Expositions 2025

Grand palais : Tinguely et Niki de Saint Phalle. Musée Boudelle. Arts déco : Paul Poiret, le mode est une fête.

<center>Grand Palais</center>Un des pavillons
Grand Palais
Un des pavillons
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<center>Grand Palais</center>Un des pavillons
Grand Palais
Un des pavillons
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<center>Jean Tinguely Gismo 1960</center>Métal, caoutchouc, plastique, bois, moteur électrique Stedelijk Museum, Amsterdam, restauré avec le soutien généreux de AU Art Initiatives et des participants de la VriendenLoterij
Achat à l'artiste, 1974
À l'occasion de son exposition personnelle en mai 1960 à la Galerie des Quatre Saisons, Tinguely décide d'organiser un défilé de ses machines, dont Gismo, depuis l'impasse Ronsin jusqu'à la galerie. L'événement commence par une petite Fête dans l'impasse avec les proches, dont Hulten, sa compagne Anna-Lena Wibom et leur bébé Klara dans un landau, pour se poursuivre dans les rues de Paris. L'ambiance est joviale, comme en témoigne l'extrait de Film présenté ici, jusqu'à ce que la police intervienne pour rappeler à l'ordre les artistes.
Jean Tinguely Gismo 1960
Métal, caoutchouc, plastique, bois, moteur électrique Stedelijk Museum, Amsterdam, restauré avec le soutien généreux de AU Art Initiatives et des participants de la VriendenLoterij Achat à l'artiste, 1974 À l'occasion de son exposition personnelle en mai 1960 à la Galerie des Quatre Saisons, Tinguely décide d'organiser un défilé de ses machines, dont Gismo, depuis l'impasse Ronsin jusqu'à la galerie. L'événement commence par une petite Fête dans l'impasse avec les proches, dont Hulten, sa compagne Anna-Lena Wibom et leur bébé Klara dans un landau, pour se poursuivre dans les rues de Paris. L'ambiance est joviale, comme en témoigne l'extrait de Film présenté ici, jusqu'à ce que la police intervienne pour rappeler à l'ordre les artistes.
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<center>Jean Tinguely. La Porte 1960</center>Bois, métal, moteur électrique
Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, Paris
Achat de l'Etat, 1968 ; attribution, 1977
Après un séjour aux États-Unis en mars I960, couronné par Hommage à New York, œuvre autodestructrice évoquée plus loin dans l'exposition, Tinguely s'intéresse davantage aux matériaux de récupération, aux rebuts de la société, à la Ferraille. La Porte est emblématique de cette nouvelle direction de recherche, par laquelle l'artiste réintroduit la vie dans l'œuvre à travers l'usure du temps. Le mouvement, toujours présent, n'est pas celui bien orchestré et productif de notre technologie moderne, mais une agitation sans but, pour des machines « inutiles », comme aimait à le souligner l'artiste.
Jean Tinguely. La Porte 1960
Bois, métal, moteur électrique Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, Paris Achat de l'Etat, 1968 ; attribution, 1977 Après un séjour aux États-Unis en mars I960, couronné par Hommage à New York, œuvre autodestructrice évoquée plus loin dans l'exposition, Tinguely s'intéresse davantage aux matériaux de récupération, aux rebuts de la société, à la Ferraille. La Porte est emblématique de cette nouvelle direction de recherche, par laquelle l'artiste réintroduit la vie dans l'œuvre à travers l'usure du temps. Le mouvement, toujours présent, n'est pas celui bien orchestré et productif de notre technologie moderne, mais une agitation sans but, pour des machines « inutiles », comme aimait à le souligner l'artiste.
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<center>Niki de Saint Phalle</center>Tir réalisé à l'occasion de l'exposition « Feu à volonté » à la Galerie J, Paris (30 juin-12 juillet 1961)
Objets divers, plâtre, peinture et métal sur panneau Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, Paris Achat, 2004
Niki de Saint Phalle
Tir réalisé à l'occasion de l'exposition « Feu à volonté » à la Galerie J, Paris (30 juin-12 juillet 1961) Objets divers, plâtre, peinture et métal sur panneau Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, Paris Achat, 2004
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<center>Niki de Saint Phalle</center>Tir, séance 26 juin 1961 26 juin 1961
Objets divers, plâtre, métal, peinture acrylique sur bois MAMAC (Musée d'art moderne et d'art contemporain de Nice) Achat, 1988. <br> Les premières œuvres de Niki de Saint Phalle remontent pour l'artiste à une période de dépression et d'internement, vers 1953, à l'issue de laquelle elle déclare que l'art l'a sauvée. Elle réalise alors des peintures dans la veine de l'art brut, et des tableaux-relieFs qui incluent toutes sortes d'objets.
En Février 1961, elle commence une nouvelle série, les Tirs, libératrice tant du point de vue de ses expériences traumatisantes personnelles - elle a été abusée par son père à l'âge de 11 ans - que de sa condition de Femme, et de surcroît de Femme artiste. Elle confectionne des reliefs recouverts de plâtre dans lesquels elle inclut des poches de couleur, ou encore des œufs, et tire dessus à la carabine, ou fait tirer son entourage, pour « Faire saigner la peinture ».
Niki de Saint Phalle
Tir, séance 26 juin 1961 26 juin 1961 Objets divers, plâtre, métal, peinture acrylique sur bois MAMAC (Musée d'art moderne et d'art contemporain de Nice) Achat, 1988.
Les premières œuvres de Niki de Saint Phalle remontent pour l'artiste à une période de dépression et d'internement, vers 1953, à l'issue de laquelle elle déclare que l'art l'a sauvée. Elle réalise alors des peintures dans la veine de l'art brut, et des tableaux-relieFs qui incluent toutes sortes d'objets. En Février 1961, elle commence une nouvelle série, les Tirs, libératrice tant du point de vue de ses expériences traumatisantes personnelles - elle a été abusée par son père à l'âge de 11 ans - que de sa condition de Femme, et de surcroît de Femme artiste. Elle confectionne des reliefs recouverts de plâtre dans lesquels elle inclut des poches de couleur, ou encore des œufs, et tire dessus à la carabine, ou fait tirer son entourage, pour « Faire saigner la peinture ».
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<center>Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely</center>Lettre-dessin a Pontus Hulten 1965.
Stylo à bille et feutre sur papier Modema Museet, Stockholm Donation de Pontus Hulten, 2005
Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely
Lettre-dessin a Pontus Hulten 1965. Stylo à bille et feutre sur papier Modema Museet, Stockholm Donation de Pontus Hulten, 2005
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<center>Niki de Saint Phalle</center>Lettre-dessin à Pontus Hulten [1965] [Letter-drawing to Pontus Hulten]
Feutre, stylo à bille et crayon à la cire sur papier Moderna Museet, Stockholm Donation de Pontus Hulten, 2005. <br> Pendant la première moitié des années 1960, les liens entre Hulten, Tinguely et Saint Phalle se consolident. La correspondance qu'ils entretiennent rend compte de leur complicité. Hulten, qui dirige alors le Moderna Museet de Stockholm, est à la Fois le conseiller et le confident. Les artistes l'informent de leurs activités, leurs nouveaux projets, et négocient toutes sortes d'arrangements avec lui pour faire exister ou préserver leurs œuvres. Le ton des lettres échangées témoigne de la confiance et de l'admiration qu'ils vouent à l'homme de musée, tout en restant sur un mode résolument familier. Hulten représente un contact professionnel privilégié tout autant qu'un ami avec qui on partage toutes les fêtes.
Niki de Saint Phalle
Lettre-dessin à Pontus Hulten [1965] [Letter-drawing to Pontus Hulten] Feutre, stylo à bille et crayon à la cire sur papier Moderna Museet, Stockholm Donation de Pontus Hulten, 2005.
Pendant la première moitié des années 1960, les liens entre Hulten, Tinguely et Saint Phalle se consolident. La correspondance qu'ils entretiennent rend compte de leur complicité. Hulten, qui dirige alors le Moderna Museet de Stockholm, est à la Fois le conseiller et le confident. Les artistes l'informent de leurs activités, leurs nouveaux projets, et négocient toutes sortes d'arrangements avec lui pour faire exister ou préserver leurs œuvres. Le ton des lettres échangées témoigne de la confiance et de l'admiration qu'ils vouent à l'homme de musée, tout en restant sur un mode résolument familier. Hulten représente un contact professionnel privilégié tout autant qu'un ami avec qui on partage toutes les fêtes.
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<center>Niki de Saint Phalle</center>L'Accouchement rose 1964.
Plâtre, peinture, objets divers, fibres textiles et grillage sur panneau de bois.
Moderna Museet, Stockholm Donation de l’artiste, 1964
Après les Tirs, Niki de Saint Phalle entame une nouvelle série qui met en scène les stéréotypes féminins à travers des sculptures-reliefs particulièrement troublants. Hulten fait entrer en 1964 L'Accouchement rose comme « don de l'artiste » dans la collection du Moderna Museet, conjointement avec une autre de ses œuvres, moins dérangeante, acquise à titre onéreux. Ce don - plus facile à accepter qu’un achat - permet au musée de consentir à l'acquisition de l'œuvre, et ce malgré l’audace de cette proposition. Niki de Saint Phalle remerciera Hulten, qui n'avait pas dévoilé son stratagème à l'artiste, d'avoir « acheté » L'Accouchement rose dont « tout le monde disait que c'était une horreur ».
Niki de Saint Phalle
L'Accouchement rose 1964. Plâtre, peinture, objets divers, fibres textiles et grillage sur panneau de bois. Moderna Museet, Stockholm Donation de l’artiste, 1964 Après les Tirs, Niki de Saint Phalle entame une nouvelle série qui met en scène les stéréotypes féminins à travers des sculptures-reliefs particulièrement troublants. Hulten fait entrer en 1964 L'Accouchement rose comme « don de l'artiste » dans la collection du Moderna Museet, conjointement avec une autre de ses œuvres, moins dérangeante, acquise à titre onéreux. Ce don - plus facile à accepter qu’un achat - permet au musée de consentir à l'acquisition de l'œuvre, et ce malgré l’audace de cette proposition. Niki de Saint Phalle remerciera Hulten, qui n'avait pas dévoilé son stratagème à l'artiste, d'avoir « acheté » L'Accouchement rose dont « tout le monde disait que c'était une horreur ».
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<center>Niki de Saint Phalle</center>Sans titre vers 1980
Polyester peint, ampoules, métal et fil de nylon Moderna Museet, Stockholm Donation de Pontus Hulten, 2005
En plus de la politique d'acquisition dynamique menée pour le Moderna Museet par Pontus Hulten lorsqu'il y était en fonction, celui-ci fera au musée, en 2005, l'année précédant son décès, une donation exceptionnelle de sa collection personnelle.
On y trouve notamment de nombreuses œuvres de Jean Tinguely, ainsi que de Niki de Saint Phalle, dont Femme nue (Figure), 1963-1964, et Sans titre, 1980. Cette dernière œuvre, de la série des Skinnies, réalisée par Saint Phalle en écho à ses problèmes respiratoires, se trouvait dans la salle de bain d'Hulten.
Niki de Saint Phalle
Sans titre vers 1980 Polyester peint, ampoules, métal et fil de nylon Moderna Museet, Stockholm Donation de Pontus Hulten, 2005 En plus de la politique d'acquisition dynamique menée pour le Moderna Museet par Pontus Hulten lorsqu'il y était en fonction, celui-ci fera au musée, en 2005, l'année précédant son décès, une donation exceptionnelle de sa collection personnelle. On y trouve notamment de nombreuses œuvres de Jean Tinguely, ainsi que de Niki de Saint Phalle, dont Femme nue (Figure), 1963-1964, et Sans titre, 1980. Cette dernière œuvre, de la série des Skinnies, réalisée par Saint Phalle en écho à ses problèmes respiratoires, se trouvait dans la salle de bain d'Hulten.
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<center>Niki de Saint Phalle</center>Femme nue (Figure) 1963-1964.
Fibres textiles et objets divers sur grillage Moderna Museet, Stockholm Donation de Pontus Hulten, 2005.
Niki de Saint Phalle
Femme nue (Figure) 1963-1964. Fibres textiles et objets divers sur grillage Moderna Museet, Stockholm Donation de Pontus Hulten, 2005.
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<center>Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely</center>Sans titre 1967
Maquette du Paradis Fantastique conçue pour le Pavillon français de l'Exposition universelle de Montréal
Plâtre, carton, fil électrique et bois [mac] musée d’art contemporain
Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely
Sans titre 1967 Maquette du Paradis Fantastique conçue pour le Pavillon français de l'Exposition universelle de Montréal Plâtre, carton, fil électrique et bois [mac] musée d’art contemporain
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<center>Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely</center>Le Paradis fantastique 7 mars 1967
Dessin préparatoire pour le Pavillon français de l'Exposition universelle de Montréal
Feutre, crayon de couleur et peinture sur papier
Centre national des arts plastiques
Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely
Le Paradis fantastique 7 mars 1967 Dessin préparatoire pour le Pavillon français de l'Exposition universelle de Montréal Feutre, crayon de couleur et peinture sur papier Centre national des arts plastiques
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<center>Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely</center>Le Paradis fantastique 7 mars 1967
Dessin préparatoire pour le Pavillon français de l'Exposition universelle de Montréal
Feutre, crayon de couleur et peinture sur papier
Centre national des arts plastiques
Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely
Le Paradis fantastique 7 mars 1967 Dessin préparatoire pour le Pavillon français de l'Exposition universelle de Montréal Feutre, crayon de couleur et peinture sur papier Centre national des arts plastiques
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<center>Jean Tinguely Méta-matic n° 17 1959</center>Fer et bois peints, papier, encre, latex, moteur à carburant
Moderna Museet, Stockholm
Donation des Amis du Moderna Museet, 1965. <br>
Après de premiers essais vers 1955, Tinguely développe à partir de 1959 ses « machines à peindre », qu'il appelle Méta-matics. Il s'agit de déléguer à la machine l'acte de dessiner, selon toutes sortes de configurations en fonction de la manière dont elle est animée. De très grand format, la Méta-matic n°17 circule toute seule grâce à un moteur à essence, en déroulant des centaines de mètres de papier, sur lesquels s'inscrivent des graphismes. Le rouleau est coupé au fur et à mesure de la réalisation des dessins par des ciseaux mécaniques. Cette œuvre d'art total est présentée lors la 1ère Biennale de Paris à l'automne 1959 sur le parvis situé entre les deux musées d'art moderne, et sera acquise par le Moderna Museet.

Le Moderna Museet, Stockholm
Jean Tinguely Méta-matic n° 17 1959
Fer et bois peints, papier, encre, latex, moteur à carburant Moderna Museet, Stockholm Donation des Amis du Moderna Museet, 1965.
Après de premiers essais vers 1955, Tinguely développe à partir de 1959 ses « machines à peindre », qu'il appelle Méta-matics. Il s'agit de déléguer à la machine l'acte de dessiner, selon toutes sortes de configurations en fonction de la manière dont elle est animée. De très grand format, la Méta-matic n°17 circule toute seule grâce à un moteur à essence, en déroulant des centaines de mètres de papier, sur lesquels s'inscrivent des graphismes. Le rouleau est coupé au fur et à mesure de la réalisation des dessins par des ciseaux mécaniques. Cette œuvre d'art total est présentée lors la 1ère Biennale de Paris à l'automne 1959 sur le parvis situé entre les deux musées d'art moderne, et sera acquise par le Moderna Museet. Le Moderna Museet, Stockholm
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<center>Pontus Hulten, un homme de musée.</center>Le Moderna Museet, Stockholm
Pontus Hulten, un homme de musée.
Le Moderna Museet, Stockholm
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<center></center>
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<center>Jean Tinguely Méta-matic n° 1 1959</center>Métal, papier, crayon feutre, moteur
Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, Paris
Achat, 1976
Il s'agit de la première d'une nouvelle série de « machines à dessiner » mises au point par Tinguely, après des tentatives moins abouties datant de 1955. On fixe un crayon de couleur ou un feutre devant la feuille, au bout d'une tige métallique, et on active la machine - avec des jetons à l'époque - qui se met à dessiner sur le papier. Tinguely avait orchestré pour la première fois cette parodie de la création abstraite en 1959 à l'occasion de son exposition à la Galerie Iris Clert à Paris. De nombreux visiteurs, dont l'artiste Marcel Duchamp, s'étaient prêtés au jeu qui avait pris la forme d’un concours. Acquise pour le Centre Pompidou et exposée dans les salles dès 1977, l'œuvre suscite la joie de l'artiste quand il voit le public interagir avec elle.
Jean Tinguely Méta-matic n° 1 1959
Métal, papier, crayon feutre, moteur Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, Paris Achat, 1976 Il s'agit de la première d'une nouvelle série de « machines à dessiner » mises au point par Tinguely, après des tentatives moins abouties datant de 1955. On fixe un crayon de couleur ou un feutre devant la feuille, au bout d'une tige métallique, et on active la machine - avec des jetons à l'époque - qui se met à dessiner sur le papier. Tinguely avait orchestré pour la première fois cette parodie de la création abstraite en 1959 à l'occasion de son exposition à la Galerie Iris Clert à Paris. De nombreux visiteurs, dont l'artiste Marcel Duchamp, s'étaient prêtés au jeu qui avait pris la forme d’un concours. Acquise pour le Centre Pompidou et exposée dans les salles dès 1977, l'œuvre suscite la joie de l'artiste quand il voit le public interagir avec elle.
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<center></center>En haut : Jean Tinguely/Sigismond Kolos-Vary
Dessin réalisé à l'aide de la Méta-matic n° 9 s.d.
Feutre et stylo à bille sur papier ; Je; an Tinguely/Eugène Ionesco
Dessin réalisé à l'aide d'une Méta-matic 
; Jean Tinguely/Hans Hartung
Dessin réalisé à l'aide d'une Méta-matic 5 juillet 1959. <br>
En bas : Jean Tinguely/ldeo Pantaleoni
Dessin réalisé à l'aide de la Méta-matic n° 9 8 juillet.
Feutre sur papier ; Jean Tinguely/Marcel Marceau
Dessin réalisé à l'aide de la Méta-matic n° 7 10 août 1959.
Feutre sur papier.
<br>Centre Pompidou, Mnam-Cci, Bibliothèque Kandinsky, Paris.
Fonds Galerie Iris Clert. Don Vassili Clert, 2021
GALCLER 138
En haut : Jean Tinguely/Sigismond Kolos-Vary Dessin réalisé à l'aide de la Méta-matic n° 9 s.d. Feutre et stylo à bille sur papier ; Je; an Tinguely/Eugène Ionesco Dessin réalisé à l'aide d'une Méta-matic ; Jean Tinguely/Hans Hartung Dessin réalisé à l'aide d'une Méta-matic 5 juillet 1959.
En bas : Jean Tinguely/ldeo Pantaleoni Dessin réalisé à l'aide de la Méta-matic n° 9 8 juillet. Feutre sur papier ; Jean Tinguely/Marcel Marceau Dessin réalisé à l'aide de la Méta-matic n° 7 10 août 1959. Feutre sur papier.
Centre Pompidou, Mnam-Cci, Bibliothèque Kandinsky, Paris. Fonds Galerie Iris Clert. Don Vassili Clert, 2021 GALCLER 138
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<center>Jean Tinguely</center>Sculpture méta-mécanique automobile 1954
Fer, tôle peinte, remontoir
Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, Paris Achat, 1981
<br>
À partir de 1954, Tinguely construit des sculptures avec de Fines roues dentées en Fer et des Feuilles de tôle de diverses couleurs, qui sont actionnées grâce à une manivelle. Il s'agit pour l'artiste de dépasser, avec une certaine ironie, les agencements de plans colorés Figés caractéristiques de l'art abstrait, pour les mettre en mouvement. À l'agitation quelque peu chaotique due à un mécanisme sommaire qui inclut une part de hasard, s'ajoute, avec cette sculpture, la possibilité d'une déambulation. L’œuvre est présentée en 1955 dans la Fameuse exposition « Le Mouvement » à la Galerie Denise René à Paris, galerie avec laquelle Hulten collabore à plusieurs reprises. Ce dernier Fera entrer l’œuvre dans la collection du Centre Pompidou.
Jean Tinguely
Sculpture méta-mécanique automobile 1954 Fer, tôle peinte, remontoir Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, Paris Achat, 1981
À partir de 1954, Tinguely construit des sculptures avec de Fines roues dentées en Fer et des Feuilles de tôle de diverses couleurs, qui sont actionnées grâce à une manivelle. Il s'agit pour l'artiste de dépasser, avec une certaine ironie, les agencements de plans colorés Figés caractéristiques de l'art abstrait, pour les mettre en mouvement. À l'agitation quelque peu chaotique due à un mécanisme sommaire qui inclut une part de hasard, s'ajoute, avec cette sculpture, la possibilité d'une déambulation. L’œuvre est présentée en 1955 dans la Fameuse exposition « Le Mouvement » à la Galerie Denise René à Paris, galerie avec laquelle Hulten collabore à plusieurs reprises. Ce dernier Fera entrer l’œuvre dans la collection du Centre Pompidou.
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<center>Niki de Saint Phalle</center>Le Monstre de Soisy vers 1966.
Plâtre, objets et matériaux divers, peinture, structure métallique Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, Paris Don de Pontus Hulten, 2005
<br>
La thématique du monstre est récurrente dans l’œuvre de Niki de Saint Phalle et nourrit son bestiaire Fantastique. Ce dragon tient une place à part dans l’œuvre de l’artiste puisqu'il se trouvait dans la chambre de sa maison-atelier de Soisy-sur-École, dans l'Essonne, où elle s'était installée avec Tinguely lorsqu'ils avaient dû quitter, à l'hiver 1963-1964, l’impasse Ronsin, vouée à la démolition. On verra plus tard cette œuvre trôner dans le salon du manoir de Pontus Hulten, à Saint-Firmin-sur-Loire, où il passe
Niki de Saint Phalle
Le Monstre de Soisy vers 1966. Plâtre, objets et matériaux divers, peinture, structure métallique Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, Paris Don de Pontus Hulten, 2005
La thématique du monstre est récurrente dans l’œuvre de Niki de Saint Phalle et nourrit son bestiaire Fantastique. Ce dragon tient une place à part dans l’œuvre de l’artiste puisqu'il se trouvait dans la chambre de sa maison-atelier de Soisy-sur-École, dans l'Essonne, où elle s'était installée avec Tinguely lorsqu'ils avaient dû quitter, à l'hiver 1963-1964, l’impasse Ronsin, vouée à la démolition. On verra plus tard cette œuvre trôner dans le salon du manoir de Pontus Hulten, à Saint-Firmin-sur-Loire, où il passe
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<center>Niki de Saint Phalle</center>Le Monstre de Soisy vers 1966.
Plâtre, objets et matériaux divers, peinture, structure métallique Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, Paris Don de Pontus Hulten, 2005
<br>
La thématique du monstre est récurrente dans l’œuvre de Niki de Saint Phalle et nourrit son bestiaire Fantastique. Ce dragon tient une place à part dans l’œuvre de l’artiste puisqu'il se trouvait dans la chambre de sa maison-atelier de Soisy-sur-École, dans l'Essonne, où elle s'était installée avec Tinguely lorsqu'ils avaient dû quitter, à l'hiver 1963-1964, l’impasse Ronsin, vouée à la démolition. On verra plus tard cette œuvre trôner dans le salon du manoir de Pontus Hulten, à Saint-Firmin-sur-Loire, où il passe
Niki de Saint Phalle
Le Monstre de Soisy vers 1966. Plâtre, objets et matériaux divers, peinture, structure métallique Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, Paris Don de Pontus Hulten, 2005
La thématique du monstre est récurrente dans l’œuvre de Niki de Saint Phalle et nourrit son bestiaire Fantastique. Ce dragon tient une place à part dans l’œuvre de l’artiste puisqu'il se trouvait dans la chambre de sa maison-atelier de Soisy-sur-École, dans l'Essonne, où elle s'était installée avec Tinguely lorsqu'ils avaient dû quitter, à l'hiver 1963-1964, l’impasse Ronsin, vouée à la démolition. On verra plus tard cette œuvre trôner dans le salon du manoir de Pontus Hulten, à Saint-Firmin-sur-Loire, où il passe
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<center>Niki de Saint Phalle</center>My Love 1971
Livre d'artiste sous forme de leporello publié en collaboration avec l'artiste par Pontus Hulten et Gôsta Svensson, Moderna Museet, Stockholm
Centre Pompidou, Mnam-Cci, Bibliothèque Kandinsky, Paris Don de la Fondazione il Giardino dei Tarocchi, Capalbio, Italie, 2023
<br>
En 1971, Pontus Hulten et Gösta Svensson font publier par le Moderna Museet, en collaboration avec Niki de Saint Phalle, un livre de l'artiste qui raconte par le dessin une histoire d'amour, qui pourrait être celle qu'elle a vécue avec Jean Tinguely. À la fin des années 1960, leur aventure amoureuse s'est essoufflée. Tinguely a rencontré une femme avec laquelle il vit une grande partie de son temps en Suisse. Niki de Saint Phalle, de son côté, a aussi d’autres relations. Ils restent néanmoins indéfectiblement liés par l’art, et ne cessent de se voir et de continuer à travailler ensemble ou à s'aider mutuellement. Ce livre paraît au moment où Le Parodia fantastique est installé à Stockholm
Niki de Saint Phalle
My Love 1971 Livre d'artiste sous forme de leporello publié en collaboration avec l'artiste par Pontus Hulten et Gôsta Svensson, Moderna Museet, Stockholm Centre Pompidou, Mnam-Cci, Bibliothèque Kandinsky, Paris Don de la Fondazione il Giardino dei Tarocchi, Capalbio, Italie, 2023
En 1971, Pontus Hulten et Gösta Svensson font publier par le Moderna Museet, en collaboration avec Niki de Saint Phalle, un livre de l'artiste qui raconte par le dessin une histoire d'amour, qui pourrait être celle qu'elle a vécue avec Jean Tinguely. À la fin des années 1960, leur aventure amoureuse s'est essoufflée. Tinguely a rencontré une femme avec laquelle il vit une grande partie de son temps en Suisse. Niki de Saint Phalle, de son côté, a aussi d’autres relations. Ils restent néanmoins indéfectiblement liés par l’art, et ne cessent de se voir et de continuer à travailler ensemble ou à s'aider mutuellement. Ce livre paraît au moment où Le Parodia fantastique est installé à Stockholm
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<center>Niki de Saint Phalle</center>Derby / Chapeau vers 1981
Polyester
; Petit Rossignol 1981-1982
Polyester peint, métal
; Cœur sur base métal vers 1981.
Terre glaise peinte, métal
; Lèvres rouges sur spirale en métal vers 1981
Plâtre peint, métal
; Serpent spirale sur base métal vers 1981
Plâtre peint, métal
; Crâne sur dessin de Jean Tinguely vers 1981
Terre glaise peinte, mine graphite, peinture, papier ; Sirène tête verte vers 1981.
Polyester peint. <br>
Niki Charitable Art Fondation, Santee, Californie. Si la Fontaine Stravinsky, inaugurée en 1983 à Pari«, ne fait pas l'objet d’un chapitre de cette exposition, c’est que Pontus Hulten n’a été partie prenante ni de sa genèse, ni de son exécution. C'est Pierre Boulez, alors directeur de Ircam, département associé du Centre Pompidou consacré à la recherche en musique contemporaine, qui en est l'initiateur, fl bénéficie pour ce projet de l'appui de Claude Pompidou, ainsi que de Jacques Chirac, alors maire de Paris. Cette commande d'une fontaine pour la place située entre le Centre Pompidou et le bâtiment de l'Ircam est passée par Boulez au seul Tinguely, qui impose de la concevoir entièrement en collaboration avec Niki de Saint Phalle. L'œuvre est toujours visible aujourd'hui à Paris.
Niki de Saint Phalle
Derby / Chapeau vers 1981 Polyester ; Petit Rossignol 1981-1982 Polyester peint, métal ; Cœur sur base métal vers 1981. Terre glaise peinte, métal ; Lèvres rouges sur spirale en métal vers 1981 Plâtre peint, métal ; Serpent spirale sur base métal vers 1981 Plâtre peint, métal ; Crâne sur dessin de Jean Tinguely vers 1981 Terre glaise peinte, mine graphite, peinture, papier ; Sirène tête verte vers 1981. Polyester peint.
Niki Charitable Art Fondation, Santee, Californie. Si la Fontaine Stravinsky, inaugurée en 1983 à Pari«, ne fait pas l'objet d’un chapitre de cette exposition, c’est que Pontus Hulten n’a été partie prenante ni de sa genèse, ni de son exécution. C'est Pierre Boulez, alors directeur de Ircam, département associé du Centre Pompidou consacré à la recherche en musique contemporaine, qui en est l'initiateur, fl bénéficie pour ce projet de l'appui de Claude Pompidou, ainsi que de Jacques Chirac, alors maire de Paris. Cette commande d'une fontaine pour la place située entre le Centre Pompidou et le bâtiment de l'Ircam est passée par Boulez au seul Tinguely, qui impose de la concevoir entièrement en collaboration avec Niki de Saint Phalle. L'œuvre est toujours visible aujourd'hui à Paris.
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<center>Jean Tinguely</center>Méta n° 3 1970-1971
Métal, moteurs
Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, Paris Achat de l'État, 1970 ; attribution, 1976
Jean Tinguely
Méta n° 3 1970-1971 Métal, moteurs Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, Paris Achat de l'État, 1970 ; attribution, 1976
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<center>Jean Tinguely</center>Hommage à New York (Klaxon) 1960.
Fragment issu de l'action
Métal, caoutchouc, peinture, moteur électrique Museum Tinguely, Bâle/un engagement culturel de Roche Ancienne collection Pontus Hulten.
Jean Tinguely
Hommage à New York (Klaxon) 1960. Fragment issu de l'action Métal, caoutchouc, peinture, moteur électrique Museum Tinguely, Bâle/un engagement culturel de Roche Ancienne collection Pontus Hulten.
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<center>Jean Tinguely</center>Méta-Kandinsky I 1956 (Autre titre : Wundermaschine)
Éléments en tôle, bois, essieux, courroies sur panneau en bois, moteur électrique.
Museum Tinguely, Bâle/un engagement culturel de Roche Ancienne collection Pontus Hulten. <br>
Le noyau des collections du Museum Tinguely est constitué de la donation d'une cinquantaine de sculptures de l'artiste par Niki de Saint Phalle. À cela s'ajoutent principalement des œuvres provenant de l'ancienne collection de Pontus Hulten, dont ce relief. À partir de 1955, Tinguely intègre la couleur dans ses reliefs, réalisés seulement en noir et blanc à ses débuts. Il rend ici hommage à Kandinsky, artiste majeur de l'avant-garde, par l'utilisation d'éléments de tôle de diverses couleurs. Le mot « méta » - qui aurait été lancé par Pontus Hulten - marque une volonté de dépassement. Cette « machine à merveilles », autre titre de cette œuvre, est actionnée par un mécanisme bien visible, ce qui est encore rare dans les réalisations de Tinguely des années 1950.
Jean Tinguely
Méta-Kandinsky I 1956 (Autre titre : Wundermaschine) Éléments en tôle, bois, essieux, courroies sur panneau en bois, moteur électrique. Museum Tinguely, Bâle/un engagement culturel de Roche Ancienne collection Pontus Hulten.
Le noyau des collections du Museum Tinguely est constitué de la donation d'une cinquantaine de sculptures de l'artiste par Niki de Saint Phalle. À cela s'ajoutent principalement des œuvres provenant de l'ancienne collection de Pontus Hulten, dont ce relief. À partir de 1955, Tinguely intègre la couleur dans ses reliefs, réalisés seulement en noir et blanc à ses débuts. Il rend ici hommage à Kandinsky, artiste majeur de l'avant-garde, par l'utilisation d'éléments de tôle de diverses couleurs. Le mot « méta » - qui aurait été lancé par Pontus Hulten - marque une volonté de dépassement. Cette « machine à merveilles », autre titre de cette œuvre, est actionnée par un mécanisme bien visible, ce qui est encore rare dans les réalisations de Tinguely des années 1950.
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<center>Jean Tinguely</center>Bois, métal, caoutchouc, objets divers, carton (peint en bleu IKB), moteur électrique
Museum Tinguely, Bâle/un engagement culturel de Roche Ancienne collection Pontus Hulten
<br> Cet assemblage peut paraître quelque peu saugrenu dans ses composantes - une chaussure, de la Ferraille, un pupitre rouillé, un disque en carton suspendu à une tige telle une canne à pêche...
Il prend vie grâce à un moteur qui actionne la roue, provoquant le mouvement désordonné et bruyant des éléments. Le nom de Madame « Laçasse », épouse d'un artiste de l'impasse Ronsin à qui avait appartenu la chaussure, joue avec l’expression « mettre à la casse » les débris de la civilisation jugés désormais inutiles. Le disque bleu est quant à lui un hommage à Yves Klein, artiste inventeur du bleu IKB, avec lequel Tinguely s'est lié d'amitié dans leur recherche commune de l'immatériel, que sont la vitesse et le mouvement chez ce dernier.
Jean Tinguely
Bois, métal, caoutchouc, objets divers, carton (peint en bleu IKB), moteur électrique Museum Tinguely, Bâle/un engagement culturel de Roche Ancienne collection Pontus Hulten
Cet assemblage peut paraître quelque peu saugrenu dans ses composantes - une chaussure, de la Ferraille, un pupitre rouillé, un disque en carton suspendu à une tige telle une canne à pêche... Il prend vie grâce à un moteur qui actionne la roue, provoquant le mouvement désordonné et bruyant des éléments. Le nom de Madame « Laçasse », épouse d'un artiste de l'impasse Ronsin à qui avait appartenu la chaussure, joue avec l’expression « mettre à la casse » les débris de la civilisation jugés désormais inutiles. Le disque bleu est quant à lui un hommage à Yves Klein, artiste inventeur du bleu IKB, avec lequel Tinguely s'est lié d'amitié dans leur recherche commune de l'immatériel, que sont la vitesse et le mouvement chez ce dernier.
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<center>Niki de Saint Phalle</center>Elisabeth (Nana) 1965
Résine synthétique et peinture sur armature métallique Musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg Achat de l'État, 1967 ; attribution, 2007
Niki de Saint Phalle
Elisabeth (Nana) 1965 Résine synthétique et peinture sur armature métallique Musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg Achat de l'État, 1967 ; attribution, 2007
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<center>Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely</center>Maquette pour Hon 1966.
Papier mâché peint sur grillage Moderna Museet, Stockholm Donation de Pontus Hulten, 1998
Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely
Maquette pour Hon 1966. Papier mâché peint sur grillage Moderna Museet, Stockholm Donation de Pontus Hulten, 1998
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<center>Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely</center>Projet d'affiche pour l'exposition « Hon
Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely
Projet d'affiche pour l'exposition « Hon " en katedral » [Elle- une cathédrale], Moderna museet, Stockholm 1963 Gouache, feutre et collage sur papier imprimé Museum Tinguely, Bâle/un engagement culturel de Roche Ancienne collection Pontus Hulten
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<center>Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely</center>Projet d'affiche pour l'exposition « Hon
Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely
Projet d'affiche pour l'exposition « Hon " en katedral » [Elle- une cathédrale], Moderna museet, Stockholm 1963 Gouache, feutre, craie, crayon et stylo à bille sur papier imprimé Museum Tinguely, Bâle/un engagement culturel de Roche Ancienne collection Pontus Hulten
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<center>Niki de Saint Phalle, Jean Tinguely et Per Olof Ultvedt</center>Hon (huvud) 1966 [Elle (tête)]
Papier mâché peint sur grillage
Moderna Museet, Stockholm
Niki de Saint Phalle, Jean Tinguely et Per Olof Ultvedt
Hon (huvud) 1966 [Elle (tête)] Papier mâché peint sur grillage Moderna Museet, Stockholm
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<center>Niki de Saint Phalle, Jean Tinguely et Per Olof Ultvedt</center>Hon (huvud) 1966 [Elle (tête)]
Papier mâché peint sur grillage
Moderna Museet, Stockholm
Niki de Saint Phalle, Jean Tinguely et Per Olof Ultvedt
Hon (huvud) 1966 [Elle (tête)] Papier mâché peint sur grillage Moderna Museet, Stockholm
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<center>Niki de Saint Phalle, Jean Tinguely et Per Olof Ultvedt</center>A Piece of Hon 1966 [Un morceau de Hon]
Plâtre, tissu et technique mixte sur grillage Collection Barbro Schultz & Gunnar Lundestam.
<br> « Hon - en katedral » avait été conçue dès l'origine comme une installation éphémère. Bien au-delà des considérations matérielles rendant la conservation d'une telle sculpture géante impossible, il s'agissait de ne pas inscrire l'œuvre dans la pérennité. Elle échappait alors au commerce de l'art et il en restait la rencontre joyeuse avec le public, l'expérience totalement anti conventionnelle du moment. L'œuvre est donc détruite à l'issue de l'exposition, par l'équipe du musée mais aussi des mains-mêmes de Pontus Hulten, comme en témoignent certains documents.
Il en reste la tête, aujourd'hui dans les collections du Moderna Museet, un fragment de coque, et quelques morceaux de peau.
Niki de Saint Phalle, Jean Tinguely et Per Olof Ultvedt
A Piece of Hon 1966 [Un morceau de Hon] Plâtre, tissu et technique mixte sur grillage Collection Barbro Schultz & Gunnar Lundestam.
« Hon - en katedral » avait été conçue dès l'origine comme une installation éphémère. Bien au-delà des considérations matérielles rendant la conservation d'une telle sculpture géante impossible, il s'agissait de ne pas inscrire l'œuvre dans la pérennité. Elle échappait alors au commerce de l'art et il en restait la rencontre joyeuse avec le public, l'expérience totalement anti conventionnelle du moment. L'œuvre est donc détruite à l'issue de l'exposition, par l'équipe du musée mais aussi des mains-mêmes de Pontus Hulten, comme en témoignent certains documents. Il en reste la tête, aujourd'hui dans les collections du Moderna Museet, un fragment de coque, et quelques morceaux de peau.
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<center>Niki de Saint Phalle, Jean Tinguely et Per Olof Ultvedt</center>Hon (huvud) 1966 [Elle (tête)]
Papier mâché peint sur grillage
Moderna Museet, Stockholm
Niki de Saint Phalle, Jean Tinguely et Per Olof Ultvedt
Hon (huvud) 1966 [Elle (tête)] Papier mâché peint sur grillage Moderna Museet, Stockholm
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<center>Niki de Saint Phalle, Jean Tingurly</center>Le Cyclop - La Tête 1986.
Maquette : métal, miroir sur polyester renforcé de fibre de verre Museum Tinguely, Bâle/un engagement culturel de Roche Donation Niki de Saint Phalle. <br> C’est à la reprise des travaux du Cyclop, en 1987, après plusieurs années d'interruption, que Niki de Saint Phalle met en œuvre son projet de recouvrir de miroirs la Face en béton du « Monstre ». Elle avait imaginé auparavant soit de la peindre, soit de la réaliser en céramique, ou encore de la laisser à la végétation grimpante. L'idée des miroirs lui vient de son travail pour le Jardin des Tarots en Toscane, le grand œuvre auquel elle se consacre depuis la Fin des années 1970. Les milliers de tesselles pour Le Cyclop ont été spécialement découpées en fonction du modelé de la tête et posées quatre années durant par les collaborateurs de l’artiste.
Niki de Saint Phalle, Jean Tingurly
Le Cyclop - La Tête 1986. Maquette : métal, miroir sur polyester renforcé de fibre de verre Museum Tinguely, Bâle/un engagement culturel de Roche Donation Niki de Saint Phalle.
C’est à la reprise des travaux du Cyclop, en 1987, après plusieurs années d'interruption, que Niki de Saint Phalle met en œuvre son projet de recouvrir de miroirs la Face en béton du « Monstre ». Elle avait imaginé auparavant soit de la peindre, soit de la réaliser en céramique, ou encore de la laisser à la végétation grimpante. L'idée des miroirs lui vient de son travail pour le Jardin des Tarots en Toscane, le grand œuvre auquel elle se consacre depuis la Fin des années 1970. Les milliers de tesselles pour Le Cyclop ont été spécialement découpées en fonction du modelé de la tête et posées quatre années durant par les collaborateurs de l’artiste.
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<center>Niki de Saint Phalle, Jean Tingurly</center>Le Cyclop - La Tête 1970.
Maquette: métal, gaze, plâtre, peinture
Museum Tinguely, Bâle/un engagement culturel de Roche
Donation Niki de Saint Phalle
Niki de Saint Phalle, Jean Tingurly
Le Cyclop - La Tête 1970. Maquette: métal, gaze, plâtre, peinture Museum Tinguely, Bâle/un engagement culturel de Roche Donation Niki de Saint Phalle
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<center>Jean Tinguely</center>Essai pour l'affiche « ici se construit le Crocrodrome de Zig & Puce », avec texte manuscrit à l'intention de Pontus Hulten 1977.
Collage, mine graphite, feutre et gouache sur impression offset Museum Tinguely, Bâle/un engagement culturel de Roche Ancienne collection Pontus Hulten.
Jean Tinguely
Essai pour l'affiche « ici se construit le Crocrodrome de Zig & Puce », avec texte manuscrit à l'intention de Pontus Hulten 1977. Collage, mine graphite, feutre et gouache sur impression offset Museum Tinguely, Bâle/un engagement culturel de Roche Ancienne collection Pontus Hulten.
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<center>Jean Tinguely</center>Crocrodrome 1977
Maquette : métal, bois, tissu, plâtre, guirlande lumineuse Museum Tinguely, Bâle/un engagement culturel de Roche Donation Niki de Saint Phalle
Jean Tinguely
Crocrodrome 1977 Maquette : métal, bois, tissu, plâtre, guirlande lumineuse Museum Tinguely, Bâle/un engagement culturel de Roche Donation Niki de Saint Phalle
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<center>Le Crocrodrome de Zig et Puce.</center>Centre Pompidou, Paris, 1977
Le Crocrodrome de Zig et Puce.
Centre Pompidou, Paris, 1977
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<center>Jean Tinguely</center>Martin Heidegger 1988
Métal, matériaux divers, 
1988
Métal, matériaux divers, moteur électrique. Museum Tinguely, Bâle/un engagement culturel de Roche Donation Niki de Saint Phalle. <br> Lorsque Tinguely conçoit la série des Philosophes pour son exposition de 1988 au Centre Pompidou, il pose un regard critique sur une institution qu'il admire tout en stigmatisant le pouvoir culturel qu'elle incarne, au cœur de Paris, dans un bâtiment monumental.
Les philosophes qui ont inspiré Tinguely depuis sa jeunesse, ainsi que quelques amis artistes et autres personnalités, constituent les références de cette trentaine de sculptures animées que comporte la série. On peut reconnaître, sans qu'il s'agisse de véritables portraits, quelques attributs de ces penseurs, telles les plumes pour Jean-Jacques Rousseau, allusion à l'« état de nature », ou l'élément en forme d'escargot rappelant les armoiries de Bâle pour Jacob Burckhardt, originaire de cette ville.
Jean Tinguely
Martin Heidegger 1988 Métal, matériaux divers, 1988 Métal, matériaux divers, moteur électrique. Museum Tinguely, Bâle/un engagement culturel de Roche Donation Niki de Saint Phalle.
Lorsque Tinguely conçoit la série des Philosophes pour son exposition de 1988 au Centre Pompidou, il pose un regard critique sur une institution qu'il admire tout en stigmatisant le pouvoir culturel qu'elle incarne, au cœur de Paris, dans un bâtiment monumental. Les philosophes qui ont inspiré Tinguely depuis sa jeunesse, ainsi que quelques amis artistes et autres personnalités, constituent les références de cette trentaine de sculptures animées que comporte la série. On peut reconnaître, sans qu'il s'agisse de véritables portraits, quelques attributs de ces penseurs, telles les plumes pour Jean-Jacques Rousseau, allusion à l'« état de nature », ou l'élément en forme d'escargot rappelant les armoiries de Bâle pour Jacob Burckhardt, originaire de cette ville.
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<center>Jean Tinguely</center>Jacob Burckhardt 1988
Métal, matériaux divers, moteur électrique
Museum Tinguely, Bâle/un engagement culturel de Roche
Donation Niki de Saint Phalle
Jean Tinguely
Jacob Burckhardt 1988 Métal, matériaux divers, moteur électrique Museum Tinguely, Bâle/un engagement culturel de Roche Donation Niki de Saint Phalle
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<center>Jean Tinguely</center>Jean-Jacques Rousseau 1988
Métal, matériaux divers, moteur électrique
Museum Tinguely, Bâle/un engagement culturel de Roche
Donation Niki de Saint Phalle
Jean Tinguely
Jean-Jacques Rousseau 1988 Métal, matériaux divers, moteur électrique Museum Tinguely, Bâle/un engagement culturel de Roche Donation Niki de Saint Phalle
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<center>Jean Tinguely</center>Henri Bergson  1988
Métal, matériaux divers, moteur électrique
Museum Tinguely Bâle/un engagement culturel de Roche
Jean Tinguely
Henri Bergson 1988 Métal, matériaux divers, moteur électrique Museum Tinguely Bâle/un engagement culturel de Roche
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<center>Jean Tinguely</center>L'Enfer, un petit début 1984 [Hell, a Small Beginning]
Métal, objets et matériaux divers, moteurs électriques Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, Paris Achat, 1990. <br>
Reconfigurée par Tinguely à chaque présentation, cette œuvre spectaculaire est acquise par le Centre Pompidou en 1990 suite à la rétrospective de l'artiste. Animée de mouvements désordonnés, elle est constituée d'une kyrielle d'éléments bricolés et de toutes natures allant de la tête d'élan naturalisée à la plante verte, en passant par toutes sortes de roues et de percussions. Elle témoigne des nouvelles préoccupations de l'artiste, apparues peu de temps auparavant dans des retables à connotation « satirique et canularesque » où il introduit notamment des crânes d'animaux pour signifier « la mort qui nous fait des grimaces ».
Jean Tinguely
L'Enfer, un petit début 1984 [Hell, a Small Beginning] Métal, objets et matériaux divers, moteurs électriques Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, Paris Achat, 1990.
Reconfigurée par Tinguely à chaque présentation, cette œuvre spectaculaire est acquise par le Centre Pompidou en 1990 suite à la rétrospective de l'artiste. Animée de mouvements désordonnés, elle est constituée d'une kyrielle d'éléments bricolés et de toutes natures allant de la tête d'élan naturalisée à la plante verte, en passant par toutes sortes de roues et de percussions. Elle témoigne des nouvelles préoccupations de l'artiste, apparues peu de temps auparavant dans des retables à connotation « satirique et canularesque » où il introduit notamment des crânes d'animaux pour signifier « la mort qui nous fait des grimaces ».
47
<center>Jean Tinguely</center>Auto portrait 1983.
Masque, oiseau naturalisé, textile, caoutchouc, cordes, chaînes, poulies
Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, Paris Don de l'artiste, 1030
Jean Tinguely
Auto portrait 1983. Masque, oiseau naturalisé, textile, caoutchouc, cordes, chaînes, poulies Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, Paris Don de l'artiste, 1030
48
<center>Niki de Saint Phalle</center>Crucifixion vers 1965 (Autre titre : Leto)
Objets divers et textile sur grillage
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris
Achat, 1975. <br>
De cette déclinaison des rôles féminins auxquels Niki de Saint Phalle s’attaque avec violence, la femme-prostituée au corps objet est sans doute, avec cette Crucifixion, la plus iconocloste. Présentée au mur tel le martyr auquel le titre fait allusion, elle donne à voir ses attributs, les jambes ouvertes garnies d'un porte-jarretelles. À la fois pitoyable et ridicule, cette femme sans bras, dont la tête est ornée de bigoudis, dénonce sons détours l'absurdité d’une condition qu’il est temps de dépasser.
Niki de Saint Phalle
Crucifixion vers 1965 (Autre titre : Leto) Objets divers et textile sur grillage Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris Achat, 1975.
De cette déclinaison des rôles féminins auxquels Niki de Saint Phalle s’attaque avec violence, la femme-prostituée au corps objet est sans doute, avec cette Crucifixion, la plus iconocloste. Présentée au mur tel le martyr auquel le titre fait allusion, elle donne à voir ses attributs, les jambes ouvertes garnies d'un porte-jarretelles. À la fois pitoyable et ridicule, cette femme sans bras, dont la tête est ornée de bigoudis, dénonce sons détours l'absurdité d’une condition qu’il est temps de dépasser.
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<center>Niki de Saint Phalle</center>Autel O.A.S. 1962.
Objets divers et animaux naturalisés sur bois, peinture dorée Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, Paris Donation, 2023. <br>
À l'occasion de sa seconde exposition personnelle parisienne, Galerie Rive droite, en 1962, Niki de Saint Phalle présente ses Autels, des panneaux de bois sur lesquels elle a fixé divers objets, le tout recouvert de peinture dorée. L'Autel O. A. S., dans lequel l'artiste a mêlé « bondieuseries » et panoplie du parfait tireur, avec révolvers et mitraillettes, est placé dans la vitrine de la galerie. Sur sa base figure l'inscription « O. A. S. » - pour « Œuvre d'Art Sacré », précise l'artiste, en révolte contre les institutions religieuses mais en quête constante de spiritualité. Toutefois, en cette année 1962, ce sigle ne peut qu'évoquer l'organisation terroriste qui sévit alors pour la défense de l'Algérie française.
Niki de Saint Phalle
Autel O.A.S. 1962. Objets divers et animaux naturalisés sur bois, peinture dorée Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, Paris Donation, 2023.
À l'occasion de sa seconde exposition personnelle parisienne, Galerie Rive droite, en 1962, Niki de Saint Phalle présente ses Autels, des panneaux de bois sur lesquels elle a fixé divers objets, le tout recouvert de peinture dorée. L'Autel O. A. S., dans lequel l'artiste a mêlé « bondieuseries » et panoplie du parfait tireur, avec révolvers et mitraillettes, est placé dans la vitrine de la galerie. Sur sa base figure l'inscription « O. A. S. » - pour « Œuvre d'Art Sacré », précise l'artiste, en révolte contre les institutions religieuses mais en quête constante de spiritualité. Toutefois, en cette année 1962, ce sigle ne peut qu'évoquer l'organisation terroriste qui sévit alors pour la défense de l'Algérie française.
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<center>Niki de Saint Phalle</center>La Mariée 1963 (Autre titre : Eva Maria)
Plâtre, objets divers peints et textile sur grillage Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, Paris Achat de l'État, 1967 ; attribution, 1976. <br>
Le thème de la mariée apparaît en 1963, au sein d'un nouvel ensemble de sculptures que Niki de Saint Phalle dédie à la condition féminine, en y jetant un regard acerbe et profondément dérangeant. Si l'artiste est devenue très jeune épouse et mère, elle s'est toujours insurgée contre la soumission des femmes à leur conjoint et aux divers rôles que la société leur assignait alors. La figure de La Mariée, par sa posture légèrement courbée, ses yeux hagards et la constellation de petits jouets dérisoires figés dans son buste, incarne la souffrance de la femme prisonnière des conventions sociales. Une autre variante de cette Mariée appartenant à la collection du Centre Pompidou était présentée dans l'exposition de 1980.
Niki de Saint Phalle
La Mariée 1963 (Autre titre : Eva Maria) Plâtre, objets divers peints et textile sur grillage Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, Paris Achat de l'État, 1967 ; attribution, 1976.
Le thème de la mariée apparaît en 1963, au sein d'un nouvel ensemble de sculptures que Niki de Saint Phalle dédie à la condition féminine, en y jetant un regard acerbe et profondément dérangeant. Si l'artiste est devenue très jeune épouse et mère, elle s'est toujours insurgée contre la soumission des femmes à leur conjoint et aux divers rôles que la société leur assignait alors. La figure de La Mariée, par sa posture légèrement courbée, ses yeux hagards et la constellation de petits jouets dérisoires figés dans son buste, incarne la souffrance de la femme prisonnière des conventions sociales. Une autre variante de cette Mariée appartenant à la collection du Centre Pompidou était présentée dans l'exposition de 1980.
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<center>Niki de Saint Phalle</center>Nana 1965
Polyester, fils de laine
Musée d'art et d'histoire Fribourg
Donation.
Niki de Saint Phalle
Nana 1965 Polyester, fils de laine Musée d'art et d'histoire Fribourg Donation.
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<center>Niki de Saint Phalle</center>Louise 1965
Tissu et fils de laine sur grillage.
Collection particulière, courtesy Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois.
Niki de Saint Phalle
Louise 1965 Tissu et fils de laine sur grillage. Collection particulière, courtesy Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois.
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<center>Niki de Saint Phalle</center>King Kong 1963
Peinture, plâtre et objets divers sur panneaux Moderna Museet, Stockholm Donation de l'artiste, 1972
<br>
Ce monumental Tableau-tir, l'un des plus ambitieux de Niki de Saint Phalle, est directement inspiré des Films sur King Kong que l'artiste, Férue de cinéma Fantastique, a vus. Sous la Forme d'un dinosaure, le monstre s'apprête à détruire tout un quartier d'une ville, tandis que des masques à l'effigie des tenants de la guerre Froide viennent rappeler le contexte de cette possible Fiction, à laquelle se mêlent de Façon incongrue d'autres visages issus de la culture populaire. Réalisée pour la Dwan Gallery de Los Angeles, l'œuvre, avec ses études, reste pendant des années dans les réserves jusqu'à ce que Pontus Hulten en sollicite le don pour Moderna Museet, à charge pour lui de rapatrier l'ensemble à Stockholm.
Niki de Saint Phalle
King Kong 1963 Peinture, plâtre et objets divers sur panneaux Moderna Museet, Stockholm Donation de l'artiste, 1972
Ce monumental Tableau-tir, l'un des plus ambitieux de Niki de Saint Phalle, est directement inspiré des Films sur King Kong que l'artiste, Férue de cinéma Fantastique, a vus. Sous la Forme d'un dinosaure, le monstre s'apprête à détruire tout un quartier d'une ville, tandis que des masques à l'effigie des tenants de la guerre Froide viennent rappeler le contexte de cette possible Fiction, à laquelle se mêlent de Façon incongrue d'autres visages issus de la culture populaire. Réalisée pour la Dwan Gallery de Los Angeles, l'œuvre, avec ses études, reste pendant des années dans les réserves jusqu'à ce que Pontus Hulten en sollicite le don pour Moderna Museet, à charge pour lui de rapatrier l'ensemble à Stockholm.
55
<center>Niki de Saint Phalle</center>La Promenade du dimanche 1971.
Polyester peint
Niki Charitable Art Foundation, Santee, Californie. <br>
Après les Nanas épanouies et joyeuses, Niki de Saint Phalle qui ne veut pas laisser son travail se réduire à cette série très populaire, entame un ensemble d'œuvres particulièrement dérangeantes, les Mères dévorantes. L'artiste y met en scène des mères difformes, à l'image qu'elle se fait de sa propre mère, non pas sur le plan physique mais moral et psychologique. Dans La Promenade du dimanche, un couple - qui pourrait être celui de ses parents - tient en laisse une araignée géante. La femme laide et énorme semble écraser l'homme chétif, leurs regards hébétés inspirant tant le rire que l'effroi.
Niki de Saint Phalle
La Promenade du dimanche 1971. Polyester peint Niki Charitable Art Foundation, Santee, Californie.
Après les Nanas épanouies et joyeuses, Niki de Saint Phalle qui ne veut pas laisser son travail se réduire à cette série très populaire, entame un ensemble d'œuvres particulièrement dérangeantes, les Mères dévorantes. L'artiste y met en scène des mères difformes, à l'image qu'elle se fait de sa propre mère, non pas sur le plan physique mais moral et psychologique. Dans La Promenade du dimanche, un couple - qui pourrait être celui de ses parents - tient en laisse une araignée géante. La femme laide et énorme semble écraser l'homme chétif, leurs regards hébétés inspirant tant le rire que l'effroi.
56
<center>Niki de Saint Phalle</center>Black Rosy ou My Heart Belongs to Rosy 1965
[Rosy noire ou Mon cœur appartient à Rosy]
Tissu, fils de laine et peinture sur grillage
Niki Charitable Art Foundation, Santee, Californie. <br>
Avec ses Nanas, à partir du milieu des années 196C, Niki de Saint Phalle impose une autre image de la femme, propre à inspirer la joie de vivre et non la pitié. Plus que jamais débordantes de Féminité, ses sculptures se développent tout en rondeurs et en couleurs. Pour certaines, des couleurs douces et enfantines, et des formats réduits ; pour d'autres, des couleurs éclatantes et une échelle monumentale.
En hommage aux héroïnes de la condition noire qu’elle a toujours défendues, Black Rosy, l'une de ses premières Nanas noires, renvoie à la militante Rosa Parks, magnifiée par sa taille, ses formes généreuses, son haut bigarré et sa jupe ornée de cœurs roses.
Niki de Saint Phalle
Black Rosy ou My Heart Belongs to Rosy 1965 [Rosy noire ou Mon cœur appartient à Rosy] Tissu, fils de laine et peinture sur grillage Niki Charitable Art Foundation, Santee, Californie.
Avec ses Nanas, à partir du milieu des années 196C, Niki de Saint Phalle impose une autre image de la femme, propre à inspirer la joie de vivre et non la pitié. Plus que jamais débordantes de Féminité, ses sculptures se développent tout en rondeurs et en couleurs. Pour certaines, des couleurs douces et enfantines, et des formats réduits ; pour d'autres, des couleurs éclatantes et une échelle monumentale. En hommage aux héroïnes de la condition noire qu’elle a toujours défendues, Black Rosy, l'une de ses premières Nanas noires, renvoie à la militante Rosa Parks, magnifiée par sa taille, ses formes généreuses, son haut bigarré et sa jupe ornée de cœurs roses.
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<center>Niki de Saint Phalle</center>L'Aveugle dans la prairie 1974.
Polyester peint au vinyle, armature métallique et grillage Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, Paris Achat, 1980
<br>
L'Aveugle dans la prairie, réalisé dans un très grand format, est acquis par Pontus Hulten pour le Centre Pompidou à l'occasion de la rétrospective de l'artiste de 1980. Si l'homme est aveugle, c'est sans doute parce qu'il ne voit pas la vache joyeusement bariolée, bien plus intéressante que son terne journal.
Niki de Saint Phalle
L'Aveugle dans la prairie 1974. Polyester peint au vinyle, armature métallique et grillage Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, Paris Achat, 1980
L'Aveugle dans la prairie, réalisé dans un très grand format, est acquis par Pontus Hulten pour le Centre Pompidou à l'occasion de la rétrospective de l'artiste de 1980. Si l'homme est aveugle, c'est sans doute parce qu'il ne voit pas la vache joyeusement bariolée, bien plus intéressante que son terne journal.
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<center>Niki de Saint Phalle</center>
Niki de Saint Phalle
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<center>Niki de Saint Phalle</center>L'Aveugle dans la prairie 1974.
Polyester peint au vinyle, armature métallique et grillage Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, Paris Achat, 1980
<br>
Parce que Tinguely en était originaire et s'y était établi, mais aussi pour soigner ses problèmes pulmonaires dans une région privilégiée, Niki de Saint Phalle fait, dans les années 1970, plusieurs séjours en Suisse, qui vont l'inspirer pour travailler le motif de la vache. Il en résultera notamment ce groupe sculptural formé de l'animal et d’un homme assis lisant un journal, qu'elle produira à des échelles différentes. L'Aveugle dans la prairie, réalisé dans un très grand format, est acquis par Pontus Hulten pour le Centre Pompidou à l'occasion de la rétrospective de l'artiste de 1980. Si l'homme est aveugle, c'est sans doute parce qu'il ne voit pas la vache joyeusement bariolée, bien plus intéressante que son terne journal.
Niki de Saint Phalle
L'Aveugle dans la prairie 1974. Polyester peint au vinyle, armature métallique et grillage Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, Paris Achat, 1980
Parce que Tinguely en était originaire et s'y était établi, mais aussi pour soigner ses problèmes pulmonaires dans une région privilégiée, Niki de Saint Phalle fait, dans les années 1970, plusieurs séjours en Suisse, qui vont l'inspirer pour travailler le motif de la vache. Il en résultera notamment ce groupe sculptural formé de l'animal et d’un homme assis lisant un journal, qu'elle produira à des échelles différentes. L'Aveugle dans la prairie, réalisé dans un très grand format, est acquis par Pontus Hulten pour le Centre Pompidou à l'occasion de la rétrospective de l'artiste de 1980. Si l'homme est aveugle, c'est sans doute parce qu'il ne voit pas la vache joyeusement bariolée, bien plus intéressante que son terne journal.
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<center>Niki de Saint Phalle</center>Jean II (Méta-Tinguely) 1992
Bois, peinture, éléments métalliques et moteurs électriques sur panneau Niki Charitable Art Fondation, Santee, Californie. <br>
Le plus vibrant hommage que Saint Phalle rend à Tinguely prend forme dans les Tableaux éclatés qu'elle conçoit après son décès. Les tout premiers qui préfigurent la série, plus sommaires dans leur fabrication, sont explicitement dédiés à « Jean ».
De petits éléments tournent sur eux-mêmes.
Les suivants sont animés d'un « éclatement » des différentes parties qui s'ouvrent et se referment dans un mouvement plutôt lent, mesuré. Des capteurs photosensibles déclenchent l'éclatement du tableau. « La panne, le mouvement, m'appartiennent à moi aussi maintenant », écrit Saint Phalle.
Niki de Saint Phalle
Jean II (Méta-Tinguely) 1992 Bois, peinture, éléments métalliques et moteurs électriques sur panneau Niki Charitable Art Fondation, Santee, Californie.
Le plus vibrant hommage que Saint Phalle rend à Tinguely prend forme dans les Tableaux éclatés qu'elle conçoit après son décès. Les tout premiers qui préfigurent la série, plus sommaires dans leur fabrication, sont explicitement dédiés à « Jean ». De petits éléments tournent sur eux-mêmes. Les suivants sont animés d'un « éclatement » des différentes parties qui s'ouvrent et se referment dans un mouvement plutôt lent, mesuré. Des capteurs photosensibles déclenchent l'éclatement du tableau. « La panne, le mouvement, m'appartiennent à moi aussi maintenant », écrit Saint Phalle.
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<center>Niki de Saint Phalle</center>Le plus vibrant hommage que Saint Phalle rend à Tinguely prend forme dans les Tableaux éclatés qu'elle conçoit après son décès. Les tout premiers qui préfigurent la série, plus sommaires dans leur fabrication, sont explicitement dédiés à « Jean ».
De petits éléments tournent sur eux-mêmes.
Les suivants sont animés d'un « éclatement » des différentes parties qui s'ouvrent et se referment dans un mouvement plutôt lent, mesuré. Des capteurs photosensibles déclenchent l'éclatement du tableau. « La panne, le mouvement, m'appartiennent à moi aussi maintenant », écrit Saint Phalle.
Niki de Saint Phalle
Le plus vibrant hommage que Saint Phalle rend à Tinguely prend forme dans les Tableaux éclatés qu'elle conçoit après son décès. Les tout premiers qui préfigurent la série, plus sommaires dans leur fabrication, sont explicitement dédiés à « Jean ». De petits éléments tournent sur eux-mêmes. Les suivants sont animés d'un « éclatement » des différentes parties qui s'ouvrent et se referment dans un mouvement plutôt lent, mesuré. Des capteurs photosensibles déclenchent l'éclatement du tableau. « La panne, le mouvement, m'appartiennent à moi aussi maintenant », écrit Saint Phalle.
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<center>Niki de Saint Phalle</center>Le plus vibrant hommage que Saint Phalle rend à Tinguely prend forme dans les Tableaux éclatés qu'elle conçoit après son décès. Les tout premiers qui préfigurent la série, plus sommaires dans leur fabrication, sont explicitement dédiés à « Jean ».
De petits éléments tournent sur eux-mêmes.
Les suivants sont animés d'un « éclatement » des différentes parties qui s'ouvrent et se referment dans un mouvement plutôt lent, mesuré. Des capteurs photosensibles déclenchent l'éclatement du tableau. « La panne, le mouvement, m'appartiennent à moi aussi maintenant », écrit Saint Phalle.
Niki de Saint Phalle
Le plus vibrant hommage que Saint Phalle rend à Tinguely prend forme dans les Tableaux éclatés qu'elle conçoit après son décès. Les tout premiers qui préfigurent la série, plus sommaires dans leur fabrication, sont explicitement dédiés à « Jean ». De petits éléments tournent sur eux-mêmes. Les suivants sont animés d'un « éclatement » des différentes parties qui s'ouvrent et se referment dans un mouvement plutôt lent, mesuré. Des capteurs photosensibles déclenchent l'éclatement du tableau. « La panne, le mouvement, m'appartiennent à moi aussi maintenant », écrit Saint Phalle.
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<center>Niki de Saint Phalle</center>Le plus vibrant hommage que Saint Phalle rend à Tinguely prend forme dans les Tableaux éclatés qu'elle conçoit après son décès. Les tout premiers qui préfigurent la série, plus sommaires dans leur fabrication, sont explicitement dédiés à « Jean ».
De petits éléments tournent sur eux-mêmes.
Les suivants sont animés d'un « éclatement » des différentes parties qui s'ouvrent et se referment dans un mouvement plutôt lent, mesuré. Des capteurs photosensibles déclenchent l'éclatement du tableau. « La panne, le mouvement, m'appartiennent à moi aussi maintenant », écrit Saint Phalle.
Niki de Saint Phalle
Le plus vibrant hommage que Saint Phalle rend à Tinguely prend forme dans les Tableaux éclatés qu'elle conçoit après son décès. Les tout premiers qui préfigurent la série, plus sommaires dans leur fabrication, sont explicitement dédiés à « Jean ». De petits éléments tournent sur eux-mêmes. Les suivants sont animés d'un « éclatement » des différentes parties qui s'ouvrent et se referment dans un mouvement plutôt lent, mesuré. Des capteurs photosensibles déclenchent l'éclatement du tableau. « La panne, le mouvement, m'appartiennent à moi aussi maintenant », écrit Saint Phalle.
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<center>Niki de Saint Phalle</center>Le plus vibrant hommage que Saint Phalle rend à Tinguely prend forme dans les Tableaux éclatés qu'elle conçoit après son décès. Les tout premiers qui préfigurent la série, plus sommaires dans leur fabrication, sont explicitement dédiés à « Jean ».
De petits éléments tournent sur eux-mêmes.
Les suivants sont animés d'un « éclatement » des différentes parties qui s'ouvrent et se referment dans un mouvement plutôt lent, mesuré. Des capteurs photosensibles déclenchent l'éclatement du tableau. « La panne, le mouvement, m'appartiennent à moi aussi maintenant », écrit Saint Phalle.
Niki de Saint Phalle
Le plus vibrant hommage que Saint Phalle rend à Tinguely prend forme dans les Tableaux éclatés qu'elle conçoit après son décès. Les tout premiers qui préfigurent la série, plus sommaires dans leur fabrication, sont explicitement dédiés à « Jean ». De petits éléments tournent sur eux-mêmes. Les suivants sont animés d'un « éclatement » des différentes parties qui s'ouvrent et se referment dans un mouvement plutôt lent, mesuré. Des capteurs photosensibles déclenchent l'éclatement du tableau. « La panne, le mouvement, m'appartiennent à moi aussi maintenant », écrit Saint Phalle.
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<center>Niki de Saint Phalle</center>Le plus vibrant hommage que Saint Phalle rend à Tinguely prend forme dans les Tableaux éclatés qu'elle conçoit après son décès. Les tout premiers qui préfigurent la série, plus sommaires dans leur fabrication, sont explicitement dédiés à « Jean ».
De petits éléments tournent sur eux-mêmes.
Les suivants sont animés d'un « éclatement » des différentes parties qui s'ouvrent et se referment dans un mouvement plutôt lent, mesuré. Des capteurs photosensibles déclenchent l'éclatement du tableau. « La panne, le mouvement, m'appartiennent à moi aussi maintenant », écrit Saint Phalle.
Niki de Saint Phalle
Le plus vibrant hommage que Saint Phalle rend à Tinguely prend forme dans les Tableaux éclatés qu'elle conçoit après son décès. Les tout premiers qui préfigurent la série, plus sommaires dans leur fabrication, sont explicitement dédiés à « Jean ». De petits éléments tournent sur eux-mêmes. Les suivants sont animés d'un « éclatement » des différentes parties qui s'ouvrent et se referment dans un mouvement plutôt lent, mesuré. Des capteurs photosensibles déclenchent l'éclatement du tableau. « La panne, le mouvement, m'appartiennent à moi aussi maintenant », écrit Saint Phalle.
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<center>Niki de Saint Phalle</center>Le plus vibrant hommage que Saint Phalle rend à Tinguely prend forme dans les Tableaux éclatés qu'elle conçoit après son décès. Les tout premiers qui préfigurent la série, plus sommaires dans leur fabrication, sont explicitement dédiés à « Jean ».
De petits éléments tournent sur eux-mêmes.
Les suivants sont animés d'un « éclatement » des différentes parties qui s'ouvrent et se referment dans un mouvement plutôt lent, mesuré. Des capteurs photosensibles déclenchent l'éclatement du tableau. « La panne, le mouvement, m'appartiennent à moi aussi maintenant », écrit Saint Phalle.
Niki de Saint Phalle
Le plus vibrant hommage que Saint Phalle rend à Tinguely prend forme dans les Tableaux éclatés qu'elle conçoit après son décès. Les tout premiers qui préfigurent la série, plus sommaires dans leur fabrication, sont explicitement dédiés à « Jean ». De petits éléments tournent sur eux-mêmes. Les suivants sont animés d'un « éclatement » des différentes parties qui s'ouvrent et se referment dans un mouvement plutôt lent, mesuré. Des capteurs photosensibles déclenchent l'éclatement du tableau. « La panne, le mouvement, m'appartiennent à moi aussi maintenant », écrit Saint Phalle.
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<center>Musée Bourdelle</center>
Musée Bourdelle
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<center>Serpent colonne</center>(1923), attribut de La France (1923-1925) par Antoine BOURDELLE (1861-1929) - Bronze, épreuve n°1 exécutée par Valsuani en 1974
Serpent colonne
(1923), attribut de La France (1923-1925) par Antoine BOURDELLE (1861-1929) - Bronze, épreuve n°1 exécutée par Valsuani en 1974
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<center>Pénélope</center>modèle avec pied et sans fuseau
1905-1912
Bronze
Épreuve numéro 6 exécutée par Susse en 1967
Pénélope
modèle avec pied et sans fuseau 1905-1912 Bronze Épreuve numéro 6 exécutée par Susse en 1967
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<center>Fontaine inachevée</center>vers 1899 Bronze
Épreuve numéro 2 exécutée par Susse en 1977
Fontaine inachevée
vers 1899 Bronze Épreuve numéro 2 exécutée par Susse en 1977
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<center>Cheval</center>Fragment du Monument au Général Alvear (1913-1923)
1913-1922.
Épreuve numéro 3 exécutée par Coubertin en 1986
Cheval
Fragment du Monument au Général Alvear (1913-1923) 1913-1922. Épreuve numéro 3 exécutée par Coubertin en 1986
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<center>Grand guerrier</center>Etude avec jambe pour le Monument aux Morts, aux Combattants et Serviteurs du Tarn-et-Garonne de 1870-1871. (1893-1902)
1898-1900
Bronze
Épreuve d’artiste numéro 1 exécutée par Coubertin en 199
Grand guerrier
Etude avec jambe pour le Monument aux Morts, aux Combattants et Serviteurs du Tarn-et-Garonne de 1870-1871. (1893-1902) 1898-1900 Bronze Épreuve d’artiste numéro 1 exécutée par Coubertin en 199
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<center>Auguste Querry</center>Buste. Bronze. 1911  Epreuve numéro 1 exécutée par Godard en 1970
Auguste Querry
Buste. Bronze. 1911 Epreuve numéro 1 exécutée par Godard en 1970
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<center></center>La Force
Allégorie du Monument au Général Alvear (1913-1923)
1913-1918
Bronze
Épreuve numéro 6 exécutée par Susse en 1987
<br>
La Victoire
Allégorie du Monument au Général Alvear (1913-1923)
1913-1918
Bronze
La Force Allégorie du Monument au Général Alvear (1913-1923) 1913-1918 Bronze Épreuve numéro 6 exécutée par Susse en 1987
La Victoire Allégorie du Monument au Général Alvear (1913-1923) 1913-1918 Bronze
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<center>Héraklès archer </center>Première grande étude
1906-1909. Epreuve d’artiste numéro 2 exécutée par Coubertin en 1988 Bronze
Héraklès archer
Première grande étude 1906-1909. Epreuve d’artiste numéro 2 exécutée par Coubertin en 1988 Bronze
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<center>La Tragédie</center>Variante avec le sacrificateur de face, bas-relief pour la façade du Théâtre des Champs-Élysées (1910-1913)
1912
Bronze
Épreuve numéro 1 exécutée 1 par Godard en 1969
La Tragédie
Variante avec le sacrificateur de face, bas-relief pour la façade du Théâtre des Champs-Élysées (1910-1913) 1912 Bronze Épreuve numéro 1 exécutée 1 par Godard en 1969
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<center>La Comédie</center>Bas-relief pour la façade du Théâtre des Champs-Élysées (1910-1913)
1912
Bronze
Épreuve numéro 2 exécutée par Godard en 1973
La Comédie
Bas-relief pour la façade du Théâtre des Champs-Élysées (1910-1913) 1912 Bronze Épreuve numéro 2 exécutée par Godard en 1973
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<center>La Danse</center>Bas-relief pour la façade du Théâtre des Champs-Élysées (1910-1913)
1912
Bronze
La Danse
Bas-relief pour la façade du Théâtre des Champs-Élysées (1910-1913) 1912 Bronze
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<center>La Musique</center>Bas-relief pour la façade du Théâtre des Champs-Elysées
(1910-1913)
1912
Bronze
Épreuve numéro 1 exécutée par Coubertin en 1992
La Musique
Bas-relief pour la façade du Théâtre des Champs-Elysées (1910-1913) 1912 Bronze Épreuve numéro 1 exécutée par Coubertin en 1992
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<center>La Liberté</center>Allégorie du Monument au Général Alvear (1913-1923)
1913-1917
Bronze
Épreuve numéro 6 exécutée par Coubertin en 1977
La Liberté
Allégorie du Monument au Général Alvear (1913-1923) 1913-1917 Bronze Épreuve numéro 6 exécutée par Coubertin en 1977
81
<center>Baigneuse accroupie</center>Variante
1906 1907. Bronze
Epreuve d'artiste  numéro  1 exécutée par Coubertin en 1991
Baigneuse accroupie
Variante 1906 1907. Bronze Epreuve d'artiste numéro 1 exécutée par Coubertin en 1991
82
<center>La Victoire</center>Figure sans ailes du Monument de Hartmannsweilerkopf (192 4-1925)
1924-1925
Bronze
Épreuve numéro 3 exécutée par Coubertin en 1977
La Victoire
Figure sans ailes du Monument de Hartmannsweilerkopf (192 4-1925) 1924-1925 Bronze Épreuve numéro 3 exécutée par Coubertin en 1977
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<center>L’Eloquence</center>Allégorie du Monument au Général Alvear (1913-1923)
1913-1918
Bronze
Épreuve numéro 5 exécutée par Coubertin en 1991
L’Eloquence
Allégorie du Monument au Général Alvear (1913-1923) 1913-1918 Bronze Épreuve numéro 5 exécutée par Coubertin en 1991
84
<center>Muse</center>Fragment de la partie gauche de la frise du Théâtre des Champs-Élysées (1910-1913)
1912
Bronze
Muse
Fragment de la partie gauche de la frise du Théâtre des Champs-Élysées (1910-1913) 1912 Bronze
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<center>Marseille, cité phocéenne ou La Naissance d'Aphrodite</center>Bas-relief du couronnement de scène de l’Opéra de Marseille 1924
Plâtre teinté
Marseille, cité phocéenne ou La Naissance d'Aphrodite
Bas-relief du couronnement de scène de l’Opéra de Marseille 1924 Plâtre teinté
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<center>Autoportrait</center>Masque en corbeau d’architecture 
1925
Plâtre teinté
Legs Rhodia Dufet Bourdelle. 2002
Autoportrait
Masque en corbeau d’architecture 1925 Plâtre teinté Legs Rhodia Dufet Bourdelle. 2002
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<center>L'Âme passionnée</center>Bas-relief pour l’atrium du Théâtre des Champs-Élysées
1912
Plâtre
Don Cléopâtre Bourdelle Sévastos et Rhodia Dufet Bourdelle, 1949
L'Âme passionnée
Bas-relief pour l’atrium du Théâtre des Champs-Élysées 1912 Plâtre Don Cléopâtre Bourdelle Sévastos et Rhodia Dufet Bourdelle, 1949
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<center>Épopée de défense polonaise</center>Fragment du Monument à Adam Mickiewicz.  Modèle à grandeur d’exécution 1917-1918 Plâtre
Épopée de défense polonaise
Fragment du Monument à Adam Mickiewicz. Modèle à grandeur d’exécution 1917-1918 Plâtre
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<center>L'Âme héroïque</center>Bas-relief pour l’atrium du Théâtre des Champs-Élysées
1912
Plâtre
Don Cléopâtre Bourdelle Sévastos et Rhodia Dufet Bourdelle, 1949
L'Âme héroïque
Bas-relief pour l’atrium du Théâtre des Champs-Élysées 1912 Plâtre Don Cléopâtre Bourdelle Sévastos et Rhodia Dufet Bourdelle, 1949
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<center>Statue équestre</center>Monument au général Carlos Maria de Alvear
Modèle à grandeur d’exécution
1916
Plâtre
Don Cléopâtre Sévastos Bourdelle et Rhodia Dufet Bourdelle, 1949<br>
Élevé sur l’une des places centrales de Buenos Aires (Argentine), le Monument au général Alvear est une commande de la jeune République argentine, en hommage à l’un des artisans de l’indépendance du pays. Avec cette oeuvre qui s’inscrit dans la filiation des statues équestres de la Rome antique et de la Renaissance, Bourdelle manifeste toutes ses capacités à penser le monumental. Si le cheval est un morceau de bravoure, les quatre allégories qui flanquent le piédestal — La Force, La Victoire, L’Éloquence et La Liberté — récusent toute forme de naturalisme et donnent la pleine mesure de la grandeur.
Statue équestre
Monument au général Carlos Maria de Alvear Modèle à grandeur d’exécution 1916 Plâtre Don Cléopâtre Sévastos Bourdelle et Rhodia Dufet Bourdelle, 1949
Élevé sur l’une des places centrales de Buenos Aires (Argentine), le Monument au général Alvear est une commande de la jeune République argentine, en hommage à l’un des artisans de l’indépendance du pays. Avec cette oeuvre qui s’inscrit dans la filiation des statues équestres de la Rome antique et de la Renaissance, Bourdelle manifeste toutes ses capacités à penser le monumental. Si le cheval est un morceau de bravoure, les quatre allégories qui flanquent le piédestal — La Force, La Victoire, L’Éloquence et La Liberté — récusent toute forme de naturalisme et donnent la pleine mesure de la grandeur.
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<center>Le Fruit</center>Modèle à grandeur d’exécution
1916
Plâtre
Don Cléopâtre Sévastos Bourdelle et Rhodia Dufet Bourdelle, 1949. <br>
« J’ai taillé de la chair d’art pur », écrit Bourdelle à propos du Fruit. La construction sculpturale procède en effet de citations empruntées à l’Antique, à Pierre Puvis de Chavannes, à Auguste Rodin ou encore à Paul Cézanne. Bourdelle infléchit le vocabulaire plastique de ses devanciers, condense les formes à l’extrême, simplifie l’abréviation schématique du sexe, des seins, déploie le volume géométrique des bras, des jambes, du cou.
La sinuosité de « sa jeune fille » dialogue avec La Serpentine (1909) de son ami Henri Matisse.
Le Fruit
Modèle à grandeur d’exécution 1916 Plâtre Don Cléopâtre Sévastos Bourdelle et Rhodia Dufet Bourdelle, 1949.
« J’ai taillé de la chair d’art pur », écrit Bourdelle à propos du Fruit. La construction sculpturale procède en effet de citations empruntées à l’Antique, à Pierre Puvis de Chavannes, à Auguste Rodin ou encore à Paul Cézanne. Bourdelle infléchit le vocabulaire plastique de ses devanciers, condense les formes à l’extrême, simplifie l’abréviation schématique du sexe, des seins, déploie le volume géométrique des bras, des jambes, du cou. La sinuosité de « sa jeune fille » dialogue avec La Serpentine (1909) de son ami Henri Matisse.
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<center>Pénélope attendant Odysseus</center>Modèle à grandeur d’exécution, socle moderne d'après le moule d’origine
1912
Plâtre
Don Cléopâtre Sévastos Bourdelle et Rhodia Dufet Bourdelle, 1949. <br>
La cariatide charnelle de Pénélope attire tous les regards au Salon de la Société nationale des beaux-arts de 1912. L’archaïsme novateur de cette figure, taillée comme une colonne dorique, désarçonne le public et la plupart des critiques. De fait, Bourdelle renverse les proportions, pousse à l’extrême l’art de la synthèse et du monumental, décuplé par les deux blocs du socle, indissociable de l’œuvre. Cette nouvelle forme de spatialisation ouvre le champ aux expérimentations radicales de Constantin Brancusi et d’Alberto Giacometti.
Pénélope attendant Odysseus
Modèle à grandeur d’exécution, socle moderne d'après le moule d’origine 1912 Plâtre Don Cléopâtre Sévastos Bourdelle et Rhodia Dufet Bourdelle, 1949.
La cariatide charnelle de Pénélope attire tous les regards au Salon de la Société nationale des beaux-arts de 1912. L’archaïsme novateur de cette figure, taillée comme une colonne dorique, désarçonne le public et la plupart des critiques. De fait, Bourdelle renverse les proportions, pousse à l’extrême l’art de la synthèse et du monumental, décuplé par les deux blocs du socle, indissociable de l’œuvre. Cette nouvelle forme de spatialisation ouvre le champ aux expérimentations radicales de Constantin Brancusi et d’Alberto Giacometti.
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<center>Statue équestre</center>La Liberté
Allégorie pour le Monument au général Carlos Maria de Alvear
Modèle à grandeur d’exécution
1917
Plâtre
Don Cléopâtre Bourdelle Sévastos et Rhodia Dufet Bourdelle.
<br> La Force intérieure
Allégorie pour le Monument au général Carlos Maria de AKear
Modèle à grandeur d’exécution
1916
Plâtre
Don Cléopâtre Bourdelle Sévastos et Rhodia Bourdelle
Statue équestre
La Liberté Allégorie pour le Monument au général Carlos Maria de Alvear Modèle à grandeur d’exécution 1917 Plâtre Don Cléopâtre Bourdelle Sévastos et Rhodia Dufet Bourdelle.
La Force intérieure Allégorie pour le Monument au général Carlos Maria de AKear Modèle à grandeur d’exécution 1916 Plâtre Don Cléopâtre Bourdelle Sévastos et Rhodia Bourdelle
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<center></center>
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<center>La Danse</center>Bas-relief pour le Théâtre des Champs-Élysées
1912
Plâtre
Don Cléopâtre Sévastos Bourdelle et Rhodia Dufet Bourdelle. 1949.<br>
La façade inférieure du Théâtre des Champs-Élysées est scandée de cinq bas-reliefs allégoriques qui mettent en scène des couples occupant l’espace entier, dans la lignée des métopes des temples grecs archaïques comme des chapiteaux médiévaux. La Danse réunit en une transe extatique deux pionniers de la danse moderne, « la bacchante » Isadora Duncan et le prodige des Ballets
La Danse
Bas-relief pour le Théâtre des Champs-Élysées 1912 Plâtre Don Cléopâtre Sévastos Bourdelle et Rhodia Dufet Bourdelle. 1949.
La façade inférieure du Théâtre des Champs-Élysées est scandée de cinq bas-reliefs allégoriques qui mettent en scène des couples occupant l’espace entier, dans la lignée des métopes des temples grecs archaïques comme des chapiteaux médiévaux. La Danse réunit en une transe extatique deux pionniers de la danse moderne, « la bacchante » Isadora Duncan et le prodige des Ballets
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<center>La Musique</center>Bas-relief pour le Théâtre des Champs-Élysées
1912
Plâtre
Don Cléopâtre Sévastos Bourdelle et Rhodia Dufet Bourdelle, 1949<br>
Ce bas-relief obéit aux mêmes principes structurels que celui de La Danse. On y retrouve Vaslav Nijinski en joueur de syrinx (flûte de Pan), tout droit sorti de la chorégraphie de L’Après-Midi d’un faune sur la partition de Claude Debussy (1912). Incarnation de la musique antique, le faune agenouillé dialogue avec une violoniste exaltée qui fléchit sous le cadre. Tant de frénésie disciplinée suscite l’enthousiasme d’Auguste Rodin : «Allez donc voir sur la façade du théâtre des Champs-Élysées ; il y a enfermé dans un carré un faune [...], on attend le moment où il fera sauter le cadre. »
La Musique
Bas-relief pour le Théâtre des Champs-Élysées 1912 Plâtre Don Cléopâtre Sévastos Bourdelle et Rhodia Dufet Bourdelle, 1949
Ce bas-relief obéit aux mêmes principes structurels que celui de La Danse. On y retrouve Vaslav Nijinski en joueur de syrinx (flûte de Pan), tout droit sorti de la chorégraphie de L’Après-Midi d’un faune sur la partition de Claude Debussy (1912). Incarnation de la musique antique, le faune agenouillé dialogue avec une violoniste exaltée qui fléchit sous le cadre. Tant de frénésie disciplinée suscite l’enthousiasme d’Auguste Rodin : «Allez donc voir sur la façade du théâtre des Champs-Élysées ; il y a enfermé dans un carré un faune [...], on attend le moment où il fera sauter le cadre. »
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<center>La Tragédie</center>Bas-relief pour le Théâtre des Champs-Élysées
1912
Plâtre
Don Cléopâtre Sévastos Bourdelle et Rhodia Dufet Bourdelle. 1949.<br>
La figure féminine de La Tragédie est-elle inspirée de l’Iphigénie du poète Jean Moréas représentée en 1903 à l’Odéon ? Ou de l’apparition magnétique de la danseuse Isadora Duncan dans Iphigénie en Tauride de Christoph Willibald Gluck, conservée par Bourdelle «en trait d’éclair dans [sa] mémoire » ?
La stylisation ondulante de la chevelure et des draperies s’inscrit dans la loi inflexible du cadre et des lignes architecturales de la façade, répercutées au sein du bas-relief par la double horizontale des bras repoussant la verticalité du gla
La Tragédie
Bas-relief pour le Théâtre des Champs-Élysées 1912 Plâtre Don Cléopâtre Sévastos Bourdelle et Rhodia Dufet Bourdelle. 1949.
La figure féminine de La Tragédie est-elle inspirée de l’Iphigénie du poète Jean Moréas représentée en 1903 à l’Odéon ? Ou de l’apparition magnétique de la danseuse Isadora Duncan dans Iphigénie en Tauride de Christoph Willibald Gluck, conservée par Bourdelle «en trait d’éclair dans [sa] mémoire » ? La stylisation ondulante de la chevelure et des draperies s’inscrit dans la loi inflexible du cadre et des lignes architecturales de la façade, répercutées au sein du bas-relief par la double horizontale des bras repoussant la verticalité du gla
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<center>Centaure mourant.</center>1914. Être hybride mi-homme mi-cheval de la mythologie grecque, le centaure forme un thème récurrent dans l’œuvre de Bourdelle entre 1911 et 1914. Cette grande statue de bronze transpose en trois dimensions la fresque de La Mort du dernier centaure qu’il réalise pour le Théâtre des Champs-Élysées. Œuvre symbolique, elle évoque le destin de l’artiste qui doit composer avec la matière et l’esprit dont le cheval et l’homme sont les métaphores. Le sage Chiron, le plus juste des centaures, est accidentellement blessé à mort par Héraklès. Les sabots rivés à la terre, le torse tendu vers le haut, il s’appuie encore sur la lyre, instrument d’Apollon, dieu de la poésie et de la musique, et symbole de son élévation vers l’idéal. Pour Bourdelle, la mort du dernier centaure représente aussi la fin d’une époque : les dieux, disait-il, meurent quand on ne croit plus en eux.
Centaure mourant.
1914. Être hybride mi-homme mi-cheval de la mythologie grecque, le centaure forme un thème récurrent dans l’œuvre de Bourdelle entre 1911 et 1914. Cette grande statue de bronze transpose en trois dimensions la fresque de La Mort du dernier centaure qu’il réalise pour le Théâtre des Champs-Élysées. Œuvre symbolique, elle évoque le destin de l’artiste qui doit composer avec la matière et l’esprit dont le cheval et l’homme sont les métaphores. Le sage Chiron, le plus juste des centaures, est accidentellement blessé à mort par Héraklès. Les sabots rivés à la terre, le torse tendu vers le haut, il s’appuie encore sur la lyre, instrument d’Apollon, dieu de la poésie et de la musique, et symbole de son élévation vers l’idéal. Pour Bourdelle, la mort du dernier centaure représente aussi la fin d’une époque : les dieux, disait-il, meurent quand on ne croit plus en eux.
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<center>Centaure mourant.</center>Tour de force plastique inscrit dans un étroit parallélépipède, cette figure du centaure est marquée par l’allongement du torse et par l’étirement du bras et du cou. L’œuvre allie la perfection géométrique et la tension des lignes à un modelé expressif et sensuel.
Centaure mourant.
Tour de force plastique inscrit dans un étroit parallélépipède, cette figure du centaure est marquée par l’allongement du torse et par l’étirement du bras et du cou. L’œuvre allie la perfection géométrique et la tension des lignes à un modelé expressif et sensuel.
100
<center>Le Livre
Bas-relief du couronnement de scène de l’Opéra de Marseille 1925
Plâtre teinté
Don Cléopâtre Bourdelle Sévastos et Rhodia Dufet Bourdelle
</center>Le Livre
Bas-relief du couronnement de scène de l’Opéra de Marseille 1925
Plâtre teinté
Don Cléopâtre Bourdelle Sévastos et Rhodia Dufet Bourdelle
Le Livre Bas-relief du couronnement de scène de l’Opéra de Marseille 1925 Plâtre teinté Don Cléopâtre Bourdelle Sévastos et Rhodia Dufet Bourdelle
Le Livre Bas-relief du couronnement de scène de l’Opéra de Marseille 1925 Plâtre teinté Don Cléopâtre Bourdelle Sévastos et Rhodia Dufet Bourdelle
101
<center>La France</center>Modèle à grandeur d’exécution
1923-1925
Plâtre
Don Cléopâtre Sévastos Bourdelle et Rhodia Dufet Bourdelle. 1949.<br>
Cette allégorie devait initialement être érigée sur la pointe de Grave, en Gironde, devant un phare gigantesque (détruit) commémorant l’intervention américaine aux côtés des troupes françaises lors de la Première Guerre mondiale. La France en aurait été la vigie, saluant la statue de la Liberté de New York par-delà les mers.
La conception du monument comme signal déployé dans l’espace conduit Bourdelle à une simplification décisive des masses. Par ses dimension
La France
Modèle à grandeur d’exécution 1923-1925 Plâtre Don Cléopâtre Sévastos Bourdelle et Rhodia Dufet Bourdelle. 1949.
Cette allégorie devait initialement être érigée sur la pointe de Grave, en Gironde, devant un phare gigantesque (détruit) commémorant l’intervention américaine aux côtés des troupes françaises lors de la Première Guerre mondiale. La France en aurait été la vigie, saluant la statue de la Liberté de New York par-delà les mers. La conception du monument comme signal déployé dans l’espace conduit Bourdelle à une simplification décisive des masses. Par ses dimension
102
<center>Adam Mickiewicz, le poète</center>Monument à Adam Mickiewicz Modèle à grandeur d’exécution 1917-1918 Plâtre
Don Cléopâtre Sévastos Bourdelle et Rhodia Dufet Bourdelle. 1949.<br>
En 1908, Bourdelle s’attelle à la réalisation d’un monument à la gloire du grand poète romantique Adam Mickiewicz (1798-1855) pour Paris, sur le cours Albert-Ier. Debout au sommet d’une colonne, un bâton de pèlerin à la main, la figure prophétique du poète polonais invite à l'élan libérateur : « le tout, confie Bourdelle, est une espérance construite. » Il exalte ainsi la souveraineté de la Pologne, qui recouvre son indépendance en 1918, dix ans avant l’inauguration du monument.
Adam Mickiewicz, le poète
Monument à Adam Mickiewicz Modèle à grandeur d’exécution 1917-1918 Plâtre Don Cléopâtre Sévastos Bourdelle et Rhodia Dufet Bourdelle. 1949.
En 1908, Bourdelle s’attelle à la réalisation d’un monument à la gloire du grand poète romantique Adam Mickiewicz (1798-1855) pour Paris, sur le cours Albert-Ier. Debout au sommet d’une colonne, un bâton de pèlerin à la main, la figure prophétique du poète polonais invite à l'élan libérateur : « le tout, confie Bourdelle, est une espérance construite. » Il exalte ainsi la souveraineté de la Pologne, qui recouvre son indépendance en 1918, dix ans avant l’inauguration du monument.
103
<center>Sapho</center>Modèle à grandeur d’exécution
1925
Plâtre
Sapho
Modèle à grandeur d’exécution 1925 Plâtre
104
<center>Apollon et les Muses</center>Apollon et sa Méditation (partie centrale)
Frise du Théâtre des Champs-Élysées
1911-1912
Plâtre
Don Cléopâtre Bourdelle Sévastos et Rhodia Dufet Bourdelle, 1949. <br>
Défenseur d’une unité primordiale entre sculpture et architecture, Bourdelle conçoit la façade du Théâtre des Champs-Élysées dans la lignée des Sécessions européennes. En partie haute de ce temple de la musique moderne, la frise tripartite est taillée afin « qu’aucune saillie des sculptures n’offusque le mur ni ne le brise» (Bourdelle). La lisibilité des volumes atteste un art éprouvé de la synthèse et de la simplification.
Apollon évoque, par son caractère hiératique, les christs en majesté des cathédrales médiévales.
Dans le déploiement des muses, Bourdelle anime le statisme de l’architecture par la fluidité des courbes, l’éloquence des attitudes, des draperies et la variété «des gestes saisis durant l’envol d’lsadora [Duncan]» : car en chacune des neuf muses, « c’est toujours elle qui s’entrechoque dans ma frise ».
Apollon et les Muses
Apollon et sa Méditation (partie centrale) Frise du Théâtre des Champs-Élysées 1911-1912 Plâtre Don Cléopâtre Bourdelle Sévastos et Rhodia Dufet Bourdelle, 1949.
Défenseur d’une unité primordiale entre sculpture et architecture, Bourdelle conçoit la façade du Théâtre des Champs-Élysées dans la lignée des Sécessions européennes. En partie haute de ce temple de la musique moderne, la frise tripartite est taillée afin « qu’aucune saillie des sculptures n’offusque le mur ni ne le brise» (Bourdelle). La lisibilité des volumes atteste un art éprouvé de la synthèse et de la simplification. Apollon évoque, par son caractère hiératique, les christs en majesté des cathédrales médiévales. Dans le déploiement des muses, Bourdelle anime le statisme de l’architecture par la fluidité des courbes, l’éloquence des attitudes, des draperies et la variété «des gestes saisis durant l’envol d’lsadora [Duncan]» : car en chacune des neuf muses, « c’est toujours elle qui s’entrechoque dans ma frise ».
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<center>Apollon et les Muses</center>Les Muses (parties latérales)
Apollon et les Muses
Les Muses (parties latérales)
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<center>Apollon et les Muses</center>Les Muses (parties latérales)
Apollon et les Muses
Les Muses (parties latérales)
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<center>Apollon et les Muses</center>Les Muses (parties latérales)
Apollon et les Muses
Les Muses (parties latérales)
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<center>Héraklès archer</center>Modèle à grandeur d’exécution
1909 et 1923
Plâtre
Don Cléopâtre Sévastos Bourdelle et Rhodia Dufet Bourdelle, 1949. <br>
Au Salon de la Société nationale des beaux-arts de 1910, Héraklès archer fait une entrée triomphale dans l’histoire de l’art moderne. L’exploit du héros n’a d’égal que la prouesse de la construction plastique, tendue au-dessus d’un vide béant. Ce chef-d’œuvre devait être une pièce unique. Devant l’engouement général, son commanditaire, Gabriel Thomas, restitue à Bourdelle son bronze et son droit d’édition. Après 1920, le sculpteur réalise deux variantes de la version initiale. Cette seconde version se distingue par deux bas-reliefs sur le rocher : L'Hydre de Lerne et Le Lion de Némée.
Héraklès archer
Modèle à grandeur d’exécution 1909 et 1923 Plâtre Don Cléopâtre Sévastos Bourdelle et Rhodia Dufet Bourdelle, 1949.
Au Salon de la Société nationale des beaux-arts de 1910, Héraklès archer fait une entrée triomphale dans l’histoire de l’art moderne. L’exploit du héros n’a d’égal que la prouesse de la construction plastique, tendue au-dessus d’un vide béant. Ce chef-d’œuvre devait être une pièce unique. Devant l’engouement général, son commanditaire, Gabriel Thomas, restitue à Bourdelle son bronze et son droit d’édition. Après 1920, le sculpteur réalise deux variantes de la version initiale. Cette seconde version se distingue par deux bas-reliefs sur le rocher : L'Hydre de Lerne et Le Lion de Némée.
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<center>Faunes et chèvres</center>Projet de Monument à Debussy.
1907-1909
Bronze
Épreuve numéro 2 exécutée par la Fonderie nationale des bronzes en 1929
Faunes et chèvres
Projet de Monument à Debussy. 1907-1909 Bronze Épreuve numéro 2 exécutée par la Fonderie nationale des bronzes en 1929
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<center>Faunes et chèvres</center>Projet de Monument à Debussy.
1907-1909
Bronze
Épreuve numéro 2 exécutée par la Fonderie nationale des bronzes en 1929
Faunes et chèvres
Projet de Monument à Debussy. 1907-1909 Bronze Épreuve numéro 2 exécutée par la Fonderie nationale des bronzes en 1929
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<center>La Vierge à l’offrande et le  Grand Centaure mourant.</center>Deuxième bâtiment des ateliers, avec auvent orné de lambrequins en bois, 1881
La Vierge à l’offrande et le Grand Centaure mourant.
Deuxième bâtiment des ateliers, avec auvent orné de lambrequins en bois, 1881
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<center>Léda et la Nuée</center>Léda debout, le bras droit tendu, résistant au cygne.
Léda et la Nuée
Léda debout, le bras droit tendu, résistant au cygne.
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<center>La sculpture d'Adam Mickiewicz </center>Elle est sortie des réserves du musée et a bénéficié d'une restauration de sa patine, avant d'élire domicile dans les jardins.
Le monument complet, surmonté de cette sculpture, rend hommage au poète et écrivain romantique Adam Mickiewicz (1798-1855), et à son combat pour l’unité de la Pologne, alors écartelée entre trois nations (Russie, Prusse et Autriche). En raison de sa participation aux cercles nationalistes, Mickiewicz fut exilé de son pays. Il trouva refuge en France où il fut professeur au Collège de France.

Offert à la Ville de Paris par la Pologne, le monument rend hommage à l'amitié franco-polonaise et au soutien indéfectible de Bourdelle à la cause de l’indépendance de la Pologne.
La sculpture d'Adam Mickiewicz
Elle est sortie des réserves du musée et a bénéficié d'une restauration de sa patine, avant d'élire domicile dans les jardins. Le monument complet, surmonté de cette sculpture, rend hommage au poète et écrivain romantique Adam Mickiewicz (1798-1855), et à son combat pour l’unité de la Pologne, alors écartelée entre trois nations (Russie, Prusse et Autriche). En raison de sa participation aux cercles nationalistes, Mickiewicz fut exilé de son pays. Il trouva refuge en France où il fut professeur au Collège de France. Offert à la Ville de Paris par la Pologne, le monument rend hommage à l'amitié franco-polonaise et au soutien indéfectible de Bourdelle à la cause de l’indépendance de la Pologne.
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<center>Petit faune </center>1905. Bronze
Épreuve numéro 1 exécutée par Hohwiller
Petit faune
1905. Bronze Épreuve numéro 1 exécutée par Hohwiller
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<center>Amourette</center>1914
Bronze
Épreuve numéro 6 exécutée par Susse en 1984
Amourette
1914 Bronze Épreuve numéro 6 exécutée par Susse en 1984
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<center>Jules Michelet</center>Buste
1891
Bronze
Épreuve numéro 1 exécutée par Valsuani vers 1970
Jules Michelet
Buste 1891 Bronze Épreuve numéro 1 exécutée par Valsuani vers 1970
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<center>Muse en respect</center>fragment du motif central de la frise du Théâtre des Champs-Élysées (1910-1913)
1912
Bronze
Épreuve numéro 1 exécutée par Coubertin en 1981
Muse en respect
fragment du motif central de la frise du Théâtre des Champs-Élysées (1910-1913) 1912 Bronze Épreuve numéro 1 exécutée par Coubertin en 1981
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<center>Trois Muses</center>Fragment de la frise du Théâtre des Champs-Élysées (1910-1913)
1912
Bronze
Épreuve numéro 1 exécutée par Susse en 1979
Trois Muses
Fragment de la frise du Théâtre des Champs-Élysées (1910-1913) 1912 Bronze Épreuve numéro 1 exécutée par Susse en 1979
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<center>Trois Muses</center>Fragment de la frise du Théâtre des Champs-Élysées (1910-1913)
1912
Bronze
Épreuve numéro 1 exécutée par Susse en 1979
Trois Muses
Fragment de la frise du Théâtre des Champs-Élysées (1910-1913) 1912 Bronze Épreuve numéro 1 exécutée par Susse en 1979
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<center>Muse</center>Fragment de la partie droite de la frise du Théâtre des Champs-Élysées (1910-1913)
1912
Bronze
Muse
Fragment de la partie droite de la frise du Théâtre des Champs-Élysées (1910-1913) 1912 Bronze
123
<center>Serpent colonne</center>Version coupée, attribut de La France (1923-1925) 1923. Bronze
Epreuve numéro 1 exécutée pur Valsuani en 1974
Serpent colonne
Version coupée, attribut de La France (1923-1925) 1923. Bronze Epreuve numéro 1 exécutée pur Valsuani en 1974
124
<center>La France.</center>Modèle intermédiaire
1923-1925
Bronze
Épreuve numéro 4 exécutée par Susse après 1966
La France.
Modèle intermédiaire 1923-1925 Bronze Épreuve numéro 4 exécutée par Susse après 1966
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<center>Carpeaux au travail</center>1909
Bronze
Épreuve numéro 3 exécutée par Susse vers 1970
Carpeaux au travail
1909 Bronze Épreuve numéro 3 exécutée par Susse vers 1970
126
<center>Nobles fardeaux</center>1910
Bronze. Épreuve d’artiste numéro 1 exécutée par Susse en 1992
Nobles fardeaux
1910 Bronze. Épreuve d’artiste numéro 1 exécutée par Susse en 1992
127
<center>Maquette d’ensemble du Monument au Général Alvear (1913-1923)</center>1915 
Bronze
 Epreuve numéro 3 exécutée par Coubertin en 1987
Maquette d’ensemble du Monument au Général Alvear (1913-1923)
1915 Bronze Epreuve numéro 3 exécutée par Coubertin en 1987
128
<center>Beethoven dans le vent</center>Version sans draperie
1904-1908
Bronze. Épreuve numéro 5 exécutée par Susse vers 1980
Beethoven dans le vent
Version sans draperie 1904-1908 Bronze. Épreuve numéro 5 exécutée par Susse vers 1980
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<center>Première Victoire d’Hannibal</center>1885
Bronze
Épreuve numéro 1 exécutée par Coubertin en 1992
Première Victoire d’Hannibal
1885 Bronze Épreuve numéro 1 exécutée par Coubertin en 1992
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<center>Raymond, jeune sculpteur au travail</center>1906-1918
Bronze
Épreuve numéro 3 exécutée par Clementi en 1967
Raymond, jeune sculpteur au travail
1906-1918 Bronze Épreuve numéro 3 exécutée par Clementi en 1967
131
<center>Première Victoire d’Hannibal</center>
Première Victoire d’Hannibal
132
<center>Léon Cladel</center>Buste 1894
Bronze
Épreuve numéro 1 exécutée par Valsuani en 1968
Léon Cladel
Buste 1894 Bronze Épreuve numéro 1 exécutée par Valsuani en 1968
133
<center>Jeanne d’Arc à l’étendard</center>1909
Bronze
Épreuve numéro 2 exécutée par Clementi en 1971
Jeanne d’Arc à l’étendard
1909 Bronze Épreuve numéro 2 exécutée par Clementi en 1971
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<center>La Victoire du droit</center>Projet de Monument aux députés morts pour la France (1916-1919)
1916-1919
Bronze
Épreuve numéro 1 exécutée par Rudier vers 1930
La Victoire du droit
Projet de Monument aux députés morts pour la France (1916-1919) 1916-1919 Bronze Épreuve numéro 1 exécutée par Rudier vers 1930
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<center>La Victoire du droit</center>Projet de Monument aux députés morts pour la France (1916-1919)
1916-1919
Bronze
Épreuve numéro 1 exécutée par Rudier vers 1930
La Victoire du droit
Projet de Monument aux députés morts pour la France (1916-1919) 1916-1919 Bronze Épreuve numéro 1 exécutée par Rudier vers 1930
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<center>André Rouveyre </center>Buste-stèle 1909
BronzeÉpreuve numéro 1 exécutée pur Susse vers 1975
André Rouveyre
Buste-stèle 1909 BronzeÉpreuve numéro 1 exécutée pur Susse vers 1975
137
<center>Les Musiciens</center>Quatuor tchécoslovaque
1916
Bronze
Épreuve numéro 1 exécutée par Valsuani en 1970
Les Musiciens
Quatuor tchécoslovaque 1916 Bronze Épreuve numéro 1 exécutée par Valsuani en 1970
138
<center>Honoré Daumier</center>Projet de monument (1925)
Epreuve numéro 1 exécutée par Susse vers 1965
Honoré Daumier
Projet de monument (1925) Epreuve numéro 1 exécutée par Susse vers 1965
139
<center>Femme bras dans le dos</center>1908
Bronze
Epreuve numéro 2 exécutée par Valsuani en 1969
Femme bras dans le dos
1908 Bronze Epreuve numéro 2 exécutée par Valsuani en 1969
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<center>La Victoire du droit</center>Projet de Monument aux députés morts pour la France (1916-1919)
1916-1919
Bronze
Épreuve numéro 1 exécutée par Rudier vers 1930
La Victoire du droit
Projet de Monument aux députés morts pour la France (1916-1919) 1916-1919 Bronze Épreuve numéro 1 exécutée par Rudier vers 1930
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<center>Première Victoire d’Hannibal</center>
Première Victoire d’Hannibal
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<center>Maquette d’ensemble du Monument au Général Alvear (1913-1923)</center>
Maquette d’ensemble du Monument au Général Alvear (1913-1923)
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<center>Les ateliers</center>
Les ateliers
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<center>Les ateliers</center>
Les ateliers
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<center>Les ateliers</center>
Les ateliers
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<center>Les ateliers</center>
Les ateliers
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<center>Les ateliers</center>
Les ateliers
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<center>Les ateliers</center>
Les ateliers
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<center>Les ateliers</center>
Les ateliers
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<center>Les ateliers</center>
Les ateliers
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<center>Les ateliers</center>
Les ateliers
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<center>Les ateliers</center>
Les ateliers
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<center>Les ateliers</center>Cette épreuve en plâtre est issue d'un moule en plusieur parties.
Les ateliers
Cette épreuve en plâtre est issue d'un moule en plusieur parties.
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<center>Les ateliers</center>
Les ateliers
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<center>Les ateliers</center>
Les ateliers
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<center>Les ateliers</center>Plâtre avec les marques du metteur au point.
Les ateliers
Plâtre avec les marques du metteur au point.
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<center>Les ateliers</center>Marbre avec à plusieurs endroite la trace des points
Les ateliers
Marbre avec à plusieurs endroite la trace des points
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<center>Les ateliers</center>
Les ateliers
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<center>Les ateliers</center>
Les ateliers
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<center>Les ateliers</center>Plâtre avec agent de démoulage partiellement polychrome. Bronse fondu au sable par Eugène Rudier vers 1925..
Les ateliers
Plâtre avec agent de démoulage partiellement polychrome. Bronse fondu au sable par Eugène Rudier vers 1925..
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<center>Les ateliers</center>
Les ateliers
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<center>Les ateliers</center>
Les ateliers
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<center>Les ateliers</center>Sainte Barbe.
Les ateliers
Sainte Barbe.
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<center>Les ateliers et la salle des techniques</center>Premier bâtiment des ateliers, façade nord, 1878.
Les ateliers et la salle des techniques
Premier bâtiment des ateliers, façade nord, 1878.
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