7 - Bracelet en forme de serpent
Époque romaine. 30 av. J.C-99 apr. J.C Or
Paris, musée du Louvre, département des Antiquités égyptiennes.
8 - Bracelet en forme de serpent
Époque romaine. 30 av. J.C. 99 apr. J.C. Or
Paris, musée du Louvre, département des Antiquités égyptiennes.
9- Chaîne avec une monnaie en pendentif Basse-Egypte, Alexandrie
Époque ptolémaïque, 277-274 av. J.-C.
Or
Paris, Bibliothèque nationale de France, département des Monnaies,
Médailles et Antiques.
10 - Intaille représentant une reine ptolémaïque tenant un sceptre et une double corne d’abondance
Epoque ptolémaïque,
IIe - Ier siècle av. J.-C.
Cornaline, monture en or avec grenats et pâte de verre verte. Paris, Bibliothèque nationale de France, départements des Monnaies,
Médailleés et Antiques.
134
Intaille représentant une reine ptolémaïque tenant un sceptre et une double corne d’abondance
Epoque ptolémaïque,
IIe - Ier siècle av. J.-C.
Cornaline, monture en or avec grenats et pâte de verre verte. Paris, Bibliothèque nationale de France, départements des Monnaies,
Médailleés et Antiques.
135
Chaîne avec une monnaie en pendentif
Basse-Egypte, Alexandrie
Époque ptolémaïque, 277-274 av. J.-C.
Or
Paris, Bibliothèque nationale de France, département des Monnaies, Médailles et Antiques
136
Bague en forme de serpent
Époque romaine Or ciselé
Paris, musée du Louvre, département des Antiquités égyptiennes
137
Bague spirale en forme de serpent
Époque romaine, 30 av. J.C.-200 apr. J.C.
Turquie, Cnide Or
Paris, musée du Louvre, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines
138
3 -Bague-sceau ornée d’une intaille au buste de Ptolémée IX Sôter ou Ptolémée X Alexandre
Époque ptolémaïque, fin du Ier siècle av. J.-C.
Or, grenat. Genève, Fondation Gandur pour l’Art..
6 - Bague ornée d’un camée figurant Ptolémée IV sous les traits du dieu Harpocrate/Horus enfant
Époque ptolémaïque, vers 230 av. J.C.
Or, sardonyx
Paris, Bibliothèque nationale de France, département des Monnaies, Médailles et Antiques, camée. 2- Bague ornée d’une intaille au buste d’un jeune souverain hellénistique (prince de la famille des Ptolémées ?)
Époque hellénistique, IIe siècle av. J.-C Syrie
Or, grenat
Paris, Bibliothèque nationale de France, département des Monnaies, Médailles et Antiques, Luynes
139
Bague-sceau ornée d’une intaille au buste de Ptolémée IX Sôter ou Ptolémée X Alexandre.
Époque ptolémaïque, fin du Ier siècle av. J.-C.
Or, grenat
Genève, Fondation Gandur pour l’Art
140
Bague ornée d’un camée figurant Ptolémée IV sous les traits du dieu Harpocrate/Horus enfant
Époque ptolémaïque, vers 230 av. J.C.
Or, sardonyx
Paris, Bibliothèque nationale de France, département des Monnaies.
Médailles et Antiques, camée.
141
Bague ornée d’une intaille au buste d’un jeune souverain hellénistique (prince de la famille des Ptolémées ?)
Époque hellénistique, IIe siècle av. J.-C Syrie
Or, grenat
Paris, Bibliothèque nationale de France, département des Monnaies, Médailles et Antiques, Luynes.
142
LES MATIERES PRÉCIEUSES
Les Ptolémées possèdent les plus grandes réserves d’or du monde hellénistique. Ils relancent l’exploita¬tion des mines et s’approvisionnent en Nubie. Les pierres précieuses et semi-précieuses sont nombreuses : émeraude, grenat, améthyste, turquoise. Les souverains font étalage de leur Pendentif pectoral décoré de dieux égyptiens : sur une face, Isis et Nephtys agenouillées adorent l’emblème d’Osiris (ici), sur l’autre Anubis embaume une momie sous le regard d’Horus accroupi
Époque ptolémaïque ou romaine, 323 av. J. C, 200 apr. J.-C.
Or, technique du repoussé
143
Pendentif pectoral décoré de dieux égyptiens : sur une face, Isis et Nephtys agenouillées adorent l’emblème d’Osiris, sur l’autre Anubis embaume une momie sous le regard d’Horus accroupi (ici).
Époque ptolémaïque ou romaine, 323 av. J. C, 200 apr. J.-C.
Or, technique du repoussé
144
Pendentif décoré du dieu Sérapis, entouré de son épouse Isis, allaitant leur fils. Harpocrate et d’Isis-serpent Thermouthis
Époque romaine Ier – IIe siècle, apr. J.-C.
Feuille d’or repoussée.
Paris, musée du Louvre, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines.
145
Boucle d’oreille représentant le dieu Harpocrate, assimilé au dieu grec Eros.
Époque ptolémaïque, Ier siècle av. J.-C.
Or, fonte pleine
Genève, Fondation Gandur pour l’Art,
146
Collier avec un pendentif en forme de déesse Isis écartant les jambes.
Époque hellénistique ou romaine, 323 av. J.-C.-200 apr. J.-C.
Italie Or, grenat
Paris, musée du Louvre, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines
147
Collier
Époque ptolémaïque, Ier siècle av. J.-C.
Or, émeraude
Genève, Fondation Gandur pour l’Art
<br 8. Boucles d’oreille à décor floral
Époque ptolémaïque, fin du IVe siècle av. J.-C.
Or, perles, grenat, chrysoprase
Genève, Fondation Gandur pour l’Art,
148
De gauche à droite. Pendentif représentant la déesse grecque Déméter
Époque ptolémaïque ou romaine, 323-av. J.-C.-200 apr. J.-C.
Égypte
Or
Paris, musée du Louvre, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines. Pendentif représentant le dieu Sérapis
Époque ptolémaïque ou romaine, 323 av. J.-C.-200 apr. J.-C.
Or
Musée du Louvre, Paris, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines.
Pendentif représentant le dieu Sérapis
Époque ptolémaïque ou romaine, 323 av. J.-C.-200 apr. J.-C.
Or
Musée du Louvre, Paris, département des Antiquités . Pendentif représentant le dieu égyptien Horus
Époque ptolémaïque ou romaine, 23 av. J.-C.-200 apr. J.-C. Égypte ?
Or
Paris, musée du Louvre, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines
149
150
Fragments d’une comédie de Ménandre (Les Sicyoniens
Texte grec.
Époque ptolémaïque, IIIe siècle av. J.C.
Ménandre. Papyrus
Paris, Institut de Papyrologie de la Sorbonne,
Le poète athénien Ménandre (vers 340-290 avant J.-C.), principal représentant de la « nouvelle comédie » grecque, est l’auteur de pièces de théâtre comiques qui connurent un grand succès dans le royaume ptolémaïque. Faciles à comprendre du grand public, elles mettent généralement en scène des intrigues amoureuses, nourries de nombreux rebondissements, dans un cadre domestique.
Un peu moins de la moitié (470 vers) de la comédie intitulée Les Sicyoniens a été conservée sur des papyrus découverts à Médinet Ghoran dans le Fayoum, en Égypte. Ils datent de la fin du IIIe siècle avant J.-C. Dans cette comédie, alors très appréciée, l’histoire d’amour contrariée entre la belle Philouméné, jeune fille pauvre, et Stratophanès, jeune et brillant officier, se termine par un heureux mariage.
151
LA REINE ÉRUDITE
Cléopâtre parie plusieurs langues, dont le grec et l’égyptien. Elle a bénéficié d’un environnement culturel de haut niveau, grâce au Musée et à la grande bibliothèque d’Alexandrie qui conservait des milliers de papyrus. Femme savante, elle aurait elle-même écrit un traité sur les cosmétiques.
1 - Bâtonnet pour appliquer le kohol
Époque romaine, 30 av. J.-C.-395 apr. J.-C.
Égypte
Alliage cuivreux
Paris, musée du Louvre, département des Antiquités égyptiennes
152
Peigne double
Époque ptolémaïque ou romaine, 330 av. J.-C.-395 apr. J.-C.
Égypte
Bois
Paris, musée du Louvre, département des Antiquités égyptiennes
153
Couvercle de boîte en forme de palmette composite
Époque pharaonique, 664-332 av. J.-C.
Faïence égyptienne avec rehauts de cobalt
Paris, musée du Louvre, département des Antiquités égyptiennes.
154
Pot à kohol
(fard noir à yeux) décoré de dieux Bès
Période ptolémaïque Faïence
Genève, Fondation Gandur pour l’Art.
155
Miroir à boîte orné d'une tête de satyre
Époque ptolémaïque, IVe - IIIe siècle av, J.-C.
Bronze, fonte pleine et décor appliqué
Genève, Fondation Gandur pour l'Art,
156
Statuette du dieu Dionysos.
Époque hellénistique, 323 - 30 av. J.-C
Paris, Bibliothèque nationale de France, département des Monnaies,
Médailles et Antiques, bronze.
Dieu grec de la vigne, du vin et ! de l’ivresse, Dionysos est considéré comme l’ancêtre de la dynastie des Ptolémées. On le célèbre par des processions et des banquets somptueux au cours desquels Antoine apparaît comme Osiris-Dionysos et Cléopâtre comme Isis-Aphrodite.
157
158
Buste du dieu Sêrapis
Epoque romaine, 150 - 200 apr. J.-C. Marbre noir (Nero Antico).
Paris, musée du Louvre, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines.
Sérapis est la forme hellénisée du dieu égyptien Osiris-Apis, honoré par les Grecs de Memphis avant ' l’arrivée d’Alexandre. Son culte est officialisé par les premiers Ptolémées qui l’associent à Isis.
Il est figuré comme un dieu grec analogue à Zeus et portant sur la tête une mesure de blé
159
LA DÉESSE ISIS
Symbole du pouvoir féminin, de la fidélité conjugale et de l'amour maternel, Isis est la déesse la plus populaire. Ses images traditionnelles sont toujours présentes. Cléopâtre, dit-on, apparut sous cet aspect En même temps une nouvelle image d’Isis s’élabore, transformée par les représentations grecques : Isis-serpent, Isis-porteuse de corbeille, Isis-Aphrodite. Figurine d’Isis sous l’aspect d’une prêtresse grecque portant une corbeille sur la tête (canéphore)
Époque romaine, 100-300 apr. J.-C.
Égypte, terre cuiteParis, musée du Louvre, département des Antiquités égyptiennes.
160
Figurine d’Isis sous l’aspect d’Aphrodite
Époque romaine, 100-300 apr. J.-C.
Égypte, terre cuite
Paris, musée du Louvre, département des Antiquités égyptienne
161
Figurine d’Isis sous l’aspect de Déméter, déesse grecque des moissons
Époque romaine, 100-300 apr. J.-C.
Égypte, terre cuite
Paris, musée du Louvre, département des Antiquités égyptiennes
162
Figurine d’Isis sous l’aspect d’une déesse à corps de serpent
Époque romaine, 100-300 apr. J.-C.
Égypte, terre cuite
Paris, musée du Louvre, département des Antiquités égyptiennes
163
Figurine d’Isis allaitant Horus l’enfant
Basse Époque, 664-332 av. J.-C.
Égypte, alliage cuivreux et placage d’or
Paris, musée du Louvre, département des Antiquités égyptiennes.
164
Figurine d’Isis allaitant Horus l’enfant
Basse Époque, 664-332 av. J.-C.
Égypte, alliage cuivreux et placage d’or
Paris, musée du Louvre, département des Antiquités égyptiennes
165
CULTES ET RELIGIONS
Chaque cité grecque honore ses dieux : Zeus, Aphrodite, Déméter... Les cultes d’Alexandre, des Ptolémées, de Dionysos et Sérapis ont une importance particulière. Les Grecs ont établi des similitudes entre leurs dieux et ceux adorés par les Égyptiens. Alexandrie compte plusieurs synagogues.
Fragment d’amulette figurant le dieu égyptien Bès.
Basse Époque, 943-716 av. J.-C.
Égypte, faïence égyptienne
Paris, musée du Louvre, département des Antiquités égyptiennes
166
Statuette d’ibis
Oiseau sacré du dieu égyptien Thot
Époque pharaonique, 664-332 av. J.-C.
Égypte, alliage cuivreux.
Paris, musée du Louvre, département des Antiquités égyptiennes.
167
Statuette du taureau Apis
incarnation terrestre du dieu égyptien Ptah
Époque pharaonique, 664-400 av. J.-C.
Alliage cuivreux
Paris, musée du Louvre, département des Antiquités égyptiennes
168
Figurine du dieu égyptien Bès combattant
Époque romaine, 100 300 apr. J.-C.
Égypte, terre cuite
Paris, musée du Louvre, département des Antiquités égyptiennes
169
Sarcophage de chat
surmonté d’une statuette de la déesse égyptienne Bastet
Basse Époque, 664 332 av. J. C.
Alliage cuivreux
Paris, musée du Louvre, département des Antiquités égyptiennes.
170
FAMILLE OSIRIENNE : OSIRIS, ISIS ET LEUR FILS HORUS.
Frère et époux d’Isis, premier roi d'Egypte, Osiris est assassiné et démembré par un frère jaloux.
Isis entreprend de rassembler les restes de son époux disséminés le long du Nil. Grâce à ses talents de magicienne elle redonne vie à Osiris, adoré comme protecteur des défunts. Leur fils Horus vengera sen père.
Figurine du dieu Osiris sous la forme d’un vase, tel qu’il était adoré à Canope, près d’Alexandrie
Époque romaine, 100-300 apr. J.-C.
Égypte Terre cuite
Paris, musée du Louvre, département des Antiquités égyptiennes
171
Figurine d’Horus l’enfant sous l’aspect grec d’Harpocrate
Époque romaine, 100-300 apr. J.-C.
Égypte
Faïence égyptienne. Paris, musée du Louvre, département des Antiquités égyptiennes.
172
Statuette d’Osiris
dieu égyptien des morts
Basse Époque, 664-332 av. J.-C Égypte
Alliage cuivreux
Paris, musée du Louvre, département des Antiquités égyptiennes
173
Statuette d’Horus l’enfant, fils d’Osiris et d’Isis
Basse Époque, 664-332 av. J.-C Égypte
Alliage cuivreux
Paris, musée du Louvre, département des Antiquités égyptiennes.
174
Stèle d’Horus sur les crocodiles
Époque ptolémaïque, 323 30 av. J. C.
Égypte. Pierre. Paris, musée du Louvre, département des Antiquités égyptiennes. Cette stèle magique figure l’enfant Horus debout sur deux crocodiles et empoignant des animaux dangereux: serpents, scorpion, oryx, lion. Elle protège des dangers et guérit les blessures comme Isis l’a fait pour son fils. I e visage de l’enfant montre des traces d’usure dues à l’utilisation de la stèle.
175
Pointeur destiné à la lecture de la Torah
IIe siècle av. J.-C.-1er siècle apr. J.-C.
Bronze, fonte pleine
Genève, Fondation Gandur pour l’Art
176
PRATIQIJES FUNÉRAIRES
Égyptiens et Grecs ont une concep¬tion bien différente de la mort.
Pour les Egyptiens l’âme du défunt doit pouvoir disposer d’un support matériel d’où la pratique de la momification. Pour les Grecs l’âme se détache définitivement du corps : celui-ci est inhumé ou incinéré. Certains Grecs se rallient à la vision égyptienne de l’au-delà, plus séduisante.
Hydrie de Hadra servant d’urne funéraire
Époque ptolémaïque Égypte, Aboukir Albâtre égyptien.
Paris, musée du Louvre, département des Antiquités égyptiennes
177
Couronne funéraire
de style grec associée à la régénération d’un défunt.
Époque hellénistique, 323-30 av. J.-C.
Feuille d’or
Genève, Fondation Gandur pour l’Art
178
Stèle funéraire grecque
figurant une défunte disant adieu à un petit garçon.
Époque ptolémaïque, 323-250 av. J.-C.
Égypte, Alexandrie Calcaire peint
Paris, musée du Louvre, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines
179
Masque doré de momie
Époque ptolémaïque, 323-30 av. J.-C.
Égypte
Cartonnage doré (papyrus agglomérés, stuqués et peints) Rueil-Malmaison, musée d’Histoire locale, Mairie/Les Sites Patrimoniaux, Don M. et Mme Comte-Génin.
Ce masque était posé sur la tête d’un défunt momifié. Son visage doré évoque l’éclat du soleil.
A l’avant de la perruque sont figurées l’âme du défunt, sous forme d’un oiseau à tête humaine, et l’adoration du dieu des morts. Sur le front, symbole de renouveau, un scarabée ailé pousse le disque solaire.
180
181
Suétone
(Rome. vers 70 apr. J -C - Italie, vers 140 apr. J.C.)
Vies des douze Césars.
L'historien latin Suétone n'évoque que rapidement Cléopâtre dans ses biographies de César et d’Auguste. Il nous donne quelques informations sur le suicide de la reine qu'Octave aurait tenté de ranimer en faisant intervenir des charmeurs de serpents pour aspirer le venin mortel.
182
Appien d’Alexandrie
(Alexandrie, vers 95 apr. J.-C. - Rome, vers 165 apr. J.-C.) - Histoire des guerres civiles de la République romaine
Vers 147-155 apr. J.-C.
Traduit par J.J. Combes-Dounous Édition frères Marne, Paris, 1808 Paris, collection particulière.
Appien, né à Alexandrie, historien de langue grecque du IIe siècle, nous apporte d’intéressants éclairages sur la politique égyptienne de César puis de Marc Antoine qui tirèrent, selon lui, de nombreux avantages matériels de leur alliance avec Cléopâtre. Appien mentionne aussi la statue de la reine que César fit ériger à Rome.
183
Monnaie en bronze vandalisée de Cléopâtre VII, frappée à Patras (Grèce)
Droit : buste vandalise de Cléopâtre VII coiffée d’un diadème Revers : coiffe de la déesse Isis
32-31 av. J.-C. Bronze.
Paris, Bibliothèque nationale de France, département des Monnaies, Médailles et Antiques
Cette monnaie vandalisée témoigne, elle aussi, de la haine engendrée par la propagande d’Octave à l’encontre de Cléopâtre, vaincue à Actium.
Fragment de lampe à huile montrant Cléopâtre assise sur un phallus, placé sur un crocodile
Fin du Ier siècle av. J.-C.- Ier siècle apr. J.-C. (règne d’Auguste 27 av. J.-C.-14 apr. J.-C.)
Italie
Céramique, engobe
Genève, musée d’Art et d’Histoire, C
La propagande d’Octave visant à décrédibiliser Cléopâtre est d’une rare obscénité : sur ce fragment de lampe, la reine nue, perchée sur un crocodile qui symbolise l’Égypte, est sodomisée par un phallus.
184
Properce
(Ombrie, vers 47 av. J.-C - Rome, vers 1645 av. J.-C.) Elégies
Traduit par M. La Roche-Aymon, dessin de Besnier, gravures deMéaulle Édition A. Quentin, París, 1885 Paris, collection particulière
Le poète latin Properce est l’un des plus virulents détracteurs de Cléopâtre. Il insulte la reine qu’il dégrade au rang de putain. Cléopâtre est pour lui l’antithèse de la vertu romaine. Elle est incarnation de tout ce que Rome déteste : une femme, une reine et une étrangère.
185
186
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188
Giovanni Boccaccio, dit Boccace
(Florence ou Certaldo, 1313 - Certaldo, 1375) Des cas des nobles hommes et femmes [De casibus virorum et feminarum illustrium]
1355-1373
Traduction en français de Laurent de Premierfait en 1400 Enluminure : Suicide d’Antoine et Cléopâtre, XVe siècle Manuscrit enluminé sur vélin, folio 218r
Paris, Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Français.
Fondateur de la littérature italienne en prose, Boccace inspire toute (a Renaissance humaniste européenne. Composé vers 1355- 1373, ce recueil de funestes destinées, comme celle des amants suicidés, Cléopâtre et Marc Antoine, veut donner une portée morale et montrer le caractère arbitraire de la fortune.
189
Esmeralda Kosmatopoulos
(Grèce, née en 1981)
About 2 inches-long
2020 (production 2025)
Installation d’une Nasothèque avec nez de dimensions variable. Marbre et acier
Le Caire, collection de l'artiste
Se référant à la fameuse citation de Pascal, l’artiste réduit l’évocation de la souveraine à cette seule partie de son anatomie. Elle réalise cinquante sculptures de nez des « Cléopâtre » issues des représentations picturales les plus marquantes que l’on retrouve dans la salle des peintures. Ainsi met-elle en lumière l’aspect réducteur de l’importance accordée au physique de cette figure féminine historique.
190
Esmeralda Kosmatopoulos
(Grèce, née en 1981)
About 2 inches-long
2020 (production 2025)
Installation d’une Nasothèque avec nez de dimensions variable. Marbre et acier
Le Caire, collection de l'artiste
Se référant à la fameuse citation de Pascal, l’artiste réduit l’évocation de la souveraine à cette seule partie de son anatomie. Elle réalise cinquante sculptures de nez des « Cléopâtre » issues des représentations picturales les plus marquantes que l’on retrouve dans la salle des peintures. Ainsi met-elle en lumière l’aspect réducteur de l’importance accordée au physique de cette figure féminine historique.
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Esmeralda Kosmatopoulos
(Grèce, née en 1981)
About 2 inches-long
2020 (production 2025)
Installation d’une Nasothèque avec nez de dimensions variable. Marbre et acier
Le Caire, collection de l'artiste
Se référant à la fameuse citation de Pascal, l’artiste réduit l’évocation de la souveraine à cette seule partie de son anatomie. Elle réalise cinquante sculptures de nez des « Cléopâtre » issues des représentations picturales les plus marquantes que l’on retrouve dans la salle des peintures. Ainsi met-elle en lumière l’aspect réducteur de l’importance accordée au physique de cette figure féminine historique.
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193
Michèle Tosini, dit Michele di Ridolfo Ghirlandalo
Attribution incertaine.
(Florence, 1503 - Florence, 1577)
Vers 1530-1560 Huile sur bois de hêtre. Genève, musée d’Art et d’Histoire.
Sous les traits d’une jeune femme blonde dont les bijoux, la robe et la coiffure rehaussées de dorures, attestent le rang, Cléopâtre apparaît comme une reine subversive avec le serpent vers son sein dénudé. Figure sensuelle et morbide, somptueusement parée et fardée, elle évoque davantage une courtisane.
194
Lavinia Fontana
(Bologne, 1552 – Rome, 1614).
Cléopâtre.
Vers 1585. Huile su toile. Romme, Galleria Spada, 245.
L’une des premières artistes femmes de la peinture maniérisme; Fontana compose un étonnant portrait chevaleresque de Cléopâtre, avec son profil solennel, dignement coiffée de sa tiare et pudiquement habillée, se suicidant « le cœur haut » (Horace), dont même Octave « admira la noblesse » (Plutarque).
195
Jean-André Rixens
(Saint-Gaudens, 1845 - Paris, 1925)
La mort de Cléopâtre.
1874.
Huile sur toile.
Toulouse, musée des Augustins, 2004
Au Salon, la peinture d’histoire affiche son goût pour le sensation¬nel, l’exotisme et l’érotisme sur fond de colonialisme. Cette fameuse toile académique de Rixens fascine par ses détails tirés d’estampes (bronze d’Isis, pectoral de Ramsès II, lotus, vautour, hiéroglyphes...) et la morbidité sensuelle de la défunte.
196
Alexandre Cabanel
(Montpellier, 1823 : Paris, 1889)
Cléopâtre essayant des poisons sur des condamnés à mort (première version)
1883.
Huile sur toile
Paris, galerie Michel Descours.
Ce modello du célèbre tableau de Cabanel caractérise le goût du XIXe siècle pour le drame en suspension. Ce théâtre pictural de la cruauté fixe les codes d’une reine orientale, forcément fatale. Sur ce thème de Plutarque, elle observe superbe, sadique et impassible, l’effet de poisons sur un condamné à l'agonie.
197
Antoine Rivalz
(Toulouse, 1667 - Toulouse, 1735).
La Mort de Cléopâtre 1700-1715. Huile sur toile.
Toulouse, musée des Augustins.
Ce chef d’œuvre ténébriste du peintre baroque Rivalz emprunte sa posture dramatique à une Déposition : comme le Christ, la reine s’effondre tête affaissée, bras ballant. Il se réfère aussi au marbre antique, la sensuelle Ariane endormie aux seins dénudés, alors mal intitulé Cléopâtre à cause de son bracelet-serpent.
198
Giovanni Francesco Guerrieri
(Fossombrone, 1589 - Pesaro, 1657) Cléopâtre
Vers 1630 Huile sur toile
Fano, Fondazione Cassa di Risparmio di Fano.
Peintre de style caravagesque dans- l’Italie baroque, Guerrieri représente avec raffinement un modèle idéal de féminité avec cette Cléopâtre, tragique et sensuelle, tenant l’aspic sur sa poitrine : sa chemise en dentelles dévoile sa gorge laiteuse mordue par le serpent comme une étrange blessure d’amour.
199
François Barois
(Paris, 1656 – Paris, 1726).
Cléopâtre mourant.
1700
Marbre.
Paris, musée du Louvre, département des sculptures du Moven Âge, de la Renaissance et des temps modernes.
Ce morceau de réception permet à Barois d’intégrer l'Académie royale de peinture et de sculpture. Cléopâtre écarte de son sein le mortel serpent (la tête a disparu). La tension entre la femme alanguie et la rigidification du corps joue sur un double registre, ensualité et douleur, prétexte pour représenter le plaisir féminin.
200
Carlo Maratta ou Maratti
Camerano, 1625 - Rome, 1713)
Cléopâtre dissout la perle dans une coupe de vin.
1693 – 1695 Huile sur toile.
Rome, VIVE – Vittoriano e Palazzo Venezia.
Réalisé pour un cycle de femmes illustres, cette toile de Maratta connut un succès immense, et fut souvent copiée et dessinée.
La reine dispendieuse s’apprête à dissoudre une énorme perle dans une coupe de vinaigre (sous- catégorie du vin) selon Pline l’Ancien, un stratagème pour prouver à Marc Antoine ses richesses illimitées.
201
Claude Vignon
(Tours, vers 1593 - Paris, 1670)
Cléopâtre se donnant la mort.
Vers 1650 Huile sur toile
Rennes, musée des Beaux-Arts.
Grand peintre baroque à la touche virtuose, Vignon illustre avec fougue Cléopâtre repoussant avec tumulte un horrible serpent aux crocs ensanglantés. Inspirée du pathos épouvanté de l’antique Laocoon — avec sa tête renversée, ses yeux révulsés et sa bouche entrouverte —, elle brouille les frontières entre orgasme et trépas
202
Claude Bertin
(Paris, vers 1650 - Versailles, 1705) Cléopâtre mourant.
Avant 1697. Marbre
Paris, musée du Louvre, département des Sculptures du Moyen Age, de la Renaissance et des temps modernes.
Sculpteur ordinaire du Roi sous Louis XIV, Bertin compose un rare buste de la reine, mortifiée par l’amour et la politique, où l’angoisse subvertit l’ordre classique. Préciosité des dentelles et du diadème, nervosité des mains et du visage, il évoque les héroïnes de la tragédie classique et de l’opéra galant, Cléopâtre, Didon et Bérénice.
203
Giambattista Tiepolo.
(Venise, 1505 - Madrid, 1770). Le Banquet de Cléopâtre
1742-1743. Huile sur toile.
Paris, musée Cognacq-Jay.
Ce merveilleux modello du grand peintre rococo vénitien Tiepolo illustre le somptueux banquet que la reine d’Égypte offre au général romain, Marc Antoine. Pour montrer sa richesse, elle déclare offrir le repas le plus cher de l’histoire, en dissolvant dans du vinaigre une rarissime perle qu’elle boit sous son regard médusé.
204
Pompeo Batoni
(Lucques, 1708 - Rome, 1787)
Cléopâtre montre à Octave le buste de César
1755?
Huile sur toile
Dijon, musée des Beaux-Arts.
Au siècle des Lumières, Cléopâtre, acquiert une noblesse presque admirable. Dans cette représentation atypique, le peintre italien Batoni montre une femme de tête. Inspiré par le texte de Dion Cassius, elle désigne le buste de feu César pour tenter d’amadouer son vainqueur : « Ah, disait-elle, je vous retrouve en lui. »
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Eugène-Ernest Hillemacher
(Paris, 1818 - Paris, 1387)
Antoine rapporté mourant à Cléopâtre.
3«*3
Huile sur toile.
Paris, Centre national des arts plastiques, 5, en dépôt au musée de Grenoble.
Hillemacher expose au Salon officiel ce rare sujet de Plutarque. Malgré la mise en scène grandiose, le pseudo-temple ptolémaïque et la sculpture de Sekhmet, la critique l’éreinte : « De crainte qu’on ne salisse les escaliers, Cléopâtre fait monter Marc Antoine par la fenêtre pour ne pas avoir de raisons avec son portier »
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Louis-Marie Baader
(Lannion. 1828 - Morlaix, 1920)
La Mort de Cléopâtre, reine d'Egypte
Vers 1899 Huile sur toile
Rennes, musée des Beaux-Arts, 1920.
Le peintre de Salon Baader reconstitue un mausolée de Cléopâtre démesuré avec force détails égyptisants. Peine perdue Pour la critique, son aspic ressemble à un cobra et le panier de figues est absent : la vraisemblance importe plus que la vérité archéologique car sa tombe, dans l’Alexandrie hellénistique, a disparu.
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Philippe Chaperon
(Paris, 1823 - Lagny, 1906)
Maquette de décor en volume pour « Les Mille et Une Nuits », féerie en 3 actes et 31 tableaux (acte II, tableau 14 :
La cour de Cléopâtre)
Vers 1881.
Œuvre lyrique créée au Théâtre du Châtelet, Paris, le 14-décembre 1881 Librettistes : Adolphe d’Ennery et Paul Ferrier Crayon, plume, aquarelle et gouache sur papiers cartonnés Paris, Bibliothèque nationale de France,
Bibliothèque-musée de l’Opéra.
L’égyptomanie incite à l’authenticité : les décorateurs se réfèrent aux ouvrages scientifiques tels les Monuments de l’Égypte et de la Nubie (Champollion) en écho au souci d’exactitude exigé par la direction des Beaux-Arts, dont dépendent Opéra et théâtres.
Mais cette Cour de Cléopâtre est plus pharaonique qu’Alexandrine.
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Georges-Antoine Rochegrosse
(Versailles, 1859 - El Biar, 1938)
Sarah Bernhardt dans le rôle de Cléopâtre Après 1890.
Pièce de Victorien Sardou, créé le 23 octobre 1890 au Theatre de la Porte Saint-Martin, Huile sur toile
Strasbourg, collection particulière.
Rochegrosse peint l’actrice en habit de scène d’après un cliché de Napoléon Sarony. En 1890, elle fit l’unanimité : « ce n’est pas Sarah Bernhardt qui ressemble à Cléopâtre, mais au contraire, Cléopâtre qui ressemblait à Sarah Bernhardt » (Le Figaro).
Sans perruque noire, en dépit des traditions, seule la rousseur de sa coiffure fit question
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Théophile Thomas
(Auxerre, 1846 - Ecouen, 1916)
Collier pectoral et pagne de scène créés pour Sarah Bernhardt dans « Cléopâtre »
1890
Pièce de Victorien Sardou, créée le 23 octobre 1890 au Théâtre de la Porte Saint-Martin, Paris.
Collier : métal doré, cabochon, perles blanches et en verre coloré
Pagne : métal doré, peinture et perles en verre coloré
Paris, Bibliothèque nationale de France, département des Arts du spectacle, Fonds Charles Dullin «Sarah Bernhardt.
Grâce à Sardou, le peintre Théophile Thomas se spécialise dans les costumes de scène. Réputé pour son trait précis et sa couleur recherchée, il œuvre pour les théâtres parisiens et participe à l’Exposition universelle de 1900. Réalisés avec un grand savoir-faire, ces faux bijoux visent le vrai, principe de l’illusion théâtrale.
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Bijoux de scène
Collier.
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Bijoux de scène
Paire de bracelets
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Bijoux de scène
Paire de bracelets
215
Bijoux de scène
Fibule représentant un oiseau 1890
Métal doré, strass, perles blanches. Métal doré, strass, pertes blanches et en verre coloré Paris, Bibliothèque nationale de France, département des Arts du spectacle, Fonds Chartes Dullin «Sarah Bernhardt».
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Bijoux de scène
Large bracelet s’ouvrant en deux avec des personnages égyptiens. Métal doré, strass, pertes blanches et en verre coloré Paris, Bibliothèque nationale de France, département des Arts du spectacle, Fonds Chartes Dullin "Sarah Bemhardt"
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Bijoux de scène
Large fibule représentant un oiseau. Métal doré, strass, pertes blanches et en verre coloré Paris, Bibliothèque nationale de France, département des Arts du spectacle, Fonds Chartes Dullin «Sarah Bernhardt»
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Bijoux de scène
Bracelet en forme de serpent. Métal doré, strass, pertes blanches et en verre coloré Paris, Métal doré, strass, pertes blanches et en verre coloré Paris, Bibliothèque nationale de France, département des Arts du spectacle, Fonds Chartes Dullin «Sarah Bernhardt»
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Bijoux de scène
Collier en forme de serpent. Métal doré, strass, pertes blanches et en verre coloré Paris, Bibliothèque nationale de France, département des Arts du spectacle, Fonds Chartes Dullin «Sarah Bernhardt»
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Bijoux de scène de Sarah Bernhardt pour « Cléopâtre
Parure de tête au paon. Laiton, strass et perles en verre coloré Paris, collection particulière
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Ornement au scarabée. Bijoux de scène de Sarah Bernhardt pour « Cléopâtre
Laiton, strass et perles en verre coloré Paris, collection particulière
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Irene Sharaff
(Boston, 1910-New York, 1993) Manteau royal de Cléopâtre porté par Elizabeth Taylor dans "Cleopatra” de Joseph L. Mankiewicz, 1963
Tissu lamé de sole et d’or Rome, Costumi d’Arte SRL
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Christian Dior par John Gafirar
(Gibraltar, né en 1960)
Robe en soie sauvage brodée et tulle de soie
Haute couture printemps -été 2004 Paris, Collection Dior Héritage.
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Shourouk Rhaiem
(Paris, née en 1980)
Cleopatra's Kiosk 2025
Installation d’objets divers recouverts de cristaux Swarovsk Paris, collection de l’artiste
Fascinée par la vie idéalisée véhiculée par la publicité des années 1980 et 1990, Shourouk Rhaiem détourne le concept marketing voulant qu’un simple produit domestique puisse améliorer la vie de la ménagère pour l’exploiter et le pousser à son paroxysme. Elle allie avec humour les produits de consommation ordinaires au glamour des paillettes de la pop culture de ces années, en sélectionnant des marchandises commercialisées sous le nom de Cléopâtre qu’elle recouvre entièrement de cristaux Swarovski.
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Philippe Guillotel
(Paris, né en 1955). Costumes pour Monica Bellucci dans Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre film d’Alain Chabat, 2002. Robe de Cléopâtre perlée et sa coiffe. Trône de Cléopâtre. Robe de Cléopâtre rouge et satin et sa coiffe.
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Philippe Guillotel
(Paris, né en 1955). Costumes pour Monica Bellucci dans Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre film d’Alain Chabat, 2002. Robe de Cléopâtre perlée et sa coiffe. Trône de Cléopâtre. Robe de Cléopâtre rouge et satin et sa coiffe.
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Philippe Guillotel
(Paris, né en 1955). Costumes pour Monica Bellucci dans Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre film d’Alain Chabat, 2002. Robe de Cléopâtre perlée et sa coiffe.
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Philippe Guillotel
(Paris, né en 1955). Costumes pour Monica Bellucci dans Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre film d’Alain Chabat, 2002. Robe de Cléopâtre rouge et satin et sa coiffe.
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Philippe Guillotel
(Paris, né en 1955). Costumes pour Monica Bellucci dans Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre film d’Alain Chabat, 2002. Trône de Cléopâtre.
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Couverture de la revue Images
avec Fatma Rouchdi en Cléopâtre, n° 9
17 novembre 1929 Hebdomadaire égyptien
Alexandrie, Archives Centre d’Études Alexandrines.
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Pièce de monnaie égyptienne 50 Piastres reine Cléopâtre an 1442 de l’Hégire, 2021
Acier plaqué laiton Paris, collection particulière
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Amina Rizk et Badr Lama dans Cleopatra
1943
Film d’Ibrahim Lama (Chili, 1904 - Égypte, 1953)
Photographies argentiques, dont deux contrecollées sur du papier cartonné Condor Film Company, Le Caire Alexandrie, Wekalat Behna
Ibrahim Lama est un scénariste et réalisateur égyptien. Il réalise le film Cleopatra en 1943, seul long-métrage égyptien connu centré sur la reine antique. L’œuvre, détruite dans un incendie, ne subsiste qu’à travers quelques photographies du tournage pré¬sentées ici, qui ont été restaurées à l’occasion de l’exposition.
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Arnaldo POMODORO
(Morciano di Romagna, né en 1926)
Costumes de scène pour l’opéra
La Passione di Cleopatra, 1989
Réalisés par Gianni Versace
(Reggio de Calabre. 1946 - Miami Beach, 1997)
Masque de Cléopâtre
Parure de Cléopâtre
Masque et parure de Cléopâtre
Armure d'Oros
Armure de Marc Antoine
Masque dAnubis
Parure de Scirmione
Masque de Césarion
Masque dAnscio
Parure dAnubis
Parure d’Hilana
Fibre de verre, métal, cuir, peinture et patine Milan, Courtoisie de la Fondation Arnaldo Pomodoro.
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Arnaldo POMODORO
(Morciano di Romagna, né en 1926)
Costumes de scène pour l’opéra
La Passione di Cleopatra, 1989
Réalisés par Gianni Versace
(Reggio de Calabre. 1946 - Miami Beach, 1997)
Masque de Cléopâtre
Parure de Cléopâtre
Masque et parure de Cléopâtre
Armure d'Oros
Armure de Marc Antoine
Masque d'Anubis
Parure de Scirmione
Masque de Césarion
Masque d'Anscio
Parure d'Anubis
Parure d’Hilana
Fibre de verre, métal, cuir, peinture et patine Milan, Courtoisie de la Fondation Arnaldo Pomodoro. Ahmad Chawqi, pionnier de la littérature arabe moderne, compose La Passion de Cléopâtre en 1927. Cette pièce sera montée sous la direction de Cherif durant l’été 1989 dans le cadre du Festival Orestiadi, sur les ruines de Gibellina. Arnaldo Pomodoro, grand sculpteur italien, a conçu des costumes et une scénographie intégrant son langage sculptural.
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Arnaldo POMODORO
(Morciano di Romagna, né en 1926)
Costumes de scène pour l’opéra
La Passione di Cleopatra, 1989
Réalisés par Gianni Versace
(Reggio de Calabre. 1946 - Miami Beach, 1997)
Masque de Cléopâtre
Parure de Cléopâtre
Masque et parure de Cléopâtre
Armure d'Oros
Armure de Marc Antoine
Masque dAnubis
Parure de Scirmione
Masque de Césarion
Masque dAnscio
Parure dAnubis
Parure d’Hilana
Fibre de verre, métal, cuir, peinture et patine Milan, Courtoisie de la Fondation Arnaldo Pomodoro. Ahmad Chawqi, pionnier de la littérature arabe moderne, compose La Passion de Cléopâtre en 1927. Cette pièce sera montée sous la direction de Cherif durant l’été 1989 dans le cadre du Festival Orestiadi, sur les ruines de Gibellina. Arnaldo Pomodoro, grand sculpteur italien, a conçu des costumes et une scénographie intégrant son langage sculptural.
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Esmeralda Kosmatopoulos
(Grèce, née en 1981)
Second draft :
Plutarque, « La Vie des hommes illustres » (100-120 ap.J.-C)
Second draft :
Flavius Josiphe, « Antiquités juives »
(1er siècle)
Second draft :
Dion Cassius, « Histoire romaine » (199-233 ap.J.C.)
2020 (production 2025)
Impressions sur papier japonais, encre le Caire» collection de l'artiste.
Esmeralda Kosmatopoulos retourne aux sources des écrits qui minorent les capacités politiques et intellectuelles de la reine au profit de ses attributs physiques.
Reprenant quelques extraits d’auteurs de l’Antiquité diffamant Cléopâtre, elle rature et corrige leurs textes avec ses propres mots, interrogeant la fabrique de l’Histoire : qui l’écrit ? Comment» pourquoi et au service de qui ?
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Nazanin Pouyandeh
(Téhéran, née en 1981)
La Mort de Cléopâtre, 2022.
Huile sur toile Collection particulière.
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Cindy Sherman
(Glen Ridge, New Jersey, née en 1954) Untitled #282,1993 (production 2025)
Exemplaire d’exposition Impression couleur chromogène 228,6 x 152,4 cm
Avec l’autorisation de l’artiste et de Hauser & Wirth.
L’artiste se grime en une figure hybride, à la fois Méduse, Vénus et Cléopâtre, adoptant les codes des représentations stéréotypées des femmes lascives et alanguies des orientalistes. Néanmoins, la frontalité du personnage dans sa posture et dans son regard inverse le rôle classique des modèles féminins traités comme objets pour la transformer en sujet, provoquant le regard des hommes et dénonçant leur voyeurisme.
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Esmeralda Kosmatopoulos
(Grèce, née en 1981)
I want to look like Cleopatra as Sarah Bernhardt 2019-2020
Diptyque combinant une impression fine art sur couverture acrylique et une impression sur papier, plexiglass Le Caire, collection de l’artiste.
Une copie du portrait de Cléopâtre estampé sur les pièces de monnaie de l’Antiquité a été envoyée à trois chirurgiens esthétiques - italien, grec et égyptien. Ces derniers ont indiqué leurs préconisations d’opérations afin qu’elle corresponde aux canons de beauté du XXe siècle. Les traits de son visage ont en fait été « corrigés » pour que Cléopâtre ressemble à des actrices iconiques l’ayant incarnée à l’écran ou sur la scène.
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Esmeralda Kosmatopoulos
(Grèce, née en 1981 )I want to look like Cleopatra as Sarah Bernhardt 2019-2020
Diptyque combinant une impression fine art sur couverture acrylique et une impression sur papier, plexiglass Le Caire, collection de l’artiste.
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Esmeralda Kosmatopoulos
(Grèce, née en 1981 )I want to look like Cleopatra as Sarah Bernhardt 2019-2020
Diptyque combinant une impression fine art sur couverture acrylique et une impression sur papier, plexiglass Le Caire, collection de l’artiste.
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Barbara Chase-Riboud
(Philadelphie, née en 1939)
Cleopatra's chair 1994
Plaques en bronze à la cire perdue assemblées sur bois de chêne New York, collection particulière.
Barbara Chase-Riboud évoque la figure de la reine par une sculpture représentant son siège laissé vide. Par la dénégation du corps, elle refuse de lui astreindre une identité fixe et fait de la souveraine une figure universelle, une femme de pouvoir mais aussi un modèle auquel les femmes noires peuvent s’identifier. Le poème créé par l’artiste, Portrait of a Nude Woman as Cleopatra, résonne tout autour de l’œuvre.
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Mohammed Abdel Wahab
(Le Caire, 1901 - Le Caire, 1991) Pochette originale et disque vinyle de sa chanson Cleopatra, 1973
Édité par Sout El Phan Espagne, collection particulière.
Mohammed Abdel Wahab, figure majeure de la musique égyptienne moderne, a puisé dans le patrimoine historique et mythologique de l’Égypte antique pour nourrir son œuvre. Dans une volonté de renouer avec la grandeur de l’Égypte pharaonique, il a notamment composé une chanson intitulée « Cleopatra », une des chansons les plus populaires de son répertoire.
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Mahmoud Mokhtar
achevant sa statue de la Haute Egypte placée au bas de son Monument à Saad Zaghloul
(Mehallah El-Koubra, 1891- Le Caire, 1934) Alexandrie, entre 1927 et 1934 Photographie anonyme Égypte, Archives Emad Ghazi.
Dans les années 1920, l’Égypte connaît une effervescence nationaliste, notamment dans les arts avec le pharaonisme qui puise son inspiration dans l’iconographie de l’Égypte antique. Mahmoud Mokhtar, figure centrale de ce renouveau artistique, érige de grandes sculptures, dans l’espace public. Avant sa disparition, il avait envisagé de créer un monument en l’honneur de Cléopâtre, un projet qui ne sera finalement jamais réalisé.