Petit modèle 1907. Bronze. Fonte Alexis Rudier, vers 1920
170
Madame Champsaur et sa fille ou Groupe en marbre de Paros
1891
Marbre
Sur le socle en grec : PAROS
Legs Rhodia Dufet Bourdelle. 2002
« Je sculpte du marbre, un de Paros merveilleux. Je compte sur lui pour me faire remarquer quelque peu. » Au salon de la Société nationale des beaux-arts de 1891, ce groupe fait sensation. Bourdelle joue du contraste si prisé par Rodin entre le poli des visages, l’ondoiement des chevelures et de la guirlande de fleurs, et le non finito du bloc ponctué de traces d’outils. Les grâces ornementales de ce double portrait « fin de siècle » s’accordent aux veines serpentines du socle en marbre poli. Cette réflexion sur le socle, indissociable de l’œuvre, ouvre la voie aux recherches de la sculpture moderne.
171
Méduse
Marteau de porte
Exposition des Arts décoratifs de 1925 Plâtre
Legs Rhodia Dufet Bourdelle, 2002.
L’art « fin de siècle » réactualise la figure archaïque de Méduse à la chevelure de serpents. Ce marteau de porte résulte d’une commande pour le pavillon de la maison de serrurerie Fontaine, à l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925. Bourdelle imagine la main de Persée montée sur charnière, tenant les tresses de serpents de la tête tranchée, « afin que le chef heurte en retombant le bouclier du héros ». Quand chaque coup de heurtoir réitère le geste fatal et sanglant…
172
173
Drame intérieur
Première étude 1899
Bronze, fonte Clementi
Legs Rhodia Dufet Bourdelle, 2002. 1979.
Ce masque féminin se plie à la stylisation de l'Art nouveau, au rythme ornemental de l’arabesque. Il se fond à la vague ruisselante de la chevelure, comme pour mieux s’engloutir dans les filets psychiques de Drame intérieur, s’accorder à « la logique glissante de l’âme ».
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Méduse, Femme couronnée de fleurs, Homme à la bouche grande ouverte
Masques, projets pour le théâtre du musée Grévin Vers 1900 Plâtre
Don Cléopâtre Bourdelle Sévastos et Rhodia Dufet Bourdelle, 1949.
En 1900. le mécène et promoteur Gabriel Thomas confie à Bourdelle la décoration du théâtre du célèbre musée Grévin à Paris. Dans un premier temps, le sculpteur imagine une frise de masques, accessoires scéniques du théâtre gréco-romain. Issu du latin personare — « parler à travers » —, le mot persona désignait le masque de l’acteur dans la Rome antique. Il a donné les mots « personne » et « personnage ».
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Le Silence
Masque, projet pour le théâtre du musée Grévin. Vers 1900. Plâtre.
Legs Rhodia Dufet Bourdelle, 2002.
Drapé dans « le silence déjà funèbre » de son voile, ce masque est à rapprocher de la Nonne (1884) aux yeux clos. À l'évidence, Bourdelle s'est inspiré de l'hypnotique Silence (1842) du sculpteur Auguste Préault, médaillon conçu pour un tombeau au cimetière du Père-Lachaise, à Paris. La filiation de l'œuvre de Préault se poursuit
176
Enfant endormi
Tête avec épaules Vers 7898
Bronze, fonte Alexis
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Aphrodite
1900
Grès réalisé par Alexandre Bigot. Legs Rhodia Dufet Bourdelle, 2002
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Tête d’Apollon ou Apollon au combat
Vers 1911
Bronze, fonte Alexis Legs Rhodia Dufet Bourdelle, 2002.
Bourdelle porte en 1926 un regard rétrospectif sur la création d'Apollon pour son ami le poète André Suarès : « Je tentai la montée au-delà de l’homme, jusqu’au Dieu Apollon. Je l’aperçus irrité dans l’airain d’or. » La modernité plastique de Bourdelle renoue avec la charge rituelle de la sculpture primitive. Fondu par Eugène Rudier, ce bronze d'Apollon au combat est revêtu d’une patine composée de feuilles d’or. II a la présence vibratoire d’une idole païenne, le poli et les aspérités d’un bronze archéologique.
Musicienne à la harpe. 1937. Bronze. Dépôt du Centre Pompidou, Musée national d'art moderne - centre de création industrielle, Paris.
En 1910, Henri Laurens habite La Ruche, cité d'artiste inauguré en 1902 dans le 15e arrondissement de Paris. Attentif aux expérimentations novatrices, le jeune sculpteur ne peut ignorer le » morceau de bravoure » qu’est Héraklès archer. Un quart de siècle plus tard, Laurens se souvient, avec Musicienne à la harpe, de la leçon structurelle des vides et des pleins d'Héraclès. La proximité formelle est d'autant plus saisissante que la ligne courbe de la harpe duplique celle de l'arc.
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Auguste Rodin (1840 – 1917)
L'homme qui marche. 1899. Bronze, fonte Alexis Rudier, 1964 Prêt exceptionnel du musée Rodin, Paris.
Vers 1900, Rodin porte un nouveau regard sur les sculptures gréco-romaines. Mutilées par le temps, elles en tirent un surcroît d’expressivité plastique. L’Homme qui marche est né de l’assemblage d’une étude de jambes et d’un torse crevassé. Délivrée de toute référence anecdotique, cette figure sans tête s’impose comme pure expression du mouvement. Bourdelle saura en méditer la leçon
Première version, vers 1905 Bronze, fonte Valsuani, 1966
Legs Rhodia Dufet Bourdelle, 2002.
Pénélope occupe Bourdelle dès 1905. Dans un premier temps, il imagine l’épouse d’Ulysse un fuseau à la main, attribut symbolique de l’inflexible patience de l’héroïne. Bourdelle supprime l’accessoire dans une seconde version, puissante et monolithique.
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Femme bras au dos ou Femme en blouse
Petite version. 1909. Bronze. Fonderie nationale des bronzes Saint-Gilles, vers 1910. Legs Rhodia Dufet Bourdelle, 2002.
Femme en blouse procède de la même volonté de synthèse que Pénélope : « Je viens de faire […] une de mes plus attachantes sculptures. C’est ma femme en sa robe bleue. C’est simple, c’est pensé surtout par les grandes masses sans qu’un détail en trouble aucune. [...] et j’ai 35 ans d’étude acharnée avant d’avoir pu m’approcher
187
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Bacchante aux raisins
Première composition, grande version 1907
Plâtre polychrome
Dort Cléopâtre Bourdelle et Rhodta Dufet Bourdelle. 1949.
Cette Bacchante aux raisins est l’une des œuvres fétiches de Bourdelle. Il en offre des plâtres, parfois colorés de sa main, à certains proches — la danseuse Isadora Duncan, les écrivains Émile Verhaeren et Élie Faure... Hanchement marqué, modelé heurté, tension dynamique des masses : la Bacchante incarne l’ivresse du cortège dionysiaque. Les rehauts de polychromie ajoutent à la « sauvagerie » de cette idole moderne.
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Léda et la Nuée
Étude de fresque pour le Théâtre des Champs-Élysées 7977
Pigments sur ciment
Don Cléopâtre Bourdelle et Rhodia Dufet Bourdelle. 1949.
Pour le Théâtre des Champs-Élysées. Bourdelle adopte la technique antique de la fresque, au rendu mat et velouté. « Pour l’intérieur de l'édifice, l’idée de fresques me vint. [...] Que tout demeure surface murale, que le dessin soit synthétique. [...] laissant la chaux et son émail tenace donner sa fleur à tous les tons. »
Les tons opalescents des peintures posées à frais (a fresco), dans l'atrium et au pourtour des loges, sont propices à l'incorporation des apparitions mythologiques. Figure voluptueuse de l’hybridation. Léda inspire à Bourdelle nombre de variations plastiques. Léda repoussant le cygne
Étude de fresque pour le Théâtre des Champs-Élysées 1911
Pigments sur ciment
190
L’Urne
Étude de nu 1927-1929
Bronze, fonte Valsuani
Legs Rhodia Dufet Bourdelle. 2002.
Le géométrisme et l’art de la synthèse que professe Bourdelle trouvent un contrepoint exemplaire dans la photographie par Ernst Scheidegger du Torse (1925) de Giacometti, une sculpture cubisante que l’élève suisse expose grâce au maître au Salon des Tuileries en 1925. Singulièrement proches et strictement contemporains, le dessin de Bourdelle Étude pour une amphore et la sculpture de L’Urne ressortissent à la même volonté « d’architecturer » le corps féminin
191
Femme debout
ALBERTO GIACOMETTI (1901-1966).
Vers 1961-1962 Plâtre
Paris, Fondation Giacometti /
Dépôt de la Fondation Giacometti. Paris.
Les années d’apprentissage d’Alberto Giacometti à l’Académie de la Grande Chaumière (1922-1927) s’avèrent fondatrices. Le sculpteur en devenir est durablement marqué par l’art de « trancher net » professé par Bourdelle. Écorcher l’imitation. « Reconstruire pour faire plus vrai, voir plus juste. » De l’abréviation des statuettes en pied de Madeleine Charnaux modelées entre 1917 et 1925 à la présence irréductible et filiforme de Femme debout, la filiation s’impose.
[Cléopâtre Sevastos]
1906
Bronze, fonte Alexis Rudier, vers 1920
Legs Rhodia Dufet Bourdelle. 2002.
En 1904. Cléopâtre Sevastos entre dans l’atelier de Bourdelle qui lui transmet sa pratique. « Sacrée Sevastos ! » répétait le maître [...] « Il faudrait vous sculpter toute la journée et à chacun de vos mouvements. » Le maillet dans la main droite, le ciseau dans la main gauche, figurée tout à la fois de face et de profil, Femme sculpteur au travail s’inscrit dans la
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Femme sculpteur russe
[Catherme Marcowitch]
Bronze, fonte 1914 – 1915. Valsuan\
Legs Rhodia Dufet Bourdelle. 2002.
La pose, bras croisés, est aussi un temps de pause dans l'activité très physique de l'atelier. Elle dit le caractère résolu de la praticienne qui jauge le travail. La scansion des plis creusés dans la blouse dynamise le statisme appa
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Torse de l’élève allemande
[Hedwig Woermann]
Vers 1900
Bronze, fonte Valsuani. Legs Rhodia Dufet Bourdelle. 2002.
De tous les portraits-études que Bourdelle a pu faire d’Hedwig Woermann, le plus radical est sans conteste ce torse. Rythmé par les traces des écrasements de matière, surmonté d’une tête aux traits à peine esquissés, ce bloc est contemporain des modelages de Matisse, que Bourdelle initie alors à la sculpture.
Il est proche des expérimentations plastiques de Giacometti menées quelque cinquante ans plus tard autour des Bustes d’Annette, son épouse.
196
La Regodias.
GERMAINE RICHIER (1902-199)
1938
Bronze
Dépôt de la famille G. Richier (Mme Sylvie Martin-Raget).
« Tout ce que je sais, c’est Bourdelle qui me l’a appris », confie Germaine Richier.
Le maître incite l’élève à voir et à penser en « architecte des formes humaines ».
Du buste de l’élève-modèle Madeleine Charnaux à celui de La Regodias (1938), on retrouve le désir identique de dégager
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La Regodias.
GERMAINE RICHIER (1902-199)
1938
Bronze
Dépôt de la famille G. Richier (Mme Sylvie Martin-Raget).
« Tout ce que je sais, c’est Bourdelle qui me l’a appris », confie Germaine Richier.
Le maître incite l’élève à voir et à penser en « architecte des formes humaines ».
Du buste de l’élève-modèle Madeleine Charnaux à celui de La Regodias (1938), on retrouve le désir identique de dégager
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Madeleine Charnaux
1917
Bronze, fonte Busato
Legs Rhodia Dufet Bourdelle, 2002.
199
Madeleine Charnaux
Grande étude définitive 1917
Bronze, fonte Godard
Legs Rhodia Dufet Bourdelle, 2002.
La silhouette gracile de Madeleine Charnaux inspire à Bourdelle plusieurs études. « Contenir, maintenir, maîtriser » : la formule lapidaire du maître trouve son expression manifeste dans l’épure de figures où les jambes se résument à un parallélépipède, le buste à un trapèze, la tête à un masque triangulaire sur la base cylindrique du cou. Nourrie du « primitivisme » des idoles des Cyclades et des statues-colonnes médiévales, elles anticipent les recherches d’Alberto Giacometti.
200
Héraklès archer
201
Buste de Jane Avril 1900
Biscuit en porcelaine réalisé par Haviland à Limoges, 1899
Don manufacture Haviland.
La taille significative de ce biscuit présenté à l’Exposition universelle de 1900 relève de la prouesse technique. Bourdelle rend hommage à Jane Avril, danseuse mythique des cafés-concerts parisiens. Mi-ornemental, mi-organique, le visage spectral se coule dans le rythme ondulatoire de l’arabesque. À quel désir — quelle hantise ? — répond cette figure inquiétante d’ondine, de femme-coquillage ?
202
Le Baiser à la rose
1907
Plâtre
Don Cléopâtre Bourdelle et Rhodia Dufet Bourdelle. 1949.
La collaboration avec Théodore Haviland s’avère féconde. Parmi les neuf créations présentées à l’Exposition universelle de 1900, cette série des « Baisers » est la transcription d’un buste en marbre exposé en 1899 à la Société nationale des beaux-arts. Ces visages de femmes-fleurs aux yeux clos s
203
Premier bâtiment des ateliers,
A gauche, La France
Grand modèle sans attributs
1923-1925
Bronze
Épreuve numéro 2 exécutée par Susse en 1972. Au centre, Sapho.
204
La frise du Théâtre des Champs-Élysées (1910-1913)
205
Coquelin cadet
1891
Bronze, fonte Clementi
Legs Rhodia Dufet Bourdelle, 2002.
Célébrité du monde du théâtre, Ernest Coquelin (1848-1909), dit Coquelin cadet excelle dans les pièces de Molière, en particulier dans les rôles de Figaro et de Scapin. Traits hardiment modelés, menton relevé, bouche fendue d’une grimace, ce buste plein de feu s’inscrit dans la veine du sculpteur Jean-Baptiste Carpeaux 0827-1875).
206
La Roumaine
1927
Bronze, fonte Rudier, 1930
Legs Rhodia Dufet Bourdelle, 2002.
Exposé en 1931 au musée de l’Orangerie, lors de la grande rétrospective de l’œuvre de Bourdelle, ce buste est caractéristique de la volonté de synthèse de l’artiste, à la fin des années 1920.
La beauté altière de Fanny Moscovici, l’une des élèves de la Grande Chaumière, se résume à la pureté radicale d’un profil archaïque — nez droit, yeux en amande soulignés par le dessin en arcade de l’orbite.
207
Jiddu Krishnamurti
1927
Bronze, fonte Valsuani
Legs Rhodia Dufet Bourdelle, 2002.
Bourdelle rencontre en 1925 le philosophe indien Krishnamurti (1895-1986) et avoue avoir « ressenti profondément toute la suprême grandeur d’un homme ». L’architecture de cette tête, aux plans nets et symétriques, repose sur l’assise de deux triangles inversés. Bourdelle poursuit ainsi une réflexion plastique décisive sur le socle, entamée avec la création d’Apollon au combat (1898-1909) et de Pénélope (1905-1912).
208
Anatole France
Torse nu 1919
Bronze, fonte Rudier
Legs Rhodia Dufet Bourdelle, 2002.
Pour célébrer l’écrivain (1844-1924), avec lequel il avait noué des relations d’estime et d’amitié, Bourdelle reprend la tradition du buste classique et de la nudité héroïque. S’inspirant des effigies des philosophes gréco-romains, le sculpteur dépouille, au sens propre, son modèle de tout détail pour construire une figure de la Pensée.
209
Jean-Auguste-Dominique Ingres
1908
Bronze, fonte Rudier, 1910
Legs Rhodia Dufet Bourdelle, 2002
Bourdelle éprouve une admiration réelle pour le peintre et dessinateur Ingres (7780-7867), son illustre compatriote montalbanais.
Traité à l’antique — poitrine nue et toge drapée sur l’épaule gauche —, ce buste tout en puissance, à la facture abrupte, magnifie l’énergie farouche du lutteur de l’Art.
210
Les Muses accourent vers Apollon
Partie droite de la frise du Théâtre des Champs-Elysées (1910-1913)
1912
Bronze
Épreuve numéro 2 exécutée par Susse en 1987
211
La Méditation d'Apollon et une muse
Motif central de la frise du Théâtre des Champs-Élysées (1910-1913)
1912
Bronze
Épreuve numéro 2 exécutée par Susse en 1989.
212
Les Muses accourent vers Apollon
Partie gauche de la frise du Théâtre des Champs-Élysées (1910-1913)
1912
Bronze
Épreuve numéro 2 exécutée par Susse en 1987.
213
214
215
216
Paul Poiret, la mode est une fête
Paul Poiret Robe du soir Joséphine, 1907.
Satin de soie, filet de soie et galon métallique brodé au point de bourdon
Paris, musée des Arts décoratifs, dépôt UFAC, 1995. Don Marcel Piccioni.
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Paul Poiret, la mode est une fête
218
Paul Poiret, la mode est une fête
Paul Poiret Robe du soir, Marrakech 1924
Satin de soie, broderie de lames argent au point de Tsel, fourrure de chinchilla et velours de soie. Paris, musée des Arts décoratifs, dépôt UFAC, 1995 Don Mme Couvreur par l’intermédiaire de Denise Boulet-Poiret
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Paul Poiret, la mode est une fête
Atelier Nadar. La comtesse Grefftulhe . 1900. Tirage d'exposition.
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Paul Poiret, la mode est une fête
André Derain (1880-1954)
Portrait de Paul Poiret. 1915
Huile sur toile Musée de Grenoble.
C'est dans le contexte de la Première Guerre mondiale, en mars 1915, que Paul Poiret commande son portrait à son ami le peintre André Derain, alors que tous deux sont mobilisés à Lisieux. L'artiste renoue ici avec ce genre dans une veine très stylisée où se lisent, entre autres, les influences de la géométrie cubiste et l'expressivité de l'art africain. Les traits hiératiques, la carrure imposante du couturier auréolé de bleu vif concourent à valoriser l'essence du personnage. Paul Poiret conserva cette œuvre jusqu'en 1925.
221
Paul Poiret, la mode est une fête
Worth.
Robe d’intérieur ayant appartenu à Elisabeth de Caraman-Chimay, comtesse Greffulhe vers 1895.
Velours de soie fond satin.
Paris, musée des Arts décoratifs, dépôt UFAC, 1995 Don duc de Gramont.
Cette tenue d’intérieur ou tea-gown dédiée à la réception d’intimes est une création de la maison Worth, dont la comtesse Greffulhe (1860-1952), inspiratrice de l’écrivain Marcel Proust, était l’une des plus célèbres clientes. Caractéristique de son style, ce modèle est taillé dans un velours de soie à grands motifs de roses qui n'est pas sans rappeler l’emblème choisi par Paul Poiret, ancien employé de chez Worth.
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Paul Poiret, la mode est une fête
Doucet.
Costume de hussard du Premier Empire ayant appartenu à Cléo de Mérode. vers 1900
Drap de laine, application de tresses de laine, métal argenté, brandebourgs en coton et agneau de Mongolie. Paris, musée des Arts décoratifs, dépôt UFAC, 1995. Don Ghislaine Fairweather-Lauwick, en souvenir de Cléo de Mérode.
Ce costume fut porté par la danseuse Cléo de Mérode, reine de beauté de la Belle Epoque, internationalement célébrée. Paul Poiret, engagé à l’été 1890 par le grand couturier Jacques Doucet, mentionne dans sesmémoires qu’il fut chargé de réaliser des costumes de scène de hussards du Premier Empire pour le corps de ballet de l’Opéra de Paris, dont voici certainement un exemple. Anonyme
Chausson de danse ayant appartenu à Cléo de Mérode, vers 1900
Satin de soie
Paris, musée des Arts décoratifs
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Paul Poiret, la mode est une fête
Robe à transformation avec corsage de jour 1900-1905.
Mousseline de soie, broderie d'application, chenille et fils de soie, strass et dentelle à l'aiguille. Paris, musée des Arts décoratifs, dépôt UFAC, 1995 Achat.
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Paul Poiret, la mode est une fête
Anonyme. Corset à jarretelles ayant appartenu à Cléo de Mérode, vers 1900.
Taffetas façonné liseré, application de dentelle au fuseau, ruban de satin de soie et lacet de soie. Paris, musée des Arts décoratifs, dépôt UFAC, 1995 Don Ghislaine Foirweother-Lauwiek, en souvenir de Cléo de Mérode.
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Paul Poiret, la mode est une fête
Jules Chéret
1836-1932
Exposition universelle de 1889
Lithographie
Paris, musée des Arts décoratifs.
René Péan. 1875-1955
Exposition universelle de 1900
1898.
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Paul Poiret, la mode est une fête
Paul Poiret
Manteau, Nénuphar.
1911. Soie, tulle de soie brodé et passementerie
Paris, musée des Arts décoratifs, dépôt UPAC, 1995. Don Denise Boulet-Poiret
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Paul Poiret, la mode est une fête
Paul Poiret. Manteau du soir, vers 1910.Gros de Tours liseré à décor broché de fils doré et de lames argent, taffetas changeant, passementerie et métal argenté. Paris, musée des Arts décoratifs, dépôt UFAC, 1995. Don Marcel Piccioni.
Pour ce spectaculaire manteau, Paul Poiret a choisi une étoffe orientalisante d’essence historiciste particulièrement vive et précieuse évoquant les soieries Lyonnaises dites « bizarres » du XVIIIe siècle ; le jeu de contraste avec la doublure verte est aussi l’une des signatures stylistiques du couturier qui présenta ce modèle à la presse, assorti d'une capeline et d’une ombrelle japonaise, en juillet 1910, lors d’un défilé dans les jardins de sa maison de couture.
Paul Poiret Coiffe 1914. Mousseline brodée de strass, fibre cellulosique et taffetas de soie. Paris, musée des Arts décoratifs.
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Paul Poiret, la mode est une fête
Paul Poiret
Sac à main vers 1910
Soie brodée de perles de verre
Paris, musée des Arts décoratifs.
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Paul Poiret, la mode est une fête
Paul Poiret Turban vers 1911-1913.
Gaze en filé or drapée, pendeloque de strass et perles de fantaisie, panache de filé or, perles translucides montées sur fil de fer. Paris, musée des Arts décoratif, acquis grâce au legs Teytaut.
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Paul Poiret, la mode est une fête
Paul Poiret
Manteau, vers 1911.
Velours de soie brodé de cordonnet d’or et fourrure vison. Paris, musée des Arts décoratifs, dépôt UPAC, 1995. Don Denise Boulet-Poiret.
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Paul Poiret, la mode est une fête
232
Paul Poiret, la mode est une fête
Paul Poiret
Robe du soir, Eugénie
1907. Gaze de coton façonné, tulle et taffetas Paris, musée des Arts décoratifs, dépôt UFAC, 1995 Don Denise Boulet-Poiret.
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Paul Poiret, la mode est une fête
Paul Poiret
Robe de jour, Gavarni 1906
Toile de lin
Paris, musée des Arts décoratifs, acquis grâce au fonds du patrimoine, avec le concours du mécénat de Michel et Hélène David Weill, 2005
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Paul Poiret, la mode est une fête
Paul Poiret
Ensemble corsage et jupe, Évêque 1906.
Linon plissé, crétonne imprimée à la planche de bois et nacre.
Paris, musée des Arts décoratifs, acquis grâce au fonds du patrimoine, avec le concours du mécénat de Michel et Hélène David Weill, 2005
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Paul Poiret, la mode est une fête
Man Ray
Emmanuel Radnitzky, dit 1890-1976
Peggy Guggenheim dans une robe Paul Poiret
Tirage d’exposition.
Man Ray 2015 Trust/Adagp. Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. GrandPalaisRmn / Georges Maguerditchian.
Peggy Guggenheim (1898-1979), riche héritière américaine exerçant une influence dans le milieu de l’art parisien, pose pour le photographe Man Ray en 1924. Cliente de Paul Poiret, elle choisit pour cette séance de prises de vue une luxueuse robe- culotte issue de la collection automne-hiver 1924. Grande collectionneuse, elle achètera une œuvre majeure de la collection du couturier, Maïastra de Constantin Brancusi.
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Paul Poiret, la mode est une fête
Georges Lepape
1887-1971
L’Hôtel avenue d’Antin, Maison del Paul Poiret
1910
Estampe aquarellée.
Palais Galliera - musée de la Mode de la Ville de Paris, don Mme Cabarrus
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Paul Poiret, la mode est une fête
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Paul Poiret, la mode est une fête
José de Zamora.
1889-1971.
Modèles pour Paul Poiret, vers 1913.
Aquarelle et crayon sur papier-calque Librairie Diktats / Diktats Bookstore
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Paul Poiret, la mode est une fête
Raoul Dufy.
La Petite Usine.
Encre de Chine sur papier Centre Pompidou, Paris
Musée national d’art moderne - Centre de création industrielle, legs Mme Raoul Dufy, 1963. <br< Celte esquisse représente l’atelier d’impression sur étoffes que Paul Poiret loua en 1911 et 1913 au 141, boulevard de Clichy à Paris et qui sera nommé La Petite Usine. L’équipe se compose alors de Raoul Dufy, créateur des motifs, et du chimiste Édouard Zifferlin. Dans ce lieu seront produits des t tissus aux imprimés floraux, animaliers ou figuratifs destinés aux collections de la maison de couture.
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Paul Poiret, la mode est une fête
Raoul Dufy
1877-1953
Pochette, Les Alliés
1915
Pongé de soie imprimé cinq couleurs
Paris, musée des Arts décoratifs, don Louis Metman.
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Paul Poiret, la mode est une fête
André Derain
1880-1954
Portrait de Maurice de Vlaminck
1905
Huile sur carton
Collection Fonds de dotation «Maison Vlaminck »
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Paul Poiret, la mode est une fête
Raoul Dufy
1877-1953
Semainier
1911
Gravure sur bois coloriée au pochoir.
Paris, biblioyhèque du musée des Arts décoratifs.
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Paul Poiret, la mode est une fête
Maurice de Vlamick
Boutons, vers 1910
Faïence stannifère.
Paris, musée des Arts décoratifs, ancienne collection Loïc Allio, achat avec le concours du Fonds du patrimoine - ministère de la Culture et grâce au mécénat de Hermès Sellier, Solanet et Fibelage, Ancellë et Associés, 2012.
Cet ensemble de boutons est né, entre autres, de la rencontre entre le peintre Maurice de Vlaminck et le céramiste André Metthey. En effet, dans les années 1900, celui-ci réunit dans son atelier d'Asnières un groupe de jeunes artistes tels qu'André Derain, Henri Matisse, Édouard Vuillard, Raoul Duty, Maurice Denis ou Kees Van Dongen qui réalisent des décors colorés et stylisés sur des faïences stannifères. Leur production, connue plus tard sous le nom d'école d'Asnières, est notamment présentée au Salon d'automne de 1907.
C'est à la demande de Paul Poiret que Vlaminck dessine ces boutons aux couleurs pures, vives et contrasté es, caractéristiques de la manière fauve du peintre.
244
Paul Poiret, la mode est une fête
Georges Lepape.
1887-1971.
Gazette du Bon Ton, Paris, librairie centrale des Beaux-Arts, 1913.
Paris, bibliothèque du musée des Arts décoratifs.
En haut : Les Cerises, toilette de campagne par Paul Poiret, n°7, mai 1913, planche 9 ; L’Arbre en fleurs, robe d’été de Paul Poiret, n°5, mars 1913, planche 4 ; Voici l’orage, robe d’après-midi de Paul Poiret, n°6, juillet 1920, planche 45.
En bas : Il fait trop chaud, chapeau d'été de Paul Poiret, n°10, août 1913, planche 6 ; Dieu ! Qu’il fait froid..., manteau d’hiver de Paul Poiret, n°12, octobre 1913, planche 4 ; Les citrons, robe d’été de Paul Poiret, n°8, juin 1913, planche 8.
Victor Lhuer.
1876-1952.
Modèles peur Paul Poiret, vers 1910-1925.
Crayon graphite, aquarelle, gouache, encre noire, encre brune rehauts de blanc et échantillons de textile sur papier vélin.
Paris, muse des Arts décoratifs, dons de l’artiste
247
Paul Poiret, la mode est une fête
Victor Lhuer.
1876-1952.
Modèles peur Paul Poiret, vers 1910-1925.
Crayon graphite, aquarelle, gouache, encre noire, encre brune rehauts de blanc et échantillons de textile sur papier vélin.
Paris, muse des Art» décoratifs, dons de l’artiste
Paul Iribe
1883-1935
La Rose d’Irìibe
1910
Graphite, crayon de couleur, gouache, encre de Chine et échantillons de textile sur papier.
Musée de Grenoble.
250
Paul Poiret, la mode est une fête
Erté, Romain de Tirtoff, dit 1899-1990.
Modèles pour Paul Poiret vers 1913-1914.
Crayon graphite, encre noire, gouache, crayon gras et échantillon textile sur papier vélin
Paris, musée des Arts décoratifs.
En 1913, l’artiste russe Romain de Tirtoff, dit Erté, propose des croquis de mode à Paul Poiret qui le premier reconnaît son talent de dessinateur.
Il l’engage sur-le-champ à rejoindre son équipe en tant qu’assistant, poste qu’il occupe jusqu’en 1914. Il collabore non seulement aux collections de mode mais aussi à l’élaboration de costumes pour le théâtre, dont ceux de la pièce Le Minaret de Jacques Richepin (1880-1946) jouée à Paris au Théâtre de la Renaissance en 1913. Ici, ces dessins de modèles de robes de jour et du soir exécutés à l’encre, particulièrement précis et léchés, étaient notamment destinés à être reproduits dans des revues de mode.
251
Paul Poiret, la mode est une fête
Rochas par Olivier Theysken, né en 1977.
Robe du soir.
Collection prêt-à-porter printemps-été 2004.
Taffetas synthétique gaufré plissé, cordonnet, taffetas enduit, mousseline gaufrée, bouillonné de dentelle, rubans de satin et fronces de lamé Paris, musée des Arts décoratifs, don Rochas, 2007
252
Paul Poiret, la mode est une fête
Paul Poiret
Manteau, vers 1913.
Crêpe de coton brodé au point de chaînette, guipure et verre.
Paris, musée des Arts décoratifs, dépôt UFAC, 1995 Don Mme Le Bec.
253
Paul Poiret, la mode est une fête
Paul Poiret
Robe du soir, Mosaïque, vers 1910
Mousseline de soie verte brodée de fils de soie et de perles, galon doré et fourrure de vison.
Paris, musée des Arts décoratifs, dépôt UFAC, 1995. Don Monsieur Veysset
Cette robe du soir à la taille haute et aux couleurs éclatantes est caractéristique du style Poiret au tournant des années 1910; le modèle a été cependant dessiné par l’un de ses proches collaborateurs, Victor Lhuer (1876-1952), dessinateur modéliste au sein de la maison de couture.
Le dessin préparatoire exposé en regard de cette robe présente néanmoins quelques variations, notamment dans la découpe du buste.
Paul Poiret Raoul Dufy, 1877-195,3 pour Bianchini Férier.
Robe de chambre, L.es Fruits, vers 1924
Broca felle.
Palais Galliera - musée de la Mode de la Ville de Paris.
En raison de leur fragilité, ces deux œuvres sont présentées à plat pour assurer leur bonne conservation.
254
Paul Poiret, la mode est une fête
Chloé par Karl Lagerfeld
1933-2019
Robe du soir
1971
Crêpe de soie de Bini peint par Nicole Lefort d'après Gustav Klimt
Modèle unique créé pour la chanteuse Régine pour l’inauguration de sa boîte de nuit parisienne « Réginskaïa »
Paris, musée des Arts décoratifs, don Régine, 1988
255
Paul Poiret, la mode est une fête
Paul Poiret Raoul Dufy, créateur textile.
Manteau, La Perse.
Velours de coton imprimé à la planche, satin de soie, fourrure de renard gris et résille métallique.
Ce manteau issu de la garde-robe de Denise.- Boulet- Poiret, fut également porte par la comédienne Ève Lavallière (1866-1929) dans la pièce Les Favorites d'Alfred Capus (1358-1922), jouée à Paris au théâtre des Variétés en 1911.
Son emblématique motif de fleurs et feuillages surdimensionné, aussi intitulé La Perse, fut dessiné par Raoul Dufy pour Paul Poiret et imprimé dans La Petite Usine, l’atelier d'impression sur étoffes du boulevard de Clichy à Paris. Ce dessin, étroitement associé à l'esthétique de la maison Poiret, fut entre autres adapté en tissu pour l'ameublement qui ornait notamment les murs de la maison de couture.
256
Paul Poiret, la mode est une fête
Natalia Gontcharova, 1881-1962
Muolle Rossignol costumier
Costume de danse
1921.
Satin de soie teint, graphite, tulle brodé main et machine, ruban, bois et toile de coton peinte
Paris, musée des Arts décoratifs, dépôt UFAC, 1995
Don Michel Hogg.
Ce costume fut porté par la danseuse d’avant-garde Caryaithis (1898-1971) lors d’un spectacle qu’elle dévoila en juin au théâtre du Colisée à Paris. Veut de ce costume semi-rigide, conçut par l’artiste Natalia Gontcharova, collaboratrice des Ballets Russes, elle y présenta une Danse espagnole sur une musique d’Enrique Granados (1867-1916). Proche de Paul Poiret, elle l’interpréta à à nouveau à L'Oasis, le théâtres de plein air situé dans les jardins de la maison de couture.
257
Paul Poiret, la mode est une fête
Paul Poiret
Robe du soir, 1910.
Satin de soie, mousseline de soie brodée de tubes de verre et velours de soie.
Paris, musée des Arts décoratifs, dépôt UFAC, 1905. Don M. Bienvenu
258
Paul Poiret, la mode est une fête
Natalia Gontcharova
1881-1962
L’Espagnole à l'éventail, vers 1920
Huile sur toile
Centre Pompidou.
Achat, 1951.
259
Paul Poiret, la mode est une fête
260
Paul Poiret, la mode est une fête
A gauche : Georges Lepape
1887-1971
Laquelle?, robe de soirée de Paul Poiret
Gazette du Bon Ton, n°11, septembre 1913, planche 5 ; Georges Lepape
18871971
Serais-je en avance ?, manteau de théâtre de Paul Poiret
Gazette du Bon Ton, n°2, décembre 1912, planche 6. Paris, librairie centrale des Beaux-Arts, 1912
Héliogravures coloriées au pochoir
Paris, bibliothèque du musée des Arts décoratifs
A droite : Henri Manuel.
1874-1947
Denise Poiret portant la robe Sorbet de Paul Poiret, vers 1913.
Tirage d’exposition d’après la photographie conservée à la bibliothèque nationale de France, département des Estampes et de la photographie ; Studio Talbot
Jane Renouardt portant un modèle de Paul Poiret 1911-1914
Tirage gélatino-argentique. Paris, musée des Arts décoratifs, donation Las Hennessy & Co, 2007.
261
Paul Poiret, la mode est une fête
A gauche : Georges Lepape
1887-1971
Lassitude, robe de dîner de Paul Poiret
Gazette du Bon Ton, n°1, 1912, planche 8. Paris, librairie centrale des Beaux-Arts, 1912
Héliogravure coloriée au pochoir
Paris, bibliothèque du musée des Arts décoratifs ;
Studio Talbot
Mademoiselle Landry portant un modèle de Paul Poiret 1911-1914
Tirage gélatino-argentique Paris, musée des Arts décoratifs, donation Jas Hennessy &Co, 2007. A droite : Studio Talbot
Michelle Frondaie portant un modèle de Paul Poiret 1911-1914 ; Studio Talbot
Mademoiselle de Lignac portant un modèle de Paul Poiret 1911-1914. Tirages gélatino-argentique Paris, musée des Arts décoratifs, donation Jas Hennessy & Co, 2007
262
Paul Poiret, la mode est une fête
Programmes officiels des Ballets russes
Paris, M. de Brunhoff, 1910-1912
Héliogravure
Paris, bibliothèque du musée des Arts décoratifs.
263
Paul Poiret, la mode est une fête
Léon Bakst
1866-1924
Projet de décor pour le ballet Shéhérazade.
1910
Graphite, aquarelle, gouache et rehauts d’or sur papier vélin.
Paris, bibliothèque du musée des Arts décoratifs,, achat de l’état : attribution à l'établissement d’utilité publique dit «Les Arts Décoratifs» en 2008.
264
Paul Poiret, la mode est une fête
Jean Cocteau
1889-1963
Diaghilev et Nijinski dans les coulisses pendant Shéhérazade 1912
Encre et plume sur papier. Bibliothèque nationale de France, département des Arts du spectacle.
265
Paul Poiret, la mode est une fête
Erté
Romain de Tirtoff, dit 1894-1990
Danseurs vers 1912
Encre, aquarelle et rehauts d’or sur papier vélin Paris, musée des Arts décoratifs, achat grâce ou mécénat des Amis des Arts Décoratifs, 2021.
Paul Poiret
Robe, Bretonne
1919
Velours de soie brodé, crêpe de soie et maille de soie.*"- exécutée
Paris, musée des Arts décoratifs, dépôt UFAC, 1995 Don Denise Boulet-Poiret.
L'emploi du velours noir pour cette robe de jour et surtout la broderie florale à disposition exécutée par les frères Monnot, évoque le corselet breton traditionnel. Cependant, son style s'inscrit davantage dans l'esprit des broderies slaves. Comme à son habitude, Paul Poiret ne propose pas une interprétation littérale des costumes régionaux mais plutôt une hybridation de leurs riches et inédits répertoires décoratifs.
268
Paul Poiret, la mode est une fête
Paul Poiret.
Robe d’été. Fleurie, 1912
Mousseline de coton brodée, application de croquet et bouton de bronze d’époque Directoire. Paris, musée des Arts décoratifs, dépôt UFAC, 1995 Don Denise Boulet-Poiret.
269
Paul Poiret, la mode est une fête
Paul Poiret
Manteau du soir
1919
Velours de soie brodé de lames métalliques et passementerie.
Paris, musée des Arts décoratifs, dépôt UFAC, 1995 Don Mme Edmond de Galéa.
270
Paul Poiret, la mode est une fête
Paul Poiret
Dagobert Peche 1887-1923, créateur textile
Manteau de voyage, Ballon vers 1923.
Peau de tortue, velours de soie et pongé de soie. Paris, musée des Arts décoratifs, dépôt UFAC, 1995 Don Denise Boulet-Poiret.
Ce manteau de voyage ayant appartenu à Denise Boulet-Poiref atteste les liens entre Paul Poiret et les Wiener Werkstàtte (Ateliers viennois) qu'il visite en 1910- Particulièrement enthousiasmé par l'atelier de mode et tissus dirige par Josepf Wimmer-Wingrill (1689 1961), il en achète un grand nombre qu'il utilise ensuite dans ses propres créations. En témoigne la remarquable doublure en soie de de ce manteau, le modèle Regenbogen (Arc-en-ciel), dessiné en 1919 par Dagobert Peche.
271
Paul Poiret, la mode est une fête
Louis Vuitton
Porte-habit ayant appartenu à Paul Poiret
1913
Peau de vache
Paris, mutée des Arts décoratifs, donation Gaston-Louis Vuitton, 1969.
Louis Vuitton
Malle chapeaux en toile Monogram ayant appartenu à Paul Poiret, 1911
Toile enduite, bois, laiton et fer Collection Louis Vuitton.
272
Paul Poiret, la mode est une fête
Paul Poiret
Robe, Exotique
1922
Crêpe de Chine imprimé à disposition, mousseline de soie, passementerie et perles de jais Paris, musée des Arts décoratifs, dépôt UFAC, 1995 Don Denise Boulet-Poiret
273
Paul Poiret, la mode est une fête
Paul Poiret
Robe, Martinique
192a
Crêpe marocain et crêpe de Chine imprimé Paris, musée des Arts décoratifs, dépôt UFAC, 1995 Don Louise Janin.
La physionomie de cette robe d’après-midi portée par l’artiste américaine Louise Janin (1893-1997) évoque d’emblée le kimono que Paul Poiret réinterprète régulièrement au sein de ses collections. Cette robe portefeuille est en effet un exemple particulièrement signifiant par sa fermeture croisée, l’absence de col, ses manches extrêmement longues et amples qui accentuent la fluidité de l’allure; «une silhouette campée avec Art », selon la revue de mode.
274
Paul Poiret, la mode est une fête
275
Paul Poiret, la mode est une fête
Jean Paul Gaultier. Ensemble
Collection prêt-à-porter automne-hiver 1994,
Le Grand Voyage
Damas de soie changeant et fourrure synthétique Paris, musée des Arts décoratifs.
276
Paul Poiret, la mode est une fête
Jean Patou
par Christian Lacroix né en 1951
Ensemble, Fleur des pois Collection haute couture printemps-été 1987
Corsage en soie brodée de paillettes découpées, perles de verre et fils de soie ; jupe en taffetas, broderie anglaise et tulle; ceinture en satin de soie doublé de cuir
Paris, musée des Arts décoratifs
277
Paul Poiret, la mode est une fête
Paul Poiret
Cape et robe-culotte, Flammes, 1911
Cape en crêpe de soie brodé main (coupé dans un châle de Manille) ; robe-culotte en velours de soie, mousseline de soie et passementerie
Paris, musée des Arts décoratifs, achat avec le concours du Fonds du patrimoine - ministère de la Culture et grâce au mécénat de Michel et Hélène David-Weill, 2005.
Cette tenue créée pour Denise Boulet-Poiret, certainement pour une fête, conjugue les diverses influences orientalisantes ayant façonné le style du couturier, qui introduit au tournant des années 1910 des éléments du vestiaire oriental dans ses collections. A l’hiver 1911, il lance la jupe-culotte dérivée du sarouel, aussi appelée, entre autres, « pantalon de harem » ou « jupe- sultane ». Pour le couturier, il s’agit avant tout d’une tenue sophistiquée dont l’usage est réservé aux intérieurs et à la fête.
278
Paul Poiret, la mode est une fête
Paul Poiret
Ensemble, Bacchus
1912
Tunique en crêpe de coton, galon en fils métalliques, perruque en cannetille en fils de métal doré.
Palais Galliera - musée de la Mode de la Ville de Paris.
279
Paul Poiret, la mode est une fête
Bernard Boutet de Monvel
1884-1949
Boussingault peignant et Dunoyer de Segonzac 1914
Huile sur toile
Pau, musée des Beaux-Arts
280
Paul Poiret, la mode est une fête
Paul Guillaume
1891-1934
Paul Poiret
1927
Huile sur carton
Musée Carnavalet - Histoire de Paris.
281
Paul Poiret, la mode est une fête
Marie Vassilieff
1884-1957
Portrait de Paul Poiret
1950
Gouache sur papier et carton. Collection Claude Bernés
282
Paul Poiret, la mode est une fête
Jacqueline Marval
1866-1932
La Danseuse de Notre-Dame
1921
Huile sur toile
Collection particulière, Courtesy Comité Jacqueline Marval, Paris
283
Paul Poiret, la mode est une fête
Hélène Perdriat
1889-1969
Mademoiselle Tirka, danseuse, non daté
Huile sur toile.
Centre Pompidou, Paris Musée national d’art moderne - Centre de création industrielle, donation M. Charles Wakefield-Mori, 1939 En dépôt au musée des Beaux-Arts de Menton depuis 1961.
284
Paul Poiret, la mode est une fête
Kees van Dongen
1877-1968
Autoportrait en Neptune, 1922 Huile sur toile. Centre Pompidou, Paris Musée national d'art moderne - Centre de création industrielle, don de l'artiste ou achat à l'artiste, 1924-1927
285
Paul Poiret, la mode est une fête
286
Paul Poiret, la mode est une fête
Kees van Dongen
1877-1968
Deux femmes vers 1913
Huile sur toile
Musée d’Art moderne de Paris
287
Paul Poiret, la mode est une fête
André Édouard Marty
1884-1974
A L’Oasis ou la voûte pneumatique, robe du soir de Paul Poiret
Gazette du Bon Ton, n°7, 1921, planche 53 Paris, librairie centrale des Beaux-Arts, 1921
Héliogravure coloriée ou pochoir
Paris, bibliothèque du musée des Arts décoratifs.
288
Paul Poiret, la mode est une fête
Georges Lepape
1887-1971
Denise Poiret à La Mille et deuxième nuit
1911
Graphite, gouache, encre noire et rehauts argentés papier vélin Collection privée
289
Paul Poiret, la mode est une fête
Raoul Dufy
Invitation-programme à la fête La Mille et deuxième nuit 1911
Gravure sur bois rehaussée à la gouache. Bibliothèque nationale de France, département des Arts du spectacle.
« Et ce sera la Mille et deuxième Nuit
Et cette nuit-là il n’y aura pas de nuages dans le ciel et rien de ce qui existe n’existera.
Il y aura des clartés & des parfums & des flûtes & des timbales & des tambours des soupirs de femmes & le chant de l’oiseau Bulbul.
Droite et d’un jet comme la lettre aleph, mince & flexible comme le rameau de l’arbre tan, elle dansera belle comme la lune absolument ta vue et ton ouïe seront réjouis à l’extrême limite de la réjouissance.
Des mimes savantes & fertiles en artifices improviseront des scènes belles & bien jouées et plus doux que le gâteau échevelé au miel seront les vers du poète.
Pour ce qui est du vieux potier myope, il sera dans sa boutique comme y seront dans la leur & le marchand d’esclaves dont la moins belle vaut mille dinars d’or et le savetier pouilleux et le tailleur cacochyme et le devin aveugle et le cuisinier du pays de Sindh.
Et voilà pour eux.
Et l’on verra des choses biens extraordinaires
& des prodiges stupéfiants.
Il y aura un vase de cornaline blanche.
Et il y aura encore bien d'autres choses qu'il serait interminable d'énumérer. et de plus on entrera par le Faubourg Saint-Honoré. et ce sera la mille et deuxième nuit. »
290
Paul Poiret, la mode est une fête
André Edouard Marty
1882-1974
À L'Oasis, la jupe lumineuse
Modes et manières d'aujourd'hui, 1919 Paris, collection Pierre Corrard, 1919
Phototypie coloriée au pochoir Exemplaire n°168
Paris, bibliothèque du musée des Arts décoratifs
291
Paul Poiret, la mode est une fête
292
Paul Poiret, la mode est une fête
293
Paul Poiret, la mode est une fête
Marie Laurencin
1883-1956
Femmes à la colombe (Autoportrait de l’artiste, accompagnée de Nicole Groult)
1919
Huile sur toile.
Centre Pompidou, Paris Musée national d'art moderne - Centre de création industrielle, don lord Joseph Duveen, 1931. En dépôt au musée des Arts décoratifs de Paris depuis 1985.
294
Paul Poiret, la mode est une fête
Georges Lepape
1887-1971
Le Jaloux, robe du soir de Paul Poiret
Gouache sur papier Collection Thomas Fritsch, Paris
295
Paul Poiret, la mode est une fête
Charles Camoin
1879-1965
Sieste devant la fenêtre ouverte (Perrine Poiret, fille du couturier, peinte dans la maison de Paul Poiret à Saint-Tropez) vers 1908.
Huile sur toile. Collection Alain Bras.
296
Paul Poiret, la mode est une fête
Raoul Dufy
1877-1953
Tenture, La Bergère
1910
Peinture et impression à la planche sur toile de lin Collection particulière
« Le chevalier Athis, qui gratte Une mandore, à Chloris l’ingratte
Verse une œillade scélérate.
L’Abbé confesse bas Églé
Et ce vicomte déréglé
Des champs donne à son cœur la clé.
Variation du poème En bateau de Paul Verlaine (1844-1896)
297
Paul Poiret, la mode est une fête
Atelier Martine Société anonyme des Anciens établissements Desfossé & Kath.
Papier peint, Soleils, 1919.
Fond brossé et impression au cylindre sur potier continu à pâte mécanique. Paris, musée des Arts décoratifs, ancienne collection Manufacture l. Leroy, achat, 1982.
298
Paul Poiret, la mode est une fête
299
Paul Poiret, la mode est une fête
Paul Sérusier
1864-1927
Madame Sérusier à l’ombrelle
1912
Technique mixte sur papiers marouflés sur toile. Musée départemental Maurice Denis
300
Paul Poiret, la mode est une fête
Comme des Garçons. Tailleur-jupe
Collection automne-hiver 2013, The Infinify of Tayloring
Velours imprimé et cuir vieilli
Paris, musée des Arts décoratifs, achat grâce au soutien de Louis Vuitton, 2013
301
Paul Poiret, la mode est une fête
302
Paul Poiret, la mode est une fête
Atelier Martine
Les Parfums de Rosine
Flacons vaporisateurs, Rosine après 1912. Verre soufflé peint. Fragonard parfumeur
303
Paul Poiret, la mode est une fête
304
Paul Poiret, la mode est une fête
Atelier Martine
Les Parfums de Rosine
Document publicitaire, vers 1920. Paris, musée des Arts décoratifs .
305
Paul Poiret, la mode est une fête
A gauche : Agnès Jallat 1897-1988 Atelier Martine
Étude 1913 Gouache avec rehauts argentés sur papier vélin ; Agnès Jallat 1897-1988 Atelier Martine Étude 1913.
Gouache sur papier vélin
Paris, musée des Arts décoratifs, don Monsieur Alain Charlemagne, fils de Paul Charlemagne et d'Agnès Jallat, 2019.
Au centre : Martiale Constantini.
Atelier Martine.
Portrait de Paul Poiret non daté. Graphite sur papier calque ; Martiale Constantini.
Atelier Martine.
Paris, bibliothèque du musée des Arts ;
Étude non daté.
Gouache, encre et gouache sur papier vélin
Paris, musée des Arts décoratifs.
A droite : Octave Lepage Agnès Jallat
1914.
Tirage gélatino-argentique. Paris, musée des Arts décoratifs, don Monsieur Alain Charlemagne, fils de Paul Charlemagne et d’Agnès Jallat, 2019
; Agnès Jallat 1897-1988 Atelier Martine
Étude, 1911-1929
Graphite, gouache, rehauts dorés sur paoier vélin.
Paris, musée des Arts décoratifs, don Monsieur Alain Charlemagne, fils de Paul Charlemagne et d'Agnès Jallat, 2019.
306
Paul Poiret, la mode est une fête
Georges Lepape
Antinéa, manteau du soir de Paul Poiret.
Mario Simon
Les Parfums de Rosine
Affiche pour le parfum Antinea, 1910 ;
Les Parfums de Rosine
Carte parfumée, marque-page pour le parfum toute la forêt, vers 1920. Agnès Mulon.
Les Parfums de Rosine
Carte parfumée, marque-page pour le parfum Nuit de Chine, vers 1920. Agnès Mulon.
Mario SimonLes Parfums de Rosine
Publicité pour le parfum Nuit de Chine, 1923
Bibliothèque nationale de France, département des Arts du spectacle.
Les Parfums de Rosine
Carte parfumée pour le parfum Nuit de Chine, vers 1920 Paris, musée des Arts décoratifs.
307
Paul Poiret, la mode est une fête
Les Parfums de Rosine
Carte parfumée pour le parfum Nuit de Chine, vers 1920 Paris, musée des Arts décoratifs. Les Parfums de Rosine
Carte parfumée pour le parfum Nuit de Chine, parfum agréable, vers 1920
308
Paul Poiret, la mode est une fête
309
Paul Poiret, la mode est une fête
Georges Lepape 1887-1971 Les Parfums de Rosine
Éventail publicitaire
1910
Papier, bois et métal
Ville de Paris/Bibliothèque Forney.
310
Paul Poiret, la mode est une fête
Georges Lepape 1887-1971
Les Parfums de Rosine
Projet d’affiche pour le parfum Mam’zelle Victoire 1916
Gouache et encre de Chine sur papier
France, Grasse, musée International de la Parfumerie.
Mario Simon
Les Parfums de Rosine
Éventail publicitaire
1915
Papier, bois et métal
311
Paul Poiret, la mode est une fête
Raoul Dufy 1877-1953
Henri Alméras 18951-1965, parfumeur.
Les Parfums de Rosine. Parfum Le Fruit défendu et sa boite
Verre, métal, cartonnage et papier
Palais Galliera — musée de la mode de la Ville de Paris.
312
Paul Poiret, la mode est une fête
Raoul Dufy 1877-1953
Henri Alméras 18951-1965, parfumeur.
Les Parfums de Rosine. Parfum Le Fruit défendu et sa boite
Verre, métal, cartonnage et papier
Palais Galliera — musée de la mode de la Ville de Paris.
313
Paul Poiret, la mode est une fête
Atelier Martine
Maurice Schaller, parfumeur.
Les Parfums de Rosine
Flacon vaporisateurs, parfum La Coupe d’or, 1920-1925.
Verre soufflé peint à la main, fil doré et caoutchouc.
France, Grasse, musée International de la Parfumerie.
314
Paul Poiret, la mode est une fête
Paul Poiret
1879-1944
La Femme au pantin
1930
Huile sur toile Collection privée
315
Paul Poiret, la mode est une fête
Paul Poiret
1879-1944
Les Poissons non daté
Huile sur toile Collection privée, Paris.
316
Paul Poiret, la mode est une fête
Paul Poiret
1879-1944.
Autoportrait dédicacé à Robert Piguet
1944
Huile sur toile
Palais Galliera - musée de la Mode de la Ville de Paris, don Monsieur Georges Marny.
Paul Poiret
1879-1944.
Autoportrait, vers 1940
Huile sur lame de parquet. Sabine Rang des Adrets, arrière-petite-fille de Paul Poiret
317
Paul Poiret, la mode est une fête
318
Paul Poiret, la mode est une fête
Paul Poiret
Vareuse et pantalon. Ensemble porté par le personnel de l’une des trois péniches de Paul Poiret
1925
Satin de coton ivoire peint à l’encre noire, toile de coton et laiton. Paris, musée des Arts décoratifs, don Bernadette Caille, 2009
319
Paul Poiret, la mode est une fête
Paul Poiret
Veste de travail ayant appartenu à Paul Poiret vers 1920
Toile de lin imprimée à la planche de bois d’après un dessin de l’Atelier Martine, crêpe de soie façonné et cuir tressé Paris, musée des Arts décoratifs, dépôt UFAC, 1995 Don Denise Boulet-Poiret.
Celte veste de type Norfolk dont Paul Poiret possédait plusieurs exemplaires, est étroitement liée à son identité de créateur. Portée dans le cadre de son métier de couturier, de ses activités de peintre amateur ou même pour une séance photo, elle est d’une coupe toujours identique, boutonnée et ceinturée à la taille. Elle peut cependant présenter des variations ornementales : ici, le dessin de feuillages et de biches bondissantes imprimé par l'Atelier Martine renvoie à diverses références qui ont nourri sa créativité, en particulier l’iconographie des miniatures persanes ou celle des célèbres tableaux de « jungles » du peintre Henri Rousseau (1844-1910) dont il fut un grand admirateur.
320
Paul Poiret, la mode est une fête
Raoul Dufy
Tenture, La Présentation des mannequins chez Poiret
Livrée par l'artiste à Paul Poiret pour la péniche Orgues
1925
Toile de coton imprimée et peinte en couleurs rongeantes. Centre Pompidou, Paris
Musée national d'art moderne - Centre de création industrielle, achat, 1937
En dépôt au musée des Arts décoratifs de Paris depuis 1985
Raoul Dufy Bianchini Ferier
Cette tenture illustrant un défilé de modèles Poiret est la huitième d’un ensemble de quatorze toiles exécutées par Raoul Dufy, destinées à habiller les murs de la péniche Orgues, où a lieu chaque après-midi une présentation des créations de la maison de couture. Réalisée dans son atelier de Tournon avec le concours technique de la maison lyonnaise Bianchini Férier, elle est composée de trois lés assemblés et d’une bordure imprimée dans lesquels évoluent les personnages sans notion d’échelle. L’artiste applique ici sur des motifs préalablement dessinés le procédé des couleurs dites « rongeantes», qui s’incrustent dans la toile en se substituant à la teinte d’origine.
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Paul Poiret, la mode est une fête
Raoul Dufy
Tenture, La Présentation des mannequins chez Poiret
Livrée par l'artiste à Paul Poiret pour la péniche Orgues
1925
Toile de coton imprimée et peinte en couleurs rongeantes. Centre Pompidou, Paris
Musée national d'art moderne - Centre de création industrielle, achat, 1937
En dépôt au musée des Arts décoratifs de Paris depuis 1985
Raoul Dufy Bianchini Ferier
Cette tenture illustrant un défilé de modèles Poiret est la huitième d’un ensemble de quatorze toiles exécutées par Raoul Dufy, destinées à habiller les murs de la péniche Orgues, où a lieu chaque après-midi une présentation des créations de la maison de couture. Réalisée dans son atelier de Tournon avec le concours technique de la maison lyonnaise Bianchini Férier, elle est composée de trois lés assemblés et d’une bordure imprimée dans lesquels évoluent les personnages sans notion d’échelle. L’artiste applique ici sur des motifs préalablement dessinés le procédé des couleurs dites « rongeantes», qui s’incrustent dans la toile en se substituant à la teinte d’origine.
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Paul Poiret, la mode est une fête
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Paul Poiret, la mode est une fête
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Paul Poiret, la mode est une fête
Fernand Léger
1881-1955
Composition mécanique (dessin préparatoire pour le générique de L'Inhumaine) vers 1920-1923
Gouache et encre de Chine sur papier. Biot, musée national Fernand Léger, donation Nadia Léger et Georges Bauquier, 1969
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Paul Poiret, la mode est une fête
Paul Poiret
Manteau, vers 1914. Ottoman de soie, satin de soie, filet de coton brodé, biais de soie et métal doré.
Paris, musée des Arts décoratifs, dépôt UFAC, 199$
Achat
Paul Poiret
Cape du soir, vers 1928
Satin de soie et biais de soie Paris, musée des Arts décoratifs, legs Dolly van Dongen, 1987
Paul Poiret
Manteau du soir, vers 1926
Hermine ; incrustations de tousse fourrure rosée avec applications de lamé or à motif végétaux brodées en fils métalliques, paillettes et perles de métal facettées ; doublure en satin de soie façonnée à motifs floraux Fondation Azzedine Alaïa.
Paul Poiret
Manteau, Mistigrì vers 1925.
Jersey de laine façonné et velours de soie
Paris, musée des Arts décoratifs, dépôt UFAC, 1995
Achat
Paul Poiret
Manteau du soir, vers 1920
Velours de soie imprimé et brodér de fil métallique.
Paris, musée des Arts décoratifs, dépôt UFAC, 1995. Don Madame Edmond de Galéa.
D'après le témoignage recueilli lors du don, ce manteau en velours de soie à longue frange aurait été porté par la chanteuse Yvette Guilbert (1865- 1944) lorsqu'elle se produisit à l'Oasis, le théâtre et dancing nocturne de plein air créé par Paul Poiret dans les jardins de sa maison de couture. C’est en juillet 1921 que la célèbre artiste y fit un retour remarqué aux côtés d'Aristide Bruant et d'autres gloires du Paris de la Belle Époque, à l'occasion du spectacle dédié aux bals et cafés-concerts d'autrefois, « Flonflons et Refrains ».