C'est un groupe en marbre sculpté par Étienne Dantoine en 1777, dont un moulage en résine est situé sur la place de la Comédie, à Montpellier (Hérault).
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La fontaine des Trois Grâces
Emblématique de la ville, cet ensemble sculptural classé monument historique en 1963 illustre les « Trois Grâces » de la mythologie grecque nommés : Aglaé, Euphrosyne et Thalie. Ces trois Charites, filles de Zeus, sont des déesses qui traduisent la Séduction, la Beauté, la Nature, la Créativité humaine et la Fécondité
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La fontaine des Trois Grâces
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Le musée Fabre
Le musée a été installé dans l'hôtel de Massilian, ancien hôtel particulier du XVIIIe siècle, situé à l'est de l'Écusson, le centre historique de Montpellier, et donnant sur la rue Montpelliéret, à proximité immédiate de l'Esplanade. La municipalité l'achète en 1825 pour la somme de 140 000 francs. L’édifice construit dans l’enceinte de la cité médiévale, conçue par les Guilhem et les rois d’Aragon, est attesté depuis le XVe siècle.
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Le musée Fabre
Au siècle des Lumières, Montpellier connaît une vie intellectuelle intense au travers notamment d’institutions prestigieuses, comme la faculté de médecine et la Société royale des sciences. Siège du gouvernement général, de l’intendance, de la Cour des comptes, Montpellier devient ville administrative en accueillant à partir de 1736 les États du Languedoc. On assiste indéniablement à la montée en puissance d’une élite éclairée qui entend promouvoir les arts dans la ville.
Dès 1778, une trentaine de « curieux », amateurs d’art ou « connaisseurs » se rassemblent en vue de créer un établissement utile au public montpelliérain sous le nom de Société des beaux-arts. Parmi eux figurent des aristocrates comme des ecclésiastiques, des hommes de l’administration royale comme des bourgeois et des négociants.
La Société des beaux-arts se fixe deux objectifs principaux : le développement de l’enseignement artistique et la promotion des arts par le biais d’expositions. Des cours gratuits de dessin sont dispensés dans les locaux de l’ancien collège des Jésuites, aujourd’hui bâtiment d’entrée du musée Fabre.
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Le musée Fabre
D’origine modeste, Fabre reçoit une éducation classique soignée et fréquente les écoles de la Société des beaux-arts qui ouvrent leurs portes en avril 1779. En 1783, Fabre quitte Montpellier pour Paris et entre dans l’atelier de David. Fabre remporte le Grand Prix en 1787 et, après un passage triomphal à Montpellier, gagne la prestigieuse Académie de France à Rome. Fabre se montre un élève studieux, mais les événements politiques vont bouleverser une carrière qui commençait sous les meilleurs hospices avec le triomphe au Salon parisien de 1791 de sa Mort d’Abel. En janvier 1793, Fabre fuit Rome et gagne Florence où il se lie d'amitié avec le poète Vittorio Alfieri et son égérie, Louise de Stolberg, comtesse d’Albany. En 1824, il hérite des biens de la comtesse décédée le 29 janvier, et songe à concrétiser son projet de faire don de sa collection à sa ville natale. Un musée est donc installé dans l’hôtel de Massilian, voisin du collège des jésuites et partiellement remanié par les architectes de la ville sous le regard exigeant de Fabre.
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Peinture 71 x 130 cm, 19 novembre 2021.
Acrylique sur toile.
Collection C. S.
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Peinture 130 x 97 cm, 1946
Huile sur toile
Collection C. S. Refusé au Salon d’automne, Soulages présente trois oeuvres au Salon des surindépendants à Paris, en octobre 1947.
Ses peintures, très sombres, et celle-ci en particulier, contrastent avec les autres œuvres exposées, dont l’abstraction est géométrique et très colorée : « Cette toile, parmi les autres, était presque choquante, surprenante en tout cas, et, pendant quelques minutes, je me suis dit : “Je ne suis vraiment pas dans le vent.” Mais très vite, je me suis réjoui d’être si différent. Cette différence me caractérisait et c’était bien mieux ainsi. » Vue par le peintre Francis Picabia qui la considère comme « la meilleure toile du Salon », faisant dialoguer formes et lignes courbes tracées au grattoir, elle est l’une des premières réalisées à Paris, et annonce la direction que va prendre sa peinture.
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Fruits, serviette et boîte à lait
Paul Cézanne
(Aix-en-Provence, 1839 - Id., 1906)
Vers 1880
Huile sur toile
Paris, musée de l’Orangerie, collection Walter-Guillaume
Inv. RF 1960 10
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Compotier et guitare
Pablo Picasso
(Màlaga, 1881 - Mougins, 1973)
11 février 1932
Huile sur toile Collection Nahmad
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Peinture 181 x 142 cm, 9 mars 2021.
Acrylique sur toile.
. Collection C. S.
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Peinture 181 x 405 cm, 9 mars 2021.
Acrylique sur toile.
Montpellier, musée Fabre, don de la Fondation d'entreprise du musée Fabre, 2013.
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Composition
Hans Hartung
(Leipzig, 1904 - Antibes, 1989)
1945
Huile sur papier marouflé sur contreplaqué
Montpellier, musée Fabre, achat de la Communauté d’Agglomération de Montpellier, 2009
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N° 2-1956, Forme sombre
Anna-Eva Bergman
(Stockholm, 1909 — Antibes, 1987)
1956
Huile et feuille de métal sur toile
Paris, musée d’Art moderne, don de la Fondation Hartung-Bergman en 2017
Inv. AMVP-2017-2
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Peinture 130 x 97 cm, 28 septembre 1977
Brou de noix et liant acrylo-vinylique sur toile
Montpellier, musée Fabre, dépôt de l’artiste, 2007. Proche de ses œuvres sur papier, cette œuvre sur toile témoigne de l’utilisation réitérée, sur plusieurs décennies, du brou de noix. Délaissée depuis la fin des années 1950, cette technique est ici alliée à une émulsion acrylo-vinylique, offrant plus de stabilité et de résistance à la matière. Un grand raclage vertical laisse apparaître, par effet de transparence, la surface lumineuse de la toile, que l’on devine sous une fine nappe brune, tandis que le haut de la toile, plus sombre, supporte une lourde couche de peinture, qui reprend la structure du châssis et se répand sur ses bords.
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Brou de noix sur papier 2003
Brou de noix sur papier marouflé sur toile Paris, collection particulière
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Brou de noix sur papier 105 x 75,5 cm, 1952
Brou de noix sur papier Rodez, musée Soulages
Cette œuvre a bénéficié du soutien de la Fondation BNP Paribas dans le cadre d'une opération de conservation préventive. Dans les années 1930, le jeune Soulages utilise pour la première fois du brou de noix, pigment-mémoire de l’enfance que les artisans de son quartier utilisent pour teindre les meubles et que l’on obtient facilement à partir du broyage de coquilles de noix.
Plus tard, il réalisera une soixantaine de peintures sur papier avec cette technique, dès 1946. Pour l’artiste, ces brous sont des « traces qui s’organisent dans une forme qui se lit d’un coup » et qui rapprochent son art de l’immédiateté des formes de la calligraphie qu’il découvre en 1947. Ces œuvres seront les premières à faire la célébrité du peintre dès 1948, à l’occasion d’une exposition itinérante en Allemagne dédiée à l’abstraction picturale française et dont un grand brou de noix est choisi pour l’affiche.
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Matière pemière
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Brou de noix sur papier 25 x 16,7 cm, 1950
Brou de noix sur papier Rodez, musée Soulages
Cette œuvre a bénéficié du soutien de la Fondation BNP Paribas dans le cadre d'une opération de conservation préventive.
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Peinture 81,5 x 64 cm, 2 juillet 218.
Acrylique sur toile.
Collection C. S.
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Statue-menhir de !a Verrière
IVe-IIIe millénaire avant notre ère. Grés. Rodez, musée Fenaille, collection SLSAA.
« Lorsque pour la première fois j’ai vu le stèles gravées du musée Fenaille, ce fut un choc ». Soulages, adolescent, découvre ces œuvres dans le musée de sa ville natale, premier qu’il aura l’occasion de visiter. Fasciné, il perçoit dans ces stèles une force évocatrice tout autant qu’un intérêt plastique : il se sent « proche de cet homme qui avait laissé sa trace dans une pierre patiemment gravée, maladroitement, péniblement, profondément, et l’avait élevée à la dignité de figure ». Sous la direction de Louis Balsan, archéologue et conservateur du musée, Soulages assiste aux fouilles archéologiques dans les Causses et près de Rodelle. « La première fois que mon nom est rentré dans un musée, c’était pour des objets que j’avais trouvés dans les dolmens ». Cette pièce fait partis d’un ensemble de vingt-et-une statues-menhirs, parmi les plus anciennes représentations de l’homme de grandes dimensions connues en Europe occidentale. On y repère les attributs associés aux figuras masculines, tel un objet-poignard.
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Peinture 227 x 102 cm, 14 décembre 1994
Huile sur toile Collection C. S.
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Goudron sur verre 45,5 x 76,5 cm, 1948-1
Goudron sur verre.
Paris, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne / Centre de création industrielle. Don de l’artiste en signe d’amitié et d'estime pour Alfred Pacquement, 2013. En séjour à Montpellier durant l’été 1948, Soulages réalise quatre peintures au noir de goudron qu’il étale sur des plaques de verre brisé, à l’aide d’une « queue-de-morue » de peintre en bâtiment. Le peintre en parle comme des réminiscences d’un souvenir, lors de son arrivée à Paris en 1946, ému qu’il était devant les verrières de la gare de Lyon, endommagées pendant la guerre et rapiécées avec du goudron. Dans ces œuvres, dont trois ont été conservées, la matière épaisse, fréquemment employée pour imperméabiliser les toitures, est diluée au white spirit. Par la densité de la matière, ces œuvres préfigurent les toiles monopigmentaires de la finde sa carrière et par le support, les vitraux de l’église abbatiale Sainte-Foy de Conques.
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Goudron sur verre 45,5 X 45,5 cm, 1948-2
Goudron sur verre.
Paris, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne / Centre de création industrielle. Don de l’artiste en signe d’amitié et d'estime pour Alfred Pacquement, 2013
Inv. AM 2014-4
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Peinture 146 x 97 cm, 10 janvier 1951
Huile sur toile
Montpellier, musée Fabre, donation Pierre et Colette Soulages, 2005
Présentée à la galerie de France en 1951 puis à la Biennale de Venise en 1952, cette toile est composée de grandes diagonales noires formant un réseau noueux, qui prend place sur des bandes colorées à l’arrière-plan.
Un carré blanc légèrement décentré vient illuminer la surface rugueuse. L’œuvre est très vite repérée et acquise par Alfred Barr, conservateur du Muséum of Modem Art de New York. Présentée dans plusieurs villes des États-Unis, à l’occasion de la grande exposition collective « The New Decade », celle-ci est finalement restituée à l’artiste en 1984, échangée contre une autre par le MoMA, puis donnée au musée Fabre en 2005.
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Peinture 145 x 97 cm, 1949
Huile sur toile
Musée de Grenoble, don de l’artiste en 1949
Parallèlement à ses brous de noix sur papier, Soulages réalise au tournant des années 1950 des œuvres sur toile, sombres et structurées par de grandes lignes droites et obliques qui semblent s’apparenter à des architectures abstraites. Leur construction, faite d’une superposition de bandes noires, associée à l’utilisation de nouveaux outils propres à ceux de l’artisan (racloirs, spalters), viennent exalter, par effet de contraste, plusieurs couches de couleur que l’on devine par transparence. Donnée par le peintre au musée de Grenoble en 1950 à la suite de sa participation à l’exposition « Le
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Peinture 200 x 150 cm, 14 avril 1950
Huile sur toile
Rodez, musée Soulages
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Crépusculaire
Jean Paul Riopelle.
(Montréal, 1923 - Saint-Antoine- de-l’lsle-aux-Grues, 2002).
1953.
Huile sur toile.
Musées de Marseille/Musée Cantini
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Gouache sur papier 65,3 x 50,5 cm, 1952
Gouache sur papier marouflé sur toile Rodez, musée Soulages
Cette oeuvre a bénéficié du soutien de la Fondation BNP Paribas dans le cadre d’une opération de conservation préventive
En 1946, le couple Soulages s’installe à Courbevoie. L’artiste, par économie de moyens, emploie l’encre sur papier, moins onéreuse que la peinture à l’huile. Le papier n’exige pas de grands préparatifs ; de petit format, il offre une grande liberté d’exécution, et des nouveautés dues à la fluidité du matériau, facilitant « une sorte d’élan vers l’originel, l’élémentaire », comme le dit Soulages lui-même. Jouant sur les contrastes avec les grandes lignes qui s’entremêlent et qui structurent la composition, l’artiste fait jaillir la lumière de la feuille, crée des effets de transparences au sein de camaïeux de gris et de bruns terreux. C’est sur le papier que Soulages commença à peindre au sol, à plat, à partir de 1947.
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Encre et gouache sur papier 50,9 x 65,6 cm, 1951
Encre et gouache sur papier marouflé sur toile Rodez, musée Soulages
Cette œuvre a bénéficié du soutien de la Fondation BNP Paribas dans le cadre d’une opération de conservation préventive.
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Peinture
Simon Hantaï
(Bia [Hongrie], 1922 - Paris, 2008)
1957
Huile sur toile
Paris, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne / Centre de création industrielle, donation Daniel Cordier en 1989, en dépôt depuis le 1er septembre 1999, Les Abattoirs, Musée-Frac Occitanie Toulouse
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Paul Riopelle, Simon Hantai
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Peinture 81 x 116 cm, 9 février 1956
Huile sur toile
Paris, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne / Centre de création industrielle, dation en 2024
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Peinture 195 x 130 cm, 2 octobre 1960
Huile sur toile
Collection Frank et Sylviane Destribats
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Peinture 162 x 114 cm, 28 décembre 1959
Huile sur toile
Montpellier, musée Fabre, donation Pierre et Colette Soulages, 2005 Cette œuvre est caractéristique de la production de la fin des années 1950 du peintre. Le tableau est travaillé avec des lames de cuir de différentes tailles, insérées dans un manche de bois, que l’artiste fabrique.
Le noir, qui suit une diagonale massive donnant un équilibre parfait à la toile, cache d’autres couleurs étalées préalablement.
La pression et l’angle d’inclinaison donnés à la lame de cuir qui les racle, permet toute è la fois de déposer de la couleur et de l’enlever. Ainsi, se découvrent les transparences du bleu, avant masquées par le noir, ainsi que le blanc de la préparation, évocatrices, selon Roger Vailland, « d’un paysage au matin qui se découvre tout è coup quand un souffle de vent fait lever la brume ». L’œuvre fut présentée lors de la p
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Peinture 162 x 130 cm, 2 novembre 1959
Huile sur toile. Montpellier, musée Fabre, dépôt de l’artiste, 2007.
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L’Arbre gris
Piet Mondrian
(Amersfoort, 1872 - New York, 1944)
1911
Huile sur toile
La Haye, Kunstmuseum Den Haag,
The Netherlands, bequest Salomon B. Slijp
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Marine sombre
Max Ernst
(Brühl, 1891 - Paris, 1976)
1926
Huile sur toile avec frottage et grattage
Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg
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Bâtir la peinture
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Peinture 33 x 41 cm, 1971
Brou de noix et liant acrylo-vinylique sur toile
Montpellier, musée Fabre, donation Pierre et Colette Soulages, 2005
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Peinture 162 x 240 cm, 30 avril 1972
Huile sur toile
Montpellier, musée Fabre, dépôt de l’artiste, 2007.
Si le noir occupe de plus en plus l’espace de ses œuvres, la couleur est également utilisée en larges bandes, comme dans cette œuvre sur laquelle le bleu vient investir la quasi- surface de la toile. Le fond blanc que l’on devine sous chaque coup de brosse exacerbe la couleur. Présentée pour la première fois à la Galerie de France à Paris, cette œuvre témoigne d’un usage renouvelé du bleu, dont Soulages apprécie le caractère qu’il confère au noir : « Le rapprochement d’un noir et d’un bleu, a toujours quelque chose d’assez sensuel, on s’y livre avec une certaine volupté» indiquait ainsi l'artiste.
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Peinture 81 x 60 cm, 6 janvier 1957
Huile sur toile
Montpellier, musée Fabre, dépôt de l’artiste, 2007
Émergeant d’un fond clair, une architecture sombre, faite du chevauchement de larges touches orthogonales, forme un signe autonome, traduction avec la peinture à l’huile de ses premières expérimentations au brou de noix. Soulages avait déjà un mois plus tôt réalisé une œuvre quasi-identique, très vite achetée par Léopold Sédar Senghor, futur Président du Sénégal. Ce dernier, qui a écrit à plusieurs reprises sur l’œuvre de Soulages, voyait dans ses peintures « l’idéogramme de l’homme en forme de croix », très présent, selon lui, dans l’art africain : « idéogramme plutôt de l’homme et du ciel, expression microcosmique de l’univers, de notre destin ».
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Peinture 200 x 285 cm, 12 décembre 1970
Huile sur toile
Paris, musée d’Art moderne, achat à l'artiste en 1979
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Eau-forte XX, 1972. Collection C. S.
Rappelant les sortes d’idéogrammes au brou de noix que Soulages réalise l’année précédente, visibles dans la salle, cette œuvre d’une grande économie de moyens, évocatrice d’un alphabet dépourvu de signification, s’inscrit dans une série d’eaux- fortes : « J’ai des crises de lithos, j’ai des crises de gravure [...]. J’aime bien me jeter à fond dans une technique et ne penser qu’à ça, oublier que je suis, que j’ai été peintre » dira-t-il. Malgré les contraintes qu’implique l’impression, induisant généralement une planéité du motif, il parvient à rendre compte d’un effet de profondeur et de relief, donnant une grande place à la trouée centrale au cœur de la matrice rongée par l’acide, et dont témoigne l’estampe qui en est l’empreinte.
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Peinture 202 x 327 cm, 17 janvier 1970
Huile sur toile Rodez, musée Soulages. À partir de la fin des années 1960, Soulages entreprend une série de toiles de grands formats en longueur dans lesquelles viennent se côtoyer le noir et le blanc, sous la forme de boucles et jambages. Sur une surface entièrement blanche émerge une écriture noire, composée de larges bandes faites à la spatule, dont le rythme répétitif est interrompu par le bord de la toile. Dans un rapport entre fond et forme, les deux couleurs s’exaltent mutuellement, héritage de sa grande observation des techniques des calligraphies
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Peinture 70 x 57 cm, 26 septembre 2014
Acrylique sur toile Collection C. S.
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Peinture 128 x 181 cm, 16 septembre 2014
Acrylique sur toile Collection C. S.
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Peinture 159 x 202 cm, 29 juillet 1970
Huile sur toile. Collection C. S.
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Peinture 81 x 130 cm, 28 février 2019
Acrylique sur toile Collection C. S.
Réalisée l’année du centenaire de l’artiste, qui voit l’organisation de nombreux évènements dédiés au peintre (dont une exposition personnelle au Musée du Louvre), cette toile est travaillée à l’acrylique, technique dont Soulages fait un usage exclusif à partir de 2004. Elle permet de créer des couches de peinture plus épaisses, de jouer avec la profondeur des sillons qui accrochent la lumière différemment et de conférer une allure sculpturale à la surface, aux qualités tactiles. Les quatre lignes muettes qui semblent prendre place sur la toile, s’achevant par des épaisseurs qui agissent telles des ponctuations, témoignent du renouvellement permanent de l’art de Soulages, qui n’aura de cesse d’expérimenter tout au long de sa vie.
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Ecriture et silence plastique
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Peinture 130 x 92 cm, 24 juillet 2011
Peinture 130 x 92 cm, 24 juillet 2011
Acrylique sur toile
Paris, collection particulière, Courtoisie Applicat-Praz
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Peinture 65 x 92 cm, 30 octobre 1978
Huile sur toile Collection C. S.
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Peinture à l’encre de Chine
Henri Michaux
(Namur, 1899 - Paris, 1984)
1961
Encre de Chine sur papier
Paris, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Centre de création industrielle, en dépôt depuis le 1er mars 2000,
Les Abattoirs, Musée-Frac Occitanie Toulouse
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29.03.65
Zao Wou-Ki
(Pékin, 1920 - Nyon, 2013)
1965
Huile sur toile
Montpelier, musée Fabre, dépôt du musée du Louvre, 2007
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Pierrette Bloch, Zao Wou-Ki, Morita Shiryü, Jean Degottex, Henri Michau.
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Sans titre
Pierrette Bloch
(1928, Paris - 2017, idem)
2008
Encre noire et lavis sur papier
Montpellier, Musée Fabre, don Pierre Soulages et David Quéré, 2019
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Estranghelo (X)
Jean Degottex
(Sathonay-Camp, 1918 - Paris, 1988)
1957
Huile sur papier marouflé Musées de Marseille/Musée Cantini
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Mau
Monta Shiryu
(Toyooka, 1912 - Kyoto, 1998)
(dancing, soaring; true motion is poetic - danser, s’envoler ; le vrai mouvement est poétique)
Vers 1969
Pigment d’écailles d’aluminium et laque sur papier
Collection particulière, courtesy Shibunkaku, Kyoto and galerie Frank Elbaz, Paris
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Paysage à la tombée du jour
Vincent van Gogh
(Groot-Zundert [Pays-Bas], 1853 - Auvers-sur-Oise, 1890)
1885
Huile sur toile marouflée sur carton
Madrid, Museo Nacional Thyssen-Bornemisza
Un siècle avant Soulages, Van Gogh explore ce qu’il appelle « la peinture de l’ombre », à travers laquelle sont notamment représentées les variations de lumière dans des paysages nocturnes. Sa peinture, appliquée en couche épaisse, laisse visibles les touches du pinceau, tandis que sa palette, très contrastée, évoque le clair-obscur des grands maîtres flamands. Dans ce paysage crépusculaire, se reflète ici le ciel rougeoyant qui émerge de l’obscurité. Soulages découvre, adolescent, la peinture de Van Gogh dans un livre, et reste longtemps fasciné par le travail de son aîné, dont il admire les effets de lumière et de matière : « C’est cette texture très écrite qui me fascinait et puis, vous savez, à 18 ans, le personnage et l’anecdote : l’oreille coupée ! [...] Van Gogh me touchait d’une manière que, maladroitement, je dirais physique. »
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Sainte Agathe
Francisco de Zurbaràn
(Fuente de Cantos, 1598 - Madrid, 1664)
Vers 1635-1640
Huile sur toile
Montpellier, musée Fabre, achat de la Ville, 1852. « C’est la couleur si particulière de Zurbaran qui me touche : [...] les accords de mauve et de jaune, le mauve de la jupe et le jaune des manches, si lumineux, si actif, la grande oblique rouge du manteau ou le plus discret bleu verdâtre du corsage, le tout sur un fond noir ».
Alors qu’il prépare le professorat de dessin aux beaux-arts de Montpellier depuis avril 1941, Soulages, en compagnie de sa future épouse Colette Llaurens, est un visiteur assidu des salles du musée Fabre, qui partage alors le même bâtiment que l’école. La Sainte Agathe de Francisco de Zurbaran, peintre du Siècle d’or espagnol, ne le laisse pas indifférent. Sainte de la Contre-Réforme, Agathe souhaite consacrer sa vie au Christ et refuse les avances du consul païen, Quintianus, qui la condamne à d’atroces supplices, dont celui de se faire arracher les seins.
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Peinture 81 x 60 cm, 28 novembre 1955
Huile sur toile
Genève, Fondation Gandur pour l’Art
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Peinture 159 x 202 cm, 20 août 2015
Acrylique sur toile Collection Romain Girbal
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Peinture 130 x 162 cm, 1er septembre 1956
Huile sur toile
Montpellier, musée Fabre, dépôt de l’artiste, 2007
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Peinture 195 x 130 cm, 29 juin 1953
Huile sur toile
Collection C. S.
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« Cette couleur violente ». Du clair-obscur au noir lumière
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Peinture 146 x 114 cm, 1950
Huile sur toile
Paris. Centre Pompidou. Musée national d’art moderne / Centre de création industrielle Achat de l’État. 1951 Attribution. 1952. Première œuvre de Soulages achetée par l’État français en 1951, cette œuvre reflète une période de transition dans le travail du peintre. S’inspirant, sur la forme, des peintures sur papier, Soulages propose ici un travail sur la lumière qui s’inscrit dans la grande tradition du clair-obscur, introduisant des éclats d’un jaune flamboyant qui éclaire puissamment la surface de la toile, où domine un noir profond.
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Peinture 195 x 130 cm, 11 juillet 1953
Huile sur toile
Genève, Fondation Gandur pour l’Art
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Peinture 162 x 114 cm, 27 août 1958
Huile sur toile Rodez, musée Soulages. L’année 1958 débute avec le premier voyage au Japon du couple Soulages, en compagnie de Zao Wou-Ki. Ce périple se prolonge en Thaïlande, en Inde, au Liban et se termine en Italie avec un retour à Paris durant le mois de mars. Cette huile sur toile aux formes architecturées, peinte au mois d’août de cette même année, évoque encore la forme de l’idéogramme, travaillée par raclage, mais qui semble ici vibrer sur un fond révélant les transparences lumineuses de la matière et où jaillissent, par endroits, des scintillements d’un jaune intense.
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Bronze III
1977
Bronze
Collection C. S. « La troisième dimension fonde la sculpture en tant que telle et dans ce sens ces bronzes ne sont pas des sculptures. [...] La raison en est que l’espace qui leur est propre naît de la lumière et non d’une troisième dimension. Travail de peintre plus que de sculpteur.
La lumière y est un jeu, mais ici mobile et changeante sur les parties polies, éclats conjugués ou opposés au sombre toujours fixe des parties gravées. »
Dans les années 1970, Soulages réalise quelques rares œuvres en bronze, issues de l’agrandissement des matrices en cuivre à l’origine de ses estampes. Partant ici de la matrice de Eau-forte XXIXde 1974, dont il va réaliser un moulage agrandi, Soulages restitue l’empreinte du cuivre rongé par l’acide, puis le retravaille par corrosion et polissage, transformant l’outil du graveur en œuvre autonome. Il verra a posteriori dans ces bronzes les prémices des Outrenoirs, qui donnent toute leur place aux reflets de la lumière.
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Peinture 162 x 114 cm, 27 février 1979
Huile sur toile
Montpellier, musée Fabre, donation Pierre et Colette Soulages, 2005. Cette toile est la première conservée où le noir monopigmentaire - un noir d’ivoire en pâte épaisse - couvre totalement la surface du support. Deux outils différents- pour les stries, un pinceau, pour les aplats, une lame - imposent à la lumière des incidences changeantes. Soulages réussit une sorte d’alchimie de la matière : le noir opaque est « transmué » en lumière comme le dit Colette Soulages quand elle voit dans l’atelier, un matin de l’année 1979, le premier Outrenoir : « Mais jamais personne n’a fait cela. C’est tout à fait nouveau. Quelle audace ! Il y en a beaucoup qui ont fait des monochromes, mais ça n’a rien à voir, ce n’est pas un monochrome, c’est de la lumière réfléchie ».
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Peinture 162 x 127 cm, 14 avril 1979
Huile sur toile
Montpellier, musée Fabre, donation Pierre et Colette Soulages, 2005
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Peinture 81 x 60 cm, 28 novembre 1955
Huile sur toile
Genève, Fondation Gandur pour l’Art
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Peinture 51 x 165 cm, 2 décembre 1985
Huile sur bois
Paris, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne / Centre de création industrielle, legs Pierrette Bloch, 2018
Cette toile est emblématique de la production de Soulages des années 1984-1987. Modelée de stries sur toute sa surface, elle déploie de fins sillons, non orthogonaux, qui semblent avoir été faits avec une grande liberté, selon un seul et même geste. L’apparente simplicité qui s’en dégage concentre toute l’attention sur les effets changeants de la lumière réfléchie, suivant un déplacement le long de la toile à l’horizontalité affirmée. Une année auparavant, quand Soulagée se rend au Japon pour sa rétrospective au Seibu Muséum of Art, il apprend, par l’intermédiaire du professeur Akiyama, « qu’à l’époque Edo déjà, l’art de certaines laques sur de petites dimensions, repose sur la lumière naissant des sillons du pinceau. C’est ce qui, en japonais, se nomme haké-me ». Cette œuvre faisait partie de la collection de son amie l’artiste Pierrette Bloch jusqu’à son décès en 2017.
76
Peinture 300 x 235 cm, 9 juillet 2000.
Huile sur toile. Rodez, musée Soulages. Appartenant à une série de toiles peintes entre 1999 et 2301, cette œuvre, divisée dans la longueur selon un axe de symétrie central, tel un diptyque, oppose des stries noires à des lignes eux frontières irrégulières où le blanc réémerge. Le contraste de formes et textures contiguës donne un rythme particulier à l’œuvre. Exposée en 2009 au musée du Louvre, elle partage une cimaise avec la Bataille de San Romano de Paolo Uccello : « J’ai choisi le Salon Carré », dit Soulages, « parce qu’il réunit des tableaux représentant un grand moment de la peinture occidentale : il y a encore quelque chose de Byzance, et c’est déjà l’espace tridimensionnel. C’est un moment de l’histoire des rapports que la peinture a avec l’espace, ce qui est pour moi important. »
77
Jeune femme endormie
Rembrandt
(Leyde, 1607 - Amsterdam, 1669)
Vers 1654
Plume et encre brune sur papier Londres, The British Muséum
Pour des mesures de conservation, et en raison de la longue durée de l'exposition, les dessins préalablement exposés ont été remplacés par des reproductions.
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Le Tibre en amont de Rome, vue du Monte Mario
Claude Gellée, dit le Lorrain
(Chamagne, diocèse de Toul, 1600 - Rome, 1682)
Vers 1640
Lavis brun sur papier Londres, The British Muséum
Pour des mesures de conservation, et en raison de la longue durée de l’exposition, les dessins préalablement exposés ont été remplacés par des reproductions.
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Autoportrait dit au col rayé 1854
Gustave Courbet
[Ornans, 1819 - La Tour-de-Peilz [Suisse], 1877)
Huile sur toile
Montpellier, musée Fabre, don Alfred Bruyas, 1868
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81
Peinture 260 x 202 cm, 19 juin 1963
Huile sur toile
Paris, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne / Centre de création industrielle, don de l’artiste par l'intermédiaire de la Société des amis du Musée national d’art moderne, 1967
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Papier formé n°1 1990
Encre sur papier Mixografia 1 planche, 48 épreuves signées et numérotées
Paris, collection particulière.
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Peinture 130 x 97 cm, 15 octobre 1975
Huile et vinyle sur toile. Les Abattoirs, Musée-Frac Occitanie Toulouse.
84
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86
Effet de soleil dans les nuages - Océan
Gustave Le Gray
(Villiers-le-Bel, 1820 - Le Caire, 1884)
1856
Épreuve sur papier albuminé à partir d’un négatif sur verre. En 2004, Soulages est invité par le musée d’Orsay à faire dialoguer l’une de ses œuvres avec les collections de l’institution, et présente un triptyque Outrenoirs de 1996 aux côtés de trois photographies de Gustave Le Gray prises autour de 1856, représentant des vues d’horizon sur la mer, à Sète.
Les reflets lumineux qui pénètrent dans les sillons horizontaux de la toile monochrome de Soulages répondent aux lignes et reflets de la lumière sur les flots fixés sur les tirages en noir et blanc de Le Gray, un siècle plus tôt. Pierre Soulages avait fait construire dès les années 1960, avec son épouse, une maison et un atelier sur les hauteurs de Sète, avec l’horizon marin à perte de vue.
87
Peinture 130 x 97 cm, 4 décembre 1967
Huile sur toile
Collection C. S. À la fin de l’année 1967, l’utilisation d’une peinture bleue très fluide conduit le peintre à développer une nouvelle technique. Réemployant un morceau de gouttière en plastique de la largeur de la toile, qu’il remplit de peinture, Soulages répand la couleur à quelques centimètres de la surface qui, en un geste, envahit immédiatement l’espace de la toile. Le bleu déversé, bien que retravaillé, conserve en mémoire ce geste inhabituel, retenant quelques coulures qui évoquent l’aquarelle. Plus tard Soulages racontera la rencontre du bleu et du noir : « Dans le cas du bleu intervenant parfois dans mes toiles, le désir que j’en ai eu est arrivé par accident : c’est lorsque j’ai cru voir un vrai bleu dans une toile, peinte pourtant avec du noir seul, mais qui avait des reflets d’un bleu intense, que j’ai eu envie d’y mêler un bleu venant des pigments de la peinture ».
88
Peinture 222 x 157 cm, 30 mars 1984
Huile sur toile
Les Abattoirs, Musée-Frac Occitanie Toulouse
89
Peinture 163 x 181 cm, 31 mai 2007
Acrylique sur toile Collection C. S.
« Une couleur arrive toujours avec une matière » évoque Soulages en 1995. Le travail du reflet sur une peinture ne comportant qu’un seul pigment noir est une caractéristique essentielle de son œuvre depuis les premiers Outrenoirs en 1979. Ici, l’espace de la toile est divisé, la matière est travaillée de plusieurs façons, permettant différents degrés de matité, en fonction de la trace laissée par l’outil. L’intervention d’une lame laisse ici une balafre dans la peinture, venant rompre le rythme induit par la superposition des deux grands aplats.
90
Peinture 324 x 181 cm, 31 juillet 2010
Acrylique sur toile, quadriptyque Montpellier, musée Fabre
91
Peinture 222 x 314 cm, 24 février 2008
Acrylique sur toile Collection C. S.
L’utilisation de l’acrylique, dont l’usage exclusif remonte à 2004, permet à Soulages de travailler une matière beaucoup plus riche et épaisse. Deux bandes ou sillons barrent la toile à l’horizontal et en diagonal sur ce diptyque dont chaque partie apparaît en négatif l’une de l’autre. Des sortes d’entailles luisantes balafrent la couche de peinture déposée préalablement sur le support, créant des effets de profondeurs sur la surface, qui ne sont pas sans évoquer les entailles de toile de Lucio Fontana, que Soulages connaît depuis son exposition en 1961 à la galerie Iris Clert. Nous sommes séduits par l’économie des moyens plastiques, les subtils passages de peinture, et l’harmonie formelle de cette toile majeure des quinze dernières années de carrière de l’artiste.
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Peinture 130 x 162 cm, 8 décembre 1980
Huile et acrylique sur toile Collection C. S.
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Peinture 324 x 362 cm (Polyptyque J) 1987
Huile sur toile
Lausanne, musée cantonal des Beaux-Arts, don de Pierre Soulages en hommage à Olivier Pauli, 2 Débutée en 1985, la grande série de polyptyques allant de A à J est présentée dans son ensemble au musée Saint-Pierre de Lyon en 1987. Entièrement tendue sur câbles, parfois dos à dos, ou habillée au revers d’une plaque de médium blanc, elle expérimente dans un même format les variations lumineuses induites par l’intervention de divers outils sur la matière. Concluant cette série, cette œuvre, dont l’espace de la toile est occupé par un rythme de sillons, interrompu par la césure des châssis, ouvrira en 1990, dos à dos avec le Polyptyque C, l’exposition « Polyptyques :
Le tableau multiple du Moyen-Âge au XXe siècle » au Musée du Louvre. Donnée au musée de Lausanne en 2017, celle-ci a longtemps appartenu à Alice Pauli, grande mécène et soutien de l’art contemporain à travers sa galerie, qui exposera notamment Soulages dès la fin des années 1980.
94
Intérieur de l'église souterraine de San Martino in Monte à Rome
Granet, François Marius Aix-en-Provence, 1775 - Aix-en-Provence, 1849
1802
Salon de 1806 Huile sur toile
L'atmosphère de crypte de cette église située sur les flancs de l'Esquilin a profondément marqué Granet lors de son séjour à Rome. Le tableau est révélateur d'une religiosité retrouvée après la Révolution tout autant que de l'émergence d'un romantisme noir.
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Montaigne visitant le Tasse
Granet, François
Aix-en-Provence, 1775 - Aix-en-Provence, 1849
1820
Huile sur toile
De passage à Ferrare en 1586, Montaigne serait allé rendre visite au poète le Tasse interné après ses débordements à la cour du Duc d'Este. L’incompréhension qui entoure l'artiste, la proximité de la folie et du génie, font partie des thèmes favoris du Romantisme.
96
Thésée combattant le centaure Biénor.
Barye, Antoine Louis
Paris, 1796 - Paris, 1875
1874 (1ère édition 1850)
Bronze
97
L'Inquiète. Etude
Dubufe, Claude-Marie
Paris, vers 1790 - La Celle-Saint-Cloud, 1864
Vers 1831 Huile sur toile
98
Le Sommeil
Dubufe, Claude-Marie
Paris, vers 1790 - la Celle-Saint-Cloud, 1864
1831
Huile sur toile
Portraitiste, Dubufe se fait également une spécialité des tableaux représentant des figures féminines tourmentées par les passions, qu'il expose régulièrement aux salons. Cette jeune femme brune à la peau blanche, typique du canon féminin romantique, est d'une grande ambiguïté, entre transport onirique et extase érotique.
Nouvelle acquisition 2020
99
Le Mont-saint-Michel sous l'orage
Gudin, Théodore
Pans 1802 - Boulogne-Seine. 1880.
1830
Huile sur toile
Dans cette vue spectaculaire du Mont-Saint-Mi¬chel, Théodore Gudin exalte les forces sauvages d’une nature hostile et la beauté sombre de l’architecture gothique. Ce paysage roman¬tique, fortement inspiré de la peinture hollan¬daise du XVIIe siècle, évoque également l’intérêt croissant, dans les années 1830, pour les monuments nationaux. Jouant sur les échelles, l’artiste confronte la petitesse des fi¬gures et la démesure de l’abbaye, offrant une vision sublime du site.
100
Cheval surpris par un lion
Barye, Antoine Louis
Paris, 1796 - Paris, 1875
Vers 1872-1874 (1ère édition 1857)
Bronze
101
Exercices militaires des marocains
Delacroix, Ferdinand Victor Eugène Charenton-St-Maurice, 1798- Paris, 1863
1832
Huile sur toile
Delacroix ramena de nombreux dessins et aquarelles de son voyage au Maroc qui inspirèrent ce chef d’œuvre réalisé trés peu de temps après son retour. Les fantasia sont des exercices à la fois martiaux et rituels où les cavaliers lancés à une vitesse vertigineuse font la démonstration de leus habilité à tirer au fusil.
102
Femmes d’Alger dans leur intérieur
Delacroix, Ferdinand Victor Eugène Charenton-St-Maurice, 1798- Paris, 1863. Salon de 1849 Huile sur toile.
Lors de son séjour au Maroc, Delacroix avait été autorisé à pénétrer le harem de l’ancien Rais du dey d'Alger. Quinze ans après la première version du Louvre, il réalise cette composition apaisée, où le pittoresque laisse place à l’évocation nostalgique de ces femmes inaccessibles.
103
Orphée secourant Eurydice
Delacroix. Eugène
Charenton-St-Maurice, 1798 - Paris, 1863
1862
Huile sur toile
Cette esquisse provient d'un cycle dédié aux quatre saisons dans lequel le printemps est incarné par la légende d'Orphée et Eurydice : poursuivre par Aristée qui lu^ tient le bras, la jeune femme est mordue par un serpent, alors qu'Orphèe, au loin, arrive trop tard pour la secourir.
104
Daniel dans la fosse aux lions
Delacroix. Eugène
Charenton-St-Maurice, 1798 - Paris, 1863
1849
Huile sur toile
Delacroix, plus sceptique que croyant, traita à deux reprises ce thème de l'Ancien Testament. Pour avoir adoré un autre dieu que le Roi Darius, le prophète Daniel est plongé dans une fosse emplie de fauves. Deux jours après, il est découvert sain et sauf, épargné grâce à l'intervention divine.
105
Tête de Napoléon, mort.
Vernet, Horace Paris, 1789 - Paris, 1863
Huile sur toile
Corot, Jean-Baptiste Camille Paris, 1796 - Ville-d' Avray, 1875
1853
Salon de 1853
Ce petit tableau caractéristique de la manière vaporeuse et poétique de Corot fait partie des meilleurs achats d'Alfred Bruyas. Dans la brume matinale qui laisse apercevoir Paris au loin, un cavalier et une paysanne descendent des coteaux de Ville-d'Avray où l'artiste possédait une maison.
108
La Pèche à l’épervier
Corot, Jean-Baptiste Camille Paris, 1796 - Ville-d' Avray, 1875
1847
Huile sur toile
Souvent célébré par la critique, ce petit tableau est une des rares scènes de crépuscule de Corot. L'artiste allie une virtuosité extrême du pinceau à la description à la fois poétique et triviale d'une scène de pêcheurs tirant leur filet, qui porte le nom d'« épervier ».
109
Une prise à Bas-Meudon - Effet de - brouillard
Huet, Paul
Paris, 1803 – Paris, 1869.
1863
Salon de 1863
Huile sur toile
Considéré comme le premier paysagiste romantique de l'école française, Paul Huet choisit ici l'heure matinale où le brouillard blanchit et laisse la place au soleil. Situé aux portes de Paris, le Bas-Meudon était un des lieux de prédilection des peintres romantiques.
110
Thésée combattant le Minotaure
Barye, Antoine Louis
Paris, 1796 - Paris, 1875
1874 (1ère édition 1857)
Bronze
Barye représente le moment où Thésée va planter son glaive dans le front du Minotaure. Ce corps à corps est prétexte à représenter un superbe contraste entre le corps énergique du héros et la brutalité du monstre. La composition du groupe, en frise, évoque les bas-reliefs antiques, notamment la frise du Parthénon que découvrent les sculpteurs du XIXe siècle.
111
Thésée combattant le Minotaure
112
Antiochus et Stratonice
Ingres, Jean Auguste Dominique Montauban, 1780 - Paris, 1867
1866
Crayon et huile sur calque marouflé sur toile
Dans cette œuvre d'un extrême raffinement, Ingres propose une réplique du tableau qu'il composa en 1840 pour le duc d'Orléans (Chantilly, musée Condé) et illustrant le thème d'Antiochus, fils du roi de Syrie Séleucus, victime d'une passion dévorante pour sa jeune belle-mère. Le médecin Erasistrate, remarquant son émoi en présence de la reine, découvre la véritable cause de son mal. Magnanime, le roi renonce à son épouse qu'il abandonne à son fils. Cette composition est un sommet d'érudition dans lequel l'artiste déploie toute sa connaissance de l'Antiquité pour restituer un décor pleinement convaincant.
Achat de la Ville de Montpellier. 1884
113
Femmes à la fontaine
Papety, Dominique louis Marseille. 1815 Marseille. 1849
1839-1840 Huile sur toile
Papety peignit ce tableau comme envoi de Rome pour sa troisième année de pensionnat à la villa Médicis, sous la direction d'Ingres. Cette composition propose une vision profondément renouvelée de l'Antiquité, insistant sur les mœurs du quotidien plutôt que sur les épisodes fameux tirés de l'histoire ou des mythes. En s'inspirant des découvertes récentes des archéologues, Papety prend soin de représenter des architectures colorées.
Don Marie-Hélène Yseult Sabatier, 2010
114
Le Chemin des Sables à Fontaine¬bleau - Effet d'orage
Laurens, Jules Joseph Augustin Carpentras, 1825 - Saint-Didier, 1901
1869
Salon de 1869 Huile sur toile
Peintre, dessinateur et lithographe, Jules Laurens fut l'ami et le conseiller de Bruyas dans ses acquisitions. L'artiste livre ici une version originale du chemin des sables dans la forêt de Fontainebleau, lieu de prédilection des peintres paysagistes de l'école de Barbizon, dans une atmosphère dramatisée par l'orage menaçant et le souffle du vent.
115
La Fileuse endormie
Courbet, Gustave
Ornans, 1819 - La-Tour-de-Peilz, 1877
Salon de 1853 Huile sur toile.
Inspiré par les contes fantastiques de Charles Nodier illustrés par Johannot, La Fileuse endormie devait être le « tableau sage » du Salon de 1853. Cette figure de la paresse, bourgeoisement vêtue malgré le caractère prosaïque de son activité, fut néanmoins mal reçue par le public qui l'accusa de vulgarité.
116
Le Pont d'Ambrussum
Courbet, Gustave
Ornans, 1819 - La-Tour-de-Peilz, 1877.
1857
Huile sur papier marouflé sur bois
Ce pont romain situé sur l'ancienne Via Domitia, qui relie l'Italie à l'Espagne, enjambe le Vidourle près de Lunel. Exécuté lors du séjour de Courbet chez l'amateur d'art François Sabatier, il s’éloigne par son réalisme du pittoresque romantique jusqu'ici en vigueur et restitue l'intensité lumineuse du midi.
117
La Rencontre ou Bonjour monsieur Courbet !
Courbet, Gustave
Ornans, 1819 - La-Tour-de-Peilz, 1877.
1854
Exposition universelle de 1855 Huile sur toile
Exécuté par Courbet lors de son séjour à Montpellier en 1854, La Rencontre incarne le pacte scellant l'amitié de l'artiste et de son mécène Alfred Bruyas. Le tableau devient immensément célèbre sous le titre de Bonjour, monsieur Courbet ! La place éminente que s'attribue Courbet, de même que la touche picturale d'une extraordinaire liberté, font de cette toile une étape décisive dans l'émergence de l'art moderne au cœur du XIXe siècle.
118
Vue de la Tour de Farges
Courbet, Gustave
Ornans, 1819 - La-Tour-de-Peilz, 1877.
1857
Huile sur carton
Durant son second séjour languedocien, en 1857, Courbet est l'hôte de François Sabatier, dans le mas de la Tour de Farges, près de Lunel. S'y réunissait une société éprise d'art et de musique, aux sympathies fouriéristes et républicaines.
119
Le Bord de mer à Palavas
Courbet, Gustave
Ornans, 1819 - La-Tour-de-Peilz, 1877.
1854
Huile sur toile
Courbet découvre la Méditerranée lors son séjour en Languedoc en Devant ce littoral à la fois sauvage
120
Portrait de Bruyas de profil
Courbet, Gustave
Ornans, 1819 - La-Tour-de-Peilz, 1877.
1854
Huile sur toile
Dans ce profil énergique, Courbet offre l'image de Bruyas commandeur, défiant les conventions artistiques de son temps, qu'il reprendra
121
La Mare
Rousseau, Théodore. Paris, 1812 - Barbizon, 1867
Vers 1840-1850
Huile sur toile -i
Adulé par ses pairs mais en butte à de fréquents refus au Salon, Rousseau se retira dans la forêt de Fontainebleau dont il se fit le principal interprète. ; L’étude de la lumière, r
122
Les Baigneuses
Courbet, Gustave
Ornans, 1819 - La-Tour-de-Peilz, 1877.
Salon de 1853 Huile sur toile
Tant par le nu provoquant que par l'énigmatique gestuelle des personnages, Les Baigneuses sont le grand scandale du Salon de 1853, habilement organisé par Courbet qui cherche à mettre à bas les conventions de l'art de son temps. Leur achat la même année par Bruyas marque à la fois l’émancipation de l’artiste et celle du collectionneur, désormais liés par leur audace respective.
Monet, Claude
Paris, 1840 - Giverny, 1926
1862
Huile sur toile. Œuvre récupérée par les Alliées en 1945, MNR 213; Dépôt du Musée d'Orsay, 2006 .
125
Nature morte au héron
Bazille, Frédéric
Montpellier, 1841 - Beaune-la-Rolande, 1870
1867
Huile sur toile
Le thème classique du trophée de chasse, revisité à leur époque par les peintres impressionnistes, fut l'objet de séances de travail communes en atelier, comme en témoignent les tableaux d'Alfred Sisley et d'Auguste Renoir, exécutés au même moment.
126
Le héron aux ailes déployées.
Sisley, Alfred
Paris, 1839 - Moret-sur-Loing, 1899
Huile sur toile
127
Petite Italienne chanteuse des rues
Bazille, Frédéric
1866
Huile sur toile
Cette représentation des rues de Paris, exceptionnelle dans l'œuvre de Frédéric Bazille, témoigne de l’ancrage des peintres impressionnistes dans la réalité de leur époque Dans le Paris en pleine transformation haussmannienne, les mendiants et musiciens de rues étaient nombreux, telle cette petite italienne, peinte avec une force non dénuée de misérabilisme.
128
Une nourrice au jardin du Luxembourg
Degas, Hilaire Germain Edgar
Paris l834-Paris, 1917
Vers 1872
Huile sur toile
Le thème de l'enfance traverse toute l'œuvre de Degas, des Danseuses aux Nourrices. Cette composition légèrement décentrée présente une nurse installée sur une terrasse du jardin du Luxembourg, donnant le sein à un nouveau-né, Henri de Valpinçon, issu d'une famille de collectionneurs proche de l'artiste.
129
Portrait d'Antonin Proust
Manet, Edouard. Paris, 1832 - Paris, 1883
1881
Huile sur toile
Ecrivain, ministre des Arts et défenseur des peintres impressionnistes, Antonin Proust rencontre l'artiste dans l'atelier de Thomas Couture.
La manière rapide et hachurée que Manet emploie pour la main gauche du modèle contraste avec l'application de la figure, probablement retouchée.
130
Jardin en fleurs, à Sainte-Adresse
Monet, Claude
Paris, 1840 - Giverny, 1926.
1866
Huile sur toile
131
Jeune femme aux pivoines [dit précédemment Négresse aux pivoines]
Bazille, Frédéric
Montpellier, 1841 - Beaune-la-Rolande, 1870
1870
Huile sur toile.
Au genre traditionnel de la nature morte aux fleurs, Frédéric Bazille associe le portrait d'une jeune femme en costume et originaire des Antilles françaises.
L'éclat des fleurs exalte la sensualité de la femme, faisant écho à l'Olympia de Manet (Paris, musée d'Orsay).
132
Vase de fleurs
Fantin-Latour, Henri
Grenoble, 1836 - Buré, 1904
1873
Huile sur toile
Matisse, Henri
Le Cateau-Cambrésis, 1869 - Nice, 1954
1896
Huile sur toile
Un an avant l’explosion du fauvisme, Henri Matisse choisit curieusement d’exposer en 1904 un ensemble de toiles sages, parmi lesquelles cette nature morte apaisée, réalisée dix ans plus tôt lors d’un séjour en Normandie.
Dépôt de l’État, 1905. Transfert de propriété des œuvres de l'État, en dépôt au musée Fab
135
Portrait du graveur Jean-Paul Dubray
Duchamp, Gaston
Damville, 1875 - Puteaux, 1963
1933
Huile sur toile
Don de Madame Jean-Paul Dubray, 1948
136
Nature morte portugaise
Delaunay, Robert
Paris, 1885 - Montpellier, 1941
1915
Détrempe sur toile
Robert et Sonia Delaunay se réfugient au Portugal durant la Première Guerre mondiale. Dans cette nature morte qui doit beaucoup à Paul Cézanne, le peintre poursuit ses recherches autour de la couleur qui tient lieu de dessin, de volume et de perspective.
137
Quai des Grands Augustins
Marquet, Albert
Bordeaux, 1875 - Paris, 1947
1934
Huile sur toile
Dépôt de l'État, 1937
138
Portrait d'Albert Marquet
Camoin Charles
Marseille, 1879 – Paris, 1965.
1904
Huile sur toile
139
Nature morte : l'atelier de l'artiste.
1891
Sérusier, Paul
Paris, 1864 - Morlaix, 1927
Huile sur toile
140
Route dans la forêt de Compiègne
Valadon, Suzanne
Bessines sur Gartempe, 1865 - Paris, 1938
1914
Huile sur toile
Achat de la Ville, 1938
141
Utrillo, Maurice Paris, 1883 - Dax, 1955
Une école en banlieue
1937
H uile sur toile
Dépôt de l'État, 1939
142
Portrait de Fernande
Dongen, Kees Van
Delfshaven, 1877 - Monaco, 1968
1907
Huile sur carton
C'est au Bateau Lavoir à Montmartre que Kees Van Dongen réalise le portrait de Fernande Olivier, première compagne de Picasso. La virulence des couleurs pures qui s'exaltent les unes les autres montrent l'assimilation du fauvisme, révélé au Salon d'automne de 1905.
Achat de la Ville, 1939
143
La femme qui marche dans l'eau
Maillot Aristide Banyuls-sur-Mer, 1861 - Perpignan, 1944
Bronze
Achat de la Ville, 1953
144
Les Filles en vert
Chabaud, Auguste
Nîmes, 1882 - Mas de Martin, 1955
Vers 1907
Huile sur carton
Achat de Montpellier Méditerranée Nouvelle Acquisition Métropole avec l'aide du Fonds Régional d'Aide aux musées État/ Région
Occitanie (FRAM), 2018
145
Le Moulin de la Galette
Chabaud, Auguste
Nîmes, 1882 - Mas de Martin, 1955.
Vers 1905
Huile sur bois parqueté
Dépôt du Centre Pompidou, Musée national d'art moderne - centre de création indus¬trielle , Paris, 2006.
146
Jardin à Toulon
Friesz, Achille Emile Othon
Le Havre, 1879 - Paris, 1949
Vers 1907 Huile sur toile.
147
La fête foraine à Rouen
Friesz, Achille Emile Othon
Le Havre, 1879 - Paris, 1949.
Huile sur toile
Achat de la Ville, 1939
148
Corrida
Dufy, Raoul
Le Havre, 1877 - Forcalquier, 1953
1949
Huile sur toile
Dépôt Musée National d’Art Moderne, 1965
149
Collioure
Lhote, André Bordeaux, 1885 - Paris, 1962
Vers 1917 Huile sur toile
150
Ménerbes
Staël, Nicolas de.
Saint-Pétersbourg, 1914-Antibes, 1955
1954
Huile sur toile
En 1953, Nicolas de Staël acquiert une maison dans le Lubéron à Ménerbes où il peint sans relâche jusqu'à son suicide à Antibes en 1955. Dépassant le clivage entre figuration et abstraction, ces paysages mêlent terre et ciel en de vastes aplats de couleur travaillés avec une spontanéité vigoureuse.
Bioulès, Vincent
Montpellier, 1938
1967
Huile sur toile
Nouvelle Acquisition 2021.
Don en hommage à Madame Nicole Sanguinède, 2021
153
Sans titre, 1966
Viallat, Claude Nîmes, 1936
1966
Huile sur toile
Achat de la Communauté d'Agglomération de Montpellier, 2008 2008.
154
155
La Chauve-souris
Richier, Germaine.
Grans, 1902 - Montpellier, 1959
1946
Bronze naturel nettoyé
Parmi les êtres hybrides, créations les plus personnelles de l'artiste, la Chauve-souris inaugure une nouvelle technique pour l'artiste qui travaille au plâtre sur un squelette de fer. Le bronze nettoyé témoigne également de son intention d'introduire la couleur dans la sculpture, comme pour l'animer.