Le musée Soulages a été conçu par Ramén Vilalta, Carme Pigem, Rafael Aranda et Gilles Trégouët regroupés sous le nom RCR arquitectes (Olot - Espagne), associés au cabinet Roques et Passelac (Narbonne). Chacun de ses espaces a été pensé pour accueillir un des aspects particuliers de la collection. Les passages réguliers de l'ombre à la lumière et les élévations rythmées entrent en résonance avec l’œuvre de l’artiste. Sensibles au lieu et au paysage, les architectes ont choisi des matériaux simples : le béton, le verre et surtout, l’acier Corten dont la palette chromatique rappelle les premières peintures sur papier de Soulages, les brous de noix, ainsi que les plaques de cuivre qui ont servi de matrice aux eaux-fortes.
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Le musée Soulages.
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Le musée Soulages.
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Le musée Soulages.
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Le musée Soulages.
Né de donations successives de Pierre et Colette Soulages à la communauté d’agglomération du Grand Rodez en 2005 et 2012, le musée Soulages a été construit dans le jardin du Foirail (2010-2014). Au-delà de la dimension monographique, il était important pour Pierre Soulages de mettre « l’accent sur la manière dont naissent les œuvres ».
Le musée met en lien les œuvres, les outils et les techniques expérimentées par l’artiste.
Peinture sur toile et sur papier, eau-forte, verre inventé pour les vitraux de Conques. La collection présentée s’étend de 1946 à 2012.
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Le musée Soulages.
Peinture 1578 x 200 cm, 21 août 1963.
Huile sur toile. Centre national des arts plastiques.
En dépôt au musée Soulages, Rodez depuis 2014
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Le musée Soulages.
Brou de noix sur papier marouflé sur toile, 100 x75 cm, 1948-4
Collection particulière
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Le musée Soulages.
Peinture 100 x 81 cm, 1949
Huile sur toile. Donation Pierre et Colette Soulages, 2005
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Le musée Soulages.
Peinture 73 x 54 cm, 20 avril 1951
Huile sur toile
Dépôt Collection particulière
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Le musée Soulages.
Prernières peintures
En 1946, Pierre et Colette Soulages s’installent à Courbevoie dans un minuscule appartement-atelier. Dès l’année suivante, Soulages expose à Paris au salon des Surindépendants, il y est remarqué publiquement par le peintre Francis Picabia qui reprendra à son compte une phrase de Pissarro : « Avec l’âge que vous avez et ce que vous faites, vous n’allez pas tarder à avoir beaucoup d’ennemis i ». Michel Ragon, critique d’art, note déjà pour sa part « les tonalités sombres, les rythmes robustes » de ses peintures.
Hans Hartung, Gérard Schneider et Jean-Michel Atlan figurent parmi les amis de Soulages ; ils exposent parfois avec lui. Pourtant, Soulages n’appartient à aucun groupe d’artistes. La peinture traditionnelle, à la technique et aux instruments convenus, le rebute.
il achète en 1947 ses premières brosses de peintre en bâtiment, plus proches de la peinture qu’il a envie de produire. Dès le départ, la peinture de Pierre Soulages ne propose ni représentation, ni message.
La reconnaissance
En 1948, Soulages expose trois peintures au IIIe salon des Réalités Nouvelles. Leur construction, un fond clair barré de grands traits sombres, fait surgir la lumière. Repéré par Ottomar Domnick, défenseur de l’art abstrait en Allemagne, il est alors invité à prendre part à « Grosse Ausstellung Franzosischer abstrakter Malerei », une exposition itinérante dans sept villes allemandes.
Soulages y présente cinq peintures sur toile et sept brous de noix, dont l’un, traité en négatif, servira d’affiche pour l’exposition. Dès lors, ses œuvres, très différentes de celles colorées de ses contemporains, seront exposées en Europe et aux États-Unis.
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Le musée Soulages.
Peinture 36,5 x 45,5 cm, 1934
Huile sur carton.
Derrière les arbres formant une cage à lumière, le lycée la Roque (Rodez) se découpe à l'horizon.
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Le musée Soulages.
Peinture 81 x 100 cm, 1946
Huile sur toile. Donation Pierre et Colette Soulages
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Le musée Soulages.
Peinture 97 x 130 cm, 1947
Huile sur toile. Donation Pierre et Colette Soulages
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Le musée Soulages.
Peinture 100 x 165 cm, 1949.
Huile sur toile. Donation Pierre et Colette Soulages
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Le musée Soulages.
Peinture 130 x 97 cm, 20 décembre 1948
Huile sur toile. Donation Pierre et Colette Soulages
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Le musée Soulages.
Peinture 129,5 x 197,5 cm, 14 avril 1949
Huile sur toile. Donation Pierre et Colette Soulages
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Le musée Soulages.
Peinture 162 x 130 cm, 1er juin 1964.
Huile sur toile. Donation Pierre et Colette Soulages
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Le musée Soulages.
Peinture 159 x 202 cm, 28 novembre 1970. Collection particulière
En dépôt au musée Soulages depuis 20120
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Le musée Soulages.
Peinture 202 x 143, 30 novembre 1987. Huile sur toile. Donation Pierre et Colette Soulages en 2005
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Le musée Soulages.
Peinture 146 x 97 cm, février 1948
Huile sur toile. Donation Pierre et Colette Soulages.
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Le musée Soulages.
Peinture 162 x 114 cm, 27 août 1958
Huile sur toile. Donation Pierre et Colette Soulages.
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Le musée Soulages.
Brous de noix
Pierre Soulages s’installe à Paris en 1946. Il travaille alors simultanément sur toile et sur papier. Les œuvres sur papier de Soulages ont une existence propre, souvent dissociée de la peinture sur toile.
En 1947, apparaissent les premiers brous de noix.
Soulages applique cette matière, traditionnellement utilisée par les artisans pour teindre le bois, à l’aide de pinceaux de peintres en bâtiment. Fluide, le brou de noix offre à l’artiste des propriétés plastiques inédites : intensité et chaleur des noirs, transparences...
Des signes sans signification
Les brous de noix ne constituent pas la transcription d’un geste ou d’une émotion. Semblables à des signes, ils ne portent pourtant aucune signification et ne représentent pas. Au contact du brou, le blanc du papier fait vibrer la lumière. Il établit avec celui-ci un rapport intime, nous invitant ainsi à une lecture globale de l’œuvre.
Outre les brous de noix, cette salle présente des œuvres sur papier postérieures, des gouaches et des encres.
Pierre Soulages y déploie sa science de l’économie en croisant quelques vigoureux coups de brosse. Avec ces différentes ma
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Le musée Soulages.
Brou de noix sur papier 48,1 x 32,8 cm 1949
Donation Pierre et Colette Soulages, 2005.
Cette œuvre a bénéficié du soutien de la Fondation BNP Paribas dans le cadre d’une opération de conservation préventive.
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Le musée Soulages.
Brou de noix sur papier 65,3 x 50,5 cm 1947
Donation Pierre et Colette Soulages, 2005 N° inv. : 2014.1.7
Cette œuvre a bénéficié du soutien
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Le musée Soulages.
Fusain sur papier 62,5 x 48 cm, 1946
Donation Pierre et Colette Soulages, 2005.
Cette œuvre a bénéficié du soutien de la Fondation BNP Paribas dans le cadre d’une opération de conservation préventive
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Le musée Soulages.
Brou de noix sur papier 63,8 x 48,5 cm, 1947
Donation Pierre et Colette Soulages, 2005. Cette œuvre a bénéficié du soutien de la Fondation BNP Paribas dans le cadre d’une opération de conservation préventive
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Le musée Soulages.
L’estampe
Si l'estampe permet de reproduire une œuvre à l’identique, elle est, pour Pierre Soulages, une nouvelle opportunité d’exploration des techniques et des possibilités de la matière.
Dès 1951, Pierre Soulages pousse la porte de l’atelier de Roger Lacourière, imprimeur des plus grands. Il y expérimente la technique de l’eau-forte. C’est par la découverte de la technique de l’eau-forte que Pierre Soulages installe sa réputation de graveur. « J’ai fait de la gravure parce que, avec la gravure, quelque chose apparaissait qui ne pouvait apparaître avec la peinture ».
Plus tard, Pierre Soulages pratique aussi la lithographie et la sérigraphie, autres procédés d’impression.
Soulages laisse libre cours à son inventivité. Comme pour ses peintures, il a besoin de sortir du cadre et de dépasser la technique. Sa production n’est pas régulière mais correspond à des temps différents, des périodes. Eaux-fortes, lithographies, sérigraphies... au total, 123 estampes sont créées entre 1950 et 1970.
Les trois bronzes également présentés dans cette salle «ont des agrandissements des matrices des eaux- fortes. Longuem
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Le musée Soulages.
Eau-forte VIII
1957 Encre, papier
76 x 56,4 cm - 59 x 44 cm Donation Pierre et Colette Soulages, 2005
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Le musée Soulages.
Eau-forte XI
Encre, papier
65,5 x 50 cm - 40 x 40 cm Donation Pierre et Colette Soulages.
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Le musée Soulages.
Peinture 181 x 142 cm, 23 juin 2019
Acrylique sur toile Collection particulière
En dépôt au musée Soulages, Rodez depuis 2020
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Le musée Soulages.
Lithographie n°10, 1963
68 x 51,5 cm - 61 x 47 cm Donation Pierre et Colette Soulages.
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Le musée Soulages.
Lithographie n°25, 1969
78 x 57,5 cm - 76 x 35,5 cm
Donation Pierre et Colette Soulages.
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Le musée Soulages.
Lithographie n°25, 1969
78 x 57,5 cm - 76 x 35,5 cm
Donation Pierre et Colette Soulages.
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Le musée Soulages.
Bronze II, 1976
66 x 89 cm
Donation Pierre et Colette Soulages.
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Le musée Soulages.
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Le musée Soulages.
Eau-forte XIII 1957
Encre, papier 76 x 56,5 cm – 59,5 x 43,5 cm
Donation Pierre et Colette Soulages.
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Le musée Soulages.
Matrice eau-forte XIII, 1957
Donation Pierre et Colette Soulages.
Cuivre
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Le musée Soulages.
La sérigraphie, autre technique de production d’une estampe, ne nécessite pas l’usage d’une presse ; elle se fait à plat grâce à un matériel simple et facilement transportable.
Avant de se coucher sur le papier, l’encre d’impression passe au travers d’un tissu à trame fine tendu sur un châssis. Préalablement à l’étape de l’encrage, l’artiste imperméabilise certaines parties de l’écran interposé entre l’encre et le papier. Ces caches empêchent l’encre de passer là où le papier doit rester vierge. La sérigraphie peut ainsi s’apparenter au principe du pochoir.
Animé par un désir constant de découverte, Pierre Soulages s’applique à transformer la technique traditionnelle de la sérigraphie. Parfois, il laisse sécher l’encre sur l’écran ; ailleurs, il y mêle de la limaille de fer. Les inégalités de séchage ou de matière entraînent des effets inattendus à l’impression.
Avec la sérigraphie, Soulages crée plutôt des œuvres de circonstance qui serviront notamment à faire des affiches d’événements culturels, des couvertures ou des planches dans des ouvrages précieux. Il aime la qualité du rendu des couleurs qui est spécifique à ce procédé et qui s’apparente quelque peu à une photographie. Par ailleurs, la sérigraphie permet une grande liberté graphique, comme on peut l’observer dans l’affiche réalisée pour les Jeux Olympiques de Munich de 1972.
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Le musée Soulages.
Affiche pour les jeux olympiques de Munich, 1972
Impression papier offset Edition Olympia
D’après Pierre Soulages, Lithographie n°29, 1972 Achat à la galerie CV en 2012
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Le musée Soulages.
Sérigraphie, n°2, 1973.
200 épreuves numérotées et signées sur vélin. Michel Caza, Franconville, imprimeur. Festival international de peinture de Cagnes-sur-Mer, éditeur. Épreuve d'artiste. Donation Pierre et Colette Soulages en 2005.
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Le musée Soulages.
Sérigraphie, n°20, 1991.
57 x 61 cm – 40 x 47 cm.
Donation Pierre et Colette Soulages.
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Le musée Soulages.
Dans son monde Outrenoir, Pierre Soulages revisite le polyptyque du Moyen Âge. La lumière est le sujet, se déclinant en différentes surfaces de noir, entre brillant et mat, entre reflets et profondeur. D'une présence extatique, comme une stèle gravée, Peinture 162 x 724 cm, novembre 1996 happe le regard du spectateur par l'ampleur de son horizontalité, avec des stries obliques dans lesquelles glisse la lumière. Le spectateur se déplace face à l'œuvre pour en extraire la vie et saisir le jeu régulier des lignes, plus ou moins creusées. Pour Soulages le mot Outrenoir est vécu comme un territoire poétique. Dès 1999, après vingt années d’Outrenoir, Pierre Soulages réintroduit le blanc. Au cours de la première décennie du XXIe siècle, Pierre il peint des œuvres, sur toile ou sur papier, présentant des bandes blanches en réserve, comme des griffures de lumière qui émergent du noir, obtenues par diverses techniques de caches ou l'utilisation d'outils de son invention : des expériences déjà remarquées entre 1968 et 1972. Il précise : « ce n’est pas un blanc découvert, c’est un blanc qui en réalité conduit au travail sur le noir ». Les relations indissociables entre ces deux états, l'aspect de bas-relief de la matière noire, accentuent la sobriété et la monumentalité. La peinture acrylique accompagnera, puis supplantera la technique à l'huile autour de 2004.
Peinture 300 x 236 cm, 9 juillet 2000, donnée au musée par le couple Soulages en 2020 se dresse tel un Janus à deux faces : à droite la lumière exsude du blanc, à gauche le noir avance par sa propre luisance. Elle fut présentée en 2009 au musée du Louvre à proximité des primitifs italiens et de la Bataille de San Romano de Paolo Uccello : les lignes des lances des combattants dirigent le regard et rappellent la construction de la peinture de Soulages.
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Le musée Soulages.
Jeanne Vicerial, Vénus ouverte (Gisante), 2021. Cordes, fils tricotissés, fleurs séchées 40 x 220 x 50 cm. Courtesy of the artist and Templon – Parsi, Brussels, New York.
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Le musée Soulages.
Jeanne Vicerial, Présence 3 (totem), 2021. Cordes, fils tricotissés, travail à la main 280 x 100 x 100 cm. Courtesy of the artist and Templon – Parsi, Brussels, New York.
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Le musée Soulages.
Jeanne Vicerial, Présence 3 (totem), 2021. Cordes, fils tricotissés, travail à la main 280 x 100 x 100 cm. Courtesy of the artist and Templon – Parsi, Brussels, New York.
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Le musée Soulages.
Peintures sur toile
Le nouvel atelier de Soulages, rue Galande, lui permet de travailler de plus grands formats. Les toiles sont posées contre le mur ou à même le sol. Les pinceaux, les couteaux et les brosses larges du peintre en bâtiment, remplacent le matériel traditionnel. Il utilise aussi des outils de sa fabrication.
Le déploiement de l’œuvre.
À partir de 1959, l’arrachage de matière obtenu par des outils plus larges fait naître un nouveau rapport à la couleur et à la lumière ; Roger Vailland regardant Soulages peindre en 1961 souligne son corps à corps avec la toile sur laquelle il ajoute et retire de la peinture : « J’ai l’impression d’un paysage au matin qui se découvre tout à coup quand un souffle de vent fait lever la brume ».
Le travail de la lumière est toujours là, par contraste ou par transparence.
La matière se déploie à présent sur un axe horizontal. En 1966, Pierre Soulages décide, pour une exposition au musée de Houston (États-Unis), de fixer ses toiles par des câbles entre sol et plafond. Certaines sont déjà constituées de plusieurs panneaux ; la voie est ouverte vers les polyptyques.
Les œuvres investissent l’espace... et invitent déjà le regardeur à se déplacer pour les découvrir.
Des taches et des coulures se répandent sur la toile. L’emploi de l’acrylique, dans les années 70, accentue cette tendance. La matière est fluide et joue par contraste avec le blanc de la toile.
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Le musée Soulages.
Peinture 117 x 165, 18 novembre 2014. Acrylique sur toile. Collection particulière.
En dépôt au musée Soulages depuis 2015
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Le musée Soulages.
Peinture 162 x 724, novembre 1996. 4 panneaux. Huile sur toile. Dépôt du peintre
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Le musée Soulages.
Peinture 162 x 724, novembre 1996. 4 panneaux. Huile sur toile. Dépôt du peintre
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Le musée Soulages.
Peinture 162 x 724, novembre 1996. 4 panneaux. Huile sur toile. Dépôt du peintre
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Le musée Soulages.
4 panneaux 81 x 362 cm. Huile sur toile. 4 panneaux. Huile sur toile. Dépôt du peintre.
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Le musée Soulages.
4 panneaux 81 x 362 cm. Huile sur toile. 4 panneaux. Huile sur toile. Dépôt du peintre.
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Le musée Soulages.
Peinture 243 x 362cm, 17 septembre2006
Acrylique sur toile
Triptyque (3 éléments de 81 x 362 cm, superposés) Donation Colette Soulages en 2023
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Le musée Soulages.
Peinture 195 x 365 cm, 14 avril 1956
Huile sur toile
Musée national d'art moderne / Centre de création industrielle en dépôt au musée Soulages depuis 2014
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Le musée Soulages.
Peinture 202x 125 cm, 12 janvier 2015
Acrylique sur toile Collection particulière
En dépôt au musée Soulages, Rodez depuis 2016
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Le musée Soulages.
Peinture 324x 181 cm, 19 février 2005. Acrylique sur toile
Polyptyque (4 éléments : 2 éléments de 81 x 181 cm, 1 élément de 91 x 181 cm, 1 élément de 71 cm x 181 cm, superposés)
Donation Colette Soulages en 2023
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Le musée Soulages.
Peinture 130 x 81 cm, 4 juillet 2021
Acrylique sur toile. Donation Colette Soulages en 2023
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Le musée Soulages.
Peinture 130 x 81 cm, 4 juillet 2021. Acrylique sur toile. Donation Colette Soulages en 2023
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Le musée Soulages.
Peinture 175x175 cm, 18 août 2018. Acrylique sur toile.
Donation Colette Soulages en 2023
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Le musée Soulages.
Peinture 175x175 cm, 18 août 2018. Acrylique sur toile.
Donation Colette Soulages en 2023
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Le musée Soulages.
Peinture 324x 362 cm, 1986.
Polyptyque (4 éléments de 81 x 362 cm, superposés) Huile sur toile
Donation Pierre et Colette Soulages en 2005
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Le musée Soulages.
Peinture 136x 136 cm, 24 décembre 1990.
Huile sur toile.
Collection particulière
En dépôt au musée Soulages, Rodez depuis 2014
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Le musée Soulages.
Peinture 136x 136 cm, 24 décembre 1990.
Huile sur toile.
Collection particulière
En dépôt au musée Soulages, Rodez depuis 2014
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Le musée Soulages.
Peinture 390 x 130 cm, 17 mars 2019. Acrylique sur toile.
Donation Pierre et Colette Soulages en 2020
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Le musée Soulages.
Peinture 390 x 130 cm, 17 mars 2019. Acrylique sur toile.
Donation Pierre et Colette Soulages en 2020
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Le musée Soulages.
Conques
Au cours de son histoire millénaire, l’abbatiale de Conques a perdu ses vitraux d’origine. En 1986, l’État demande à Pierre Soulages la création de nouveaux vitraux pour les 104 baies de l’abbatiale. Le maître verrier toulousain Jean-Dominique Fleury l’accompagne dans cette aventure. Pierre Soulages connaît bien l’édifice. Il a 12 ans lorsqu’il visite Conques pour la première fois. « C’est à Conques que j’ai éprouvé mes premières émotions artistiques ». L’artiste accepte la commande et se met à la recherche du verre idéal.
Dès lors, Pierre Soulages concentre ses recherches sur la création d’un verre incolore et translucide, mais non transparent. Pour lui, il s’agit de souligner l’architecture de l’édifice, respecter les nuances colorées des pierres et préserver le caractère clos de l’espace.
Il faudra plus de 800 essais et la collaboration du Cirva (Centre international de recherche sur le verre et les arts plastiques de Marseille) et de Saint-Gobain-Recherche pour obtenir ce verre inhabituel, propre à diffuser la lumière.
Le verre idéal trouvé, Pierre Soulages se consacre à la réalisation des cartons, modèles des vitraux à la taille réelle des ouvertures. « Sur de grandes plaques de contreplaqué mélaminé blanc, je me suis mis à « dessiner » avec du ruban adhésif noir qui avait exactement la largeur des plombs que j’avais choisie », explique l’artiste.
Tout ce travail préparatoire à la réalisation des vitraux - et ici présenté - montre comment ce verre vivant et austère, animé de lignes ascensionnelles,
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Le musée Soulages.
Vincent CUNILLÈRE.
Baie n°28, bas-côté nord - Vue de l'extérieur à différentes heures de la journée.
La lumière porte les couleurs
315,5 x 115 cm chaque panneau. Photographies contrecollées sur mélaminé.
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Le musée Soulages.
Essais de verre, avec différentes granulométries, degrés et temps de fusion, réalisés au laboratoire de recherche de Saint-Gobain. Aubervilliers, 1987-1990
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Le musée Soulages.
Le travail du verre
Au départ, c'était la recherche d’un verre coupant la vue de 1'extérieur laissant passer la lumière du jour, naturelle, créant une surface continuant les murs ; surface translucide avec des différences de translucidité.
Les plaques de verres sont ainsi créées ;
Un verre incolore est mis en fusion : 1 400°
Versé dans de l'eau fraîche, il se brise en une infinité de petits fragments de grosseurs variées.
Ces fragments -allant de quelques millimètres de diamètre à d’autres beaucoup plus petits- sont triés selon leur calibre.
Ils sont répartis en plans inclinés. Les plus petits d'abord, les plus gros ensuite, pour aboutir à une surface de 2 centimètres d’épaisseur environ.
Lors du passage au four, cette surface se réduit è environ 6 millimètres d’épaisseur.
La translucidité variée est obtenue par la création d'une surface opaque à la surface de chaque grain de verre. L’ensemble fait que dans la partie où iI y a des tout petits fragmenta, semblables è du sable très fin, il y a plus d’opacité que dans les parties où les fragmente sont plus gros.
On obtient ainsi une modulation de la translucidité.
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Le musée Fenaille
Le musée Fenaille est fondé en 1837, par un groupe d’érudits et notables aveyronnais qui, un an plus tôt, avaient créé une société savante : la Société des Lettres, Sciences et Arts de l’Aveyron.
Avec dévouement, les membres de la Société recueillent tous les témoignages de l’œuvre de l’homme et de la nature. Près de 1000 donateurs ont rassemblé et offert les 25 000 pièces qui constituent aujourd’hui le musée.
En 1929, la Société des Lettres bénéficie du concours d’un mécène exceptionnel : Maurice Fenaille, pionnier de l’industrie pétrolière en France et grand amateur d’art. Ce collectionneur avisé va aider de nombreux artistes, notamment le sculpteur Auguste Rodin, qu’il soutient pendant trente ans. Il fait don à la société savante aveyronnaise d’un ancien hôtel particulier, l’hôtel de Jouery, situé dans le centre ancien de Rodez Inauguré en 1937, le nouveau musée prend le nom de son mécène et devient le musée Fenaille.Inauguré en 1937, le nouveau musée prend le nom de son mécène et devient le musée Fenaille.
Fort d’un ensemble unique sur l’ancienne province du Rouergue, le musée Fenaille présente l’archéologie, l’art et l’histoire de la région, depuis le tout premier homme apparu voici 300 000 ans, jusqu’à l’aube du XVIIe siècle.
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Le musée Fenaille
Les statues-menhirs. Les figures sont représentées en pied, les jambes droites, la taille marquée par une ceinture. Les bras repliés sur le buste sont prolongés dans le dos par des épaules en forme de crosse. Les traits du visage sont simplifiés : seuls les yeux et le nez sont tracés, ainsi que des tatouages en forme de traits parallèles sur les joues ; il est très rare que la bouche soit dessinée. Souvent, les figures sont vêtues d’un grand manteau aux lourds plis parallèles. Vers 3 300 - 2 200 avant notre ère, grès. Calmels-et-Le-Viala
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Le musée Fenaille
Les statues-menhirs. Selon leur sexe, les statues-menhirs portent des attributs différents. Les figures féminines ont des seins en forme de boutons, des colliers à plusieurs rangs autour du cou et des cheveux tirés en arrière par une queue de cheval. Vers 3 300 - 2 200 avant notre ère, grès rose. Saint-Sernin-sur-Rance.
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Le musée Fenaille
Les statues-menhirs. Face arrière. Les bras sont prolongés dans le dos par des épaules en forme de crosse.
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Le musée Fenaille
Les statues-menhirs. Les hommes portent des armes et un baudrier en travers de la poitrine, maintenu à l’arrière par une bretelle qui rejoint la ceinture ; un accessoire de forme triangulaire et pourvu d’un anneau y est suspendu. Cet instrument étant difficilement identifiable, certains archéologues lui ont donné le nom d’objet
La datation des statues-menhirs rouergates est délicate, car toutes ont été retrouvées isolées en pleine nature. Toutefois, en comparant certains attributs figurés sur les statues avec des objets trouvés en fouille, on peut proposer avec vraisemblance la période comprise entre 3 300 et 2 200 av.J.C.
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Le musée Fenaille
Les statues-menhirs. Vers 3 300 - 2 200 avant notre ère, diorite. Murat-sur-Vèbre.
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Le musée Fenaille
Les statues-menhirs.
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Le musée Fenaille
Les statues-menhirs. Vers 3 300 - 2 200 avant notre ère, grès. Martrin
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Le musée Fenaille
Les statues-menhirs. Vers 3 300 - 2 200 avant notre ère, grès. Martrin
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Le musée Fenaille
Les statues-menhirs. Vers 3 300 - 2 200 avant notre ère, grès. Découvertes à Tauriac-de-Camarès
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Le musée Fenaille
Reconstitution d’une hache avec une "gaine" en bois de cerf fixée sur le manche.
Reconstitution : Georges Bories
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Le musée Fenaille
Hache-marteau, haches et gaines d’emmanchement vers 3 300 - 2 200 avant notre ère.
Pierre et bois de cerf Mur-de-Barrez, Roquefort, Saint-Jean-et-Saint-Paul, Salles-la-Source, Sévérac-l’Eglise
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Le musée Fenaille
Reconstitution d’un ciseau avec son manche en bois de cerf et hypothèse d'utilisation (débitage du bois). Reconstitution : Laurent Monteillet.
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Le musée Fenaille
Grains de blé et lames de faucille vers 3 300 - 2 200 avant notre ère
matériau organique et silex.
Martial (les Grèzes) et Salles-La-Source (Les Vézinies)
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Le musée Fenaille
Meule et sa molette vers 2 200 - 2 000 avant notre ère.
grès
provenant de Millau (Clapade)
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Le musée Fenaille
Couvrant plus d’un millénaire, la fin du Néolithique voit s’ébaucher une nouvelle organisation des communautés d’agriculteurs-éleveurs. Celles-ci se démarquent les unes des autres par les formes et décors des objets du quotidien (céramiques, parures, outils). Ainsi, les Grands Causses sont occupés par les hommes du " groupe des Treilles ".
Ceux-ci fréquentent les nombreuses grottes de la région, qui ont de multiples usages : source d’eau, carrière d’argile pour la poterie, entrepôt de vivres, et sans doute habitat sous le porche d’entrée. Mais ils construisent aussi des maisons en plein air, dont les murs en terre sur soubassement de pierres, dessinent un plan rectangulaire.
Les morts sont inhumés dans des tombes collectives, grottes ou dolmens. C’est en Aveyron que l’on a retrouvé le plus grand nombre de dolmens en France : près de 1000 ont été recensés.
Les premiers objets en métal apparaissent (parures, poignards en cuivre). Les peuples qui, comme les caussenards, sont établis à proximité de filons de minerai de cuivre en tirent certainement avantage. C’est pourquoi, cette période est également appelée Chalcolithique, ou Age du cuivre. On pense que ce sont ces sociétés qui ont érigé les statues menhirs.
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Les statues-menhirs rouergates appartiennent à la famille des représentations anthropomorphes de grand format qui se trouve disséminée sur tout le pourtour nord de la Méditerranée entre le milieu du IVe et fin du me millénaire avant notre ère.
Les statues découvertes en Rouergue figurent un personnage entier pourvu de jambes. Ce sont de véritables statues, puisque devant, côtés et dos sont sculptés.
Dans d’autres régions, une seule face est travaillée ; on parle alors de stèles. Le plus souvent seuls le buste et le visage sont représentés. Quelques fois, le sujet n’est symbolisé que par quelques détails anatomiques, comme les yeux, les seins ou les bras, accompagnés ou non d’accessoires (colliers, haches...)
Le sud de la France connaît une grande concentration de ces figures anthropomorphes, essentiellement en Rouergue, en Languedoc et en Provence. Les statues-menhirs corses sont bien plus récentes (elles ont été érigées à l’Age du Bronze, pendant le IIe millénaire av. J.C.).
Ailleurs en Europe occidentale, la péninsule ibérique, la Sardaigne, la Suisse et surtout l’Italie, ont livré quelques ensembles importants. Seules quelques pièces ont été découvertes dans le nord de l’Europe, en Bretagne et en Allemagne.
Plus à l’est, quelques exemplaires ont été mis au jour en Bulgarie et en Grèce. Mais c’est à la limite orientale de l’Europe que se trouve un autre important ensemble de monuments, sur la rive nord de la mer Noire, en Roumanie, au sud de l’Ukraine et en Crimée.
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Mosaïque 2e moitié du IIe siècle début IIIe siècle
pierres de couleur provenant de Rodez (rue de l’Abbé-Bessou)
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Mosaïque 2e moitié du IIe siècle début IIIe siècle
pierres de couleur provenant de Rodez (rue de l’Abbé-Bessou)
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Divinité au torque et au poignard 1er siècle avant notre ère grès
provenant de Bozouls (La Devèze d’Ayrebesque)
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Segodunum : un important centre d’échanges.
L’oppidum de Segodunum (Rodez), ville-marché, reçoit des produits d’origines variées :
- des côtes italiennes proviennent des céramiques fines, des récipients en bronze et du vin, transporté dans de lourdes amphores.
- Du sud arrivent les pichets ibères, fabriqués en Catalogne, et les cruches à vin de Narbonnaise.
- Les échanges avec le nord sont moins intenses, mais les Ruthènes étaient en relation avec leurs puissants voisins arvernes.
Les monnaies commencent à circuler et favorisent les transactions. Elles sont émises par des villes lointaines (Rome, Marseille) ou par des peuples voisins, comme les Volques, dont un grand nombre de pièces ont été retrouvées à Goutrens.
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Le musée Fenaille
Segodunum : un important centre d’échanges.
L’oppidum de Segodunum (Rodez), ville-marché, reçoit des produits d’origines variées :
- des côtes italiennes proviennent des céramiques fines, des récipients en bronze et du vin, transporté dans de lourdes amphores.
- Du sud arrivent les pichets ibères, fabriqués en Catalogne, et les cruches à vin de Narbonnaise.
- Les échanges avec le nord sont moins intenses, mais les Ruthènes étaient en relation avec leurs puissants voisins arvernes.
Les monnaies commencent à circuler et favorisent les transactions. Elles sont émises par des villes lointaines (Rome, Marseille) ou par des peuples voisins, comme les Volques, dont un grand nombre de pièces ont été retrouvées à Goutrens.
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Statue au torque dite « Dieu de l’hôpital » 1er siècle avant notre ère
grès
provenant de Rodez (Hôpital).
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Borne milliaire 252 ap. J.-C.
grès
provenant de Rodez (chapelle Saint-Vincent)
don couvent du Bon Pasteur
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La " cité " des Rutènes Ier – Ive siècle.
La Colonisation de la Gaule par les Romains, commencée au IIe siècle avant notre ère sur la côte Méditerranéenne, s’achève vers le milieu du Ier siècle av. J.C. Les Gaulois rutènes, qui entretenaient déjà des relations avec l’Empire romain adoptent peu à peu leurs modes de vie. En les initiant à l’écriture, qui permet de relater des événements, les Romains font entrer la Gaule dans l’histoire.
Le pays est sillonné de voies de circulation, jalonnées par des agglomérations, comme Condatomagus (Millau) et des villages, les vicus. Dans la campagne, prospèrent petites fermes et grandes propriétés terriennes, les villae.
L’oppidum gaulois de Segodunum (Rodez) devient Capitale de la f cité f des Rutènes, division administrative des provinces de l’Empire. Il se transforme peu à peu en ville romaine, avec bâtiments à murs de pierre et toitures en tuiles, monuments publics (forum, temple, bains, amphithéâtre), équipements urbains (aqueduc, égout, nécropole).
Riches maisons privées et édifices publics sont ornés de sculptures et de mosaïques. Les vestiges retrouvés à l’emplacement de ces bâtiments nous renseignent sur le mode de vie des gallo-romains : soins du corps, parure, accessoires de costume, vaisselle et nourriture, activités commerciales et artisanales.
Parmi ces dernières, les céramiques Sigillées fabriquées à La Graufesenque (Millau) ont été produites par dizaines de milliers d’exemplaires. Ces poteries à vernis rouge, signées par un sceau de potier (sigillum), ont été exportées dans tout l’empire romain.
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Vénus dansant (fragment de base sculptée) gallo-romain, grès, provenant de Rodez (place de l'Olmet)
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Clé de voûte. XIVe siècle calcaire provenant de Salles- la-source
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Porte sculptée
Fin XVe siècle
Noyer
Provenant de Rodez (Eglise Saint-Amans)
Don Priva
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Vierge en majesté. Fin XIIe-XIIIe siècle
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Saint-Jean 15e siècle
Bois et polychrome
provenant de Mofltrozior
(Trébosc)
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Le musée Fenaille
Pietà. XVe siècle. Bois polychrome provenant de Villelongue
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Le musée Fenaille
Miséricorde d’une stalle.
Fin XVe siècle. Bois. U Provenant de Rodez (cathédrale).
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Le musée Fenaille
La cour intérieure.
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Le musée Fenaille
La cour présente une galerie en bois à l'étage, reposant par des colonnettes baroques sur une galerie en pierre d'inspiration gothique. L'escalier qui dessert les étages est situé dans le fond de cette galerie.
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Le musée Fenaille
Dans la cour intérieure, le premier étage est porté par une voûte à arc surbaissé. On y accède par un escalier à volée droite, bordé d’une frise sculptée de roses et de ronces. Le plafond est soutenu par des colonnes balustres terminées par des chapiteaux composites sur lesquels figurent des têtes d’homme ou de cochon.
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Le musée Fenaille
Histoire de Moïse
Milieu 16e siècle
Tapisserie aux armoiries de G. d’Armagnac
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Histoire de Moïse
Milieu 16e siècle
Tapisserie aux armoiries de G. d’Armagnac
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Le musée Fenaille
Le Portement de Croix. La résurrection. Maître flamand vers 1530. Volet de tryptique. Huile sur bois. Sévérac-le-château
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Le musée Fenaille
Croix d’oratoire
16e siècle
Calcaire. Provenant de Sainte-Radegonde
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Le musée Fenaille
Sainte Anne. Début 16e siècle
Calcaire. Provenant de La Loubière (église de Cayssac)
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Le musée Fenaille
Vierge de l’Annonciation
Début 16e siècle. Calcaire polychrome.
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Le musée Fenaille
Vierge de l’Annonciation
Début 16e siècle. Calcaire polychrome.
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Le musée Fenaille
Auguste Rodin
1898-1900
Madame Fenaille, buste drapée sur gaine à rinceaux
Epreuve d’édition récente en plâtre réalisée à la fonderie de Coubertin, Saint-Rémy-Lès-Chevreuse
Dépôt du musée Rodin, Paris.