-PROVENCE. 1700 - PARIS. 1783 Plume et encre brune, lavis sur papier MARSEILLE. MUSÉE DES BEAUX-ARTS.
186
<center>Le jugement de saint Crépin et saint Crépinien. </center>Michel-François Dandré-Bardon.. AIX-EN-PROVENCE. 1700 - PARIS. 1783
Plume et encre brune, lavis gris sur papier
MARSEILLE. MUSÉE DES BEAUX-ARTS.
Le jugement de saint Crépin et saint Crépinien.
Michel-François Dandré-Bardon.. AIX-EN-PROVENCE. 1700 - PARIS. 1783 Plume et encre brune, lavis gris sur papier MARSEILLE. MUSÉE DES BEAUX-ARTS.
187
<center>Belle-Isle vainqueur en Provence force les ennemis de repasser le Var.</center>Michel-François Dandré-Bardon.. AIX-EN-PROVENCE. 1700 - PARIS. 1783
Plume et encre brune, sanguine sur papier
MARSEILLE. MUSÉE DES BEAUX-ARTS.
Belle-Isle vainqueur en Provence force les ennemis de repasser le Var.
Michel-François Dandré-Bardon.. AIX-EN-PROVENCE. 1700 - PARIS. 1783 Plume et encre brune, sanguine sur papier MARSEILLE. MUSÉE DES BEAUX-ARTS.
188
<center>Joseph reconnu par ses frères. </center>Michel-François Dandré-Bardon.. AIX-EN-PROVENCE. 1700 - PARIS. 1783
Sanguine, crayon noir sur papier
MARSEILLE. MUSÉE DES BEAUX-ARTS.
Joseph reconnu par ses frères.
Michel-François Dandré-Bardon.. AIX-EN-PROVENCE. 1700 - PARIS. 1783 Sanguine, crayon noir sur papier MARSEILLE. MUSÉE DES BEAUX-ARTS.
189
<center>Le triomphe de la Sainte-Croix. </center>Louis Chaix ou Chaÿs. Aubagne, 1744 – Paris, 1811 ?
Vers 1777 – 1778.
Pierre noire, craie blanche sur papier bistre.
Marseille, musée des Beaux-Arts.
Le triomphe de la Sainte-Croix.
Louis Chaix ou Chaÿs. Aubagne, 1744 – Paris, 1811 ? Vers 1777 – 1778. Pierre noire, craie blanche sur papier bistre. Marseille, musée des Beaux-Arts.
190
<center>Parc avec architecture. </center>Jean-Baptiste Coste. MARSEILLE. 1746 - PARIS, 1819
Plume et encre brune, rehauts d'aquarelle sur papier
MARSEILLE. MUSÉE GROBET-LABADIÉ.
Parc avec architecture.
Jean-Baptiste Coste. MARSEILLE. 1746 - PARIS, 1819 Plume et encre brune, rehauts d'aquarelle sur papier MARSEILLE. MUSÉE GROBET-LABADIÉ.
191
<center>Famille près d’un cours d’eau. </center>JOSEPH-ANTOINE DAVID, DIT David de Marseille. MARSEILLE. 1725 - MARSEILLE. 1789
vers 1770-1775
Plume et encre noire, rehauts de lavis gris sur papier
MARSEILLE. MUSÉE DES BEAUX-ARTS
Famille près d’un cours d’eau.
JOSEPH-ANTOINE DAVID, DIT David de Marseille. MARSEILLE. 1725 - MARSEILLE. 1789 vers 1770-1775 Plume et encre noire, rehauts de lavis gris sur papier MARSEILLE. MUSÉE DES BEAUX-ARTS
192
<center>Pêcheurs dans un ruisseau.</center>JOSEPH-ANTOINE DAVID, DIT David de Marseille. MARSEILLE. 1725 - MARSEILLE. 1789
vers 1770-1775
Plume et encre noire, rehauts de lavis gris sur papier
MARSEILLE. MUSÉE DES BEAUX-ARTS
Pêcheurs dans un ruisseau.
JOSEPH-ANTOINE DAVID, DIT David de Marseille. MARSEILLE. 1725 - MARSEILLE. 1789 vers 1770-1775 Plume et encre noire, rehauts de lavis gris sur papier MARSEILLE. MUSÉE DES BEAUX-ARTS
193
<center>La grande arche ou le Colisée à Rome.</center>Jean Antoine Constantin dit Constantin d’Aix. Marseille, 1756 – Aix-en-Provence, 1844.
Vers 1777 – 1780.
Plume et encre noire, lavis gris sur traits au crayon noir sur papier.
Marseille, musée des Beaux-Arts.
La grande arche ou le Colisée à Rome.
Jean Antoine Constantin dit Constantin d’Aix. Marseille, 1756 – Aix-en-Provence, 1844. Vers 1777 – 1780. Plume et encre noire, lavis gris sur traits au crayon noir sur papier. Marseille, musée des Beaux-Arts.
194
<center>Suppliante. </center>André-Jean Lebrun. PARIS. 1737 - WILNO [POLOGNE], 181
Sanguine sur papier
Marseille, musée des Beaux-Arts.
Suppliante.
André-Jean Lebrun. PARIS. 1737 - WILNO [POLOGNE], 181 Sanguine sur papier Marseille, musée des Beaux-Arts.
195
<center>La mort Alceste. </center>Joseph Cellony, dit Joseph II Cellony. Aix-en-Provence, 1730 – Paris, 1786.
Plume et encre brune, pierre noire, lavis de sépia, rehauts de blanc sur papier.
MARSEILLE. MUSÉE DES BEAUX-ARTS
La mort Alceste.
Joseph Cellony, dit Joseph II Cellony. Aix-en-Provence, 1730 – Paris, 1786. Plume et encre brune, pierre noire, lavis de sépia, rehauts de blanc sur papier. MARSEILLE. MUSÉE DES BEAUX-ARTS
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<center>Choc de cavalerie</center>Jan Peter Verdussen. ANVERS, vers 1700.- MARSEILLE, 1763.. Pierre noire sur papier, vers 1760-1762.
MARSEILLE. MUSÉE GROBET-LABADIÉ.
Choc de cavalerie
Jan Peter Verdussen. ANVERS, vers 1700.- MARSEILLE, 1763.. Pierre noire sur papier, vers 1760-1762. MARSEILLE. MUSÉE GROBET-LABADIÉ.
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<center>DE L'ECOLE ACADEMIQUE DE DESSIN A L'ACADEMIE DE PEINTURE ET SCULPTURE DE MARSEILLE</center>À Marseille, vers 1745-1750, quelques artistes regroupés  autour du  sculpteur Jean-Michel Verdiguier prirent l'habitude de dessiner devant un modèle vivant pour se perfectionner dans leurs arts. L'idée de créer alors une école académique basée sur l'enseignement du dessin prit rapidement corps, avec sans doute le soutien et l'aide du peintre Michel Dandré-Bardon. Cela fut chose faite dès l'été 1752. Le 28 décembre suivant, le duc de Villars, gouverneur de Provence, autorisait et confirmait officiellement son établissement et en devenait le protecteur. Après l'instauration de statuts et d'un premier règlement, la séance inaugurale de l'école eut lieu en janvier 1753 dans une salle de l'arsenal, en présence des autorités de la ville, de l'intendant de la Provence, des membres de l'Académie de Belles-Lettres, entourés des professeurs et des élèves.<br>
Outre les cours dispensés par des enseignants spécialisés, l'Ecole académique, appelée plus tard Académie de peinture et de sculpture, était aussi composée d'artistes (les associés académiciens) ou de personnalités publiques de premier rang, de province et de Paris (les amateurs honoraires) capables d'apporter leur soutien artistique, moral ou financier, tel le comte de Saint-Florentin (futur duc de la Vrillière) qui fut un défenseur influent de l'École auprès de la Cour et des ministres du Roi.<br>
L'école était dirigée par des directeurs désignés parmi les professeurs qui assuraient cette fonction alternativement, et par un directeur perpétuel, choisi parmi les membres de l'Académie royale de peinture et de sculpture qui supervisait le bon fonctionnement de l'École depuis Paris en prodiguant conseils et remarques. Dandré-Bardon fut le premier véritable directeur perpétuel de 1754 à 1783. Il sera remplacé à ce poste par le premier peintre du Roi, Jean-Baptiste-Marie Pierre, de 1784 à 1789. Son adjoint Jean-Jacques Bachelier, s'acquitta ensuite seul de cette tâche à partir de 1790 jusqu'à la suppression des académies en 1793.
DE L'ECOLE ACADEMIQUE DE DESSIN A L'ACADEMIE DE PEINTURE ET SCULPTURE DE MARSEILLE
À Marseille, vers 1745-1750, quelques artistes regroupés autour du sculpteur Jean-Michel Verdiguier prirent l'habitude de dessiner devant un modèle vivant pour se perfectionner dans leurs arts. L'idée de créer alors une école académique basée sur l'enseignement du dessin prit rapidement corps, avec sans doute le soutien et l'aide du peintre Michel Dandré-Bardon. Cela fut chose faite dès l'été 1752. Le 28 décembre suivant, le duc de Villars, gouverneur de Provence, autorisait et confirmait officiellement son établissement et en devenait le protecteur. Après l'instauration de statuts et d'un premier règlement, la séance inaugurale de l'école eut lieu en janvier 1753 dans une salle de l'arsenal, en présence des autorités de la ville, de l'intendant de la Provence, des membres de l'Académie de Belles-Lettres, entourés des professeurs et des élèves.
Outre les cours dispensés par des enseignants spécialisés, l'Ecole académique, appelée plus tard Académie de peinture et de sculpture, était aussi composée d'artistes (les associés académiciens) ou de personnalités publiques de premier rang, de province et de Paris (les amateurs honoraires) capables d'apporter leur soutien artistique, moral ou financier, tel le comte de Saint-Florentin (futur duc de la Vrillière) qui fut un défenseur influent de l'École auprès de la Cour et des ministres du Roi.
L'école était dirigée par des directeurs désignés parmi les professeurs qui assuraient cette fonction alternativement, et par un directeur perpétuel, choisi parmi les membres de l'Académie royale de peinture et de sculpture qui supervisait le bon fonctionnement de l'École depuis Paris en prodiguant conseils et remarques. Dandré-Bardon fut le premier véritable directeur perpétuel de 1754 à 1783. Il sera remplacé à ce poste par le premier peintre du Roi, Jean-Baptiste-Marie Pierre, de 1784 à 1789. Son adjoint Jean-Jacques Bachelier, s'acquitta ensuite seul de cette tâche à partir de 1790 jusqu'à la suppression des académies en 1793.
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<center>Portrait du comte de Saint-Florentin</center>Louis Tocqué. Paris. 1696 - Paris. 1772
 Huile sur toile, 1748. Marseille. Musée des Beaux-Arts. Louis Phélypaux, comte de Saint-Florentin, ensuite duc de la Vrillière (1705-1777), fut secrétaire des ordres du Roi, secrétaire de la maison du Roi à partir de 1749, puis ministre d'État de 1761 à 1775. Durant ses années de présence à la Cour, il favorisa et protégea le commerce à Marseille qui relevait de sa sphère d'administration. Par l'entremise de l'Intendant de la Provence et de Dandré-Bardon, il appuiera les démarches de l'Académie de dessin et de peinture de Marseille pour l'obtention de ses lettres patentes octroyées finalement en 1780.
En 1748, en reconnaissance de son action efficace envers Marseille, et en remerciement des services rendus, la ville commanda auprès du peintre Louis Tocqué, ce grand portrait d'apparat, qui trôna à l'hôtel de ville jusqu'à la Révolution.
Portrait du comte de Saint-Florentin
Louis Tocqué. Paris. 1696 - Paris. 1772 Huile sur toile, 1748. Marseille. Musée des Beaux-Arts. Louis Phélypaux, comte de Saint-Florentin, ensuite duc de la Vrillière (1705-1777), fut secrétaire des ordres du Roi, secrétaire de la maison du Roi à partir de 1749, puis ministre d'État de 1761 à 1775. Durant ses années de présence à la Cour, il favorisa et protégea le commerce à Marseille qui relevait de sa sphère d'administration. Par l'entremise de l'Intendant de la Provence et de Dandré-Bardon, il appuiera les démarches de l'Académie de dessin et de peinture de Marseille pour l'obtention de ses lettres patentes octroyées finalement en 1780. En 1748, en reconnaissance de son action efficace envers Marseille, et en remerciement des services rendus, la ville commanda auprès du peintre Louis Tocqué, ce grand portrait d'apparat, qui trôna à l'hôtel de ville jusqu'à la Révolution.
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<center>Portrait de Jean-Baptiste-Marie Pierre</center>Guillaume Voiriot. Paris. 1713 - Paris. 1799. Huile sur toile, 1755-1756. Versailles. Musée National des Châteaux de Versailles et de Trianon.  Dépôt Du Musée du Louvre. Premier peintre du Roi depuis 1770, Jean-Baptiste Marie Pierre prit la direction de l'Académie de peinture et de sculpture de Marseille à la mort de Dandré-Bardon en 1783. Contrairement à son prédécesseur, son action et son investissement personnel furent plus modestes. Pour l'aider dans cette fonction, il prit comme adjoint, Jean-Jacques Bachelier, un de ses anciens élèves et fondateur de l'École gratuite de dessin à Paris en 1753.
Portrait de Jean-Baptiste-Marie Pierre
Guillaume Voiriot. Paris. 1713 - Paris. 1799. Huile sur toile, 1755-1756. Versailles. Musée National des Châteaux de Versailles et de Trianon. Dépôt Du Musée du Louvre. Premier peintre du Roi depuis 1770, Jean-Baptiste Marie Pierre prit la direction de l'Académie de peinture et de sculpture de Marseille à la mort de Dandré-Bardon en 1783. Contrairement à son prédécesseur, son action et son investissement personnel furent plus modestes. Pour l'aider dans cette fonction, il prit comme adjoint, Jean-Jacques Bachelier, un de ses anciens élèves et fondateur de l'École gratuite de dessin à Paris en 1753.
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<center>Portrait de Michel-François Dandré-Bardon</center>Alexandre Roslin. Malmö [Suède], 1718 - Paris. 1793.
 Huile sur toile, 1756.  Versailles. Musée National des Châteaux de Versailles et de Trianon. Dandré-Bardon a été le Directeur perpétuel de l'académie de peinture et de sculpture de Marseille de 1754 à sa mort en 1783. Par ses activités d'enseignement et de théoricien plus que par sa peinture, il fut une des figures de premier plan des institutions artistiques de son temps. Depuis Paris, où ce provençal s'était établi et fait carrière, il soutint, conseilla et défendit l'académie de peinture de Marseille, dont il fut l'irremplaçable figure tutélaire.
Portrait de Michel-François Dandré-Bardon
Alexandre Roslin. Malmö [Suède], 1718 - Paris. 1793. Huile sur toile, 1756. Versailles. Musée National des Châteaux de Versailles et de Trianon. Dandré-Bardon a été le Directeur perpétuel de l'académie de peinture et de sculpture de Marseille de 1754 à sa mort en 1783. Par ses activités d'enseignement et de théoricien plus que par sa peinture, il fut une des figures de premier plan des institutions artistiques de son temps. Depuis Paris, où ce provençal s'était établi et fait carrière, il soutint, conseilla et défendit l'académie de peinture de Marseille, dont il fut l'irremplaçable figure tutélaire.
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<center>Portrait d'Honoré-Armand, duc de Villars</center>Maurice-Quentin de La Tour. Saint-Quentin. 1704 - Saint-Quentin. 1788.
 Pastel sur papier, 1743. Aix-en-Provence. Musée Granet. Le duc de Villars a été gouverneur de Provence de 1734 à 1770. Protecteur de l'Académie des Belles Lettres de Marseille à la mort de son père, il devint également en décembre 1752, celui de la nouvelle école de dessin, qui ne portait pas encore officiellement le nom d'académie. Tout au long de ces années, il veillera à la bonne marche de cet établissement, soutenant avec bienveillance les demandes des directeurs, notamment pour qu'ils obtiennent les lettres patentes officialisant leur institution et trouvent des locaux pour accueillir leur académie. A sa mort le titre de protecteur sera transmis au directeur des bâtiments du Roi.
Portrait d'Honoré-Armand, duc de Villars
Maurice-Quentin de La Tour. Saint-Quentin. 1704 - Saint-Quentin. 1788. Pastel sur papier, 1743. Aix-en-Provence. Musée Granet. Le duc de Villars a été gouverneur de Provence de 1734 à 1770. Protecteur de l'Académie des Belles Lettres de Marseille à la mort de son père, il devint également en décembre 1752, celui de la nouvelle école de dessin, qui ne portait pas encore officiellement le nom d'académie. Tout au long de ces années, il veillera à la bonne marche de cet établissement, soutenant avec bienveillance les demandes des directeurs, notamment pour qu'ils obtiennent les lettres patentes officialisant leur institution et trouvent des locaux pour accueillir leur académie. A sa mort le titre de protecteur sera transmis au directeur des bâtiments du Roi.
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<center>PROFESSEURS ET ÉLÈVES. </center>Former et apprendre à l’Ecole académique de dessin. Afin d'assurer un enseignement diversifié et de qualité, l'École de dessin avait à sa disposition, dès ses débuts en janvier 1753, un panel important de dix à douze professeurs, dont la plupart étaient d'anciens membres de la confrérie des peintres sculpteurs et doreurs de Marseille. Sur place, aux côtés des deux premiers directeurs perpétuels, le sculpteur Jean-Michel Verdiguier et le peintre César Fenouil, les professeurs, nommés à vie, aux responsabilités bien définies, se répartissaient les différents domaines d'enseignement proposés. Ainsi pour le dessin, il y avait parmi les plus connus : Pierre Coste, David de Marseille, Jacques Antoine Beaufort, Etienne Moulinneuf, Honoré Revelly, ou Jean Joseph Kapeller (par ailleurs professeur de géométrie). D'autres matières étaient également étudiées comme l'architecture et la perspective avec Claude-Jacques Dageville ou encore l'anatomie ou la mécanique.<br>
Chaque professeur enseignait alternativement. Les cours avaient lieu en fin de journée. D'après les documents, les élèves étaient assez nombreux, la plupart étant destinés à entrer dans les ateliers des différentes manufactures notamment celles des faïenciers ou des toiles imprimées. La grande majorité d'entre eux sont restés anonymes, hormis ceux ayant remporté une distinction, le prix annuel de l'école, le Grand Prix de l'Académie royale, ou ayant fait carrière à Paris comme les peintres Simon Julien dit Julien de Toulon, Michel Honoré Bounieu ou Jean-Jacques Forty, les sculpteurs François Poncet, Etienne Dantoine ou Jean-Joseph Foucou. D'autres, malgré leur talent, n'eurent pas la même renommée, mais firent carrière en Provence comme Jean Baptiste Coste, Louis Chaix
PROFESSEURS ET ÉLÈVES.
Former et apprendre à l’Ecole académique de dessin. Afin d'assurer un enseignement diversifié et de qualité, l'École de dessin avait à sa disposition, dès ses débuts en janvier 1753, un panel important de dix à douze professeurs, dont la plupart étaient d'anciens membres de la confrérie des peintres sculpteurs et doreurs de Marseille. Sur place, aux côtés des deux premiers directeurs perpétuels, le sculpteur Jean-Michel Verdiguier et le peintre César Fenouil, les professeurs, nommés à vie, aux responsabilités bien définies, se répartissaient les différents domaines d'enseignement proposés. Ainsi pour le dessin, il y avait parmi les plus connus : Pierre Coste, David de Marseille, Jacques Antoine Beaufort, Etienne Moulinneuf, Honoré Revelly, ou Jean Joseph Kapeller (par ailleurs professeur de géométrie). D'autres matières étaient également étudiées comme l'architecture et la perspective avec Claude-Jacques Dageville ou encore l'anatomie ou la mécanique.
Chaque professeur enseignait alternativement. Les cours avaient lieu en fin de journée. D'après les documents, les élèves étaient assez nombreux, la plupart étant destinés à entrer dans les ateliers des différentes manufactures notamment celles des faïenciers ou des toiles imprimées. La grande majorité d'entre eux sont restés anonymes, hormis ceux ayant remporté une distinction, le prix annuel de l'école, le Grand Prix de l'Académie royale, ou ayant fait carrière à Paris comme les peintres Simon Julien dit Julien de Toulon, Michel Honoré Bounieu ou Jean-Jacques Forty, les sculpteurs François Poncet, Etienne Dantoine ou Jean-Joseph Foucou. D'autres, malgré leur talent, n'eurent pas la même renommée, mais firent carrière en Provence comme Jean Baptiste Coste, Louis Chaix
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<center>Autoportrait en trompe-l’œil, avec coquillages et objets scientifiques.</center>Étienne Moulinneuf. Marseille 1706 – Marseille, 1789.
Huile sur papier, marouflée sur toile, collée sur panneau de chêne, 1769. Sainte-Menehould, musée d’Art et d’Histoire. Le nom de Moulinneuf reste surtout attaché à la fonction de secrétaire perpétuel de l'Académie de peinture et de sculpture, qu'il occupa pendant plus de trente-cinq ans de 1753 à 1789.
Artiste éclectique, il s'adonna à tous les genres de peinture (paysages, marines, peinture d'histoire ou religieuse, natures mortes et miniatures), comme en témoignent la liste de ses tableaux exposés aux différents Salons de l'Académie.
Cet autoportrait pourrait être celui exécuté pour répondre à l'accusation de tromperie dont il fut victime. On lui reprocha d'avoir fait passer pour un trompe-l'œil une gravure représentant l'Enlèvement d'Europe qu'il aurait simplement collée sur la toile d'une de ses natures mortes. En réalisant une nouvelle œuvre avec son autoportrait peint à la manière d'une gravure, Moulinneuf sauvait son honneur tout en prouvant sa virtuosité.
Autoportrait en trompe-l’œil, avec coquillages et objets scientifiques.
Étienne Moulinneuf. Marseille 1706 – Marseille, 1789. Huile sur papier, marouflée sur toile, collée sur panneau de chêne, 1769. Sainte-Menehould, musée d’Art et d’Histoire. Le nom de Moulinneuf reste surtout attaché à la fonction de secrétaire perpétuel de l'Académie de peinture et de sculpture, qu'il occupa pendant plus de trente-cinq ans de 1753 à 1789. Artiste éclectique, il s'adonna à tous les genres de peinture (paysages, marines, peinture d'histoire ou religieuse, natures mortes et miniatures), comme en témoignent la liste de ses tableaux exposés aux différents Salons de l'Académie. Cet autoportrait pourrait être celui exécuté pour répondre à l'accusation de tromperie dont il fut victime. On lui reprocha d'avoir fait passer pour un trompe-l'œil une gravure représentant l'Enlèvement d'Europe qu'il aurait simplement collée sur la toile d'une de ses natures mortes. En réalisant une nouvelle œuvre avec son autoportrait peint à la manière d'une gravure, Moulinneuf sauvait son honneur tout en prouvant sa virtuosité.
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<center>Portrait du peintre Verdussen, de sa femme et de sa servante.</center>Honoré Revelly. Nice, ? - Marseille, après 1790
Huile sur toile1761. Toulon. Musée D'art. On connait peu de chose de la vie et de la carrière de Revelly, artiste sans doute d'origine niçoise. Son arrivée à Marseille doit se situer vers 1750, au plus tard en 1752. Au sein de l’Académie, il est nommé professeur perpétuel de dessin en 1755, avant d'occuper plus tard, les fonctions de directeur-recteur.
Ce très beau portrait de groupe représente le peintre Verdussen dans son intérieur, posant devant une scène de bataille esquissée sur sa toile, avec à ses côtés sa femme et leur servante. Il fut sans doute peint dans le courant de l'année 1761, et fut exposé au mois d'août de cette année-là au Salon annuel de l'Académie.
Portrait du peintre Verdussen, de sa femme et de sa servante.
Honoré Revelly. Nice, ? - Marseille, après 1790 Huile sur toile1761. Toulon. Musée D'art. On connait peu de chose de la vie et de la carrière de Revelly, artiste sans doute d'origine niçoise. Son arrivée à Marseille doit se situer vers 1750, au plus tard en 1752. Au sein de l’Académie, il est nommé professeur perpétuel de dessin en 1755, avant d'occuper plus tard, les fonctions de directeur-recteur. Ce très beau portrait de groupe représente le peintre Verdussen dans son intérieur, posant devant une scène de bataille esquissée sur sa toile, avec à ses côtés sa femme et leur servante. Il fut sans doute peint dans le courant de l'année 1761, et fut exposé au mois d'août de cette année-là au Salon annuel de l'Académie.
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<center>Choc de cavalerie</center>Jan Peter Verdussen. Anvers. Vers 1700 - Marseille. 1763.
Huile sur toile Marseille, 1762. Musée des Beaux-Arts. Verdussen, né à Anvers s'était installé à Marseille vers 1745. En 1762, il fit présent à l'académie de Choc de Cavalerie, probablement comme morceau de réception. Son tableau, très estimé, fut exposé en août à l'exposition annuelle de l'académie où il obtint de nouveau un beau succès. L'œuvre a conservé son cadre original de présentation, avec sa précieuse inscription dédicatoire d'époque.
Choc de cavalerie
Jan Peter Verdussen. Anvers. Vers 1700 - Marseille. 1763. Huile sur toile Marseille, 1762. Musée des Beaux-Arts. Verdussen, né à Anvers s'était installé à Marseille vers 1745. En 1762, il fit présent à l'académie de Choc de Cavalerie, probablement comme morceau de réception. Son tableau, très estimé, fut exposé en août à l'exposition annuelle de l'académie où il obtint de nouveau un beau succès. L'œuvre a conservé son cadre original de présentation, avec sa précieuse inscription dédicatoire d'époque.
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<center>Le Serment de Brutus</center>Jacques-Antoine Beaufort. Paris. 1721 - Rueil. 1784. 
Huile sur toile. Nevers. Musée de la Faïence et des Beaux-Arts. La date d'arrivée de Beaufort à Marseille est inconnue, tout comme les motivations qui le poussèrent à s'y installer. Il figure dans (a liste des enseignants de l'académie dès 1754. Après plus de six années passées à Marseille, il demanda un congé pour se rendre à Paris où il arriva fin décembre 1760. Ambitieux, soutenu par Dandré-Bardon. il reçut son agrément à l'Académie royale de peinture et de sculpture en décembre 1766 où il fut reçu après l'acceptation de son morceau de réception : Le Serment de Brutus. Mal jugée, cette œuvre inspirera pourtant, quelques décennies plus tard, Jacques-Louis David (1748-1825) qui retiendra les pauses des personnages de Beaufort pour la composition, en 1784, du Serment des Horaces (Paris, musée du Louvre).
Le Serment de Brutus
Jacques-Antoine Beaufort. Paris. 1721 - Rueil. 1784. Huile sur toile. Nevers. Musée de la Faïence et des Beaux-Arts. La date d'arrivée de Beaufort à Marseille est inconnue, tout comme les motivations qui le poussèrent à s'y installer. Il figure dans (a liste des enseignants de l'académie dès 1754. Après plus de six années passées à Marseille, il demanda un congé pour se rendre à Paris où il arriva fin décembre 1760. Ambitieux, soutenu par Dandré-Bardon. il reçut son agrément à l'Académie royale de peinture et de sculpture en décembre 1766 où il fut reçu après l'acceptation de son morceau de réception : Le Serment de Brutus. Mal jugée, cette œuvre inspirera pourtant, quelques décennies plus tard, Jacques-Louis David (1748-1825) qui retiendra les pauses des personnages de Beaufort pour la composition, en 1784, du Serment des Horaces (Paris, musée du Louvre).
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<center>Portrait du comédien Préville</center>Jean-César Fenouil. Marseille. ? - Metz, 1755. Huile sur toile, 1751. Marseille. Musée des Beaux-Arts. On connaît peu de chose de la carrière de Fenouil, pourtant originaire de Marseille, Agréé en 1740 par l'Académie royale de pein¬ture et de sculpture à Paris, il commence à exposer au Salon, puis sillonne la France entre 1748 et 1751. Il s'installe provisoirement à Marseille au début de l'année 1752, et devient en janvier 1753 le premier, mais éphémère, directeur de la nouvelle académie qui vient de se créer, aux côtés du sculpteur Jean-Michel Verdiguier. Il est de nouveau à Paris en 1754, puis à Metz où il meurt en 1755. Préville (Pierre-Louis Dubus, 1721- 1799), fut l'un des plus célèbres acteurs de comédie de son temps. Il sera en 1775, le créateur du rôle de Figaro dans le Barbier de Séville.
Portrait du comédien Préville
Jean-César Fenouil. Marseille. ? - Metz, 1755. Huile sur toile, 1751. Marseille. Musée des Beaux-Arts. On connaît peu de chose de la carrière de Fenouil, pourtant originaire de Marseille, Agréé en 1740 par l'Académie royale de pein¬ture et de sculpture à Paris, il commence à exposer au Salon, puis sillonne la France entre 1748 et 1751. Il s'installe provisoirement à Marseille au début de l'année 1752, et devient en janvier 1753 le premier, mais éphémère, directeur de la nouvelle académie qui vient de se créer, aux côtés du sculpteur Jean-Michel Verdiguier. Il est de nouveau à Paris en 1754, puis à Metz où il meurt en 1755. Préville (Pierre-Louis Dubus, 1721- 1799), fut l'un des plus célèbres acteurs de comédie de son temps. Il sera en 1775, le créateur du rôle de Figaro dans le Barbier de Séville.
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<center>Portrait de Jean-Joseph Kapeller. </center>Jean-Frédéric-Marc Nattier. Paris, 1734 – Rome 1754.
1753. Huile sur toile. Collection particulière. A l'automne 1753, âgé de dix-neuf ans, Jean-Frédéric-Marc Nattier, fils et élève du grand Jean-Marc Nattier, peintre du roi, prend la route pour Rome afin d'y parfaire son éducation artistique. Arrivé à Marseille en octobre 1753, il rencontre probablement des membres de la toute nouvelle académie, dont l'une des missions était de favoriser le séjour et d'accueillir des artistes de passage pour l'Italie. Son étape prolongée lui laissa le temps de mettre en œuvre le portrait du secrétaire alors en exercice : Jean-Joseph Kapeller. Il s'agit de la seule représentation connue d'un des plus importants fondateurs de cette institution.
Quelques mois seulement après son arrivée à Rome, le jeune Nattier se noyait lors d'une baignade dans le Tibre.
Portrait de Jean-Joseph Kapeller.
Jean-Frédéric-Marc Nattier. Paris, 1734 – Rome 1754. 1753. Huile sur toile. Collection particulière. A l'automne 1753, âgé de dix-neuf ans, Jean-Frédéric-Marc Nattier, fils et élève du grand Jean-Marc Nattier, peintre du roi, prend la route pour Rome afin d'y parfaire son éducation artistique. Arrivé à Marseille en octobre 1753, il rencontre probablement des membres de la toute nouvelle académie, dont l'une des missions était de favoriser le séjour et d'accueillir des artistes de passage pour l'Italie. Son étape prolongée lui laissa le temps de mettre en œuvre le portrait du secrétaire alors en exercice : Jean-Joseph Kapeller. Il s'agit de la seule représentation connue d'un des plus importants fondateurs de cette institution. Quelques mois seulement après son arrivée à Rome, le jeune Nattier se noyait lors d'une baignade dans le Tibre.
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<center>Portrait d'homme.</center>Jean-Baptiste Greuze. Tournus, 1725 - Paris, 1805. Huile sur toile.
Portrait d'homme.
Jean-Baptiste Greuze. Tournus, 1725 - Paris, 1805. Huile sur toile.
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<center>Portrait la Duchesse d'Orléans.</center>Élisabeth VIGÉE-LEBRUN
Paris. 1755- 1842.
Huile sur toile, vers 1789. Louise Elisabeth reçoit de son père Louis Vigée, pastelliste de renom, une solide formation. Orpheline à douze ans, et soutenue par le peintre Doyen, elle rencontre Vernet, Greuze et entame très tôt une longue carrière de portraitiste. La manière élégante qu’elle prête à ses modèles lui attire la clientèle de l’aristocratie. Elle devient rapidement le peintre favori de Marie-Antoinette, et grâce à sa protection, entre en 1783 à l’Académie royale de peinture. 1789 marque pour Vigée-Lebrun qui fuit la Révolution, le début d’une longue errance, mais également de succès dans les grandes cours européennes.
Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon-Penthièvre est l’épouse du duc d’Orléans. Épousée pour sa fortune, leur mariage est rapidement malheureux. Les époux se séparent officiellement en 1792.
S’écartant du faste traditionnel des portraits de cour, Vigée- Lebrun peint son modèle sur un simple fond gris, élégamment vêtue à la dernière mode. L’exécution des étoffes est remarquable de délicatesse dans le traitement des transparences de mousselines et le rendu velouté et chatoyant des coussins.
Elisabeth Vigée-Lebrun a su saisir dans ce portrait, la personnalité de cette femme dont on a écrit : «Cette princesse portait partout une mélancolie dont rien ne pouvait ta guérir. Elle souriait quelques fois, elle ne riait jamais ».
Portrait la Duchesse d'Orléans.
Élisabeth VIGÉE-LEBRUN Paris. 1755- 1842. Huile sur toile, vers 1789. Louise Elisabeth reçoit de son père Louis Vigée, pastelliste de renom, une solide formation. Orpheline à douze ans, et soutenue par le peintre Doyen, elle rencontre Vernet, Greuze et entame très tôt une longue carrière de portraitiste. La manière élégante qu’elle prête à ses modèles lui attire la clientèle de l’aristocratie. Elle devient rapidement le peintre favori de Marie-Antoinette, et grâce à sa protection, entre en 1783 à l’Académie royale de peinture. 1789 marque pour Vigée-Lebrun qui fuit la Révolution, le début d’une longue errance, mais également de succès dans les grandes cours européennes. Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon-Penthièvre est l’épouse du duc d’Orléans. Épousée pour sa fortune, leur mariage est rapidement malheureux. Les époux se séparent officiellement en 1792. S’écartant du faste traditionnel des portraits de cour, Vigée- Lebrun peint son modèle sur un simple fond gris, élégamment vêtue à la dernière mode. L’exécution des étoffes est remarquable de délicatesse dans le traitement des transparences de mousselines et le rendu velouté et chatoyant des coussins. Elisabeth Vigée-Lebrun a su saisir dans ce portrait, la personnalité de cette femme dont on a écrit : «Cette princesse portait partout une mélancolie dont rien ne pouvait ta guérir. Elle souriait quelques fois, elle ne riait jamais ».
211
<center>Portrait de Madame Favrega.</center>Antoine Jean Gros.  Paris, 1771 - Meudon, 1835. Huile sur toile, 1793.
Portrait de Madame Favrega.
Antoine Jean Gros. Paris, 1771 - Meudon, 1835. Huile sur toile, 1793.
212
<center>Portrait de Giuseppe Favrega</center>Anne-Louis Girodet – Trioson. Montargis, 1767 - Paris, 1824. Huile sur toile, 1792.
Portrait de Giuseppe Favrega
Anne-Louis Girodet – Trioson. Montargis, 1767 - Paris, 1824. Huile sur toile, 1792.
213
<center>Caravane, 1764. Jardin italien, 1764. Léda et le cygne. Pan et Syrinx.</center>Philippe Jacques de Loutherbourg.
Hubert Robert.
Jean Henry dit Henry d'Arles.
Caravane, 1764. Jardin italien, 1764. Léda et le cygne. Pan et Syrinx.
Philippe Jacques de Loutherbourg. Hubert Robert. Jean Henry dit Henry d'Arles.
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<center></center>A la demande de Dandre Bardon, l'Académie royale de peinture et de sculpture de Paris décidait le 24 novembre 1753 de faire don d'une série de 21 académies réalisées par ses professeurs, pour servir de modèles aux élèves de la toute nouvelle école de dessin de Marseille. Elles étaient accompagnées d'un écrit de Dandré Bardon intitulé : Observations sur la manière de poser et dessiner le modèle rédigé à l'attention des professeurs et élèves marseillais. Dans un des paragraphes de son texte, il légitimait cet envoi : Tout ce que peuvent offrir de frappant et d'instructif, la variété, la singularité, la beauté des attitudes, la noblesse, l'élégance la finesse des contours, la précision des détails, la douceur et la fierté du crayon la vérité des effets, la dégradation des lumières, l'intelligence des fonds, enfin tout ce qui concourt a la perfection du dessein se trouve écrit d'une manière bien nette et bien distinguée dans ces magnifiques chefs d'œuvre de l'art Ils seront, je l'espère, l'objet des études de cette nouvelle Ecole, ainsi que l'admiration des étrangers et des vrais connaisseurs.<br>
A ce jour, sur les vingt et une académies seules huit ont été retrouvées et repérées, quatre sont présentées à l'exposition. Elles portent toutes un numéro d'ordre (de 1 à 21) suivant la liste établie par Dandré Bardon, précédé des initiales: A R.N. (ou parfois Acad. Roy. N.) pour Académie Royale N°. attestant ainsi l'origine prestigieuse de ces dessins.
A la demande de Dandre Bardon, l'Académie royale de peinture et de sculpture de Paris décidait le 24 novembre 1753 de faire don d'une série de 21 académies réalisées par ses professeurs, pour servir de modèles aux élèves de la toute nouvelle école de dessin de Marseille. Elles étaient accompagnées d'un écrit de Dandré Bardon intitulé : Observations sur la manière de poser et dessiner le modèle rédigé à l'attention des professeurs et élèves marseillais. Dans un des paragraphes de son texte, il légitimait cet envoi : Tout ce que peuvent offrir de frappant et d'instructif, la variété, la singularité, la beauté des attitudes, la noblesse, l'élégance la finesse des contours, la précision des détails, la douceur et la fierté du crayon la vérité des effets, la dégradation des lumières, l'intelligence des fonds, enfin tout ce qui concourt a la perfection du dessein se trouve écrit d'une manière bien nette et bien distinguée dans ces magnifiques chefs d'œuvre de l'art Ils seront, je l'espère, l'objet des études de cette nouvelle Ecole, ainsi que l'admiration des étrangers et des vrais connaisseurs.
A ce jour, sur les vingt et une académies seules huit ont été retrouvées et repérées, quatre sont présentées à l'exposition. Elles portent toutes un numéro d'ordre (de 1 à 21) suivant la liste établie par Dandré Bardon, précédé des initiales: A R.N. (ou parfois Acad. Roy. N.) pour Académie Royale N°. attestant ainsi l'origine prestigieuse de ces dessins.
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<center>Vénus sortant du bain</center>Jean-Joseph FOUCOU
Riez 1739-Paris 1821
Marbre
Vénus sortant du bain
Jean-Joseph FOUCOU Riez 1739-Paris 1821 Marbre
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<center>Faune au chevreau.</center>Jean-Joseph Foucou. Riez. 1739 - Paris. 1821. 
Marbre, 1774. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
Faune au chevreau.
Jean-Joseph Foucou. Riez. 1739 - Paris. 1821. Marbre, 1774. Marseille. Musée des Beaux-Arts.
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