L'histoire de la Collégiale Notre-Dame dont la construction s'est étendue sur près de quatre siècles, fait corps avec celle de la ville.
Lors de la fondation en 1252 par Alphonse de Poitiers, Comte de Toulouse, frère de Louis IX, d’une ville nouvelle sur la rive droite de l'Aveyron, un plan régulier de bastide avait été dressé et fut suivi : l'église devait être édifiée à l'angle nord-est de la place commune.
Commencés en 1260 par l'abside, les travaux de construction furent interrompus par "la guerre de Cent Ans" et l'occupation du Rouergue par les Anglais.
En 1419, Charles VI accorda à la ville, outre des subsides, des exemptions de la taille pendant 20 ans, ce qui permit, avec des dons particuliers, de continuer l'ouvrage et poursuivre l'édification du grand clocher.
Un chapitre collégial de 26 chanoines ayant à leur tête un Prévôt, fut installé en 1448.
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La Collégiale Notre-Dame. Les voûtes et la toiture du vaisseau étaient achevées en 1474, l'église fut consacrée par l'évêque de Rodez, le Bienheureux François d'Estaing, le 24 Juin 1519. En 1561, pendant les guerres de religion, des huguenots envahirent et pillèrent la collégiale. En 1585, le clocher demeuré inachevé, reçut la couverture à lanterne qu'il a conservée.
En 1794, le conseil de ville soutenu par les habitants, réussit à préserver le clocher dont la démolition avait été ordonnée par Chateauneuf-Redon, représentant de la convention en mission à Villefranche.
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La Collégiale Notre-Dame. On accède à la Collégiale par un porche surprenant qui supporte le clocher haut de 56m, enjambant la rue au moyen d'un arc brisé et mouluré. Au second étage court une galerie de style flamboyant, sur les 4 façades. La construction de ce type de clocher-porche est assez singulière dans l’Aveyron. Tel un symbole, il traduit le pouvoir de l’Eglise au coeur de la société médiévale. L'énorme clocher-porche du XVe siècle sert de narthex à l'église. Le clocher renferme un carillon qui, de 7 cloches en 1819, est passé à 32 cloches en 1936... 1940.
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La Collégiale Notre-Dame. Les niches du portail ne reçurent jamais de statues.
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La Collégiale Notre-Dame.
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La Collégiale Notre-Dame.
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La Collégiale Notre-Dame. La verrière est du gothique flamboyant.
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La Collégiale Notre-Dame. Voûte du narthex.
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La Collégiale Notre-Dame. La nef, divisée en quatre travées des XIVe et XVe siècles, est flanquée de chapelles construites entre les contreforts. Une travée un peu plus grande, avec des chapelles polygonales, forme le transept. La première travée du chœur date de la fin du XIVe siècle tandis que l'abside pentagonale est un plus tardive. Elle est commencée dès 1260 mais n'est terminée que vers 1340 et les voûtes sont de la première moitié du XVe siècle.
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La Collégiale Notre-Dame. L'édifice est un exemple saisissant des églises gothiques languedociennes à nef unique, sans bas-côtés et entourée de huit chapelles qui occupent les murs extérieurs servant de contrefort pour buter et soutenir les murs. La nef a une longueur de 55,50 m ; une largeur de 13 m. et une hauteur sous clef de 22 m.
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La Collégiale Notre-Dame. Le chœur commencé en 1260 est achevé en 1327 avant que ne commence la "guerre de Cent Ans". Le maître-autel est l'oeuvre de Jean-Claude et Cécile Izard.
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La Collégiale Notre-Dame. En 1473, les chanoines commandent à André Sulpice, huchier venant de Marvejols et originaire de Bourges, les stalles du chœur liturgique. Elles ont été mises en place dans la collégiale en 1496. Le 25 novembre 1561, Raymond Gautier, sieur de Savignac, et un groupe de protestants se sont emparés de la collégiale et l'ont pillée. Des catholiques se sont réfugiés dans le clocher. Les stalles sont endommagées, les statuettes des stalles basses sont détruites. À l'annonce de l'arrivée d'une troupe envoyée par le cardinal Georges d'Armagnac, ils quittent la ville. En 1750, Joseph de Lavigne, prévôt du chapitre, fait mettre les stalles à leur positionnement actuel.
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La Collégiale Notre-Dame. Les stalles comptent soixante-deux sièges. Onze stalles au premier rang, à droite et à gauche, quatorze au second. Au fond, deux au premier rang, quatre au second.
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La Collégiale Notre-Dame. D'abord disposées pour séparer le chœur de la nef, elles ont effectué un demi-tour complet en 1752, et quelques statues ont disparu.
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La Collégiale Notre-Dame. "Lls miséricordes" ont permis à l'artiste d'exercer son talent d'imagier.
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La Collégiale Notre-Dame.
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La Collégiale Notre-Dame. La buffatière. Le lien avec les âmes semble incontesté, mais les avis divergent quant à la fonction de ce rite. On trouve des allusions à la mort comme à la fécondité.
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La Collégiale Notre-Dame.
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La Collégiale Notre-Dame. Clé du choeur avec une Vierge à l'Enfant.
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La Collégiale Notre-Dame. Les trois verrières du chœur.
Les baies de 15 m. de haut étaient ornées de vitraux, grâce à un don fait par le roi Charles VII, en visite à Villefiranche en 1443, détruits en partie par un orage en 1695, les deux qui subsistent se trouvent à droite et à gauche de la verrière centrale.
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La Collégiale Notre-Dame. Vitrail de gauche : "La Création", c'est le mieux conservé. Sept figures de Dieu, identiques, correspondant aux 7 jours de la Création... Il faut le lire de bas en haut :
1° Le chaos originel 2° Séparation des eaux et du firmament 3° Création des plantes 4° Les astres du jour et de la nuit : soleil et lune 5° Les poissons et les oiseaux 6° Les animaux sur terre 7° La création de l'homme.
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La Collégiale Notre-Dame. Vitrail du centre : Posé en 1877, il représente des scènes de la vie de Jésus. Il faut le lire de bas en haut et de droite à gauche.
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La Collégiale Notre-Dame. Vitrail de droite. De haut en bas. A gauche huit personnages du Nouveau Testament : Petrus - Marcus - Paulus - Jacobus Major - Johanes - Jacobus Minor - Thomas - Thadeus
A droite, huit personnages de l'Ancien Testament :
Malachias - Zacharias - Jérémias - Isaias - Michaeus - Amos - Joël - Osée.
Chaque personnage est accompagné d'une inscription en latin.
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La Collégiale Notre-Dame. L'Ascension. Offert à l'èglise par M. Louis Cibiel.
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La Collégiale Notre-Dame. Cène. Toile (support) : peinture à l'huile. 18e siècle.
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La Collégiale Notre-Dame. Le grand-orgue Guillemin (1626). Orgue de tribune. Placé dans la chapelle gauche du transept en 1432, agrandi en 1626, il est transporté en tribune en 1809. En 1626, le facteur Claude GUILLEMIN, actif dans la région dans la 1ère moitié du 17ème siècle a reconstruit l’instrument. Théodore Puget reconstruit l'instrument en 1845 à partir de 6 jeux d'un ancien orgue d'avant 1650. De 1992 à 1998 il est entièrement restauré pour donner un orgue gothico-classique qui conserve 400 tuyaux anciens pour un total de 1500.
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La Collégiale Notre-Dame. Orgue de tribune. Le Buffet de chêne fait partie des 10 buffets gothiques de France.
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La Collégiale Notre-Dame. A gauche, Tableau, cadre : saint Roch. 17e siècle. La forme du cadre laisse supposer qu'il s'agit de la toile centrale d'un retable ancien : peut-être s'agit-il de la toile signalée dans les visites pastorales de 1634 et 1721 comme étant justement au retable de la chapelle Saint-Roch ? Il y a eu des épidémies de peste particulièrement violentes en 1628-1630.
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La Collégiale Notre-Dame. Première chapelle de gauche.
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La Collégiale Notre-Dame. Clôture des fonts baptismaux. Grille en fer forgé avec motifs en fonte. 1ère moitié 19e siècle.
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La Collégiale Notre-Dame. Les fonts baptismaux.
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La Collégiale Notre-Dame. Première chapelle de gauche.
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La Collégiale Notre-Dame. Deuxième chapelle de gauche.
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La Collégiale Notre-Dame. Deuxième chapelle de gauche. Dans la niche, une pietà. Sur l'autel, les outils de la Passion. Vitrail : la Viege au sept douleurs et la Crucifixion.
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La Collégiale Notre-Dame. Troisième chapelle de gauche. A droite (invisible), tableau : saint Antoine-de-Padoue. 17e siècle. Ecole espagnole. A droite, dans le paysage, on apercoit l'ancienne église des Capucins de Villefranche d'où provient ce tableau. Dans la niche, statue de saint Antoine de Padoue.
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La Collégiale Notre-Dame.
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La Collégiale Notre-Dame. Orgue de chœur. - Amos - Joël - Orgue romantique de Stoltz et Shaaf d’après 1850. A l’origine construit pour l'église des Augustins, transféré à la collégiale pendant la restauration du grand orgue.
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La Collégiale Notre-Dame. Chapelle du transept gauche. Autel en marbre polychrome, bois doré, marbre (blanc) taillé. Forme de tombeau à pans coupés. Au centre de l'autel un médaillon en marbre blanc : "la Visitation", attribué à l'Ecole Pierre Puget. 17e siècle.
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La Collégiale Notre-Dame. La donation du Rosaire à sainte Catherine de Sienne et saint Dominique. Sainte Catherine reçoit de Jésus une couronne de roses qui est à l'origne du rosaire.
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La Collégiale Notre-Dame. Le sacrifice d'Isaac. Un ange retient le bras d'Abraham armé d'un couteau.
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La Collégiale Notre-Dame. Un homme tient sous ses bras deux singes.
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La Collégiale Notre-Dame. Vierge à l'Enfant et saint Marc. Toile (support) : peinture à l'huile. 1er quart 17e siècle.
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La Collégiale Notre-Dame.
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La Collégiale Notre-Dame. Vierge à l'Enfant. Statue de bois recouverte de feuilles d'argent. Style gothique. 1890. Restauration en 1988 par Ulysse Lacombe (12, La Loubière).
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La Collégiale Notre-Dame. Chapelle du transept. Tabernacle. Bois : taillé, peint (faux marbre), doré. 18e siècle.
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La Collégiale Notre-Dame. Lavement des pieds. Toile (support) : peinture à l'huile. 18e siècle
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La Collégiale Notre-Dame. Joseph tenant dans se bras Jésus qui tient dans sa main gauche un globe crucifère. Les anges du bas tiennent des outils de menuisier.
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La Collégiale Notre-Dame. Geneviève Pezet, élève de Ossip Zadkine, Le Christ en croix, "Il souffre pour nous".
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La Collégiale Notre-Dame. L'Adoration des bergers.
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La Collégiale Notre-Dame. Souper d'Emmaüs. Toile (support) : peinture à l'huile. 18e siècle
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La Collégiale Notre-Dame. Chapelle du sacré cœur de Jésus. Dans la niche, à droite, la vierge de Lourdes. A gauche, la statue d'Emilie avec 2 enfants.
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La Collégiale Notre-Dame. Chapelle du sacré cœur de Jésus. La statue du Sacré Cœur de Jésus qui est dans cette chapelle rappelle une apparition de Jésus ressuscité dans le village de Paray-le-Monial en France à une religieuse du monastère de la visitation appelé Marguerite Marie.
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La Collégiale Notre-Dame. Chapelle du sacré cœur de Jésus. Le Coeur Sacré de Jésus entouré de la couronne d'épines et le sacré Coeur de Marie entouré d'une couronne de roses. Au-dessus, Dieu le Père, en-dessous la colombe du Saint Esprit.
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La Collégiale Notre-Dame. Chapelle du sacré cœur de Jésus. Repas chez Simon. Toile (support) : peinture à l'huile. 18e siècle.
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La Collégiale Notre-Dame. Chapelle du sacré cœur de Jésus. Apparition de Jésus à Marguerite Marie.
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La Collégiale Notre-Dame. Chaire à prêcher. Pierre : peint, doré. La cuve seule est du 15e siècle. L'escalier et l'abat-voix sont du 18e siècle.
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La Collégiale Notre-Dame. A droite, saint Roch. Peinture. 17e siècle.
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La Collégiale Notre-Dame.
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La Collégiale Notre-Dame. Sainte Elisabeth de Hongrie distribuait des pains aux pauvres, et quand son père la surprend et lui demande d'ouvrir son tablier, les pains se transforment en roses.
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Bastide créée par Alphonse de Poitiers en 1256 en bordure de l'Aveyron. Elle devient le siège d'un archiprêtré en 1302. En 1463, la sénéchaussée du Rouergue obtient le droit de frapper monnaie royale. La bastide est une cité de riches marchands. La création de la ville se fit selon les règles fréquentes à cette époque : des rues perpendiculaires les unes aux autres, déterminaient des lots de terrains rectangulaires. Au centre de la ville, une place était réservée, ainsi qu'un terrain pour l'église sur un côté de la place. La place ne fut pas immédiatement bordée d'arcades, mais progressivement, au rythme des demandes de construction. En 1497, un incendie dévasta la place, expliquant qu'il ne reste pas de maisons antérieures au XVIe siècle. Les maisons furent rebâties sur le plan primitif.
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La place Notre Dame. Lieu de rencontres et poumon de la ville, la belle place Notre-Dame occupait jadis le centre de la ville et était préservé pour les échanges commerciaux. Tout autour, les arcades construites dès 1276, forment des couverts qui protégeaient, entre autres, les marchandises des intempéries. Une halle s’y trouvait également sous laquelle biens et marchandises étaient pesés, avant d’être taxés par un représentant consulaire.
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Maison Armand. La façade de cette maison est composée de deux travées reposant sur deux arcades plein cintre. Cette façade date de la fin du XVe siècle. Ce premier corps de bâtiment est suivi d'une cour donnant sur un second corps de bâtiment datant du début du XVIe siècle.
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Les fenêtres du premier ont perdu leur meneau et traverse, mais la mouluration est restée intacte. 1er quart XVIe siècle. Ces fenêtres à meneaux (croisées), dont l’encadrement est décoré d’un bâton écoté ou d’un cordon torsadé, permettent d’éclairer et de hiérarchiser les niveaux d’habitation.
Au premier étage, des culots sculptés représentent l’Annonciation : la Vierge en prière fait face à l’archange Gabriel.
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Les fenêtres du deuxième étage ont été refaites au 19e. Les fenêtres du second étage adoptent une ordonnance similaire, mais possèdent une ornementation végétale plus conventionnelle. Le dernier niveau, affecté au couchage ou à la domesticité, n’est ouvert que par deux croisées dépourvues de décor.
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Maison Jean-Imbert de Dardennes. La façade que cette maison présente sur la place, date de la fin du XVe siècle. Ce premier corps de bâtiment est suivi d'une cour donnant sur un second corps de bâtiment datant du début du XVIe siècle.
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Cette demeure de facture Renaissance a été construite dans les années 1540 pour Jean Imbert Dardenne, négociant en cuivre et consul de la ville.
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L’hôtel particulier, organisé autour d’une cour qui desservait son magasin, lui permettait de recevoir sa famille et ses amis, d’impressionner ses collègues et meilleurs clients.
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La façade sud, qu'ornent les bustes du propriétaire et de son épouse, ouvre sur le large escalier supporté par des colonnes antiques.
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Dans la cour; des loggias à l’italienne et des balcons ornés de bustes de divinités romaines évoquent la légende de Tarquin et de Lucrèce.
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La place est losangée. Les arcades se rejoignent aux angles en un étroit passage. La place est complétée par une croix en fonte dominée par la balustrade des couverts de Reyniès. En face, Maison Pomairols ou maison du Président Raynal, à côté à droite maison Breton. Cette maison, l'une des plus intéressantes de la place, comprend un rez-de-chaussée composé d'une boutique ouvrant sur les arcades, de deux étages avec des baies à linteau arrondi et, au quatrième étage, deux échauguettes carrées portées chacune sur quatre corbeaux. XVIIe siècle.
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Arcades Alphonse de Poîtiers. Les consuls. Los côssols.
En 1256, quatre années après sa fondation, et alors que plusieurs centaines de familles se sont installées dans la bastide, le roi Louis IX accorde des privilèges à Villefranche. La ville se dote alors d’un pouvoir consulaire.
Chaque année, quatre consuls sont désignés parmi les bourgeois de la ville. Les consuls, dont le mandat, sauf exception, n’est pas renouvelable, représentent les habitants, défendent leurs intérêts, reçoivent leurs doléances, arbitrent les litiges et rendent compte au roi de la bonne gestion de la ville. Ils siègent et se réunissent dans la maison consulaire ou maison commune, mentionnée dès 1350, dans laquelle sont conservés les sceaux, les clefs de la ville, les livres de compte et les archives.
L’exercice consulaire périclite progressivement pour devenir une charge honorifique, et disparaît au XVIIIe siècle lorsqu’est créée la charge de maire.
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Ancien hôpital Saint-Martial.
Ancian espital Sant Marcial XIVe siècle.
L’ancien hôpital Saint-Martial a été construit pendant la grande peste de 1348-1349. L’établissement, qui était confié aux mains de religieux, permettait de soigner les malades et d’abriter les plus démunis.
Pendant l’épidémie, qui cause la mort d’environ 3000 habitants, la ville se replie derrière ses murs. La construction de l’église Notre-Dame et la mise en défense de la bastide sont momentanément interrompues. Les échanges économiques sont bouleversés et le prix des céréales augmente de façon considérable, ce qui incite certains bourgeois, soucieux de la paix sociale et d’exprimer leur foi, d’effectuer des donations en faveur des hôpitaux et des pauvres.
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Maison Combettes.
Ostal Combetas début du XVIe siècle.
Une étroite et imposante tour Renaissance domine la maison Combettes.
Une cour, autrefois séparée de la rue par un mur; donne accès à la demeure. La tour, dans laquelle un escalier en vis dessert deux corps de bâtiment, surplombe la rue avec autorité et exprime le statut social des propriétaires : il faut voir et être vu. Au sommet, une chambre haute repose sur des mâchicoulis au-dessous desquels figurent les armes de la famille.
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Maison Combettes. La porte et les premières fenêtres à meneaux sont ornées de motifs sculptés italianisants : rinceaux, trophées, putti, coquilles et médaillons. La porte de l'escalier a des piédroits à ressauts dont les pilastres extérieurs se prolongent
pour encadrer un tympan circulaire dont le soffite est légèrement surhaussé.
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Maison Combettes. Sur le tympan, deux personnages,
sans doute des hommes sauvages, déroulent un cuir sur lequel se seraient trouvés trois taureaux, qui permettraient d'y reconnaître les armes des Vedel.
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Maison Combettes.
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Maison Combettes. Les
chapiteaux des pilastres associent décor végétal, animaux fabuleux et têtes humaines.
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Maison Combettes.
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Maison Combettes.
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La révolte des Croquants.
Los Crocants de Vilafranca.
A l’angle de la place et de la rue du Consulat se trouvait la maison de Jean Petit.
Au début du XVIIe siècle, des conditions climatiques sévères engendrent une grave crise économique. La famine et la maladie déciment la paysannerie. En 1643, une insurrection populaire (révolte dès Croquants) se développe alors dans les campagnes du Rouergue. Les révoltés menés par Bernard Calmels, dit Lafourque investissent Marcillac, la révolte s'étend, ils sont 1 200 ensuite à se rendre à Villefranche-de-Rouergue. Dirigés par le chirurgien Jean Petit et le maçon-aubergiste Guillaume Bras, ils contraignent l'intendant de Charreton à signer deux ordonnances, l'une donnant décharge des tailles de l'année pour tout le Rouergue, l'autre les ramenant au taux de 1618.
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Forts de cette réussite, les croquants reviennent au cœur de l'été, au nombre de 10 000, mettre le siège devant Villefranche, mais ils sont défaits par le gouverneur de la province. Les meneurs sont arrêtés. Jean Petit et Guillaume Bras sont roués vifs. Bernard Calmels parvient à s'échapper et se replie au château de Najac. Les troupes de Mazarin, menées par le comte de Noailles, gouverneur de Najac, reprennent Najac. Bernard Calmels et deux de ses lieutenants, Ferrier, et le tisserand Mathieu Vergnes, sont arrêtés, condamnés et roués vifs en octobre 1643. La tête de Bernard Calmels sera exposée au bout d'une pique sur une tour de Marcillac d'où était partie la révolte.
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Fontaine du Griffoul.
Lo Grifol.
La fontaine, édifiée en 1336 par les consuls de la ville, se compose d’une cuve monolithe de calcaire ornée de personnages. Alimentée par une source, la fontaine permettait aux femmes, aux domestiques et aux porteurs d’eau de venir s’approvisionner.
On imagine combien ce lieu, autrefois populaire et bruyant, permettait de propager les nouvelles et les rumeurs...
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Fontaine du Griffoul.
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Fontaine du Griffoul.
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Fontaine du Griffoul.
A côté se situait le Mazel, un bâtiment dans lequel, au XVe siècle, se regroupaient les bouchers de la ville. Ceux qui ne tenaient pas bonne viande ou qui vendaient pendant le Carême risquaient Au centre, le musée Urbain Cabrol, aménagé dans une demeure du XVIIIe siècle, abrite des collections d’objets (archéologie, art tribal, art religieux, art populaire), du mobilier et des peintures.
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L’alignement des façades se fait sur celui de la rue. Les constructions s’élèvent tout en verticalité. Au sein des maisons, les étages seront occupés par des populations de classe sociale différentes : les premiers étages par les bourgeois ou les artisanats et les gens moins aisés vivent dans étages les plus élevés. Les rez-de-chaussée des maisons des rues commerçantes offrent de belles devantures en bois anciennes. Sous les maisons à étage, les caves, dont certaines sont voûtées, empiètent parfois sous la rue. Les intérieurs de nombreuses maisons du centre-ville conservent de très beaux éléments d’architectures tels que de belles cheminées Renaissance, des plafonds à la française ou encore des escaliers datant des XVIème, XVIIème et XVIIIème siècles. Certaines maisons comportent également des cours intérieures ou des loggias.
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Maison natale de Jean-François Bories, né le 1er juin 1795, un des quatre sergents de La Rochelle.
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Chapelle Sainte-Emilie de Rodât. Elle occupe l’emplacement d’un ancien couvent de Franciscains (Çapèla dels Cordeliers), mentionné en 1290, et qui fut détruit après la Révolution française. Il en subsiste une salle capitulaire du XIVe siècle qui sert actuellement de crypte, ainsi qu’une partie du mur nord de la nef.
La chapelle de style néo-gothique, dominée par un haut clocher-mur, a été édifiée entre 1952 et 1958 par 1’architecte Bosser d’après les plans de Dom Odilon Hitier.
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Chapelle Sainte-Emilie de Rodât. Conçue pour recevoir les pèlerins et les fidèles la chapelle commémore l’action d’Emilie de Rodât, fondatrice de la congrégation de la Sainte-Famille, qui se chargea de l’éducation des orphelines au XIXe siècle.
Des fresques de Jean Bringuier, un groupe sculpté par Denys Puech et des vitraux de Gabriel Loire ornent la crypte. Le tympan de Philippe Kaeppelin
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Chapelle Sainte-Emilie de Rodât. Le clocher-mur.
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Chapelle Sainte-Emilie de Rodât.
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Chapelle Sainte-Emilie de Rodât.
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Chapelle Sainte-Emilie de Rodât. L'autel de Philippe Kaeppelin avec les allégories des quatre évangélistes.
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Chapelle Sainte-Emilie de Rodât. Les bas-reliefs ont été créés en 1955 par Philippe Kaeppelin. Ils représentent des scènes de la vie du Christ. Annonciation et Adoration des bergers.
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Chapelle Sainte-Emilie de Rodât. Massacre des Innocents, fuite en Egypte, la Sainte Famille dans l'atelier de Joseph.
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Chapelle Sainte-Emilie de Rodât. Présentation au Temple, Baptême de Jésus. La tentation du Christ, le repas chez Simon.
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Chapelle Sainte-Emilie de Rodât. L'expulsion des marchands du Temple, la rencontre avec la Samaritaine. La rencontre avec Pierre.
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Chapelle Sainte-Emilie de Rodât. La transfiguration ? la résurrection de Lazare, l'entrée à Jérusalem.
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Chapelle Sainte-Emilie de Rodât. La résurrection de Lazare, l'entrée à Jérusalem.
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Chapelle Sainte-Emilie de Rodât. Le jugement de Ponce Pilate, les supplices, le portement de la croix. La Crucifixion, la descente de croix.
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Chapelle Sainte-Emilie de Rodât. La mise au tombeau, la Résurrection, l'Ascension.
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Chapelle Sainte-Emilie de Rodât. Sur la droite, une fresque à l'italienne, exécutée en 1957 par Jacques Bringuier, qui représente :
Le Christ en majesté entouré d'anges.
La glorification de Ste Emilie, de sa foi, son espérance et sa charité.
La ligne bleue représente l'Aveyron avec ses 2 ponts.
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Chapelle Sainte-Emilie de Rodât. La chasse d'Emilie. Elle contient les reliques dans le dôme.
Elle a été réalisée à Lyon :
base, toiture, piliers en amarante.
lit en bois de citronnier.
frise et croix en bronze doré.
gisant en cœur de noyer (J.Dulac).
visage, mains, guimpe en sycomore.
8 écussons = 8 armoiries.
Le plan a été fait en 1940 par le Père Odillon, bénédictin d'En Calcat, architecte qui a également conçu la chapelle actuelle.
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Chapelle Sainte-Emilie de Rodât. Le tombeau d'Emilie, béatifiée le 9 juin 1940, canonisée le 23 avril 1950 par le pape Pie XII. Statue sculptée en 1936 par Denys Puech.
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Chapelle Sainte-Emilie de Rodât. Les vitraux de Gabriel Loire ont été réalisés d'après les dessins de Gustave Singier (1909-1984).
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Chapelle Sainte-Emilie de Rodât. Les vitraux de Gabriel Loire ont été réalisés d'après les dessins de Gustave Singier (1909-1984). A droite, la Cène.
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Chapelle Sainte-Emilie de Rodât. En face, l'ancien presbytère.
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Maison Gaubert. Ostal Gaubèrt, fin du XVe siècle. Construite après un incendie qui ravagea là place Notre-Dame en 1497, cette demeure adopte le vocabulaire architectural de la fin du Moyen Age.
La tour dans laquelle est aménagé un escalier en vis, distribue deux corps de logis en pans de bois.
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Maison Gaubert. Porte d'entrée.
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Maison Gaubert.
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Maison Gaubert. Au-dessus de la porte, un arc est décoré de feuilles d'acanthe et de calots sculptés. Des animaux y sont représentés dans une corbeille végétale. L'un porte un harnais (un cheval), un second tient dans sa gueule une branche de pommier qui pourrait évoquer le péché originel. Derrière eux sont figurés un personnage et un dragon. La scène, qui semble s'inspirer de l'histoire religieuse, illustrerait une fable populaire représentant des animaux savants.
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Maison Gaubert. Sous la fenêtre, des grappes de raisin évoquent l'opulence du foyer. De chaque côté, des niches accueillaient les statues protectrices de saints patrons. Comme celle de la maison Combettes, la tour est un élément fonctionnel et ostentatoire qui matérialise le statut social de ses occupants. Elle reproduit symboliquement le schéma constructif du donjon qui domine verticalement le château fort.
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Le travail du métal.
Los mestiérs del métal.
Villefranche était une ville que l’on entendait depuis ses faubourgs. En effet, depuis le XIVe siècle, la bastide est peuplée d’artisans qui travaillent le métal.
Dans les quartiers du Puech et de l’Eglise, les peyroliers et les cassiers martèlent dans la rue des récipients de cuivre rouge : chaudrons, bassines, casseroles et seaux. Les plus grosses pièces sont mises en forme dans des forges hydrauliques (martinets) à La Bastide-L’Evêque.
Dans cette partie de la ville officient également des cloutiers, des fondeurs, des potiers d’étain, des orfèvres, des armuriers et un fabricant d’épées.
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Ancienne chapelle Saint-Jacques.
Anciana capèla Sant-Jacme XVe siècle. La chapelle, dont la façade de style gothique flamboyant a été récemment restaurée et dont la porte conserve ses vantaux de bois ornés d’un décor à plis de serviette, est l’un des rares témoignages jacquaires bâtis conservés dans la France méridionale. L’édifice, contemporain de la Chartreuse Saint-Sauveur, fut construit en 1455à l’imitative des Consuls de la ville afin d’accueillir les pèlerins qui se rendaient à Saint-Jacques de Compostelle ou en revenaient. Villefranche était en effet, dès le XIVe siècle et comme Villeneuve-d’Aveyron, une halte sur la route du Puy (via Podiensis) qui passait par Conques. Nul doute que la bastide royale, dont l’activité commerciale était florissante et qui était alors le siège de la sénéchaussée du Rouergue, exerçait une attraction déterminante auprès des pèlerins et des autres voyageurs.
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Ancienne chapelle Saint-Jacques. La chapelle, qui devint le siège de la confrérie du Bienheureux sainct Jacques en 1493, permettait aux jacquets de prier et sans doute de vénérer des reliques. Un hôpital, mentionné dès 1330, qui flanquait la chapelle et qui sera transformé en Hôtel de Charité au XVIIIe siècle, leur offrait l’hospitalité. Les pèlerins les plus modestes, après avoir fait valider leur credencial, y trouvaient le couvert et le gîte pendant une nuit. Les autres séjournaient dans les auberges de la ville, avant de poursuivre leur longue route vers Moissac ou Najac et Toulouse.
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Ancienne chapelle Saint-Jacques. Antoine Cadel, trésorier du domaine royal en sénéchaussée de Rouergue, obtient de la cour de Rome que le produit des quêtes et des offrandes reçu lors de cérémonies se déroulant à la Croix de pierre, sur la place de la Fontaine (les fidèles jettent des pièces dans la fontaine), tout comme les dons d’habitants, puissent être employés par les consuls de la ville pour la construction d’un nouvel hôpital de Saint-Jacques.
C’est en 1455 que l’édification de la chapelle est amorcée. Elle est vraisemblablement bâtie sur l’emplacement de l’hôpital primitif, enchâssé dans le bâti urbain. Cette construction est contemporaine de celles de la chartreuse Saint-Sauveur (1451-1459) et des voûtes de la collégiale (1474).
La chapelle est un bel exemple d’architecture gothique méridionale à nef unique.
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Ancienne chapelle Saint-Jacques. L’hôpital Saint-Jacques qui jouxtait la chapelle comportait une grande salle meublée de tables longues, de bancs et d’un lit. Depuis cette pièce, on accédait à une chambre basse garnie de lits. Une autre chambre faisait office de cuisine.
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Ancienne chapelle Saint-Jacques. Les murs sont ornés de fresques datant du XVe siècle, qui représentent des scènes bibliques et des épisodes de la vie de Saint-Jacques.
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Ancienne chapelle Saint-Jacques.
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Ancienne chapelle Saint-Jacques.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. Au lendemain des guerres de Religion, l’Eglise catholique tenta de réaffirmer sa place en incitant la création de confréries de Pénitents. En 1609, deux d’entre elles virent le jour à Villefranche-de-Rouergue : les Bleus, au bord de la rivière Aveyron, et les Noirs, sur la partie haute de la bastide. Les Pénitents étaient essentiellement des laïcs, hommes et femmes, soucieux de racheter leurs fautes en aidant ceux qui étaient dans le besoin : pauvres, malades, condamnés à mort, filles de joie… Le Vendredi Saint, ils déambulaient dans les rues de la cité, portant une robe et une cagoule noires et brandissant des étendards à la gloire de certains saints. Mise à mal au moment de la Révolution française, la confrérie reprit son activité en 1805 et ce jusqu’en 1905, date de la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat. Les processions durèrent jusqu’au début des années 2010 et le projet d’une reprise est aujourd’hui envisagé.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. Pour faire partie de la confrérie, les Pénitents devaient payer une cotisation annuelle et effectuer des dons lors d’enchères. L’argent amassé permit l’achat de plusieurs parcelles de terrain sur lesquelles fut édifiée la chapelle, sur le modèle du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Les confréries sont des associations charitables de pénitence, de dévotion, de prière et de secours fondées en s'inspirant des idées de saint François de Sales. En 1642, M. de Garibal, un des membres de la confrérie, fait un don important permettant d'acheter le terrain, près des remparts de la ville et de la chapelle Saint-Jacques, pour entreprendre la construction de la chapelle. La première pierre est posée le 10 janvier 1642. L'architecte est Pierre Didry, originaire de Montaigu (en Vendée), qui a fait le portail. Un don important de Géraud Caval a permis de continuer la construction. Le 19 juin 1664, les pénitents noirs laissèrent la chapelle Saint-Jacques aux pèlerins et continuèrent leurs exercices de dévotion dans leur chapelle dédiée à la Sainte Croix, ayant décidé d'en faire terminer la construction des dômes et de la couverture par l'architecte Foulé. En 1701, le plafond en bois est décoré de peintures, signées Guy, exaltant le culte de la Vraie Croix. Puis, en 1709, est commencé le retable en bois doré sur lequel est sculpté différentes scènes de la Passion du Christ, terminé en 1725.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. Le 19 juin 1664, les pénitents noirs laissèrent la chapelle Saint-Jacques aux pèlerins et continuèrent leurs exercices de dévotion dans leur chapelle dédiée à la Sainte Croix, ayant décidé d'en faire terminer la construction des dômes et de la couverture par l'architecte Foulé. En 1701, le plafond en bois est décoré de peintures, signées Guy, exaltant le culte de la Vraie Croix. Puis, en 1709, est commencé le retable en bois doré sur lequel est sculpté différentes scènes de la Passion du Christ, terminé en 1725. Au milieu du XVIIIe siècle, la confrérie va faire modifier la façade en lui ajoutant le fronton circulaire et la balustrade. La décoration intérieure est reprise en recouvrant les murs de peintures imitant le marbre.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. La chapelle n'est pas orientée. L'édifice présente un plan en croix grecque. Elle est surmontée d’un curieux toit à deux clochetons superposés. A la fin du XVIIème siècle, une balustrade en pierre vient couronner la façade et des baies sont bouchées afin de libérer, à l’intérieur de l’édifice, une surface murale permettant la pose de grands tableaux. La partie centrale de l'édifice et le campanile sont couverts en ardoise. Le faîtage est couvert par un lignolet d'ardoises. L'avant-nef est couverte en tuiles canal. Le campanile en charpente à deux niveaux de plan octogonal est couvert en forme de bulbe polygonal et terminé par une girouette. La façade est couronnée d'un fronton semi-circulaire sommé d'un attique à balustrade.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. En 1709, est commencé le retable en bois doré sur lequel est sculpté différentes scènes de la Passion du Christ, terminé en 1725. La mise en place du retable va diminuer le nombre de fenêtres et réduire l'éclairage.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. Les hautes fenêtres qui éclairaient la chapelle sont partiellement fermées pour permettre la mise en place de six tableaux commandées en 1766 au peintre d'origine lorraine Dujon qui travaillait alors à Toulouse. D'après l'étude de Daniel Brillet publiée en 2016 dans les Mémoires de la Société des Amis de Villefranche, ce sont des copies de tableaux religieux. Ils sont surmontés d’objets liturgiques comme des calices et des ostensoirs, et pour le tableau central d’une croix dans des nuées.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. Côté Sud :
o l'Annonciation, d'après Boullogne le Jeune,
o l'Érection de la Croix, d'après Jean Jouvenet,
o l'Adoration des Bergers, d'après Carle Van Loo, frère cadet du peintre Jean-Baptiste van Loo. La toile montre les bergers en adoration devant l'Enfant Jésus que leur présentent ses parents, des anges surplombant la scène.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. Côté Nord :
o la Présentation de Jésus au Temple d'après Jean Jouvenet
o la Descente de Croix, d'après Jean Jouvenet,
o le Mariage de la Vierge Marie, d'après Carle Van Loo. Ces tableaux sont placés dans des cadres en gypserie dorés à la feuille.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. Les baies à droite et à gauche des deux bas-côtés sont cantonnées de décors peints polychromes, présentant des décors de feuillage. Les pilastres entre chacun des tableaux ainsi que les pilastres du mur de la tribune d'orgue présentent des décors de faux marbre gris veiné rouge., tout comme les pilastres présents entre chacune des toiles de la nef ainsi que contre les murs de la tribune.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. Des décors rapportés, peints faux-or, se trouvent sur le mur de la tribune : 2 trophées musicaux encadrant 1 trophée liturgique. Le trophée musical du côté dextre présente des partitions de musique, un violon, une trompette, une flûte, un cordon noué d'un fleuron maintien des palmes et des feuillages. Le trophée musical du côté senestre comporte des partitions de musique, un violon, un hautbois, un cor, un archet, un cordon noué d'un fleuron maintien des palmes et des feuillages. Le trophée liturgique, au centre, comprend une croix, un ostensoir, un calice surmonté d'une hostie, un bâton de procession, des épis de blé, des grappes de raisins et des feuilles de vigne, un cordon noué d'un fleuron.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. Commandé en 1709 et terminé en 1725, l’impressionnant retable témoigne d’une possible influence espagnole
Réalisé en bois sculpté et doré, il se compose de quatre grands panneaux en bas-relief, entourant un Christ en croix figurant dans un baldaquin couvert d’une voûte à caissons semés d’étoiles et e têtes d'anges. Seuls les visages et les parties du corps des personnages, non recouverts de vêtements, ne sont pas dorés à la feuille, introduisant ainsi beaucoup de vie à ces scènes.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. Un second entablement couronne le retable, soutenu par six colonnes et surmonté d’une série de pots-à-feu et de pots-à-fleurs. Les quatre évangélistes et deux anges encadrent la Trinité : le Christ ressuscité est accueilli par Dieu le Père sous la protection de la colombe du Saint-Esprit.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. A gauche, Jésus au Mont des Oliviers. A droite, le Couronnement d'épines.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. noirs. A gauche, Jésus au Mont des Oliviers.
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Ancienne chapelle des Pénitents noirs. A droite, le Couronnement d'épines.