Carrière à l'entrée du site. Une cité redécouverte après 17 siècles. L’oppidum salyen. Les premiers habitants s'installent aux VIIe et VIe siècles avant J.-C., à l’abri d’un rempart en pierres sèches qui ferme la voie des Alpilles sur 300 mètres de long. Des poteries et des monnaies jetées en offrande dans l’aven surplombant la source témoignent de la motivation religieuse, dès l’origine, de cette implantation gauloise. Un dieu celtique, Glan, et ses compagnes bienfaisantes, les Mères glaniques, habitent ces eaux réputées guérisseuses et donnent leur nom aux habitants.
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Glanum
La cité hellénistique puis latine
Des relations avec le monde grec procurent par la suite aux Claniques une prospérité qui s’est traduite au IIe et au Ier siècle avant J.-C. par l’extension de la zone habitée et la construction d’édifices de type hellénistique'. Puis, dans les toutes premières années du règne d’Auguste (63 avant J.-C. - 14 après J.-C.), Glanum devient une colonie latine. Cet événement est à l’origine de la transformation rapide et profonde de l’urbanisme monumental de la cité. Enfin, la ville ne résiste pas aux invasions alémaniques de 260 et ses habitants l’abandonnent au profit de l’agglomération proche qui deviendra, à l’époque mérovingienne, une possession de l’abbaye Saint-Remi de Reims.
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Le quartier nord, quartier résidentiel : à gauche, maison des antes, marché et maison d'Atys ; au fond, les thermes romains.
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Le quartier résidentiel. Les thermes avec la palestre et le natatio. Au premier plan, le marché, la maison d'Atys
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Le quartier résidentiel. Les thermes avec la palestre et le natatio. Le centre monumental. La curie.
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Le centre monumental. La curie, la basilique, et à droite, le quartier de la source sacrée, dans la partie sud du site.
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Les premières maisons du quartier nord.
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Début de la rue principale.
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Les premières maisons.
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Maison d'Epona.
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La rue principale traverse la ville du nord au sud ; sur le côté gauche en la remontant s’ouvraient les thermes, puis la Curie ; et sur le côté droit, le marché hellénistique. Les larges dalles de la rue recouvrent les égouts et la canalisation d’eau propre. Les égouts, sur le côté droit, évacuaient les eaux usées et les eaux des pluies, parfois torrentielles, vers l’extérieur de la ville. La canalisation d’eau propre, plus petite; court parallèlement à l’égout sur toute sa longueur.
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Les thermes sont construits selon un schéma simple, à partir de 75 avant J.-C. et ont été transformés à la fin du Ier siècle ap. J.-C. Ils constituaient un lieu privilégié de la sociabilité antique et un important facteur de romanisation. Ici, on peut voir, la salle tiède - tépidarium - puis la salle chaude - caldarium. Ces deux pièces étaient chauffées à partir de foyers. L’air chaud ainsi produit circulait sous les sols, entre les pilettes de brique - hypocauste - puis montait le long des murs par les tubuli. Au fond, la salle froide, le frigidarium, qui servait peut-être également, de vestiaire (apodyterium).
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Les thermes. La palestre, gymnase en plein air, bordée sur trois de ses côtés par un portique.
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Les thermes. La piscine ou natatio.
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Les thermes. La piscine ou natatio.
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Les thermes. La piscine ou natatio, alimentée par une fontaine en forme de masque de théâtre.
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Les thermes. La piscine ou natatio. Au fond, les murs de la curie et de la basilique romaines
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Les thermes. Piscine ou natatio. La fontaine en forme de masque de théâtre.
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Maison du capricorne. Cette petite maison hellénistique, devant la palestre et le natatio des thermes, était ornée d'une mosaïque à tête de capridé reposant sur un béton de tuileau parsemé de tesselles noires et d'éclats de pierres.
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L'entrée du marché et à droite, la maison des antes.
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Maison des antes. Elle doit son nom aux deux pilastres surmontés de chapiteaux corinthiens, appelés antes. Cette maison hellénistique à péristyle est nommée en raison des deux pilastres (piliers carrés crénelés de section carrée appelés en français « antes », du latin antæ), surmontés de chapiteaux d'ordre corinthien. La maison des antae ou antes a été conçue dans le style des maisons grecques du pourtour méditerranéen, à deux étages, avec trois ailes et un péristyle de douze colonnes toscanes, dont sept ont pu être remontées, construit autour d'un petit bassin alimenté par l'eau de pluie du toit, puis, le trop plein se verse dans une citerne située en dessous, dont l’écoulement permettait le nettoyage des latrines. Péristyle et bassin (impluvium).
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Le marché - macellum - dispose d’une grande entrée, encadrée, à droite par un espace cultuel sacré - sacellum , et à gauchee par une vaste boutique équipée d’un puits. Quatre autres boutiques occupent le fond de la cour bordée d’un portique dorique.
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Le marché. A l’époque romaine, une partie du marché fut modifiée en sanctuaire à la Bonne Déesse Bona Dea, déesse oraculaire qui écoute les prières. L’autel votif, au centre, est dédié «aux oreilles» de la déesse représentées dans une couronne végétale. Plus tard, il fut dédié à la déesse Cybèle. Au printemps, les prêtresses de Cybèle apportaient un pin sacré dans le sanctuaire, symbolisant le dieu Attis / Atys
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Intérieur du marché.
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Maison d'Atys. Elle se trouve à côté du marché. Bâtie au IIe siècle avant J.-C.,elle fut occupée pendant près de cinq siècles et connut de nombreux remaniements. Elle porte le nom d'Attis / Atys, parèdre de la déesse Cybèle, en raison d'un relief en marbre trouvé lors des fouilles. La maison avait un impluvium et un puits avec une margelle en bordure de trottoir et des bancs de pierre. Il s'agissait probablement d'une schola, salle de réception du collège des Dendrophores, associée au temple voisin.
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Au centre, la maison d'Atys dont on peut voir les 4 socles des colonnes de l'impluvium..
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Les boutiques.
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Le bâtiment à abside : la curie et le tribunal.
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Devant de l'intérieur de la curie qui est la salle où se réunit l’assemblée locale pour voter les lois.
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A l'arrière de la curie, le tribunal et la chapelle du culte impérial.
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Les influences grecques se manifestent de différentes façons à partir du IIème siècle avant notre ère, par exemple avec l’emploi du grand appareil. Les romains utilisèrent le petit appareil.
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La rue principale. Les boutiques. Succédant à la destruction de l’ensemble monumental, un quartier d’habitations modestes de type hellénistique, maisons à cour centrale, s’est développé dans cette zone. La maison de Sulla et la maison aux deux alcôves sont caractéristiques de ce type de construction.
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La maison de Sulla. Située dans un ancien quartier d’habitation hellénistique, cette maison fut recouverte à l'époque romaine par la construction de la basilique. Les décors peints et les mosaïques ont ainsi pu être conservés. La maison doit son nom ï une inscription en tesselles vertes portée sur la mosaïque à motifs géométriques noirs et blancs, aujourd'hui déposée, qui décorait son salon. Il était écrit CO SVLLAE, sans doute le nom du propriétaire.
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La maison de Sulla vue du forum.
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Piliers de la basilique à péristyle.
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La basilique était une halle commerciale mais aussi le siège de la justice.
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La basilique est une halle commerciale mais aussi le siège de la justice.
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La basilique.
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Le temple toscan.
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Le puits sacré à dromos de trois mètres de diamètre est daté de la fin IIe siècle av. J.-C.. Il est accessible par un escalier de trente-sept marches qui descendait jusqu'au niveau de l'eau. Malgré le caractère sacré du petit sanctuaire, les bâtiments d'origine ont été détruits et le puits recouvert lors de la construction du premier forum romain sur le même site au Ier siècle av. J.-C.
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Le puits à dromos
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Le forum avec l'ouverture du puits à dromos. Le forum augustéen.
De forme simple et ouvert le premier forum a été identifié grâce aux imposantes fondations de sa basilique et aux traces de son portique. Sa construction a suivi de peu l’élévation de la ville au statut d'oppidum Latinum. Le deuxième forum.
Délimitant une large place, il est composé de deux portiques, de la basilique reconnaissable par les fondations de ses colonnes, du tribunal et de la curie, salle abside d’assemblée des notables de la ville.
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Le Forum.
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Le forum hellénistique.
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Les bases des colonnes du portique ouest du forum.
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Clôture sud du forum.
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Clôture sud du forum.
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Clôture sud du forum.
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Fontaine hellénistique et premier forum (plate-forme dallée). Un peu plus au sud du forum, une fontaine, avec un petit bassin circulaire en pierre de la période d'influence grecque (IIe – Ier siècles av. J.-C.), est visible à côté de la rue principale.
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Fontaine hellénistique
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Fontaine triomphale romaine. Elle adosse son bassin rectangulaire à une abside semi-circulaire surmontée d’une niche. La fontaine était habitée de sculptures chargées d’une symbolique clairement triomphale : des prisonniers gaulois genoux à terre et des trophées.. La fontaine était alimentée par une canalisation en plomb qui prenait certainement naissance dans l’un des bassins de captage alimentés par l’aqueduc de Peirou.
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Fontaine triomphale romaine. Au niveau de ce bassin rectangulaire qui servait de fontaine publique, les archéologues
ont découvert des sculptures représentant des gaulois agenouillés, les mains liées
derrière le dos et des cuirasses militaires romaines. Ces représentations, en plein
coeur de la cité, viennent rappeler au peuple sa romanité et sa soumission à
l’Empire romain
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Péribole des temples. Le péribole des temples jumeaux fait partie du premier forum romain de Glanum, construit vers 20 av. J.-C., à peu près au moment où Glanum reçut le titre d'oppidum latinum.
Les bâtiments les plus caractéristiques du premier forum étaient deux temples corinthiens, de style identique, mais l'un plus grand que l'autre, enclos sur trois côtés dans un péribole constitué de colonnades.
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Chapiteaux, blocs de corniche, acrotères... Découverts in situ, ils ont servi de modèle, en 1992, pour la restitution d’un angle du petit temple.
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Les temples géminés.
Deux temples à l’architecture identique, mais de taille différente, ont été édifiés en l’honneur de la famille impériale. Ils étaient mis en valeur par un péribole, grand portique en U. Ils géminés étaient dédiés au culte de la famille impériale. Le plus petit a fait l'objet d'une restitution partielle.
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Un coin du plus petit des deux temples, soit trois colonnes et quelques éléments de l'entablement et de la façade, dans le style des premières années du règne de l'empereur Auguste, a été reconstitué pour donner une idée des proportions de l'édifice.
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Colonnes et entablement reconstitués du petit temple géminé du premier forum romain (20 av. J.-C.).
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Le bouleutérion. La construction du péribole détruisit une partie du bouleutérion qui tenait lieu de salie d’assemblée des notables à l’époque hellénistique.
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Le bouleutérion. C’est le siège de l’assemblée (la boulé) locale à l’époque gallo-grecque. Cette assemblée restreinte est composée de citoyens chargés des affaires courantes de la cité.
On y reconnaît des gradins, un petit autel circulaire en son centre, orné de bucranes et de dauphins, ainsi qu’une petite construction circulaire qui pouvait servir de tribune à l’orateur.
À l’époque romaine cet édifice est détruit au profit de la curie, lieu de réunion des élus locaux dans les cités romaines de l’Empire.
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A droite, le rempart : ses murs défensifs sont constitués de blocs en grand appareil et s'appuient sur des murs d'enceinte protohistoriques. Au centre, une porte charretière et une porte piétonne cantonnée d'une tour permettaient l'accès au sanctuaire. À l'époque romaine, cette porte a été transformée en entrée d'honneur.
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Rempart gaulois.
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Monument funéraire dédié à C.Marcius Paetus.
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Partie sud du site. A gauche,
le quartier indigène.
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Temple de Valetudo. Ce petit temple était dédié à Valetudo, déesse romaine de la santé. L'inscription indique qu'il a été construit par Agrippa, le futur gendre de l'empereur Auguste.
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On peut lire sur un des gros blocs de pierre sous une des colonnes, la dédicace "Valetudini.M.Agrippa". Autrefois les trois colonnes étaient entières mais elles sont presque toutes cassées.
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La source sacrée de Glanu. Les Salyens lui accordent des vertus thérapeutiques. Le culte du dieu « Glan », autour de ses eaux favorise le développement de l’habitat et contribue à la fortune du site. D’abord simple bassin taillé dans la roche, la source est couverte d’un édifice, au IIe siècle av. J.-C. Son grand appareil présente un parement layé dit «en arêtes de poisson», caractéristique de cette époque. A l’époque romaine le sanctuaire d’Hercule et le temple de Valetudo sont ajoutés de part et d'autre de la source.
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La source sacrée. La source et ses vertus curatives ont fait la réputation et la richesse de la ville. À l'origine, il s'agissait simplement d'un bassin creusé dans la roche. Au IIe siècle av. J.-C., elle était couverte d'un bâtiment avec une façade décorative de pierres en forme d'écailles de poisson.
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Couloir menant à la source sacrée.
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La source sacrée. La source constitue le cœur de l’oppidum gaulois. Cette source aux eaux qui ne tarissent jamais est placée sous la protection de Glan et des déesses-mères protectrices.
À l’époque hellénistique, un monument est construit pour abriter cette eau merveilleuse et ainsi la protéger des intempéries mais également pour récupérer les eaux de ruissellement des Alpilles.
À l’époque romaine se développe un véritable pèlerinage autour de la source à laquelle on prête des vertus guérisseuses particulières : celles de guérir les maladies affectant notamment les membres. Quelques autels votifs ornés de représentations anatomiques témoignent de cette ferveur à l’eau sacrée
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La source sacrée. Et, si ce culte à Glan est intégré par les Romains, le culte de l’eau sacrée se trouve néanmoins romanisé par l’association de dieux issus du Panthéon romain : Valetudo, déesse romaine de la santé, et Hercule, héros romain incarnant la force et le courage, dont les
sanctuaires se trouvent de part et d’autre de la source.
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Le sanctuaire d’Hercule est dédié au demi-dieu de la mythologie gréco-latine, symbole de la force physique. De nombreux autels votifs ont été retrouvés devant ce sanctuaire.
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Autels votifs dédiés à Hercule. Du sanctuaire d’Hercule sont visibles la colonne centrale et les autels votifs où l’on peut lire la dédicace au héros, tous offerts par des vétérans des légions romaines en remerciement de leur bonne santé et de leur bon retour de la guerre. On a également découvert ici une statue d’Hercule (aujourd’hui co
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Le sanctuaire d’Hercule. Les restes d'une petite chapelle consacrée à Hercule, gardien des sources, sont situés près de la source. Contre les murs, l'archéologue Henri Rolland a découvert six autels à Hercule et le torse d'une grande statue d'Hercule, haute de 1,3 m, tenant un vase d'eau, évidemment l'eau de la source Glanum. L'inscription sur la base de la statue indique qu'elle a été placée en remerciement pour le retour en toute sécurité du tribun
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Le quartier indigène. Les maisons indigènes font partie du village gaulois qui précéda la monumentalisation de la ville.
Des bâtiments servaient de fumoirs à vin, où on fumait le vin pour mieux le conserver. Le village gaulois était constitué de petites maisons aux toits plats ; on en distingue aujourd’hui les murs, faisant apparaître deux petites pièces, ainsi que quelques ruelles.
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Le quartier indigène. Les fumoirs á vin.
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Le quartier indigène.
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L'escalier salyen, bordé de terrasses habitées, reliait la source au sanctuaire rupestre.
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Les Antiques : le cénotaphe des Julii (dit à tort « mausolée ») et l'arc de triomphe de Glanum, ensemble traditionnellement appelé « les Antiques de Saint-Rémy-de-de-Provence ».
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Le mausolée des Julii.
Le mausolée de Glanum est généralement considéré comme un cénotaphe élevé à la mémoire d'un homme de la famille des Julii qui aurait bénéficié de la citoyenneté et de son nom par Jules César pour son service dans l'armée romaine, à la suite de la conquête de la Gaule. Henri Rolland suggère qu'il s'agit plutôt d'un mausolée dédié à la mémoire de Caïus et Lucius César, petits-fils de l'empereur Auguste. Monument gallo-romain érigé entre -30 et -20 av J.-C., son état de conservation exceptionnel nous permet d'admirer sa structure complexe et sa riche décoration. La forme en tour du monument est classique, elle se retrouve sur des monuments funéraires en Italie et en Afrique. En revanche, sa structure en trois étages sur 16 m de haut est plus rare : en bas, massif cubique décoré comme un sarcophage ;
en intermédiaire, quatre arcades en formant un tétrapyle ; au sommet, petit temple rond à colonnes.
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Le mausolée des Julii.
La forme en tour du monument est classique, elle se retrouve sur des monuments funéraires en Italie et en Afrique. En revanche, sa structure en trois étages sur 16 m de haut est plus rare : en bas, massif cubique décoré comme un sarcophage ; en intermédiaire, quatre arcades en formant un tétrapyle ; au sommet, petit temple rond à colonnes.
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Le mausolée des Julii.
La partie basse ne renferme pas de chambre funéraire, le monument est donc un cénotaphe et non un mausolée. Les faces de la base carrée sont sculptées de scènes historiques et mythiques. Ici, face Ouest : une scène de bataille de la guerre de Troie avec des fantassins et le combat pour récupérer le corps de Patrocle.
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Le mausolée des Julii.
Partie intermédiaire.
Quatre piliers disposés en carré supportent des arcades, et forment ainsi un tétrapyle (arc à quatre ouvertures). Les arches sont décorées avec des têtes protectrices de Méduse. Le sommet de cette structure est décoré d’une frise de créatures marines (des tritons) entourant un disque solaire central, sur chaque face Est, Sud et Ouest, la face Nord étant dépourvue de disque solaire.
Cette partie intermédiaire fait la transition avec le monde terrestre qu’elle quitte après la fureur des batailles, et se termine par sa frise haute en frontière du monde des vivants, bordé par l’océan (symbolisés par les créatures marines) sur ses quatre points cardinaux.
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Le mausolée des Julii.
Partie supérieure. Un petit temple rond à colonnes dit tholos couronne le monument. Cette partie supérieure se rattache au monde céleste, par la forme symbolique ronde de la tholos. Elle abrite les statues du défunt et probablement de son fils. Ils sont appelés les togati, debout et dignes, revêtus de la toge, emblème de la citoyenneté romaine qu'ils ont obtenue grâce à l’exploit illustré sur les bas-reliefs du premier niveau.
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Le mausolée des Julii.
Face Nord : la légende de la chasse du sanglier de Calydon, menée par Méléagre, avec Castor et Pollux représentés en cavaliersle sanglier de Calydon. Le sanglier de Calydon est une créature fantastique de la mythologie grecque, qui ravageait la région de Calydon, en Étolie.
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Le mausolée des Julii.
Face Est : une bataille sans référence mythologique claire, avec un cavalier en mauvaise posture au sein d’une mêlée, protégé par le bouclier du personnage central. On remarque à gauche de la scène un groupe de personnages sans rapport apparent avec la bataille : ils sont en habits civils, un jeune garçon lit un document. On interprète ce groupe comme la famille du défunt, recevant son attestation de citoyenneté romaine. Dans cette interprétation, la bataille illustrerait une action d’éclat du défunt, au centre du bas-relief, combattant dans l’armée romaine et gagnant la citoyenneté romaine en récompense de cet exploit.
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Le mausolée des Julii.
Face Est : scène de bataille non précisée. Face Sud : scène inspirée par la guerre mythique entre les Grecs et les Amazones, on y voit un guerrier prendre des trophées d'un adversaire mort. Inscription entre la frise et la clé de voûte, face à l'arc de triomphe
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Le mausolée des Julii.
Face Sud : scène inspirée par la guerre mythique entre les Grecs et les Amazones, on y voit un guerrier prendre des trophées d'un adversaire mort. Inscription entre la frise et la clé de voûte, face à l'arc de triomphe : « SEX(tus) M(arcus) L(ucius) IVLIEI C(aii) •F(ilii) PARENTIBVS SVEIS
Sextus, Marcus et Lucius , fils de Caius Julius, pour leurs parents »
Leur nomen Julius indique que les défunts sont des Gaulois dont un ancêtre a acquis la citoyenneté romaine en servant dans l’armée romaine, probablement sous Jules César ou éventuellement sous Auguste. Selon l’usage, cet ancêtre a pris le nom de famille de celui qui lui a accordé la citoyenneté, -Julius dans ce cas.
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L'arc de triomphe de Glanum.
Construit vers la fin du règne d'Auguste au côté du mausolée des Julii, qui lui est antérieur de quelques décennies, il constituait avec lui le symbole visible de la puissance et de l'autorité romaines. Ses proportions parfaites (12,5 m de longueur, 5,5 m de largeur et 8,6 m de hauteur) et la qualité exceptionnelle de son décor sculpté dénotent une influence grecque. La partie supérieure de l'arc, qui devait comprendre une inscription dédicatoire, est manquante.
Les sculptures décorant l'arc illustrent à la fois la civilisation de Rome et le destin funeste de ses ennemis. Des groupes de captifs enchaînés et des étendards ornent les façades du monument. Les fruits et les fleurs qui décorent l'archivolte des deux arcs de tête de la voûte à caissons de l'Arc signalent les bienfaits et l'abondance que Rome a apportés à la Gaule. De même, les quatre victoires ailées, porteuses de branches de laurier et d'étendards, sculptées dans les écoinçons, célèbrent la gloire de Rome.
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L'arc de triomphe de Glanum.
Face nord, gauche. A gauche et à droite de la baie, deux couples symétriques de Gaulois et Gauloises sont enchaînés à un poteau qui constitue un trophée. Les attitudes sont douloureuses mais dignes.
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L'arc de triomphe de Glanum.
Face nord, droite. A gauche et à droite de la baie, deux couples symétriques de Gaulois et Gauloises sont enchaînés à un poteau qui constitue un trophée. Les attitudes sont douloureuses mais dignes.
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L'arc de triomphe de Glanum.
La voûte est ornée de cent dix caissons hexagonaux en forme de nids d'abeille remarquablement ciselés. Elle est soulignée par des bandeaux de fruits (grenades, pommes, raisins), de rameaux d'olivier et de rinceaux de fleurs. Elle évoque par son exubérance les bienfaits de la paix et de la civilisation, en contraste avec la thématique guerrière des bas-reliefs sur les côtés.
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L'arc de triomphe de Glanum.
Les fruits et les fleurs qui décorent l'archivolte des deux arcs de tête de la voûte à caissons de l'Arc signalent les bienfaits et l'abondance que Rome a apportés à la Gaule. De même, les quatre victoires ailées, porteuses de branches de laurier et d'étendards, sculptées dans les écoinçons, célèbrent la gloire de Rome.
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L'arc de triomphe de Glanum.
Face sud, gauche. Un prisonnier, vêtu d'un manteau gaulois, avec un homme plus petit, portant son manteau à la romaine et posant sa main sur l'épaule du prisonnier.
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L'arc de triomphe de Glanum.
Face sud, à droite. On retrouve le même couple enchaîné, mais cette fois la femme est assise sur un monceau d'armes et d'instruments de musique guerriers, pendant que l'homme tourne le dos au spectateur et exhibe ses deux mains ligotées dans le dos.
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Monastère Saint-Paul-de-Mausole
Le monastère Saint-Paul-de-Mausole est un monastère de style roman provençal du XIe siècle. Il est célèbre pour avoir hébergé et inspiré le peintre néerlandais postimpressionniste Vincent van Gogh (1853-1890) qui y séjourna un an en 1889-1890 pour y peindre une partie majeure de son œuvre. Selon la mythologie chrétienne, saint Paulus de Mausole (un chrétien de ce lieu) travaille la terre avec ses bœufs lorsque des émissaires chrétiens du diocèse de Saint-Paul-Trois-Châteaux lui proposent de succéder à l'évêque local récemment disparu. Paulus leur aurait alors répondu qu'il accepterait lorsque le bâton qu'il utilise pour diriger ses bœufs, et qu'il plante alors en terre, pousserait. Le bâton aurait alors fleuri.
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Monastère Saint-Paul-de-Mausole
Un oratoire est construit sur les lieux de ce miracle, où la sainte relique est vénérée. Un prieuré dédié à saint Paulus de Mausole est construit sur l'oratoire en 982, dépendant de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, puis, en 1080, un monastère de chanoines soumis à la règle de saint Augustin[4],[3]. Le monastère est adjoint en 1316, par le pape d'Avignon Jean XXII (fraîchement élu) aux propriétés de la cathédrale Notre-Dame-des-Doms d'Avignon du Palais des papes d'Avignon (siège de l'archidiocèse d'Avignon). Des moines franciscains y établissent en 1605 un asile d'aliénés, transformé en hôpital psychiatrique à la Révolution française, connu sous le nom de « Maison de Santé de Saint-Paul-de-Mausole ». L'église romane provençale (dont la façade a été refaite au XVIIIe siècle[4]) est couverte de tuile provençale, et son clocher-tour roman lombard est coiffé d'un toit pyramidal couvert de lauze calcaire. Il est orné, comme le cloître, de baies géminées séparées par des couples de colonnettes portant des chapiteaux sculptés, ainsi que par des lésènes-bandes lombarde surmontées d'une frise polychrome (à l'origine) de carreaux sculptés sur pointe.
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Monastère Saint-Paul-de-Mausole
Oliviers sur fond d'Alpilles (juin 1889)
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Monastère Saint-Paul-de-Mausole
La Résurrection de Lazare (d’après Rembrandt) 1890. Vincent est depuis toujours, préoccupé par la mort et la résurrection.
Recopiant l’œuvre de Rembrandt, juste avant de quitter Saint Rémy, il s’est représenté (c’est en fait son dernier autoportrait) sous les traits d’un Lazare ressuscité semblant faire des efforts pour se relever.
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Monastère Saint-Paul-de-Mausole
Statue de Vincent van Gogh par Gabriël Sterk : le voleur de tournesol.
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Monastère Saint-Paul-de-Mausole
Statue de Vincent van Gogh par Gabriël Sterk : le voleur de tournesol.
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Monastère Saint-Paul-de-Mausole
Le réfectoire.
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Monastère Saint-Paul-de-Mausole
Le réfectoire.
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Monastère Saint-Paul-de-Mausole
Le réfectoire.
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Monastère Saint-Paul-de-Mausole
Le réfectoire. Soeur Epiphane, grande amie de Van Gogh.
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Monastère Saint-Paul-de-Mausole
Restitution de la cuisine des soeurs de Saint Joseph réalisée par 3B production pour le tournage en 2012 de "La Créatrice" de Bruno Dumont avec Juliette Binoche.
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Monastère Saint-Paul-de-Mausole
La cuisine.
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Monastère Saint-Paul-de-Mausole
La cuisine.
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Monastère Saint-Paul-de-Mausole
L'escalier.
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Monastère Saint-Paul-de-Mausole
L'escalier.
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Monastère Saint-Paul-de-Mausole
L'escalier.
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Monastère Saint-Paul-de-Mausole
Salon des visiteurs.
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Monastère Saint-Paul-de-Mausole
Salon des visiteurs.
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Monastère Saint-Paul-de-Mausole
Un dortoir. Les religieuses de saint Joseph dormaient avec les malades dans les dortoirs.
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Monastère Saint-Paul-de-Mausole
Un dortoir.
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Monastère Saint-Paul-de-Mausole
Un dortoir.
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Monastère Saint-Paul-de-Mausole
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Monastère Saint-Paul-de-Mausole
Bureau du docteur Peyron.
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Monastère Saint-Paul-de-Mausole
Bureau du docteur Peyron.
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Monastère Saint-Paul-de-Mausole
L'apothicairerie du XIX eme siécle.
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Monastère Saint-Paul-de-Mausole
Bureau de soeur Epiphane.
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Bureau de soeur Epiphane.
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Bureau de soeur Epiphane.
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Chambre du docteur Schweitzer. Le lien entre Albert Schweitzer (1875-1965) et la ville de Saint-Rémy commence le 27 mars 1918, quand le docteur et son épouse Hélène entrent dans le camp d’internés civils alsaciens et lorrains de Saint-Paul-de-Mausole. En effet, afin de satisfaire aux exigences de sécurité nationale, l’ancien monastère, alors hôpital psychiatrique, avait été réquisitionné en 1915 par l’État, pour faire de sa partie nord un lieu de concentration et de surveillance des prisonniers politiques.
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Chambre du docteur Schweitzer. À l’arrivée du couple Schweitzer, les détenus du camps – une centaine d’Alsaciens et de Lorrains, dont une majorité d’instituteurs – organisent une véritable fête : le docteur est déjà auréolé d’une certaine réputation et sa présence redonne le moral à tous. Jusqu’à sa libération en juillet 1918, il devient le médecin du camp, mais aussi celui de la population saint-rémoise, laquelle, en échange de ses soins, lui apporte de la nourriture qu’il redistribue à ses compagnons internés.
Plusieurs décennies plus tard, en 1959, le docteur Schweitzer, alors au Gabon dans l’hôpital qu’il avait créé en 1914, débute une correspondance avec Louis Vigne, alors maire de Saint-Rémy
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Chambre de la Mère supérieure
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Chambre de la Mère supérieure
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Chambre de la Mère supérieure
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Couloir des trousseaux des vêtements des internés.
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Couloir des trousseaux des vêtements des internés.
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La cellule d'isolement.
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Salle des bains thérapeutiques.
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Salle des bains thérapeutiques.
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Salle des bains thérapeutiques. Baignoires anciennes.
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Chambre de Vincent Van Gogh. Au fur et à mesure qu’évoluent les connaissances de la maladie mentale, on ouvre le champ des soins pour l’instant non médicamenteux. ’est dans ce contexte que Vincent Van Gogh arrive le 8 mai 1889. Peintre méconnu, il est surtout célèbre pour s’être coupé l’oreille deux mois plus tôt en pleine crise. Pris en charge par le docteur Peyron, précurseur de l’art-thérapie, il laisse tout de suite Van Gogh s’adonner à son art. Le lendemain, l'impressionniste va peindre “Les Iris”, tableau iconique. Il y aura 143 autres etoiles peintes en un an.
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Chambre de Vincent Van Gogh. Aujourd’hui, Saint-Paul de Mausole maintient plus que jamais la volonté de prendre en charge la maladie mentale. Les sœurs de l’Institut Saint-Joseph présentes depuis 1863 veillent toujours sur les lieux dont la gestion a été cédée à l’association “Vivre et devenir” qui en préserve le patrimoine et l’esprit.
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Son atelier d'artiste.
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Son atelier d'artiste.
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Paysan dans le terrain clos de l'asile saint Paul. 1889.
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Le jardin.
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Le jardin.
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Le jardin.
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Chef-d'œuvre de l'art roman provençal, le cloître intérieur des XIe et XIIe siècles est adossé à l'église, réciproquement mis en valeur par un jardin médiéval remarquable. Les deux galeries nord et est sont construites vers 1140-1150, et les deux autres galeries sont construites à la fin du XIIe siècle.
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Les arcades sont groupées par groupes de trois sous de grands arcs de décharge prenant appui sur de puissants piliers. Les arcades sont séparées par des colonnettes jumelées portées par le mur-bahut et ornées de magnifiques chapiteaux avec de nombreux thèmes symboliques de sculpture.