Ancienne chapelle des Pénitents noirs. Les panneaux, exceptionnels dans leur traitement, illustrent les principales scènes de la Passion du Christ : le baiser de Judas dans le jardin des Oliviers, la Flagellation,
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. Le baiser de Judas.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. La Flagellation.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. L’Ecce Homo et le Christ sur le chemin du Calvaire. Un jeu de colonnes cannelées et torses les encadre, leurs chapiteaux étant de style composite avec des feuilles d’acanthe et des animaux.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. L’Ecce Homo.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. Le Christ sur le chemin du Calvaire.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. Le Christ en croix dans un baldaquin couvert d’une voûte à caissons semés d’étoiles et de têtes d'anges. Un second entablement couronne le retable, soutenu par six colonnes et surmonté d’une série de pots-à-feu et de pots-à-fleurs. Les quatre évangélistes et deux anges encadrent la Trinité : le Christ ressuscité est accueilli par Dieu le Père sous la protection de la colombe du Saint-Esprit.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. Saint Luc et saint Jean.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. Le Christ ressuscité est accueilli par Dieu le Père sous la protection de la colombe du Saint-Esprit.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. Sain Matthieu et saint Marc.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. Chaire à prêcher. 1ère moitié 18e siècle. L'accès à la chaire à prêcher se fait, à l'extérieur de la chapelle, dans le long corridor longeant la chapelle, par un emmarchement en calcaire. L'ensemble de l'œuvre est en bois taillé. La cuve présente des décors dans la masse recouverts de stuc doré à la feuille. La partie centrale de la cuve présente 3 panneaux délimités par des moulurations rapportées et dorées à la feuille. Le centre de ces panneaux comporte des décors peints polychrome. L'abat-voix, à pans coupés, est également en bois et présente des décors dans la masse recouverts de stuc et dorés à la feuille. La partie supérieure de l'abat-voix est couronnée par une statue en bois en ronde-bosse peinte polychrome et dorée à la feuille.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. La cuve présente des décors de faux marbre blanc veiné noir. La partie inférieure de la cuve présente des décors constitués de godrons, de feuillages et de fleurons dorés. La partie centrale de la cuve présente 3 panneaux à l'intérieur peint faux marbre vert, veiné blanc et noir. La partie inférieure du dorsal présente un décor de faux appareillage surmonté d'un décor peint figurant une nuée, cantonnée de cordons rouges et couronné par une tête d'ange ailé. Au centre de cette nuée est figurée une croix à l'intérieur d'un médaillon présentant des inscriptions sur son pourtour. L'intérieur de l'abat son présente des rayons lumineux. La statue installée sur la partie supérieure de l'abat-voix représente sainte Hélène, en pied, cheveux déliés, vêtue d'un manteau doré et portant une couronne dorée. Dans sa main senestre, elle porte une croix. Sa main dextre est appuyée sur sa poitrine.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. Statue : Saint François de Sales. Bois : taillé, peint (polychrome), doré, argenté. Le saint patron de la chapelle est représenté en prêtre, vêtu d'un surplis doré et d'une mozette argentée. Cette statue en bois datant de la première moitié du 18e siècle est une ronde bosse. Au dessus de la niche est peint un visage humain. Saint François de Sales est connu pour son engagement à la fin du XVIème siècle contre la Réforme protestante et son exaltation du culte de la Croix.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. Le plafond en bois de la chapelle peint en 1701 est signé Guy, du nom d'une famille de peintre villefranchois. Dans l'historiographie locale, il est évoqué qu'il est possible que Mathieu et Pierre Guy aient pu peindre ensemble le plafond. Le sculpteur Clamb est chargé d'exécuter tous les culs de lampe. Les peintures de la voûte sont restaurées en 1767. Le plafond de la chapelle est réalisé en bois peint polychrome. Au centre, une coupole autour de laquelle s'articule 8 panneaux juxtaposés deux à deux et retombant sur les 4 piliers de la nef scandant les 4 bras de la chapelle.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. La coupole centrale de forme semi-hémisphérique en partie haute comporte, en partie basse, une nervure de plan octogonal. Des clefs pendantes tournées et moulurés sont installées à chacun des 8 angles de la nervure.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. Le centre de la coupole présente un labarum : médaillon bordé d'inscriptions et comportant en son centre une croix. Autour de ce dernier, partent des rayons lumineux. 4 têtes d'anges ailés bordent ce médaillon. Des faisceaux de rayons lumineux partent de chacune des 4 têtes d'ange. 6 anges ailés et 15 têtes d'anges ailées se distribuent dans une nuée sur tout le pourtour de la coupole. Autour de la coupole, une guirlande de fleurs et de fruits (pomme, poire, grenade) court sur chacun des 8 panneaux.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. Chacun des 4 panneaux représentant un saint comporte, en partie inférieure, une tête d'ange ailée surmontée d'un cartouche dans lequel est inscrit une devise. Le centre du panneau représente le saint au centre d'une nuée. La partie supérieure de chacun de ces panneaux présente des motifs de rinceaux et 3 anges nus, ailés et portant sur l'épaule une pièce de tissu. Deux de ces anges portent une corne d'abondance. Les 4 panneaux illustrant les 4 évangélistes comportent en partie inférieure un motif de rinceaux. Le centre des panneaux figure un évangéliste avec son attribut surmonté de 4 anges nus et ailés dont 2 tiennent des guirlandes de fleurs et de fruits. Chacun des 4 évangélistes est représenté avec les Saintes Ecritures et une plume d'écriture dans la main dextre.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. A droite, Saint François de Sales, le saint patron de la chapelle des pénitents noirs, est figuré chauve, portant la barbe et la moustache. Il est agenouillé sur un coussin, devant une table recouverte d'un tissu rouge sur laquelle reposent 2 livres fermés et 1 ouvert. La présence à ses côtés de livres évoque l'influence du théologien. Vêtu d'un surplis et portant une croix autour du cou, il lève ses deux mains et tient un cœur enflammé dans sa main dextre. A gauche, saint Jean, avec l'aigle à ses pieds à droite.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. A gauche, Sainte Hélène, mère de Constantin, est représentée agenouillée, de trois-quarts, posant sa main dextre sur le cœur et tenant une sphère dans l'autre main. Elle porte un collier de perle autour du cou ainsi qu'autour de sa tête. Une croix est représentée du coté senestre de la sainte. Derrière la sainte est représenté un objet cylindrique en forme de roue. A droite, saint Matthieu avec l'homme ailé au-dessus de son épaule gaucche.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. A gauche, Saint Constantin est représenté portant la barbe et une fine moustache. Vêtu en empereur romain, il tend sa main senestre qui est ouverte. Dans sa main dextre, il tient une lance. Une couronne et un casque sont posés à ses pieds. Debout, il pose son genoux dextre au sol. Son regard accompagne l'envolée de la croix situé du côté destre de la scène. Une devise est inscrite autour de cette croix. A droite, saint Luc avec le taureau à ses pieds.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. A droite, Constantin est également figuré sous les traits d'un roi de France, sans doute Louis XIV qui vient d'abroger l'édit de Nantes, moustachu, barbu, cheveux déliés et agenouillé. Vêtu d'un manteau de sacre, il porte autour du cou la croix de l'ordre du saint Esprit. Il tient dans ses mains une croix soutenue en partie haute par deux anges ailés portant une pièce de tissu sur l'épaule. Un autre ange ailé tient la base de cette croix. Au premier plan, sont posés au sol, une couronne, un sceptre, et une main de justice. A gauche, saint Jean, avec le lion (qui a un visage humain) à ses pieds.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. Dalle funéraire de Géraud Caval, trésorier de la confrérie. Sous la tribune d'orgue, entre les deux piliers. L'œuvre est composée de deux éléments de calcaire taillés et présentant des décors et des inscriptions à relief gravé. La partie supérieure de la dalle funéraire comporte un écu dans lequel figure, en partie haute, 3 croix grecques. L'écu est inscrit dans un cercle. Au centre de la dalle figure une tête de mort au centre d'une croisée d'os humains. En 1669, alors que la construction de la chapelle n'est pas achevée, la confrérie accuse un déficit de 896 livres afin de pouvoir achever les travaux de construction.Iil fait don de cette somme à la confrérie en échange de l'autorisation de pouvoir être inhumé dans la chapelle après sa mort. Les inscriptions présentes sur la dalle funéraire reprennent le monogramme du donateur ainsi qu'une devise écrite en latin signifiant : Durant ma vie ce temple que tu vois fut mon soin. La croix a été ma vie. La croix sera ma mort.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. Statue : Vierge à l'Enfant. Bois : taillé, peint. Cette statue dont l'auteur est inconnu est d'une très grande qualité malgré les manques et les fentes quelle présente. Cette oeuvre du 17ème siècle est installée dans la niche de l'autel secondaire saint Charles. La Vierge, en pied, de face, portant l'Enfant Jésus sur son bras senestre. Son bras dextre est tendu et sa main dextre figure un geste suggérant que le modèle devait tenir un objet. La Vierge est présentée vêtue d'un vêtement blanc maintenu par une ceinture rouge et d'un manteau rouge. Elle porte un voile blanc qui laisse apparaître des cheveux bouclés et déliés. L'Enfant Jésus porte un vêtement blanc et est figuré les cheveux bouclés et déliés. Les pommettes des sujets sont suggérées par des rehauts de couleur rouge.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. Les stalles sont des sièges de bois à dossier élevé, divisant les chanoines ou les moines en deux groupes, pour le chant ou la récitation alternative des psaumes de l’office divin. Elles ont la caractéristique de permettre deux positions, une assise, ou bien, si le siège est relevé, debout avec appui sur une miséricorde. Trois fenêtres ont été percées dans les dossiers. Œuvre d'André Sulpice, mort en 1490. Proviennent de l'abbaye de Loc-Dieu. Elles sont une donation de Vincent Cibiel, riche Villefranchois qui racheta l’abbaye de Loc-Dieu (sur la commune de Martiel) en 1808. Elles furent installées à la tribune de la chapell pour le chœur de chantres, l’acoustique depuis la tribune étant excellente. De style gothique flamboyant et attribuables aux années 1440, elles sont ornées de motifs végétaux qui rappellent l’austérité des moines cisterciens et leur attachement à la nature.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. Les miséricordes.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. Les miséricordes.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. La chapelle est de plan centré, comme le Saint Sépulcre. Le centre du dallage forme un carré, symbole de la création divine. Dans ce carré est figurée une croix.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
L'entrée se fait aujourd'hui par le bâtiment "Les glycines" qui est l'ancien hospice du XIX siècle. Au temps des premières fondations, les chartreux choisissaient des lieux de totale solitude. Mais dès le XIIIe siècle, à l'instar des ordres mendiants (Carmes, Cordeliers...), ils se rapprochent des cités; parfois même ils installent leur monastère au cœur des villes. A Villefranche, le «terroir de Felis » que Vésian leur propose et qu'ils acceptent, est aux portes de la bastide, à moins d'un kilomètre, A quatre cent mètres des rives de l'Aveyron sur une terre de vignes alimentée par une abondante source captée au flanc du Macarou. L'isolement nécessaire à la spiritualité est assuré par le mur d'enceinte de cinq à six mètres de haut et par la vigilance du portier qui contrôlait l'accès à la cour des obédiences.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Vésian Valette : petit fils et fils de notaire, consul de Villefranche de Rouergue à trois reprises, marchand drapier, Vésian Valette dispose en ce milieu du XVe siècle d’une grande fortune.
Le contexte économique est exceptionnel en cette période marquée par la fin de la guerre de Cent Ans. Vésian vient aussi d'hériter de son beau-frère et associé, Guillaume Chalvrand, propriétaire du terroir de « Felis ».
Catherine Garnierb : épouse de Vésian, Catherine Garnier est de noble naissance. Ils n'ont pas d'enfants. Faisant partie de l'élite villefranchoise, tous deux sont marqués par la « dévotio moderna» qui inspire la spiritualité chrétienne largement diffuése par l’ordre chartreux en pleine expansion.
La fondation: ayant décidé de participer au jubilé de Rome de 1450, Vésian Valette, avant son départ de Villefranche rédige son testament le 17 juin : en cas de décès, il lègue sa fortune à l’ordre cartusien sous condition que les Pères Chartreux bâtissent un monastère et disent à son intention et à celle de son épouse, une messe quotidienne tant que vivrait le monastère.
Vésian Valette rejoint Rome en pèlerin. Il est victime de l’épidémie de peste qui sévit en cet été 1450. Il est inhumé dans une église romaine conventuelle.
Dès que la nouvelle est connue et attestée à Villefranche, sa veuve Catherine Garnier, met immédiatement en œuvre les dispositions testamentaires de son défunt époux.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
La cour de l'hospice. Sur la gauche se situait l'entrée de la chartreuse et la cour des obédiences. La chartreuse de Villefranche est la première implantation cartusienne créée en Rouergue.
Cette implantation est relativement tardive (milieu du XVe siècle). Cela s'explique sans doute par le nombre de monastères déjà existants sur ces terres.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
La chapelle des Étrangers ou des femmes se trouve hors du mur d'enceinte, au nord-ouest. Elle reprend le plan du chapitre : nef unique à deux travées avec une abside polygonale. Elle est couverte avec une voûte à liernes et tiercerons.
La chapelle est éclairée par cinq fenêtres à remplage flamboyant dans l'abside et une rose à l'ouest.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
La chapelle.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Hôtellerie construite en 1670, quand il y a eu un agrandissement de certains bâtiment, à côté de l'église et le couloir menant au grand cloître. quand il y a eu un agrandissement de certains bâtiments. La porte de style maniériste est l'entrée du couloir menant au grand cloître. L'aménagement intérieur a été refait pour l'hôpital.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Une porte d'entrée flamboyante existe face à l'entrée de la chapelle qui permettait l'accès au logement du prieur.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Le « lavatorium » est la fontaine située sous une arcade creusée dans le mur occidental du petit cloître. Il est surmonté d'un tympan en bas-relief représentant la scène du « lavement des pieds », par le Christ, d'après l'évangile de Saint Jean, au chapitre 13.
Bien que vandalisé lors des guerres de religions (les visages ont été martelés), le bas-relief permet de deviner le Christ au centre, lavant les pieds de ses disciples. Sur le phylactère de droite, on peut lire : « Si non laverote, non habebis partem mecum » (Si je ne te lave pas, tu n'auras pas de part avec moi) ; Pierre répond sur le phylactère de gauche : « Domine, non tantum pedes meos, sed et manus, et caput » (Seigneur, pas seulement les pieds, mais encore les mains et la tête).
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La chartreuse Saint-Sauveur.
La chapelle.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
La chapelle.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Le portail est précédé d'un avant-porche polygonal à trois baies inégales.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Les vantaux en bois de la porte ont été conservés. La partie basse représente un chartreux portant les armes d'un des fondateurs (ici, celles de Catherine Garnier).
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Les clés de voûte des trois baies portent les armes des fondateurs. Ici le blason de Vézian Valette.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Clé de voûte avec le blason de Catherine Garnier.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Clé de voûte avec le blason des deux époux.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Nef de la chapelle avec la cloison en bois séparant le chœur des moines de la nef réservée aux convers.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
La chapelle est divisée en deux parties par une haute cloison en bois, consacrée à la louange de Marie, réalisée au XVIIIe siècle, séparant le chœur des moines qui se trouve dans la troisième travée, des convers ou d'éventuels visiteurs masculins dans la première travée.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Sur les cimaises de cette chapelle, sept grands tableaux ont été accrochés au XVIIIe siècle. Il s'agit de copies de la seconde série des Sept Sacrements de l'Église de Nicolas Poussin que l'artiste peignit pour Paul Fréart de Chantelou de 1644 à 1648. Ces copies, dont les canevas furent préparés par l'atelier Coypel de Paris, furent mises en peinture par l'atelier de peinture de la chartreuse de Toulouse, et offertes à la chartreuse de Villefranche par Charles Louis Auguste Fouquet, dit le maréchal de Belle-Isle, petit-fils de Nicolas Fouquet, né à Villefranche-de-Rouergue le 22 septembre 1684. Les sept sacrements : le Baptême, l'Eucharistie, la Confirmation, la Réconciliation, le Mariage, l'Ordination, l'Extrême Onction.
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A droite, l'Annonciation.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
L'agneau Pascal entouré de deux anges. Au-dessus, la Vierge et l'Enfant.
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A gauche, la Sainte Famille.
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A gauche, la Sainte Famille.
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Dans la première travée de la chapelle, à gauche, une porte donne accès à une salle, appelée « trésorerie » bien qu'il n'y ait jamais eu de trésor, où les novices prononçaient leurs premiers vœux devant un autel situé à l'Est.
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En face, à droite de la chapelle, une porte donne accès à la chapelle mortuaire ouverte sur la galerie Nord du petit cloître. Les deux culots représentent des crânes.
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La cloison en bois vue du chœur des moines.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Le chœur est éclairé par cinq hautes fenêtres munies de vitraux.
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Clé de voûte du choeur avec les armes de Vésian.
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Les moines disposent de stalles en bois. Il y a au total trente stalles sur un rang, douze au nord, autant au sud, et trois de chaque côté de l'entrée du chœur. Organisées en U et ouvertes vers le chœur, elles étaient généralement attribuées au maître hucher André Sulpice, créateur des stalles de la Collégiale de Villefranche de Rouergue et de la Cathédrale Notre Dame de Rodez. Une récente étude de J. Dubois lui en concède huit les vingt-deux autres pouvant être attribuées à son fils, Étienne Sulpice vers 1490. Le contrat a été passé en 1462. Leur réalisation a duré seize ans. Deux tableaux de musique se trouvent au-dessus des stalles. Les deux tableaux présentent des portées de notes (neumes carrés) accompagnées d'une inscription. Ici, Adoremus (repons du premier office)
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Inscription (sur le second tableau) : In manutua (début de complies, dernier office). L'église de la chartreuse est le véritable cœur du site :
Sa taille (27 m de longueur, 8 m de largeur et 12 m de hauteur), hors de proportion avec la taille modeste de la communauté qui l'habite (une quinzaine de pères et une dizaine de convers ou donnés), traduit la volonté symbolique de lui donner la première place. Les chartreux s’y réunissent quotidiennement à trois reprises :
à l’aube du jour pour le chant des matines, de 23h15 à 1 h15 ; à 6h15 pour la messe chantée ; à 15h pour les vêpres de l’office du jour.
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Le choeur.
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Sur la gauche est dressé l'enfeu dans lequel furent inhumés, lors de leur retour de Rome en 1481, les restes de Vésian Valette. La cuve de l'enfeu est ornée des blasons des fondateurs. La polychromie des blasons reste très visible. L’enfeu est surmonté d'une arcature ornée de redents sculptés et de remplages flamboyants.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Au pied de cet enfeu, gît au sol la dalle funéraire sous laquelle sont réunies les dépouilles de Vésian et de Catherine, peu après la mort de cette dernière en 1483. Vésian et Catherine sont représentés côte è côte, mains jointes dans une attitude de prière. On peut lire les inscriptions suivantes :FVNDATOR HVIVS DOMUS" au-dessus de l'effigie de Vésian Valette,
"FVNDATRIX" au-dessus de celle de son épouse,
et tout autour de la pierre tombale :
"HIC IACENT CORPORA HONORABILIS VESIANI VALETA, MERCATORIS VILLEFRANCHE, QVI DECESSIT AB HOC SECULO ANNO IVBILEO MILLESIMO CCCC L, ET NOBILIS KATHERINE GARNEIRA, EIVS CONSORTIS, QVE OBIIT ANNO MILLESIMO CCCC LXXX II, QVORVM ANIME REQVIESCANT IN PACE.
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L'autel actuel est un réaménagement des XVIIIe – XIXe siècle, faisant suite à la dépose et à la vente d'une prédelle, cédée au musée de Cluny en 1880.
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Le tabernacle.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Malheureusement très lacunaires, les vitraux nous donnant à voir une vierge à l’Enfant, Saint-Paul, Saint-Antoine dans la désert, un évêque et un pèlerin de Saint-Jacques...
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Vitrail de l'abside représentant un évêque et Notre-Dame à l'Enfant.
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Les fondateurs avec leur blason, Saint-Paul, Saint-Antoine dans la désert.
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Un évêque et un pèlerin de Saint-Jacques.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Le vestibule. Situé entre l’église et la salle capitulaire, le vestibule permet à la communauté de rejoindre en procession le chœur, depuis le grand cloître, puis le petit cloitre sans pénétrer dans la salle capitulaire. De dimensions réduites (7m x 3m60), le vestibule est constitué de deux travées voûtées d’ogives, portant en leur clé les armes de Vésian Valette et de son épouse. Un élégant amortissement des retombées d'arc se perd tout en finesse dans les parois latérales sans usage de culots.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Clé portant les armes de Vésian Valette et de son épouse.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Le vestibule. Ce court passage est éclairé par un vitrail, muni d’un remplage flamboyant, dédicacé à la Vierge Marie. Ce vitrail reprend le thème de l'arbre de Jessé mais adapté à l'ordre cartusien, c'est l'arbre de Saint-Bruno. Les rameaux relient la Vierge à des figures de saints de l'ordre des Chartreux : saint Basile, saint Augustin, saint Bruno, Goswinus Comhair, le bienheureux Niccolò Albergati, Guigues, prieur de la Grande-Chartreuse, ", saint Étienne, Étienne de Châtillon, peut-être le vénérable Guillaume van Absel, de Bréda, saint Benoît, fondateur de l'ordre bénédictin. Il s'agit d’une sorte de transcription d'un dessin imprimé à Bâle en 1510, illustrant les statuts de l'ordre et montrant quelques chartreux ayant eu une mission d'église particulière.
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Le vestibule. La tabula sur laquelle était inscrit le programme hebdomadaire et les obligations de chaque moine. La tabula est une sorte de tableau d'affichage, dont l'usage subsiste encore aujourd'hui dans les chartreuses. Datée de 1628, c’est un panneau de bois surmonté d'un fronton. Fixé au mur du vestibule, il permet à chaque père de connaître, pour la semaine, en partie haute, l'office à célébrer, et en partie basse l’autel où officier.
Les lettres de A è P, désignent sous la forme d'alphabet, le père chartreux concerné (cette même lettre figure sur le linteau de porte de sa cellule).
En abscisse, sont désignés les quatre autels de célébration : maître autel - église ; autel de la vierge - salle capitulaire ; autel des obédiences - chapelle de la trésorerie ; autel funéraire - chapelle funéraire (petit cloitre)
En ordonnée, sont précisées les intentions de messe : sanctoral, messes votives, messes pour les défunts ou pour les bienfaiteurs...
En partie basse, sont précisées les lectures pour temps de fêtes. Les alignements de trous permettaient au sacristain d'affecter à chaque père, soit la célébration, soit la lecture pour chaque jour, avec indication de la nature de l’office, et de l’autel, grâce à de petites «pointes ».
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Le chapitre ou salle capitulaire adopte le plan d'une petite chapelle, comprenant une nef de deux travées de 6m60 par 4m80, voûtée d'ogives, isolée du cloître, pour permettre à la communauté de donner aux délibérations capitulaires un caractère secret conforme aux statuts de l’ordre. C'est ce qui la différentie de la salle capitulaire des abbayes bénédictines ou cisterciennes largement ouvertes sur le cloitre. Le chapitre est le lieu de réunion des moines où se prennent les décisions concernant le monastère, où sont dites certaines messes et le rituel du lavement des pieds.
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Le chapitre. Les ciels de voûte portent les blasons des fondateurs.
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Le chapitre. Les voûtes d'ogives, retombent sur des culots très ouvragés, dont un évoque sous la symbolique d'un griffon menaçant, l'affrontement de l'homme et des forces du mal
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Le chapitre.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
L'abside polygonale est différente par son appareil constructif et son architecture. Elle est à trois pans, chacun comprend une fenêtre éclairée par un vitrail, les croisées d'ogive de la voûte sexpartite retombent sur des colonnettes engagées formant nervures jusqu'au sol
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Le chapitre. Une des colonnettes engagées formant nervures jusqu'au sol.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Le chapitre. Sous la fenêtre d'axe, une niche sert d'autel ; elle est ornée d'une moulure torsadée et de branches écotées, caractéristiques du vocabulaire ornemental de la fin du XVe siècle. Les deux colonnettes portent les armes de Catherine Garnier et de Vésian Valette. La présence d'un autel dans la salle du chapitre, est une particularité des chartreuses.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Le chapitre. Le lavabo.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Le chapitre. Les croisées d'ogive de la voute sexpartite de l'abside. La clé de voûte portent les armes de Vésian.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Le chapitre. Le vitrail central représente deux chartreux portant les armoiries des donateurs et, au-dessus, les anges et les bergers de Bethléem chantant dans la nuit de Noël le Gloria in Excelsis Deo. On notera la qualité des vêtements des deux chartreux vêtus de la cuculle et portant la « clef cordelière » à la ceinture.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Le chapitre. De part et d'autre, les vitraux représentent les donateurs avec leurs saints patrons, Vésian Valette, à gauche, avec saint Georges,
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Le chapitre. et à droite, Catherine Garnier avec sainte Catherine.
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Le petit cloître. Appelé « Galilée » dans la tradition cartusienne, le petit cloître constitue le centre d'articulation de la vie communautaire des chartreux entre l'église, la salle capitulaire, le réfectoire et la liaison avec le grand cloître. Il est bâti de 1458 à 1460.
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Le petit cloître. Situé au flanc Sud de l'église, le petit cloître est constitué d'une galerie voûtée de croisées d'ogive, éclairée de quatre baies flamboyantes sur chaque face. Si les motifs de remplages sont d'une grande variété, la structure de chaque face est semblable : aux angles, les contreforts sont de section réduite par rapport aux trois contreforts qui épaulent les deux grandes baies centrales à trois meneaux, les baies extérieures étant réduites à deux meneaux. Chaque contrefort se déploie en pinacle au-dessus des toitures.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Le petit cloître. Des gargouilles à tètes d'animaux (lions pour l'essentiel), crachent les eaux pluviales vers un réseau souterrain.
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Le petit cloître est le plus décoré des deux cloîtres. Centre géographique du monastère, c'est aussi un lieu spirituel, intimiste. Les pères pouvaient y parler entre eux de ce qui est utile selon l'expression de saint Bruno, c'est-à-dire de Dieu.
Ses dimensions sont réduites : 20 m par 20 m en plan et d'une hauteur de 4,90 m sous clés.
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Le petit cloître. Ces vastes galeries sont voûtées d'ogives à cinq mètres de hauteur sous des clefs pendantes, représentant le « logo » de la chartreuse et le blason des fondateurs.
Du coté des murs extérieurs, les croisées d’ogives sont reçues sur quarante-deux culots d'une grande variété de motifs. La porte Nord qui donne accès au réfectoire pour le repas des dimanches et fêtes liturgiques, se trouve tout naturellement à côté du lavatorium ou fontaine.
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Le petit cloître. À l'entrée du réfectoire se trouve le lavabo, situé sous une arcade à cintre surbaissée creusée dans le mur, avec un tympan sculpté. Il est surmonté d'une sculpture très mutilée représentant le lavement des pieds (Jean 13,5-11). On peut voir au centre Jésus lavant le pied droit de Pierre. Derrière, les apôtres de part et d'autre. En partie basse de la fontaine, deux anges soutiennent un écu portant les trois lettres IHS entourées du M marial, avec de part et d'autre les blasons des donateurs. A gauche, celui de Vézian Valette (un chevron d'or, accompagné de 3 demi-vols d'argent). A droite, celui de Catherine Garnier (2 croix de Toulouse en position 1 et 4 , en 2 et 3, 2 levriers). L'eau s'échappait par deux gargouilles. Ce bas-relief est un des rares exemples de la sculpture villefranchoise du milieu du XVe siècle. Elle est sortie de l'atelier de Pierre Viguier qui avait pris la succession de Jacques Morel pour sculpter le portail sud de la cathédrale de Rodez.
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Le petit cloître.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Le petit cloître. L'empiétement des contreforts méridionaux de l’église a nécessité sur cette face du cloître, la création d'une sorte de double galerie qui a permis la création d'une chapelle funéraire avec l’autel destiné à l'office des morts, lors de la sépulture de pères, avant l'inhumation en pleine terre dans le grand cloître. Sur cette travée, les ogives retombent sur quatre colonnes isolées, à décors de feuillages, plantées comme des fûts de chêne portant la voûte céleste.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Le petit cloître. La galerie Nord du petit cloître et la chapelle mortuaire. Dans la chapelle mortuaire, le moine décédé recevait sa dernière bénédiction avant son enterrement dans le grand cloître.
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Le petit cloître. La voûte de cette chapelle ouverte sur la galerie Nord du petit cloître est soutenue par trois fines Au fond, la porte des morts.
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Le petit cloître. Une des colonnes.
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Le petit cloître. Des chauve-souris.
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Le réfectoire est une grande salle rectangulaire de trois travées voûtées sur croisées d'ogives. Il est éclairé à l'Est et au Sud par quatre baies en arc brisé a fort ébrasement intérieur. En plus des portes menant au petit cloître et à la cuisine, deux autres portes existent : une, au Nord, menait à la cuisine d'origine qui a disparu, l'autre, au Sud, donne sur le couloir reliant le parvis de l'église au grand cloître qui était emprunté par les frères convers.
Le prieur avec d'éventuels hôtes se tenait contre le mur Est. Les pères sur des bans placés le long des murs. Longueur : 20 m ; largeur : 8 m
; hauteur : 6 m
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Le réfectoire. Le mobilier ancien, constitué de bancs avec dossiers à plis de serviette, nous montre la disposition du réfectoire : contre le mur oriental, se trouve le siège du prieur ; De part et d'autres, sur une sorte de plate-forme en ressaut faite en bois borduré de pierre, sont adossés les bancs des pères.
La communauté des pères n'utilisait le réfectoire pour le repas commun du milieu du Jour, que les dimanches et jours de fêtes. Venant du petit cloître, ils se purifiaient les mains au lavatorium avant d'entrer par la porte Nord. A la fin du repas, ils quittaient les lieux par la porte Ouest, donnant accès au passage voûté ouvrant sur le grand cloître.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Le réfectoire. La salle est rythmée en trois travées dont chaque voûte est portée par des culots ornés de feuillages. Les clefs pendantes ont disparu.
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Le réfectoire. Un des culots ornés de feuillages.
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Le réfectoire. Dans l'épaisseur du mur Sud a été aménagé la chaire du lecteur avec l'escalier lui donnant accès. La balustrade, en légère saillie, est richement décorée d'un triple réseau de remplages flamboyants. La Bible était lue pendant les repas selon un programme bien précis selon le calendrier.
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Le réfectoire. Dans la travée Ouest on peut voir sur le mur Nord, un dressoir sur lequel s'alignait la vaisselle d'étain des chartreux. C'est dans cette travée que se situait le banc des convers.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Le réfectoire. Contre le mur occidental, on peut admirer un tableau de Saint-Jérôme, très fidèle copie du « Saint-Jérôme tiré du désert » par Le Guerchin.
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Le grand cloître a une décoration très sobre. Les grandes dimensions de ce quadrilatère - 66 m par 40 m - a permis de construire autour les treize logements auxquels elle donne accès - cinq maisons sur les grands côtés et trois donnant sur la galerie Sud. Au centre, un puits marque une délimitation entre une partie qui servait de cimetière et le reste de cour.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
On comptait à l'origine 13 cellules, auxquelles s'ajoutent la cellule du sacristain donnant sur le petit cloître et celle du prieur au Nord-Ouest, plus proche des obédiences :
. à l'Ouest, elles sont totalement effacées par les bâtiments hospitaliers.
. à l'Est, on lit la trace au sol de 3 d'entre elles tandis que 2 autres sont englobées dans un atelier de l'hôpital
. au Sud, 2 cellules ont sensiblement gardé leur apparence d'origine, avec leur jardin privatif.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Les chartreux passaient leur vie solitaire dans leur cellule entre exercices spirituels, exercices physiques, repos et repas frugaux.
Les chartreux menant dans leurs maisons une vie d'ermite, le grand cloître ne sert que de passage aux moines pour aller de leurs cellules à la chapelle ou au réfectoire, ou aux convers qui apportaient les repas aux pères par le guichet se trouvant à côté de la porte d'entrée de la cellule, disposé en baïonnette pour éviter tout contact.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Grand cloître et le clocher-mur.
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Grand cloître et le clocher-mur.
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Le grand cloitre.
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Une galerie du grand cloître
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Chaque cellule avait une surface au sol de 50 m2 et comportait deux niveaux. Au rez-de-chaussée il y avait une pièce pour faire des travaux manuels et un passage permettant d'accéder au jardin clos de hauts murs l'isolant des voisins. Deux pièces se trouvent à l'étage. La première appelée l'Ave Maria où se trouve un oratoire, la seconde appelée le cubiculum servant d'habitation
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Chacune des 13 portes ouvertes sur le mur du grand cloître, donnait accès à une cellule identifiée à l'origine par une simple lettre de A à N. Un guichet à baïonnette permettait le passage du plat pour la nourriture, à droite de chaque porte. L'étage desservi par un escalier de bois, abrite l'atelier et le bûcher. L'atelier permet par des travaux manuels (tournage sur bois, reluire, cordonnerie...), de détendre le corps.
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La chartreuse Saint-Sauveur.
Porte et guichet d'un ermitage dans le grand cloître. A rez de cloître, après le sas d'entrée où se trouve le guichet, la pièce de l'Ave Maria (à cause de la statue de la Vierge qui s'y trouve), est équipée d'une cheminée à feu ouvert pour quelques flambées d'hiver. Cette pièce communique avec la chambre équipée d'un lit à alcôve.
Une porte fenêtre donne accès direct au jardin. Les jours de pluie ou de froid, le père chartreux dispose d'un petit promenoir accessible depuis l'entrée. Ce promenoir est éclairé par une large baie. Au fond du promenoir, dans l'appentis, se trouvent les latrines.