Rodez.

<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Haut-lieu des manifestations publiques et festives, la place d’Armes est le carrefour incontournable de Rodez. Point d’arrivée et de départ des boulevards ceinturant la vieillie cité, son histoire est intimement liée à l’évolution de la ville. Au XVIIIe siècle, malgré la volonté des consuls d’aménager cet espace qui accueille le nouveau chemin royal, la place demeure un vaste terrain vague. Au XIXe siècle, l’embellissement des boulevards par le préfet d’Estourmel accélère les velléités d’aménagement de la place. Elle devient un jardin public en 186l, et accueille le monument aux morts de la Première Guerre Mondiale, sculpté par Denys Puech, inauguré; le 28 juin 1925.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Haut-lieu des manifestations publiques et festives, la place d’Armes est le carrefour incontournable de Rodez. Point d’arrivée et de départ des boulevards ceinturant la vieillie cité, son histoire est intimement liée à l’évolution de la ville. Au XVIIIe siècle, malgré la volonté des consuls d’aménager cet espace qui accueille le nouveau chemin royal, la place demeure un vaste terrain vague. Au XIXe siècle, l’embellissement des boulevards par le préfet d’Estourmel accélère les velléités d’aménagement de la place. Elle devient un jardin public en 186l, et accueille le monument aux morts de la Première Guerre Mondiale, sculpté par Denys Puech, inauguré; le 28 juin 1925.
1
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Bien que les travaux de construction aient duré de 1277 jusqu’à la fin du XVIe siècle, la cathédrale bénéficie d’une remarquable unité tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. En effet, le parti général de l’édifice fut fixé dès l’origine. Ce type de plan est attribué à l’architecte Jean Deschamps, qui a mis en pratique dans le Midi les principes de l’architecture gothique définis dans la France du Nord. L'aspect sévère de la façade occidentale témoigne de sa vocation défensive : elle est flanquée de deux tours massives qui étaient incorporées aux remparts. Seule « anomalie » à la rigueur flamboyante de l’ensemble : un frontispice placé au faîte de la façade au milieu du XVIe siècle.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Bien que les travaux de construction aient duré de 1277 jusqu’à la fin du XVIe siècle, la cathédrale bénéficie d’une remarquable unité tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. En effet, le parti général de l’édifice fut fixé dès l’origine. Ce type de plan est attribué à l’architecte Jean Deschamps, qui a mis en pratique dans le Midi les principes de l’architecture gothique définis dans la France du Nord. L'aspect sévère de la façade occidentale témoigne de sa vocation défensive : elle est flanquée de deux tours massives qui étaient incorporées aux remparts. Seule « anomalie » à la rigueur flamboyante de l’ensemble : un frontispice placé au faîte de la façade au milieu du XVIe siècle.
2
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>La façade principale de la cathédrale était autrefois comprise dans le rempart qui protégeait Rodez. La cathédrale participait à la défense de la ville, ce qui explique son aspect de forteresse et l’absence de portail sur sa façade ouest.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
La façade principale de la cathédrale était autrefois comprise dans le rempart qui protégeait Rodez. La cathédrale participait à la défense de la ville, ce qui explique son aspect de forteresse et l’absence de portail sur sa façade ouest.
3
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>La cathédrale, le soir. La façade occidentale a été surmontée d'une façade miniature d'église « à la romaine » dont le dessin a été fait par Guillaume Philandrier, ami de Georges d'Armagnac, chanoine de la cathédrale depuis 1554, et qui a été réalisé par Jean Salvanh, architecte, fils d'Antoine, vers 1554. 
Jean Salvanh a construit les pinacles qui encadrent la façade sous l'épiscopat de Jacques de Corneillan, entre 1562 et 1580, et le sommet du clocher sud qui est resté inachevé.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
La cathédrale, le soir. La façade occidentale a été surmontée d'une façade miniature d'église « à la romaine » dont le dessin a été fait par Guillaume Philandrier, ami de Georges d'Armagnac, chanoine de la cathédrale depuis 1554, et qui a été réalisé par Jean Salvanh, architecte, fils d'Antoine, vers 1554. Jean Salvanh a construit les pinacles qui encadrent la façade sous l'épiscopat de Jacques de Corneillan, entre 1562 et 1580, et le sommet du clocher sud qui est resté inachevé.
4
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Façade à la romaine surplombant la façade occidentale attribuée à Guillaume Philandrier a et réalisée par Jean Salvanh avec les pinacles.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Façade à la romaine surplombant la façade occidentale attribuée à Guillaume Philandrier a et réalisée par Jean Salvanh avec les pinacles.
5
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Au-sommet de la façade ouest de la cathédrale, un dessin unique en son genre e,n France orne le pignon. Il s’agit d’une-façade d’une « absolue modernité » pour son temps et directement inspirée de Vitruve (architecte romain de l’Antiquité) et de Serlio (archiecte italien de la Renaissance), que l’on doit vraisemblablement à Guillaume Philandrier, secrétaire de l’évêque et cardinal Georges d’Armagnac, et grand connaisseur de l’architecture et de l’Italie. Il parachève ainsi le décor architectural de la cathédrale en y initiant un tout .
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Au-sommet de la façade ouest de la cathédrale, un dessin unique en son genre e,n France orne le pignon. Il s’agit d’une-façade d’une « absolue modernité » pour son temps et directement inspirée de Vitruve (architecte romain de l’Antiquité) et de Serlio (archiecte italien de la Renaissance), que l’on doit vraisemblablement à Guillaume Philandrier, secrétaire de l’évêque et cardinal Georges d’Armagnac, et grand connaisseur de l’architecture et de l’Italie. Il parachève ainsi le décor architectural de la cathédrale en y initiant un tout .
6
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Quelques gargouilles, dont une métallique.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Quelques gargouilles, dont une métallique.
7
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Rue Frayssinous.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Rue Frayssinous.
8
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Rue Frayssinous.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Rue Frayssinous.
9
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Rue Frayssinous.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Rue Frayssinous.
10
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>On y entre par le côté nord (ici) ou par le côté sud.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
On y entre par le côté nord (ici) ou par le côté sud.
11
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Le magnifique portail du transept nord est achévé quelques années après celui du sud, sous l'épiscopat de Bertrand de Chalençon.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Le magnifique portail du transept nord est achévé quelques années après celui du sud, sous l'épiscopat de Bertrand de Chalençon.
12
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Le portail nord est construit au XIVe siècle, contrairement à ce que laisse penser la présence des armoiries de Bertrand de Chalençon (1457-1501) sur le
gâble.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Le portail nord est construit au XIVe siècle, contrairement à ce que laisse penser la présence des armoiries de Bertrand de Chalençon (1457-1501) sur le gâble.
13
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Malgré les destructions révolutionnaires, les vestiges de sculpture du
tympan permettent encore de deviner les contours d’un Couronnement de la
Vierge : la Vierge et le Christ sont assis sur un très beau banc ouvragé, encadré
par deux anges. Un autre ange volant au-dessus d’eux dans un ciel étoilé porte la
couronne destinée à la Vierge. Les dais surmontant les deux protagonistes et ceux
qui séparent les anges des voussures du portail sont autant de petites architectures
gothiques miniatures dont la finesse ne peut que faire regretter davantage la
destruction quasi complète des personnages à la Révolution.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Malgré les destructions révolutionnaires, les vestiges de sculpture du tympan permettent encore de deviner les contours d’un Couronnement de la Vierge : la Vierge et le Christ sont assis sur un très beau banc ouvragé, encadré par deux anges. Un autre ange volant au-dessus d’eux dans un ciel étoilé porte la couronne destinée à la Vierge. Les dais surmontant les deux protagonistes et ceux qui séparent les anges des voussures du portail sont autant de petites architectures gothiques miniatures dont la finesse ne peut que faire regretter davantage la destruction quasi complète des personnages à la Révolution.
14
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Rue Frayssinous.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Rue Frayssinous.
15
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Rue Frayssinous.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Rue Frayssinous.
16
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Rue Frayssinous.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Rue Frayssinous.
17
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>L’installation de François d’Estaing sur le siège épiscopal en 1504 ouvre une période faste pour la cathédrale avec : l’édification du clocher, véritable « menuiserie de pierres » réalisée par l’architecte Antoine Salvanh, et la création de l’impressionnante mise au tombeau commandée par le chanoine Gaillard Roux. Une statue de la Vierge s’élève au sommet du clocher. Elle est entourée de quatre personnages nommés « thuriféraires » (« qui portent un encensoir »).
Une inscription latine prend place au pied de la représentation de la Vierge : « Consummatum est 1526 », rappelant la fin de la construction de cette impressionnante tour.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
L’installation de François d’Estaing sur le siège épiscopal en 1504 ouvre une période faste pour la cathédrale avec : l’édification du clocher, véritable « menuiserie de pierres » réalisée par l’architecte Antoine Salvanh, et la création de l’impressionnante mise au tombeau commandée par le chanoine Gaillard Roux. Une statue de la Vierge s’élève au sommet du clocher. Elle est entourée de quatre personnages nommés « thuriféraires » (« qui portent un encensoir »). Une inscription latine prend place au pied de la représentation de la Vierge : « Consummatum est 1526 », rappelant la fin de la construction de cette impressionnante tour.
18
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Le clocher est à la fois massif et élégant. Le bas de la tour est de plan carré, et au fur et à mesure que l'on monte dans les étages, la forme en devient plus élaborée, avec l'apparition de tourelles d'angle ; enfin, le sommet est bâti selon un plan octogonal, d'un grand raffinement. Les étages supérieurs sont ornés d'une véritable menuiserie de pierre. On y trouve des niches abritant des statues de saints, des balustrades, des arcs trilobés ou quadrilobés, des pinacles... Un véritable répertoire de l'art gothique !
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Le clocher est à la fois massif et élégant. Le bas de la tour est de plan carré, et au fur et à mesure que l'on monte dans les étages, la forme en devient plus élaborée, avec l'apparition de tourelles d'angle ; enfin, le sommet est bâti selon un plan octogonal, d'un grand raffinement. Les étages supérieurs sont ornés d'une véritable menuiserie de pierre. On y trouve des niches abritant des statues de saints, des balustrades, des arcs trilobés ou quadrilobés, des pinacles... Un véritable répertoire de l'art gothique !
19
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Le clocher vu de la place d’Estaing. Avril 1510, le clocher de la cathédrale est en flammes ! La tour, bâtie au XIVe siècle, est dévorée par un gigantesque incendie. La flèche est détruite, les cloches fondent…
Face à cette catastrophe qui frappe son diocèse, l’évêque François d’Estaing prend la décision de faire bâtir un nouveau clocher. Un clocher plus haut, plus beau que le précédent, un clocher digne de la cathédrale dont on achève alors la construction…
Le chantier débute en 1513. L’œuvre est confiée au maître-maçon Antoine Salvanh et réunit une centaine d’ouvriers.
Treize années plus tard, la construction est achevée ! Un impressionnant et délicat campanile, véritable dentelle de pierre, veille désormais sur Rodez.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Le clocher vu de la place d’Estaing. Avril 1510, le clocher de la cathédrale est en flammes ! La tour, bâtie au XIVe siècle, est dévorée par un gigantesque incendie. La flèche est détruite, les cloches fondent… Face à cette catastrophe qui frappe son diocèse, l’évêque François d’Estaing prend la décision de faire bâtir un nouveau clocher. Un clocher plus haut, plus beau que le précédent, un clocher digne de la cathédrale dont on achève alors la construction… Le chantier débute en 1513. L’œuvre est confiée au maître-maçon Antoine Salvanh et réunit une centaine d’ouvriers. Treize années plus tard, la construction est achevée ! Un impressionnant et délicat campanile, véritable dentelle de pierre, veille désormais sur Rodez.
20
<center>Le clocher de la cathédrale </center>De nombreuses statues ornent le clocher de la cathédrale : parmi celles-ci, on peut remarquer une scène d’Annonciation, les représentations des apôtres ou encore l’évocation des premiers évêques de Rodez tels que saint Amans. Une statue de la Vierge s’élève au sommet du clocher. Elle est entourée de quatre personnages nommés « thuriféraires » (« qui portent un encensoir »).
Une inscription latine prend place au pied de la représentation de la Vierge : « Consummatum est 1526 », rappelant la fin de la construction de cette impressionnante tour.
Le clocher de la cathédrale
De nombreuses statues ornent le clocher de la cathédrale : parmi celles-ci, on peut remarquer une scène d’Annonciation, les représentations des apôtres ou encore l’évocation des premiers évêques de Rodez tels que saint Amans. Une statue de la Vierge s’élève au sommet du clocher. Elle est entourée de quatre personnages nommés « thuriféraires » (« qui portent un encensoir »). Une inscription latine prend place au pied de la représentation de la Vierge : « Consummatum est 1526 », rappelant la fin de la construction de cette impressionnante tour.
21
<center>Le clocher de la cathédrale </center>La statue de la Vierge entourée de quatre personnages thuriféraires » (« qui portent un encensoir »).
Le clocher de la cathédrale
La statue de la Vierge entourée de quatre personnages thuriféraires » (« qui portent un encensoir »).
22
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Mais la tour est également peuplée d’un véritable bestiaire fantastique où se mêlent gargouilles, créatures fabuleuses et animaux.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Mais la tour est également peuplée d’un véritable bestiaire fantastique où se mêlent gargouilles, créatures fabuleuses et animaux.
23
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Le chevet avec les absidioles du déambulatoire.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Le chevet avec les absidioles du déambulatoire.
24
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Le chevet.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Le chevet.
25
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Rythmé par de puissants contreforts et hérissé de gargouilles, le chevet de la cathédrale se dévoile depuis la petite place d’Estaing. En levant les yeux, on peut apercevoir les arcs-boutants, caractéristiques de l’architecture gothique, qui s’étirent sur les « planètes » (toits-terrasses).
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Rythmé par de puissants contreforts et hérissé de gargouilles, le chevet de la cathédrale se dévoile depuis la petite place d’Estaing. En levant les yeux, on peut apercevoir les arcs-boutants, caractéristiques de l’architecture gothique, qui s’étirent sur les « planètes » (toits-terrasses).
26
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Les gargouilles du chevet.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Les gargouilles du chevet.
27
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Les gargouilles servent avant tout à rejeter l’eau du long toit e de la cathédrale à plus d’un mètre du mur.
Cependant, dans l’imaginaire des hommes du Moyen Age, elles permettaient, par leur représentation monstrueuse, d’éloigner les mauvais esprits et autres fléaux qui menaçaient les villes.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Les gargouilles servent avant tout à rejeter l’eau du long toit e de la cathédrale à plus d’un mètre du mur. Cependant, dans l’imaginaire des hommes du Moyen Age, elles permettaient, par leur représentation monstrueuse, d’éloigner les mauvais esprits et autres fléaux qui menaçaient les villes.
28
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Les gargouilles du côté sud..
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Les gargouilles du côté sud..
29
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Les gargouilles du côté sud..
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Les gargouilles du côté sud..
30
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Sous l'épiscopat de Guillaume de la Tour d'Oliergues (1430-1457) est élevé le portail sud. Une importante commande est passée en 1448 au célèbre sculpteur et architecte lyonnais Jacques Morel. Mais celui-ci, malgré son engagement de demeurer à Rodez quatre mois par an durant les huit années prévues pour les travaux, est retenu ailleurs, notamment pour la réalisation des gisants de Charles 1er duc de Bourbon et d’Agnès de Bourgogne, son œuvre la plus fameuse. Le programme du portail est ambitieux : une centaine de sculptures était prévue en plus des groupes formant les scènes historiées. En 1456, le chantier n’est toujours pas achevé, un autre maître d’œuvre est recruté et les travaux durent
encore plusieurs années. La composition de la façade prend ici l’aspect d’un vaste retable. Elle exercera une influence durable sur l’architecture flamboyante
rouergate, sensible par exemple à l’église Saint-Jean d’Espalion.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Sous l'épiscopat de Guillaume de la Tour d'Oliergues (1430-1457) est élevé le portail sud. Une importante commande est passée en 1448 au célèbre sculpteur et architecte lyonnais Jacques Morel. Mais celui-ci, malgré son engagement de demeurer à Rodez quatre mois par an durant les huit années prévues pour les travaux, est retenu ailleurs, notamment pour la réalisation des gisants de Charles 1er duc de Bourbon et d’Agnès de Bourgogne, son œuvre la plus fameuse. Le programme du portail est ambitieux : une centaine de sculptures était prévue en plus des groupes formant les scènes historiées. En 1456, le chantier n’est toujours pas achevé, un autre maître d’œuvre est recruté et les travaux durent encore plusieurs années. La composition de la façade prend ici l’aspect d’un vaste retable. Elle exercera une influence durable sur l’architecture flamboyante rouergate, sensible par exemple à l’église Saint-Jean d’Espalion.
31
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
32
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Avec ses 100 m de longueur, 37 m de largeur et 30 m de hauteur sous clef de voûte, la cathédrale Notre-Dame de Rodez est impressionnante. Contrairement aux cathédrales classiques, la façade occidentale de Notre-Dame de Rodez est fermée, aucune entrée. Et depuis toujours, à l’intérieur, deux autels se font face : 
• l’autel paroissial (ici)
• l’autel réservé au chapitre des chanoines et, par extension, au clergé en général.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Avec ses 100 m de longueur, 37 m de largeur et 30 m de hauteur sous clef de voûte, la cathédrale Notre-Dame de Rodez est impressionnante. Contrairement aux cathédrales classiques, la façade occidentale de Notre-Dame de Rodez est fermée, aucune entrée. Et depuis toujours, à l’intérieur, deux autels se font face : • l’autel paroissial (ici) • l’autel réservé au chapitre des chanoines et, par extension, au clergé en général.
33
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>L’autel réservé au chapitre des chanoines et, par extension, au clergé en général. Au pied des colonnes en faisceaux du chœur est élevée de 1478 à 1488, une autre cathédrale de bois, les stalles, parée de sculptures de chêne, œuvre du menuisier André Sulpice
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
L’autel réservé au chapitre des chanoines et, par extension, au clergé en général. Au pied des colonnes en faisceaux du chœur est élevée de 1478 à 1488, une autre cathédrale de bois, les stalles, parée de sculptures de chêne, œuvre du menuisier André Sulpice
34
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>L’autel paroissial.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
L’autel paroissial.
35
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>La rosace de la façade ouest.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
La rosace de la façade ouest.
36
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>L'Assomption de la Vierge et les douze apôtres du ruthénois Laurent Bassot en 1662, récemment restaurée, provenant de la chapelle du château d'Ortholès.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
L'Assomption de la Vierge et les douze apôtres du ruthénois Laurent Bassot en 1662, récemment restaurée, provenant de la chapelle du château d'Ortholès.
37
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Les stalles richement sculptées et décorées, réalisées par l’atelier du maître sculpteur André Sulpice (Marvejols en Gévaudan), de 1478 à 1488. Des statues de saints sont notamment sculptées dans le bois. On admire ce travail incroyablement bien conservé. Près de quatre-vingt sièges ouvragés et alignés, répartis sur deux niveaux, séparés de hauts
accoudoirs et surmontés de dais architecturés, traduisent l’importance du lieu
destiné à l’évêque et à son chapitre. Les chanoines s’y « installaient » littéralement :
ils prenaient place dans les stalles pour les offices.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Les stalles richement sculptées et décorées, réalisées par l’atelier du maître sculpteur André Sulpice (Marvejols en Gévaudan), de 1478 à 1488. Des statues de saints sont notamment sculptées dans le bois. On admire ce travail incroyablement bien conservé. Près de quatre-vingt sièges ouvragés et alignés, répartis sur deux niveaux, séparés de hauts accoudoirs et surmontés de dais architecturés, traduisent l’importance du lieu destiné à l’évêque et à son chapitre. Les chanoines s’y « installaient » littéralement : ils prenaient place dans les stalles pour les offices.
38
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
39
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Les représentations de la Vierge (ici) et de l’archange Gabriel sacralisent l’espace dès l’entrée.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Les représentations de la Vierge (ici) et de l’archange Gabriel sacralisent l’espace dès l’entrée.
40
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>L’archange Gabriel
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
L’archange Gabriel
41
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>À l’autre extrémité près du maître-autel, la stalle épiscopale appelée cathèdre se distingue par son ornementation et sa très haute flèche surmontée d’un ange.  La Vierge sculptée dans les années 1370,  exposée sur l’autel majeur paraît étonnamment humaine et fragile. Elle regarde l’Enfant assis sur son bras avec une infinie tendresse. L’Enfant lui-même est représenté dans une attitude très naturelle : il caresse la joue de sa mère et semble jouer innocemment avec un oiseau parfois identifié comme un chardonneret, évocation de la Passion du Christ.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
À l’autre extrémité près du maître-autel, la stalle épiscopale appelée cathèdre se distingue par son ornementation et sa très haute flèche surmontée d’un ange. La Vierge sculptée dans les années 1370, exposée sur l’autel majeur paraît étonnamment humaine et fragile. Elle regarde l’Enfant assis sur son bras avec une infinie tendresse. L’Enfant lui-même est représenté dans une attitude très naturelle : il caresse la joue de sa mère et semble jouer innocemment avec un oiseau parfois identifié comme un chardonneret, évocation de la Passion du Christ.
42
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Devant l’autel, le tombeau du Bienheureux François d’Estaing rappelle que ce grand évêque du diocèse, qui a fait construire le clocher, était très proche et très  aimé de son peuple, en particulier des pauvres. Le vitrail représente la Cène.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Devant l’autel, le tombeau du Bienheureux François d’Estaing rappelle que ce grand évêque du diocèse, qui a fait construire le clocher, était très proche et très aimé de son peuple, en particulier des pauvres. Le vitrail représente la Cène.
43
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Entrée sud.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Entrée sud.
44
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Dans les églises et cathédrales où la présence d'un clergé assujetti à des offices particuliers, rendait nécessaire une séparation entre le chœur et la nef réservés aux fidèles, la clôture prit la forma d'un portique du haut duquel les lectures étaient faites. A Rodez, c’est entre 1468 à 1478 que fut sculpté la jubé, sous l'épiscopat de Bertrand de Chalançon dont il porte le blason. On l'attribue aux maîtres Thibaut Sonier, Guillaume Desfosses et Pierre Viguier, sculpteurs du portail Sud. Sa partie
basse est composée de trois arcades qui abritaient une porte centrale et deux autels
latéraux vers la nef.
Il était orné de 38 statues et d'un grand christ. On sait que las jubés furent décriés par la Concile de Trente (1834 -1549), ce qui amènera la disparition d'une centaine d'entre eux. Le jubé de Rodez a été dépouillé de sa statuaire pendant la révolution.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Dans les églises et cathédrales où la présence d'un clergé assujetti à des offices particuliers, rendait nécessaire une séparation entre le chœur et la nef réservés aux fidèles, la clôture prit la forma d'un portique du haut duquel les lectures étaient faites. A Rodez, c’est entre 1468 à 1478 que fut sculpté la jubé, sous l'épiscopat de Bertrand de Chalançon dont il porte le blason. On l'attribue aux maîtres Thibaut Sonier, Guillaume Desfosses et Pierre Viguier, sculpteurs du portail Sud. Sa partie basse est composée de trois arcades qui abritaient une porte centrale et deux autels latéraux vers la nef. Il était orné de 38 statues et d'un grand christ. On sait que las jubés furent décriés par la Concile de Trente (1834 -1549), ce qui amènera la disparition d'une centaine d'entre eux. Le jubé de Rodez a été dépouillé de sa statuaire pendant la révolution.
45
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Le jubé. L’ensemble est remarquable par l’architecture fine de ses parties hautes, avec des voûtes sexpartites très ornées
complétées par le vocabulaire ornemental propre au gothique flamboyant : feuilles , pinacles…
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Le jubé. L’ensemble est remarquable par l’architecture fine de ses parties hautes, avec des voûtes sexpartites très ornées complétées par le vocabulaire ornemental propre au gothique flamboyant : feuilles , pinacles…
46
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Entrée sud.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Entrée sud.
47
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Chapelle St-Arthemon.
Anciennement placée sous le vocable de St-Eutrope, cette chapelle est dédiée à l’Annonciation lorsque, vers 1465, le chapitre Cathédrale la concède à Georges Vigouroux.
C'est à ce noble que l'on doit commande de la niche ouvragée, et du groupe de l'Annonciation figurant, l'annonce par l'ange Gabriel à Marie qu'elle deviendrait la mère du Messie.
En mars 1480, dans son testament, Georges Vigouroux dont on lit sur le décor : blasons, initiales et chiffres, demande à être inhumé ici-même. Les dates permettent d'attribuer la sculpture à l'atelier de Viguier,
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Chapelle St-Arthemon. Anciennement placée sous le vocable de St-Eutrope, cette chapelle est dédiée à l’Annonciation lorsque, vers 1465, le chapitre Cathédrale la concède à Georges Vigouroux. C'est à ce noble que l'on doit commande de la niche ouvragée, et du groupe de l'Annonciation figurant, l'annonce par l'ange Gabriel à Marie qu'elle deviendrait la mère du Messie. En mars 1480, dans son testament, Georges Vigouroux dont on lit sur le décor : blasons, initiales et chiffres, demande à être inhumé ici-même. Les dates permettent d'attribuer la sculpture à l'atelier de Viguier, "Maître-imagier” du portail Sud. Le groupe sculpté ayant été probablement mis à l'abri durant les troubles révolutionnaires, on en perd alors la trace. C'est à Louis Bousquet que l'on doit l'hypothèse du transfert du groupe sculpté à Inières, Commune de Ste-Radegonde, près Rodez. Là se trouve une œuvre originale exceptiomelle. C'est à l'initiative des Amis de la Cathédrale que l'on doit le moulage qui, depuis le 5 Juillet 1993, rétablit l'affectation traditionnelle de cette chapelle. Au XIXème siècle, Mgr Giraud, Evêque de Rodez, organise le transfert des reliques de St-Arthémon offertes à la Cathédrale de Rodez par le Pape Grégoire XVI. Ces reliques sont contenues dans une grande châsse en bois doré. à droite
48
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Vitrail pour commémorer l'inauguration des reliques de saint Arthemon, données par S.S. Grégoire XVI. En haut, saint Arthemon et le pape Grégoire XVI.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Vitrail pour commémorer l'inauguration des reliques de saint Arthemon, données par S.S. Grégoire XVI. En haut, saint Arthemon et le pape Grégoire XVI.
49
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>L’ensemble est surmonté d’une galerie éclairée qui ceinture le haut de la cathédrale, appelée le triforium. Fermé au public, ce couloir se situe au même niveau que les « planètes » extérieures, les terrasses.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
L’ensemble est surmonté d’une galerie éclairée qui ceinture le haut de la cathédrale, appelée le triforium. Fermé au public, ce couloir se situe au même niveau que les « planètes » extérieures, les terrasses.
50
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Collatéral nord.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Collatéral nord.
51
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>À l'origine, l'orgue, de la cathédrale Notre Dame, de Rodez était du Facteur d'orgue parisien «Jean Baptiste Stoltz», de style pré-romantique (fin du XVIe siècle et début du XVIIe siècle). Un document daté du 23 novembre 1629 donne le nom du facteur d'orgue Antoine Vernholes, de Poitiers, avec le concours de Raymond Gusmond, maître sculpteur de Périgueux, qui a réalisé le buffet. Les travaux ont commencé en 1628 avec la participation de Germain Cayron, de Rodez, pour la décoration de la tribune. Les travaux ont été achevés en 1631.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
À l'origine, l'orgue, de la cathédrale Notre Dame, de Rodez était du Facteur d'orgue parisien «Jean Baptiste Stoltz», de style pré-romantique (fin du XVIe siècle et début du XVIIe siècle). Un document daté du 23 novembre 1629 donne le nom du facteur d'orgue Antoine Vernholes, de Poitiers, avec le concours de Raymond Gusmond, maître sculpteur de Périgueux, qui a réalisé le buffet. Les travaux ont commencé en 1628 avec la participation de Germain Cayron, de Rodez, pour la décoration de la tribune. Les travaux ont été achevés en 1631.
52
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Impressionnant par ses dimensions (plus de 20 m de hauteur), et par la richesse de son ornementation, le buffet du grand orgue est l’oeuvre des ébénistes Raymond Gusmond, de Périgueux, et Germain Cayron, de Rodez. Ses boiseries sculptées de 1628 à 1631 ont retrouvé, lors de la restauration de 1986, leur teinte claire et dorée d’origine, celle du noyer naturel ciré dans lequel elles sont entièrement fabriquées. Des statues couronnent les tourelles : la Vierge-Mère au centre, entourée des évêques St-Martial et St-Amans, évangélisateurs et patrons du diocèse. L'archaïsme du vêtement de la Vierge et le style gothique des pinacles à crochets qui surmontent les triangles indiquent des remplois de l'orgue précédent, probablement construit au XVIème siècle.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Impressionnant par ses dimensions (plus de 20 m de hauteur), et par la richesse de son ornementation, le buffet du grand orgue est l’oeuvre des ébénistes Raymond Gusmond, de Périgueux, et Germain Cayron, de Rodez. Ses boiseries sculptées de 1628 à 1631 ont retrouvé, lors de la restauration de 1986, leur teinte claire et dorée d’origine, celle du noyer naturel ciré dans lequel elles sont entièrement fabriquées. Des statues couronnent les tourelles : la Vierge-Mère au centre, entourée des évêques St-Martial et St-Amans, évangélisateurs et patrons du diocèse. L'archaïsme du vêtement de la Vierge et le style gothique des pinacles à crochets qui surmontent les triangles indiquent des remplois de l'orgue précédent, probablement construit au XVIème siècle.
53
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Seules les armoiries de l’évêque Bemadin de Comeilhan (1614-1645) et du Chapitre de Rodez, situées tout en haut des grandes tourelles, portent les traces d'une polychromie aux couleurs vives, vert et rouge, qui n'a jamais couvert tout l'ensemble.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Seules les armoiries de l’évêque Bemadin de Comeilhan (1614-1645) et du Chapitre de Rodez, situées tout en haut des grandes tourelles, portent les traces d'une polychromie aux couleurs vives, vert et rouge, qui n'a jamais couvert tout l'ensemble.
54
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Chaire du chœur paroissial néo baroque XIX en plâtre figurant le triomphe de la foi. Un atlante souient la chaire.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Chaire du chœur paroissial néo baroque XIX en plâtre figurant le triomphe de la foi. Un atlante souient la chaire.
55
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Chaire du chœur paroissial néo baroque XIX en plâtre figurant le triomphe de la foi.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Chaire du chœur paroissial néo baroque XIX en plâtre figurant le triomphe de la foi.
56
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Mis en place le 3 mai 2006 dans la chapelle Sainte-Elisabeth de la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption, ce vitrail est un « don des prisonniers de guerre 1939-1945 ». Il a été réalisé par l’atelier d’Olivier Juteau de Chartres, sur les cartons du peintre David Pons. La colombe symbole d’espérance et de foi surplombe l’oeuvre qui se scinde ensuite en deux. A gauche, Sainte Foy de Conques délivre les prisonniers de leurs chaînes / La Libération. La partie droite représente le clocher de la cathédrale Notre-Dame de Rodez, symbole de l’attente ardente et fervente de la délivrance et du retour prière des mères, des épouses, des enfants. Viennent en dessous, la vie des prisonniers dans les camps, puis les bataillons aveyronnais pris à Dunkerque (1940) dans l’attente de l’embarquement pour l’Angleterre.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Mis en place le 3 mai 2006 dans la chapelle Sainte-Elisabeth de la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption, ce vitrail est un « don des prisonniers de guerre 1939-1945 ». Il a été réalisé par l’atelier d’Olivier Juteau de Chartres, sur les cartons du peintre David Pons. La colombe symbole d’espérance et de foi surplombe l’oeuvre qui se scinde ensuite en deux. A gauche, Sainte Foy de Conques délivre les prisonniers de leurs chaînes / La Libération. La partie droite représente le clocher de la cathédrale Notre-Dame de Rodez, symbole de l’attente ardente et fervente de la délivrance et du retour prière des mères, des épouses, des enfants. Viennent en dessous, la vie des prisonniers dans les camps, puis les bataillons aveyronnais pris à Dunkerque (1940) dans l’attente de l’embarquement pour l’Angleterre.
57
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Dû aux mêmes artistes en 2011, le vitrail complémentaire de la chapelle suivante
honore la vaillance des femmes pendant la période
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Dû aux mêmes artistes en 2011, le vitrail complémentaire de la chapelle suivante honore la vaillance des femmes pendant la période
58
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Donation du rosaire d'Émile Thibaud, 1860.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Donation du rosaire d'Émile Thibaud, 1860.
59
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
60
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
61
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>En 2003, l’artiste franco-suisse Stéphane Belzère réalise les vitraux de sept baies des chapelles du déambulatoire en utilisant une iconographie religieuse dans le style contemporain mais figuratif.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
En 2003, l’artiste franco-suisse Stéphane Belzère réalise les vitraux de sept baies des chapelles du déambulatoire en utilisant une iconographie religieuse dans le style contemporain mais figuratif.
62
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Chapelle Saint Michel. Cette baie concerne la série des sacrements : trois sacrements principaux, le baptême, la confirmation et l’eucharistie ainsi que le sacrement des malades, la pénitence et le mariage, l’ensemble devant se situer sous la représentation du Christ. L’artiste propose de représenter les sacrements par le langage des signes. L’ensemble est irrigué par le sang du Christ, symbolisé par la représentation de la structure sanguine. Les sacrements de l'Eglise irriguent l’humanité qui les reçoit. Ces 7 sacrements de l’Eglise sont signifiés par le positionnement de la main du ministre de l’Eglise.
Par exemple, une main qui verse de l’eau sur la tête signifie le baptême... des mains autour d’un pain évoquent l’Eucharistie.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Chapelle Saint Michel. Cette baie concerne la série des sacrements : trois sacrements principaux, le baptême, la confirmation et l’eucharistie ainsi que le sacrement des malades, la pénitence et le mariage, l’ensemble devant se situer sous la représentation du Christ. L’artiste propose de représenter les sacrements par le langage des signes. L’ensemble est irrigué par le sang du Christ, symbolisé par la représentation de la structure sanguine. Les sacrements de l'Eglise irriguent l’humanité qui les reçoit. Ces 7 sacrements de l’Eglise sont signifiés par le positionnement de la main du ministre de l’Eglise. Par exemple, une main qui verse de l’eau sur la tête signifie le baptême... des mains autour d’un pain évoquent l’Eucharistie.
63
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Chapelle N. Dame des Grâces. Présentée par l’artiste pour le concours, cette baie devait être à l’origine consacrée à l’enfance de Jésus.
Etant donné l’évolution de la commande et afin de rester cohérent avec l’ensemble, le thème initial de l’Enfance du Christ et de la Sainte Famille a été abandonné au profit de la Résurrection et de l’Incarnation. La puissance de l'amour, de la lumière (le rouge) entaché de grisailles (les ténèbres), signifie ce combat des ténèbres et de la lumière qui cohabitent en ce monde.
Peu à peu le rouge s’éclaircit et le blanc apparaît, et notre regard est attiré par la puissance éblouissante de la lumière. Longue montée qui conduit jusqu'au-delà de nous-mêmes.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Chapelle N. Dame des Grâces. Présentée par l’artiste pour le concours, cette baie devait être à l’origine consacrée à l’enfance de Jésus. Etant donné l’évolution de la commande et afin de rester cohérent avec l’ensemble, le thème initial de l’Enfance du Christ et de la Sainte Famille a été abandonné au profit de la Résurrection et de l’Incarnation. La puissance de l'amour, de la lumière (le rouge) entaché de grisailles (les ténèbres), signifie ce combat des ténèbres et de la lumière qui cohabitent en ce monde. Peu à peu le rouge s’éclaircit et le blanc apparaît, et notre regard est attiré par la puissance éblouissante de la lumière. Longue montée qui conduit jusqu'au-delà de nous-mêmes.
64
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>•	Aujourd’hui, des vitraux anciens et d’autres plus modernes cohabitent dans cet environnement religieux authentique.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
• Aujourd’hui, des vitraux anciens et d’autres plus modernes cohabitent dans cet environnement religieux authentique.
65
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Chapelle Sainte Agnès. L’église de Rodez au fil du temps. La composition fait écho au décor peint des élévations de la Chapelle.
Le traitement du fond, sur lequel repose les personnages, est dynamisé par un réseau constitué d’un schéma du système nerveux.
En échos aux décors peints de la chapelle : Sainte Agnès, martyre du 4ème siècle et St Blaise vénéré dans le diocèse de Rodez comme guérisseur des personnes et des animaux.
Au centre du vitrail, St Amans, premier évêque du diocèse et St Martial, vénéré en Rouergue : il aurait traversé le diocèse au cours d’un voyage.
Dans l’Ancien Testament, Isaïe scié en deux dans un tronc d’arbre et Jérémie tenant un livre à la main, l’histoire de l’Eglise est marquée par de grandes figures : Prophètes, Saints, Martyrs. Les évêques assurent la continuité et la tradition apostolique.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Chapelle Sainte Agnès. L’église de Rodez au fil du temps. La composition fait écho au décor peint des élévations de la Chapelle. Le traitement du fond, sur lequel repose les personnages, est dynamisé par un réseau constitué d’un schéma du système nerveux. En échos aux décors peints de la chapelle : Sainte Agnès, martyre du 4ème siècle et St Blaise vénéré dans le diocèse de Rodez comme guérisseur des personnes et des animaux. Au centre du vitrail, St Amans, premier évêque du diocèse et St Martial, vénéré en Rouergue : il aurait traversé le diocèse au cours d’un voyage. Dans l’Ancien Testament, Isaïe scié en deux dans un tronc d’arbre et Jérémie tenant un livre à la main, l’histoire de l’Eglise est marquée par de grandes figures : Prophètes, Saints, Martyrs. Les évêques assurent la continuité et la tradition apostolique.
66
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>L'entrée monumentale de la sacristie située dans une
chapelle du chevet au nord,  commandée par Georges d’Armagnac vers 1530. Au-desu, euf niches sont surmontées de coquilles et séparées par des
pilastres. Le garde-corps crénelé de la tribune, portée par une voûte à caissons, est décoré d’une horloge à gauche, des armoiries de Georges d’Armagnac et du
chapitre au centre, et à droite du monogramme du Christ IHS martelé au centre d’un soleil.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
L'entrée monumentale de la sacristie située dans une chapelle du chevet au nord, commandée par Georges d’Armagnac vers 1530. Au-desu, euf niches sont surmontées de coquilles et séparées par des pilastres. Le garde-corps crénelé de la tribune, portée par une voûte à caissons, est décoré d’une horloge à gauche, des armoiries de Georges d’Armagnac et du chapitre au centre, et à droite du monogramme du Christ IHS martelé au centre d’un soleil.
67
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>L'entrée monumentale de la sacristie. es archivoltes et l’ébrasement de l’arc sont
ornés de fines sculptures issues du répertoire décoratif antiquisant : guirlandes, feuillages, arabesques…
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
L'entrée monumentale de la sacristie. es archivoltes et l’ébrasement de l’arc sont ornés de fines sculptures issues du répertoire décoratif antiquisant : guirlandes, feuillages, arabesques…
68
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Somptueux tombeau et gisant de monseigneur Jean-François Croizier sculpté par Ribier en 1859.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Somptueux tombeau et gisant de monseigneur Jean-François Croizier sculpté par Ribier en 1859.
69
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Armes de Mgr Charles Challiol, évêque de Rodez et Vabres, né en 1872, évêque de Rodez en 1925, mort en 1948.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Armes de Mgr Charles Challiol, évêque de Rodez et Vabres, né en 1872, évêque de Rodez en 1925, mort en 1948.
70
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
71
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>En haut, Notre-Dame des Indes, de Laurent Lachaize.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
En haut, Notre-Dame des Indes, de Laurent Lachaize.
72
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Chapelle du Sacré Cœur, ornée et voûtée au frais de Gilbert de Cantobre, évêque de Rodez (1339-1348). Les fresques de la voûte représentent le Christ en majesté, entouré par les quatre évangélistes, qu'accompagnent leurs symboles respectifs.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Chapelle du Sacré Cœur, ornée et voûtée au frais de Gilbert de Cantobre, évêque de Rodez (1339-1348). Les fresques de la voûte représentent le Christ en majesté, entouré par les quatre évangélistes, qu'accompagnent leurs symboles respectifs.
73
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Chapelle du Sacré Cœur. Le grand tombeau fut ciselé du vivant même du prélat, et le visage est sans doute ressemblant, bien que légèrement mutilé sous la révolution. Le défunt est vêtu des ornements pontificaux, sous un dais ogival d'une grande richesse.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Chapelle du Sacré Cœur. Le grand tombeau fut ciselé du vivant même du prélat, et le visage est sans doute ressemblant, bien que légèrement mutilé sous la révolution. Le défunt est vêtu des ornements pontificaux, sous un dais ogival d'une grande richesse.
74
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Chapelle du Sacré Cœur. Au-dessus du tombeau, une ancienne table d'autel en marbre blanc au décor hispano-mauresque (Xème siècle) provient de l'ancienne cathédrale romane, et fut utilisée comme retable en 1525. Une zone centrale lisse est entourée d'un rebord décoré, fait d'arceaux et de bandeaux. On la doit à un certain évêque Deusdedit (épiscope de 961 à 1004). Son style l'apparente à d'autres autels du IXe et du Xe siècle conservés dans l'Hérault, et laisse supposer une influence byzantine. En 1662, elle a été peinte d'une Vierge à l'enfant sur l'ordre des chapelains de la cathédrale. Elle est nimbée de rayons en forme de flammes, et accompagné de deux anges porteurs de lys.
Guillaume d'Ortolan, (1396-1416) autre évêque de Rodez est inhumé dans la même chapelle.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Chapelle du Sacré Cœur. Au-dessus du tombeau, une ancienne table d'autel en marbre blanc au décor hispano-mauresque (Xème siècle) provient de l'ancienne cathédrale romane, et fut utilisée comme retable en 1525. Une zone centrale lisse est entourée d'un rebord décoré, fait d'arceaux et de bandeaux. On la doit à un certain évêque Deusdedit (épiscope de 961 à 1004). Son style l'apparente à d'autres autels du IXe et du Xe siècle conservés dans l'Hérault, et laisse supposer une influence byzantine. En 1662, elle a été peinte d'une Vierge à l'enfant sur l'ordre des chapelains de la cathédrale. Elle est nimbée de rayons en forme de flammes, et accompagné de deux anges porteurs de lys. Guillaume d'Ortolan, (1396-1416) autre évêque de Rodez est inhumé dans la même chapelle.
75
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Chapelle du Sacré Cœur,
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Chapelle du Sacré Cœur,
76
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
77
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
78
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Clôture en pierre de la Chapelle de la réconciliation (Anciennement Saint-Raphael) commandée en 1526 – 1527.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Clôture en pierre de la Chapelle de la réconciliation (Anciennement Saint-Raphael) commandée en 1526 – 1527.
79
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
80
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
81
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
82
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>La Création du monde. L'eau. En bas, le magma initial ; en haut, toujours la représentation de Dieu ; au milieu, la montée de la Création, une croissance, une ascension, mais avec des embryons de vie.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
La Création du monde. L'eau. En bas, le magma initial ; en haut, toujours la représentation de Dieu ; au milieu, la montée de la Création, une croissance, une ascension, mais avec des embryons de vie.
83
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Chapelle Saint Antonin. Proposition de la commission d’art sacré du diocèse de Rodez.
« Le thème retenu doit figurer l’Eglise et le nouveau diocèse de Rodez avec l’évocation de ses lieux de pèlerinage ». L’artiste fait ici une contre-proposition : la chute des anges. Cette proposition de réfère à l'Apocalypse et peut évoquer les tentations de Saint Antoine tout en apportant un deuxième élément, le feu.
Michel l’archange chassa les mauvais anges. Michel dans un geste violent vers le bas précipite les mauvais anges dans le feu éternel.
La couleur rouge dominante fait penser au feu qui brûle, purifie et éclaire. Elle fait penser aussi à l’amour de Dieu.
Mais si l’on regarde bien, le mouvement comporte comme une remontée possible : cet homme en croix au fond du vitrail nous rappelle Jésus « descendu aux enfers, ressuscité le troisième jour et monté aux cieux ».
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Chapelle Saint Antonin. Proposition de la commission d’art sacré du diocèse de Rodez. « Le thème retenu doit figurer l’Eglise et le nouveau diocèse de Rodez avec l’évocation de ses lieux de pèlerinage ». L’artiste fait ici une contre-proposition : la chute des anges. Cette proposition de réfère à l'Apocalypse et peut évoquer les tentations de Saint Antoine tout en apportant un deuxième élément, le feu. Michel l’archange chassa les mauvais anges. Michel dans un geste violent vers le bas précipite les mauvais anges dans le feu éternel. La couleur rouge dominante fait penser au feu qui brûle, purifie et éclaire. Elle fait penser aussi à l’amour de Dieu. Mais si l’on regarde bien, le mouvement comporte comme une remontée possible : cet homme en croix au fond du vitrail nous rappelle Jésus « descendu aux enfers, ressuscité le troisième jour et monté aux cieux ».
84
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>L’air-le ciel. L’idée retenue est celle du flux de la lumière et de la vie. Les saints sont en état de suspension et d’ascension, apportant ainsi un troisième élément, l'air.
La coloration propose un équilibre entre tons chauds et froids en rapport avec la peinture murale de la chapelle. Les saints sont traités en silhouettes lumineuses et si la plupart sont anonymes, on peut reconnaître certains à leurs attributs ou parce que l’artiste s’est inspiré de représentations dans la peinture ancienne. A leurs attributs, on peut reconnaître tel ou tel saint : St Denys, évêque décapité comme St Hilarian vénéré à Espalion, Ste Agathe aux seins arrachés et St Michel terrassant le dragon et ce moine qui pourrait être le futur béatifié-le père Marie Eugène. Les personnages sont comme en suspension et en grappe : nous sommes dans un monde qui n’est pas le nôtre... la couleur jaune doré nous fait penser à l’or des deux, à la présence de Dieu. Remarquez combien la couleur du vitrail épouse celle des murs peints de la chapelle.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
L’air-le ciel. L’idée retenue est celle du flux de la lumière et de la vie. Les saints sont en état de suspension et d’ascension, apportant ainsi un troisième élément, l'air. La coloration propose un équilibre entre tons chauds et froids en rapport avec la peinture murale de la chapelle. Les saints sont traités en silhouettes lumineuses et si la plupart sont anonymes, on peut reconnaître certains à leurs attributs ou parce que l’artiste s’est inspiré de représentations dans la peinture ancienne. A leurs attributs, on peut reconnaître tel ou tel saint : St Denys, évêque décapité comme St Hilarian vénéré à Espalion, Ste Agathe aux seins arrachés et St Michel terrassant le dragon et ce moine qui pourrait être le futur béatifié-le père Marie Eugène. Les personnages sont comme en suspension et en grappe : nous sommes dans un monde qui n’est pas le nôtre... la couleur jaune doré nous fait penser à l’or des deux, à la présence de Dieu. Remarquez combien la couleur du vitrail épouse celle des murs peints de la chapelle.
85
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>La déposition de croix, œuvre de toute beauté date du début du XVe siècle et qui provient de l’atelier de sculpture de Belcastel (Aveyron). es anges portent les instruments de la passion de Jésus, de sa flagellation et de sa crucifixion. Les hommes déposent le corps dans le tombeau. Ne pouvant supporter la vue de son corps martyrisé, l’un d’eux détourne le regard. Les saintes femmes joignent leurs mains et saint Jean les croise sur sa poitrine pour demander son aide à Dieu. Marie-Madeleine les lève au cie. La Vierge Marie est littéralement couchée contre le corps de son fils, elle ne fait qu’un avec lui. Dans un ultime geste de tendresse elle approche ses lèvres de son visage.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
La déposition de croix, œuvre de toute beauté date du début du XVe siècle et qui provient de l’atelier de sculpture de Belcastel (Aveyron). es anges portent les instruments de la passion de Jésus, de sa flagellation et de sa crucifixion. Les hommes déposent le corps dans le tombeau. Ne pouvant supporter la vue de son corps martyrisé, l’un d’eux détourne le regard. Les saintes femmes joignent leurs mains et saint Jean les croise sur sa poitrine pour demander son aide à Dieu. Marie-Madeleine les lève au cie. La Vierge Marie est littéralement couchée contre le corps de son fils, elle ne fait qu’un avec lui. Dans un ultime geste de tendresse elle approche ses lèvres de son visage.
86
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>La terre. Le thème choisi concerne la représentation de l'arbre de Jessé illustrant la généalogie du Christ Stéphane Belzère a répondu strictement à la commande, évoquant le sommeil, le rêve.
Le ton général de la baie est rouge et vert et il évoque la terre.
Le songe de Booz au livre de Ruth
La généalogie de Jésus : de la terre au ciel « la terre ».
Dieu, situé au plus haut du vitrail, est créateur de l’homme et de la femme.
Et de là découle toute la généalogie de Jésus qui laissera apparaître Marie et Joseph presque à nos pieds.
Autant le personnage de Booz est bien dessiné, autant dans la grande bulle, image d’un chêne vert, les « images » sont floues ; il s’agit d’un songe.
« Et ce songe était tel, que Booz vit un chêne Qui sortit de son ventre
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
La terre. Le thème choisi concerne la représentation de l'arbre de Jessé illustrant la généalogie du Christ Stéphane Belzère a répondu strictement à la commande, évoquant le sommeil, le rêve. Le ton général de la baie est rouge et vert et il évoque la terre. Le songe de Booz au livre de Ruth La généalogie de Jésus : de la terre au ciel « la terre ». Dieu, situé au plus haut du vitrail, est créateur de l’homme et de la femme. Et de là découle toute la généalogie de Jésus qui laissera apparaître Marie et Joseph presque à nos pieds. Autant le personnage de Booz est bien dessiné, autant dans la grande bulle, image d’un chêne vert, les « images » sont floues ; il s’agit d’un songe. « Et ce songe était tel, que Booz vit un chêne Qui sortit de son ventre
87
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>En 1978 a été découvert sur le mur de clôture du chœur, côté déambulatoire et face à la chapelle de Tous-les-Saints, un cycle de peintures à la détrempe sur la Vie de saint Éloi. Les limites de la datation peut être fixée par la présence de lion, symbole héraldique de la maison d'Armagnac, comtes de Rodez jusqu'en 1473, et le fait que la travée du chœur où se trouvent ces peintures ait été réalisée à partir de 1449. Ancêtre de la bande dessinée, cette fresque nous rappelle que toute la cathédrale était peinte autrefois, comme en attestent de multiples traces. Ces peintures avaient un but décoratif et catéchétique.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
En 1978 a été découvert sur le mur de clôture du chœur, côté déambulatoire et face à la chapelle de Tous-les-Saints, un cycle de peintures à la détrempe sur la Vie de saint Éloi. Les limites de la datation peut être fixée par la présence de lion, symbole héraldique de la maison d'Armagnac, comtes de Rodez jusqu'en 1473, et le fait que la travée du chœur où se trouvent ces peintures ait été réalisée à partir de 1449. Ancêtre de la bande dessinée, cette fresque nous rappelle que toute la cathédrale était peinte autrefois, comme en attestent de multiples traces. Ces peintures avaient un but décoratif et catéchétique.
88
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Retable du Christ au Jardin des Oliviers. La composition sculptée prend place dans une profonde niche surmontée d’un arc souligné par une accolade entre deux pinacles. Au-dessus de
l’arc, une longue arcature flamboyante très ouvragée. Dans un paysage de rocaille, les apôtres Jacques, Pierre et Jean endormis occupent le premier plan de la composition. Au-dessus, le Christ est agenouillé en position
de prière, les mains jointes, le regard dirigé vers Dieu le Père qui lui apparaît dans le ciel, entouré d’anges qui portent les instruments de la Passion à venir. Le blason fleurdelisé porté par l’ange au centre de l’arc évoquerait Hélion Jouffroy qui pourrait être le commanditaire de l’œuvre, neveu de l’évêque d’Albi et chantre
de la cathédrale de Rodez de 1470 à 1515. Personnage érudit, il contribua à la fondation de deux couvents de Rodez au début du XVIe siècle : les Chartreux et les
Annonciades
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Retable du Christ au Jardin des Oliviers. La composition sculptée prend place dans une profonde niche surmontée d’un arc souligné par une accolade entre deux pinacles. Au-dessus de l’arc, une longue arcature flamboyante très ouvragée. Dans un paysage de rocaille, les apôtres Jacques, Pierre et Jean endormis occupent le premier plan de la composition. Au-dessus, le Christ est agenouillé en position de prière, les mains jointes, le regard dirigé vers Dieu le Père qui lui apparaît dans le ciel, entouré d’anges qui portent les instruments de la Passion à venir. Le blason fleurdelisé porté par l’ange au centre de l’arc évoquerait Hélion Jouffroy qui pourrait être le commanditaire de l’œuvre, neveu de l’évêque d’Albi et chantre de la cathédrale de Rodez de 1470 à 1515. Personnage érudit, il contribua à la fondation de deux couvents de Rodez au début du XVIe siècle : les Chartreux et les Annonciades
89
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Chapelle du Saint-Sépulcre. Pourtant chanoine de la cathédrale, Galhard Roux mène une vie de débauche
avant de se repentir et d’obtenir les faveurs de François d’Estaing. Pour inscrire ce changement dans la pierre, il commande le décor de cette chapelle
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Chapelle du Saint-Sépulcre. Pourtant chanoine de la cathédrale, Galhard Roux mène une vie de débauche avant de se repentir et d’obtenir les faveurs de François d’Estaing. Pour inscrire ce changement dans la pierre, il commande le décor de cette chapelle
90
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Chapelle du Saint-Sépulcre.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Chapelle du Saint-Sépulcre.
91
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Chapelle du Saint-Sépulcre. La clôture flamboyante qui la ferme
paraît avoir d’abord été destinée au chœur. Du côté de la chapelle, elle conserve quatre statuettes de sibylles, prophétesses de l’Antiquité dans les oracles desquelles l’Église médiévale a vu des annonces de la venue du Christ et de sa Passion. Elles prennent place autour d’un Christ de l’Ecce Homo, formule prononcée par Ponce Pilate lorsqu’il le présenta à la foule couronné d’épines et vêtu du manteau pourpre impérial en proclamant « voici l’homme » pour le tourner en dérision.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Chapelle du Saint-Sépulcre. La clôture flamboyante qui la ferme paraît avoir d’abord été destinée au chœur. Du côté de la chapelle, elle conserve quatre statuettes de sibylles, prophétesses de l’Antiquité dans les oracles desquelles l’Église médiévale a vu des annonces de la venue du Christ et de sa Passion. Elles prennent place autour d’un Christ de l’Ecce Homo, formule prononcée par Ponce Pilate lorsqu’il le présenta à la foule couronné d’épines et vêtu du manteau pourpre impérial en proclamant « voici l’homme » pour le tourner en dérision.
92
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Chapelle du Saint-Sépulcre. Christ de l’Ecce Homo, formule prononcée par Ponce Pilate lorsqu’il le présenta à la foule couronné d’épines et vêtu du manteau pourpre impérial en proclamant « voici l’homme » pour le tourner en dérision.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Chapelle du Saint-Sépulcre. Christ de l’Ecce Homo, formule prononcée par Ponce Pilate lorsqu’il le présenta à la foule couronné d’épines et vêtu du manteau pourpre impérial en proclamant « voici l’homme » pour le tourner en dérision.
93
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Dans la chapelle du Saint-Sépulcre, la troisième chapelle sud de la nef, côté sud, on trouve un ensemble sculpté représentant une mise au tombeau, sculpté en pierre polychrome, offerte par le chanoine Galhard Roux, en 1523. Le retable et l’autel sont en pierre polychrome. On remarque qu’ils sont à plusieurs reprises marqués des initiales et des armoiries du fondateur. Malgré la faible profondeur du retable, les lignes fuyantes de l’ébrasement et de la
voûte de la niche donnent une illusion de perspective importante qui dramatise la scène, effet renforcé par les poses et expressions très marquées des personnages.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Dans la chapelle du Saint-Sépulcre, la troisième chapelle sud de la nef, côté sud, on trouve un ensemble sculpté représentant une mise au tombeau, sculpté en pierre polychrome, offerte par le chanoine Galhard Roux, en 1523. Le retable et l’autel sont en pierre polychrome. On remarque qu’ils sont à plusieurs reprises marqués des initiales et des armoiries du fondateur. Malgré la faible profondeur du retable, les lignes fuyantes de l’ébrasement et de la voûte de la niche donnent une illusion de perspective importante qui dramatise la scène, effet renforcé par les poses et expressions très marquées des personnages.
94
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Chapelle du Saint-Sépulcre. On remarque qu’à plusieurs reprises  les initiales (G.R) et les armoiries (des roses et trois étoiles) du fondateur sont gravées.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Chapelle du Saint-Sépulcre. On remarque qu’à plusieurs reprises les initiales (G.R) et les armoiries (des roses et trois étoiles) du fondateur sont gravées.
95
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Chapelle du Saint-Sépulcre.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Chapelle du Saint-Sépulcre.
96
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Chapelle du Saint-Sépulcre.Le registre médian relate trois épisodes du cycle de la Résurrection de gauche à
droite : la Descente aux Limbes, l’apparition à Marie-Madeleine et l’Incrédulité de saint Thomas. La date de 1523, portée sur le pilastre à gauche tout en haut, indique probablement le moment de l’achèvement de cette œuvre.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Chapelle du Saint-Sépulcre.Le registre médian relate trois épisodes du cycle de la Résurrection de gauche à droite : la Descente aux Limbes, l’apparition à Marie-Madeleine et l’Incrédulité de saint Thomas. La date de 1523, portée sur le pilastre à gauche tout en haut, indique probablement le moment de l’achèvement de cette œuvre.
97
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Chapelle du Saint-Sépulcre. Le Christ ressuscité sortant de son
tombeau, le pied posé sur un des soldats qui le gardait.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Chapelle du Saint-Sépulcre. Le Christ ressuscité sortant de son tombeau, le pied posé sur un des soldats qui le gardait.
98
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Chapelle du Saint-Sépulcre.Le
corps presque nu, livide, horizontal du Christ tranche avec les habits colorés des personnages debout autour. Seule touche de couleur sur ce corps blême se fondant avec le linceul, la plaie saignante. La main crispée du Christ annonce la raideur du cadavre auquel le fidèle est confronté.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Chapelle du Saint-Sépulcre.Le corps presque nu, livide, horizontal du Christ tranche avec les habits colorés des personnages debout autour. Seule touche de couleur sur ce corps blême se fondant avec le linceul, la plaie saignante. La main crispée du Christ annonce la raideur du cadavre auquel le fidèle est confronté.
99
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Chapelle du Saint-Sépulcre.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Chapelle du Saint-Sépulcre.
100
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Chapelle du Saint-Sépulcre.  Le sculpteur exprime l’émotion extrême des personnages par chacune de leurs attitudes : Marie, la mère, qu’il faut aider devant l’épreuve, le visage éploré et les mains jointes, priant face à l’insoutenable ; les saintes femmes toutes dévouées à la Vierge ; Madeleine contemplant tristement
ce corps meurtri qu’elle va parfumer pour l’ensevelissement ;
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Chapelle du Saint-Sépulcre. Le sculpteur exprime l’émotion extrême des personnages par chacune de leurs attitudes : Marie, la mère, qu’il faut aider devant l’épreuve, le visage éploré et les mains jointes, priant face à l’insoutenable ; les saintes femmes toutes dévouées à la Vierge ; Madeleine contemplant tristement ce corps meurtri qu’elle va parfumer pour l’ensevelissement ;
101
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Chapelle du Saint-Sépulcre. Saint Jean tenant la couronne d’épines et qui peine à regarder ce visage qu’il a sous ses yeux. Joseph
d’Arimathie, au riche costume et à l’aumônière à la ceinture, tient une extrémité du linceul.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Chapelle du Saint-Sépulcre. Saint Jean tenant la couronne d’épines et qui peine à regarder ce visage qu’il a sous ses yeux. Joseph d’Arimathie, au riche costume et à l’aumônière à la ceinture, tient une extrémité du linceul.
102
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Chapelle du Saint-Sépulcre. Nicodème, en habit de pèlerin face à Arimathie.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Chapelle du Saint-Sépulcre. Nicodème, en habit de pèlerin face à Arimathie.
103
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Chapelle du Saint-Sépulcre. La date de 1523, portée sur le pilastre à gauche tout en haut, indique probablement le moment de l’achèvement de cette œuvre.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Chapelle du Saint-Sépulcre. La date de 1523, portée sur le pilastre à gauche tout en haut, indique probablement le moment de l’achèvement de cette œuvre.
104
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Chapelle du Saint-Sépulcre.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Chapelle du Saint-Sépulcre.
105
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Décapitation d'une martyre.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Décapitation d'une martyre.
106
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Le Souper à Emmaüs. Repas du Christ avec deux disciples à Emmaüs, après sa résurrection et décrit dans l'évangile selon saint Luc.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Le Souper à Emmaüs. Repas du Christ avec deux disciples à Emmaüs, après sa résurrection et décrit dans l'évangile selon saint Luc.
107
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>Retable de l’ange gardien de Gabriel Gadaluenc. 1688. Les deux grandes toiles latérales proposent à gauche, une Annonciation de 1691 de Joseph Poujol, à droite, l'ange Raphaël, lors du voyage de Tobie. Dans la partie supérieure, une statue de Saint-Michel.
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
Retable de l’ange gardien de Gabriel Gadaluenc. 1688. Les deux grandes toiles latérales proposent à gauche, une Annonciation de 1691 de Joseph Poujol, à droite, l'ange Raphaël, lors du voyage de Tobie. Dans la partie supérieure, une statue de Saint-Michel.
108
<center>La cathédrale Notre-Dame de Rodez</center>En bas, sainte Marie Madeleine et saint Antoine ?
La cathédrale Notre-Dame de Rodez
En bas, sainte Marie Madeleine et saint Antoine ?
109
<center>Le palais Episcopal </center>Boulevard d’Estourmel. Le Cardinal Georges d'Armagnac, engage la construction des arcades «renaissances» soutenant la grande terrasse. Au bout, la tour Corbières, vestige du système de défense de la ville.
Le palais Episcopal
Boulevard d’Estourmel. Le Cardinal Georges d'Armagnac, engage la construction des arcades «renaissances» soutenant la grande terrasse. Au bout, la tour Corbières, vestige du système de défense de la ville.
110
<center>Le palais Episcopal </center>Palais Episcopal propriété du Conseil Départemental de l'Aveyron.
Le palais Episcopal occupe ce site depuis le XV° siècle. Il fut d'abord édifié entre la cathédrale et la «tour Corbières» (1445) par Mgr Bertrand de Chalençon.
Ce premier palais s'appuie sur le rempart, en lien direct avec la cathédrale par la porte Saint Martial (démolie au XIXe siècle).
En 1515 Mgr François d'Estaing l'agrandit en construisant la haute « tour carré ». Son successeur, le Cardinal Georges d'Armagnac, engage la construction des arcades «renaissances» soutenant la grande terrasse. C'est Mgr Jacques de Corneilhan qui finira ces travaux: En 1589 le palais est détruit par les Ruthénois durant la guerre civile.
Le palais Episcopal
Palais Episcopal propriété du Conseil Départemental de l'Aveyron. Le palais Episcopal occupe ce site depuis le XV° siècle. Il fut d'abord édifié entre la cathédrale et la «tour Corbières» (1445) par Mgr Bertrand de Chalençon. Ce premier palais s'appuie sur le rempart, en lien direct avec la cathédrale par la porte Saint Martial (démolie au XIXe siècle). En 1515 Mgr François d'Estaing l'agrandit en construisant la haute « tour carré ». Son successeur, le Cardinal Georges d'Armagnac, engage la construction des arcades «renaissances» soutenant la grande terrasse. C'est Mgr Jacques de Corneilhan qui finira ces travaux: En 1589 le palais est détruit par les Ruthénois durant la guerre civile.
111
<center>Le palais Episcopal </center>En 1694, Mgr Philippe de Lusignan entreprend la construction d’un nouveau palais, de style Louis XIII, suivant une nouvelle orientation perpendiculaire au rempart.
En 1722 Mgr Jean Armand de la Vove de Tourouve poursuit l'aménagement en construisant les ailes en retours qui vont clôturer la cour d'honneur. Il aménage aussi le grand jardin « à la française » qui s'étend alors jusqu'au grand séminaire (actuel collège Fabre).
La Révolution française chasse l'Evêque, transforme le palais en Hôtel de Préfecture et la «tour Corbières» en prison (le «chouan» Charrier y serra emprisonné avant d'être guillotiné). En 1822. Le palais est rendu à l'Evêque. En 1871 ce sont les derniers grands travaux, dus à Mgr Ernest Bourret, avec l'aménagement des combles et la construction des pavillons finissants ainsi la symétrie de la cour d'honneur.
Le palais Episcopal
En 1694, Mgr Philippe de Lusignan entreprend la construction d’un nouveau palais, de style Louis XIII, suivant une nouvelle orientation perpendiculaire au rempart. En 1722 Mgr Jean Armand de la Vove de Tourouve poursuit l'aménagement en construisant les ailes en retours qui vont clôturer la cour d'honneur. Il aménage aussi le grand jardin « à la française » qui s'étend alors jusqu'au grand séminaire (actuel collège Fabre). La Révolution française chasse l'Evêque, transforme le palais en Hôtel de Préfecture et la «tour Corbières» en prison (le «chouan» Charrier y serra emprisonné avant d'être guillotiné). En 1822. Le palais est rendu à l'Evêque. En 1871 ce sont les derniers grands travaux, dus à Mgr Ernest Bourret, avec l'aménagement des combles et la construction des pavillons finissants ainsi la symétrie de la cour d'honneur.
112
<center>Le palais Episcopal </center>La tour de Guet, puis la tour d'Estaing et aujoud'hui la tour carrée construite par François d'Estaing dans laquelle il a logé ses officiers.
Le palais Episcopal
La tour de Guet, puis la tour d'Estaing et aujoud'hui la tour carrée construite par François d'Estaing dans laquelle il a logé ses officiers.
113
<center>Le palais Episcopal </center>
Le palais Episcopal
114
<center>La maison de Benoit</center>Au pied du chevet de la cathédrale Notre-Dame de Rodez, il y a la petite place d’Estaing. Dans l’angle de cette place ruthénoise, un passage voûté permet d'accèder à la cour intérieure de la maison de Benoit.
La maison de Benoit
Au pied du chevet de la cathédrale Notre-Dame de Rodez, il y a la petite place d’Estaing. Dans l’angle de cette place ruthénoise, un passage voûté permet d'accèder à la cour intérieure de la maison de Benoit.
115
<center>La maison de Benoit</center>Cet ancien hôtel a été construit au 16e siècle pour le chanoine Jean Pouget, proche de l’évêque François d’Estaing. A l’époque, d’importants travaux ont été entrepris pour regrouper cet ensemble d’habitations jusqu’alors juxtaposées. Le style gothique flamboyant de la maison est reconnaissable à plusieurs reprises : • le passage voûté d’accès à la cour,
• des gargouilles gothiques,
• des fenêtres à croisées moulurées.
La maison de Benoit
Cet ancien hôtel a été construit au 16e siècle pour le chanoine Jean Pouget, proche de l’évêque François d’Estaing. A l’époque, d’importants travaux ont été entrepris pour regrouper cet ensemble d’habitations jusqu’alors juxtaposées. Le style gothique flamboyant de la maison est reconnaissable à plusieurs reprises : • le passage voûté d’accès à la cour, • des gargouilles gothiques, • des fenêtres à croisées moulurées.
116
<center>La maison de Benoit</center>Les murs rouges de la bâtisse contrastent avec ceux de la placette. Ici, les gargouilles sont à portée de main
La maison de Benoit
Les murs rouges de la bâtisse contrastent avec ceux de la placette. Ici, les gargouilles sont à portée de main
117
<center>La maison de Benoit</center>
La maison de Benoit
118
<center>La maison de Benoit</center>Une gargouille.
La maison de Benoit
Une gargouille.
119
<center>La maison de Benoit</center>La tour abrite l’escalier.
La maison de Benoit
La tour abrite l’escalier.
120
<center>La maison de Benoit</center>Sur le côté de la tour, une sculpture représente un vigneron, datant du 20e siècle. Celle-ci rappelle les échanges commerciaux d’antan avec le proche vignoble de Marcillac.
La maison de Benoit
Sur le côté de la tour, une sculpture représente un vigneron, datant du 20e siècle. Celle-ci rappelle les échanges commerciaux d’antan avec le proche vignoble de Marcillac.
121
<center>Le Café Broussy </center>Fréquenté par le poète Antonin Artaud lors de son séjour à Rodez, à l’asile psychiatrique de Paraire,  le Café Broussy au style Art déco se trouve au bout de l’avenue Victor-Hugo, au bord de la place d’Armes.  A la terrasse extérieure on peut voir une céramique aux dessins géométriques élégants. On se demande ce qu’est inscrit au-dessus de la porte d’entrée : on distingue un lettrage sur fond doré. Il s’agit, en fait, du monogramme de Paul Broussy, fondateur du lieu en 1891.
Le Café Broussy
Fréquenté par le poète Antonin Artaud lors de son séjour à Rodez, à l’asile psychiatrique de Paraire, le Café Broussy au style Art déco se trouve au bout de l’avenue Victor-Hugo, au bord de la place d’Armes. A la terrasse extérieure on peut voir une céramique aux dessins géométriques élégants. On se demande ce qu’est inscrit au-dessus de la porte d’entrée : on distingue un lettrage sur fond doré. Il s’agit, en fait, du monogramme de Paul Broussy, fondateur du lieu en 1891.
122
<center>Le Café Broussy </center>Au-dessus de la porte d’entrée, un lettrage sur fond doré est le  monogramme de Paul Broussy, fondateur du lieu en 1891.
Le Café Broussy
Au-dessus de la porte d’entrée, un lettrage sur fond doré est le monogramme de Paul Broussy, fondateur du lieu en 1891.
123
<center>La place de la Cité</center>La Place de la Cité est le cœur historique de Rodez, surtout du Rodez qui était sous le pouvoir de l'évêque. D'ailleurs, aujourd'hui c'est la statue d'un prélat qui orne le centre de cette place qui, à l'époque médiévale, était beaucoup plus resserrée avec, en son centre, le bâtiment du juge ecclésiastique. C'est sur cette place, nettoyée pour l'occasion, qu'on reçut, en 1533, François 1er. La statue est celle de Mgr Affre, archevêque de Paris en 1840, mort, le 25 juin 1848, alors que brandissant un rameau d’olivier sur les barricades dressées à l’occasion des insurrections ouvrières secouant la capitale, il fut atteint d’une balle.
La place de la Cité
La Place de la Cité est le cœur historique de Rodez, surtout du Rodez qui était sous le pouvoir de l'évêque. D'ailleurs, aujourd'hui c'est la statue d'un prélat qui orne le centre de cette place qui, à l'époque médiévale, était beaucoup plus resserrée avec, en son centre, le bâtiment du juge ecclésiastique. C'est sur cette place, nettoyée pour l'occasion, qu'on reçut, en 1533, François 1er. La statue est celle de Mgr Affre, archevêque de Paris en 1840, mort, le 25 juin 1848, alors que brandissant un rameau d’olivier sur les barricades dressées à l’occasion des insurrections ouvrières secouant la capitale, il fut atteint d’une balle.
124
<center>Rodez</center>La Maison de Guitard date du XIVe siècle.
Ancienne propriété d'une famille de banquiers (famille de Guitard), cette maison est l'une des plus anciennes qui soit conservée à Rodez. Sa forme de tour montre l'ascension sociale de cette famille, qui donna son nom à une partie de la rue du Touat, autrefois appelée rue de la Guitardie. La maison se développe sur un
plan rectangulaire au sol mais
deux volumes se distinguent
en élévation : une aile à deux
étages le long de la rue Bosc et
une tour couronnée de merlons
et créneaux à l’angle du
bâtiment sur la rue du Touat.
Haute de plus de 17 mètres et
bâtie en grès rose, elle s’élève
sur trois étages.
Rodez
La Maison de Guitard date du XIVe siècle. Ancienne propriété d'une famille de banquiers (famille de Guitard), cette maison est l'une des plus anciennes qui soit conservée à Rodez. Sa forme de tour montre l'ascension sociale de cette famille, qui donna son nom à une partie de la rue du Touat, autrefois appelée rue de la Guitardie. La maison se développe sur un plan rectangulaire au sol mais deux volumes se distinguent en élévation : une aile à deux étages le long de la rue Bosc et une tour couronnée de merlons et créneaux à l’angle du bâtiment sur la rue du Touat. Haute de plus de 17 mètres et bâtie en grès rose, elle s’élève sur trois étages.
125
<center>Rodez</center>La rue du Touat. Plusieurs rues piétonnes débouchent sur la place de la Cité.
Rodez
La rue du Touat. Plusieurs rues piétonnes débouchent sur la place de la Cité.
126
<center>Rodez</center>Construit en 1319, puis maintes fois remanié, le mazel de Rodez est l’un des rares exemples de marché couvert médiéval conservé. Le mot vient de macellum, qui désigne le marché en latin, mais aussi la boucherie, du verbe macello : tuer les animaux. C’est dans ce sens que le terme est resté en usage au Moyen Âge dans les territoires de langue occitane. La porte, couverte par un arc en anse de panier, est surmontée d’une niche en accolade accueillant une statuette de saint Etienne, référence à la chapelle située à l’étage du bâtiment en grès rose. Il est représenté en habit religieux avec le livre des Evangiles et la palme de martyr, car il fut le premier martyr de la chrétienté.
Rodez
Construit en 1319, puis maintes fois remanié, le mazel de Rodez est l’un des rares exemples de marché couvert médiéval conservé. Le mot vient de macellum, qui désigne le marché en latin, mais aussi la boucherie, du verbe macello : tuer les animaux. C’est dans ce sens que le terme est resté en usage au Moyen Âge dans les territoires de langue occitane. La porte, couverte par un arc en anse de panier, est surmontée d’une niche en accolade accueillant une statuette de saint Etienne, référence à la chapelle située à l’étage du bâtiment en grès rose. Il est représenté en habit religieux avec le livre des Evangiles et la palme de martyr, car il fut le premier martyr de la chrétienté.
127
<center>Rodez</center>L'hôtel de préfecture de l'Aveyron. Cet hôtel particulier a été bâti dans la première moitié du XVIIIe siècle par François Le Normant d'Ayssènes, conseiller du roi et son receveur dans l'élection de Rodez. Il a été acheté vers 1823 par le département à Amans-Joseph-Henri de Séguret qui souhaitait y installer la préfecture qui se trouvait alors à l'évêché. Il abrite les services de la préfecture depuis 1825. Le bâtiment ouvre sur une cour d'honneur. La façade présente une entrée sous véranda. Les deux ailes en retour, sur chaque côté, présentent le même rythme d'ouvertures que la façade principale. La cour d'honneur se ferme par une grande grille.
Rodez
L'hôtel de préfecture de l'Aveyron. Cet hôtel particulier a été bâti dans la première moitié du XVIIIe siècle par François Le Normant d'Ayssènes, conseiller du roi et son receveur dans l'élection de Rodez. Il a été acheté vers 1823 par le département à Amans-Joseph-Henri de Séguret qui souhaitait y installer la préfecture qui se trouvait alors à l'évêché. Il abrite les services de la préfecture depuis 1825. Le bâtiment ouvre sur une cour d'honneur. La façade présente une entrée sous véranda. Les deux ailes en retour, sur chaque côté, présentent le même rythme d'ouvertures que la façade principale. La cour d'honneur se ferme par une grande grille.
128
<center>Rodez</center>Le premier cinéma de Rodez,
le Family-Ciné, a été créé sous
les voûtes de la chapelle de
l’ancien couvent Notre-Dame
en 1922. La façade sur la place
de la Préfecture se parera plus
tard de mosaïques, notamment
le tympan recouvert de
l’enseigne colorée et abrité par
une marquise.  Sous la rose de la façade, la porte conserve ses colonnes surmontées de volutes ioniques et l’arc de cercle abritant le tympan autrefois sculpté. 
Les sœurs de Notre-Dame s’installent à Rodez en 1626, dans
une maison des comtes de Sévérac et y ouvrent une école.
Prospère, le couvent se développe avec des corps de logis
supplémentaires, un jardin et une église. Dès 1792, les sœurs
doivent abandonner le couvent. La chapelle sert par la suite de
salle de spectacles et de réunion pour la Société populaire de
Rodez. Les soeurs réintègrent les bâtiments en 1818 jusqu’en
1904.
Rodez
Le premier cinéma de Rodez, le Family-Ciné, a été créé sous les voûtes de la chapelle de l’ancien couvent Notre-Dame en 1922. La façade sur la place de la Préfecture se parera plus tard de mosaïques, notamment le tympan recouvert de l’enseigne colorée et abrité par une marquise. Sous la rose de la façade, la porte conserve ses colonnes surmontées de volutes ioniques et l’arc de cercle abritant le tympan autrefois sculpté. Les sœurs de Notre-Dame s’installent à Rodez en 1626, dans une maison des comtes de Sévérac et y ouvrent une école. Prospère, le couvent se développe avec des corps de logis supplémentaires, un jardin et une église. Dès 1792, les sœurs doivent abandonner le couvent. La chapelle sert par la suite de salle de spectacles et de réunion pour la Société populaire de Rodez. Les soeurs réintègrent les bâtiments en 1818 jusqu’en 1904.
129
<center>Rodez</center>La Maison Trouillet date du XVe siècle. Ancienne maison qui appartenait à une famille d'importants marchands. Les formes architecturales et le
décor de sa façade principale,
rue du Bal, témoignent de son
édification dans la seconde
moitié du xv e siècle. L’édifice
appartenait alors à la famille
Gauch. Comme d’autres
propriétaires de grandes
demeures vers la place de
l’Olmet, on peut penser que
les Gauch étaient d’importants
marchands. Les étages sont construits en encorbellement, avec
une structure en pan-de-
bois, soutenue par cinq
contrefiches sur culots.
Les ouvertures des étages
sont d’anciennes fenêtres à
croisées dont les traverses et les
meneaux ont été supprimés.
Les fenêtres du premier
étage sont remarquables par
leur décor enrichi de formes
flamboyantes : des arcs en
accolade ornés de crochets
feuillus et encadrés de fins
pinacles couronnent chacune
d’elle. Les fenêtres du second
étage sont surmontées d’un
larmier dont la fonction
est d’éloigner l’eau de
ruissellement du mur. Deux
cordons d’appuis soulignent
les fenêtres des étages, et
deux autres, plus fins sont
disposés juste au-dessus des
arcs couronnant les fenêtres
du premier étage. L’ensemble
rythme la façade dans un esprit
qui annonce la Renaissance.
À la fin du xix e siècle, la
propriété, devenue celle
du pharmacien Trouillet
Rodez
La Maison Trouillet date du XVe siècle. Ancienne maison qui appartenait à une famille d'importants marchands. Les formes architecturales et le décor de sa façade principale, rue du Bal, témoignent de son édification dans la seconde moitié du xv e siècle. L’édifice appartenait alors à la famille Gauch. Comme d’autres propriétaires de grandes demeures vers la place de l’Olmet, on peut penser que les Gauch étaient d’importants marchands. Les étages sont construits en encorbellement, avec une structure en pan-de- bois, soutenue par cinq contrefiches sur culots. Les ouvertures des étages sont d’anciennes fenêtres à croisées dont les traverses et les meneaux ont été supprimés. Les fenêtres du premier étage sont remarquables par leur décor enrichi de formes flamboyantes : des arcs en accolade ornés de crochets feuillus et encadrés de fins pinacles couronnent chacune d’elle. Les fenêtres du second étage sont surmontées d’un larmier dont la fonction est d’éloigner l’eau de ruissellement du mur. Deux cordons d’appuis soulignent les fenêtres des étages, et deux autres, plus fins sont disposés juste au-dessus des arcs couronnant les fenêtres du premier étage. L’ensemble rythme la façade dans un esprit qui annonce la Renaissance. À la fin du xix e siècle, la propriété, devenue celle du pharmacien Trouillet
130
<center>Rodez</center>Rues d'Armagnac.
Rodez
Rues d'Armagnac.
131
<center>Rodez</center>La maison d'Armagnac est une des plus anciennes maisons de la ville. Elle fut construite sur l'ancien emplacement du château des comtes d'Armagnac, c'est pour cette raison qu'elle est dite « Maison d'Armagnac ». Cette demeure citadine était la possession de la famille Daulhou. 
L'hôtel a été probablement construit par Hugues Daulhou, riche marchand de Rodez. En 1522, il achète une maison voisine de celle qu'il possédait déjà. On lit la date de 1531 sur une sculpture. On peut donc supposer que la maison a été construite entre 1525 et 1531.
Rodez
La maison d'Armagnac est une des plus anciennes maisons de la ville. Elle fut construite sur l'ancien emplacement du château des comtes d'Armagnac, c'est pour cette raison qu'elle est dite « Maison d'Armagnac ». Cette demeure citadine était la possession de la famille Daulhou. L'hôtel a été probablement construit par Hugues Daulhou, riche marchand de Rodez. En 1522, il achète une maison voisine de celle qu'il possédait déjà. On lit la date de 1531 sur une sculpture. On peut donc supposer que la maison a été construite entre 1525 et 1531.
132
<center>Rodez</center>La maison d'Armagnac. Les styles gothique et Renaissance se mêlent sur la façade : grotesques et encorbellement rappellent le style gothique mais l'ordonnancement symétrique, les médaillons à l'antique et les lucarnes sont de style Renaissance. es deux corps principaux bordent la place de l'Olmet à l'est et la rue d'Armagnac au sud. Leurs façades s'étirent respectivement sur 13 et 15 mètres.
Rodez
La maison d'Armagnac. Les styles gothique et Renaissance se mêlent sur la façade : grotesques et encorbellement rappellent le style gothique mais l'ordonnancement symétrique, les médaillons à l'antique et les lucarnes sont de style Renaissance. es deux corps principaux bordent la place de l'Olmet à l'est et la rue d'Armagnac au sud. Leurs façades s'étirent respectivement sur 13 et 15 mètres.
133
<center>Rodez</center>La maison d'Armagnac. Des bustes en médaillons ornent les pleins de travées des étages. Des personnages contemporains se mêlent aux personnages à l’antique explicitant cette assimilation aux anciens.
Rodez
La maison d'Armagnac. Des bustes en médaillons ornent les pleins de travées des étages. Des personnages contemporains se mêlent aux personnages à l’antique explicitant cette assimilation aux anciens.
134
<center>Rodez</center>La maison d'Armagnac. Des bustes en médaillons ornent les pleins de travées des étages. Représentés en bas-reliefs, hommes et femmes se font face, vêtus et coiffés à la mode antique pour la plupart. Il s’agit là du modèle de médaillon adapté des pièces de monnaie antiques dont une face était frappée du
portrait de profil d’un empereur romain, d’un dignitaire, magistrat, ou « capitaine » de l’armée. A gauche, sur la base du
dosseret : figure soufflant.
Rodez
La maison d'Armagnac. Des bustes en médaillons ornent les pleins de travées des étages. Représentés en bas-reliefs, hommes et femmes se font face, vêtus et coiffés à la mode antique pour la plupart. Il s’agit là du modèle de médaillon adapté des pièces de monnaie antiques dont une face était frappée du portrait de profil d’un empereur romain, d’un dignitaire, magistrat, ou « capitaine » de l’armée. A gauche, sur la base du dosseret : figure soufflant.
135
<center>Rodez</center>La maison d'Armagnac. Façade sud, abouts de solives moulurés.
Rodez
La maison d'Armagnac. Façade sud, abouts de solives moulurés.
136
<center>Rodez</center>La maison d'Armagnac. Devanture en menuiserie du rez-de-chaussée (façade sud), portrait d'Henri IV, dsans doute dû architecte nommé Loirette.
Rodez
La maison d'Armagnac. Devanture en menuiserie du rez-de-chaussée (façade sud), portrait d'Henri IV, dsans doute dû architecte nommé Loirette.
137
<center>Rodez</center>La maison d'Armagnac. L'angle des deux façades forme une étroite travée composée de fenêtres à demi-croisées superposées à un bas-relief.
Rodez
La maison d'Armagnac. L'angle des deux façades forme une étroite travée composée de fenêtres à demi-croisées superposées à un bas-relief.
138
<center>Rodez</center>La maison d'Armagnac. Relief de l'Annonciation à l'angle de la rue d'Armagnac et la place de l'Olmet. Sur la base du dosseret à gauche : figure faisant une grimace.
Rodez
La maison d'Armagnac. Relief de l'Annonciation à l'angle de la rue d'Armagnac et la place de l'Olmet. Sur la base du dosseret à gauche : figure faisant une grimace.
139
<center>Rodez</center>La maison d'Armagnac. Figure sur la corniche : sirènes entrelacées.
Rodez
La maison d'Armagnac. Figure sur la corniche : sirènes entrelacées.
140
<center>Rodez</center>La maison d'Armagnac.es façades sont organisées comme des « grilles architecturales » dont les corniches, substituées
aux cordons d'appui, forment les lignes horizontales. Les fins éléments perpendiculaires : dosserets sur les pleins de travées, pilastres flanquant les fenêtres à croisées et
surtout les lucarnes, du côté de la place de l'Olmet, confèrent à l'ensemble un fort accent vertical
.
Rodez
La maison d'Armagnac.es façades sont organisées comme des « grilles architecturales » dont les corniches, substituées aux cordons d'appui, forment les lignes horizontales. Les fins éléments perpendiculaires : dosserets sur les pleins de travées, pilastres flanquant les fenêtres à croisées et surtout les lucarnes, du côté de la place de l'Olmet, confèrent à l'ensemble un fort accent vertical .
141
<center>Rodez</center>La maison d'Armagnac. Les lucarnes sont peut-être plus que tout autre élément de cette « grille », révélatrices de l’agencement formel traditionnel qui régit encore la conception de la demeure. Leurs
pignons, très surélevés et flanqués de candélabres, ne sont pas en effet sans rappeler, malgré
l’utilisation ici d’un vocabulaire à l’antique, les gâbles cantonnés de pinacles des baies gothiques. Des bustes d'homme et de femmes émergent, sculptés en haut relief, des pignons de lucarnes. Au rez-de-chaussée de la devanture, portrait de Sully, les armes des Daulhou flanquées de l'architecte et du sculpteur.
Rodez
La maison d'Armagnac. Les lucarnes sont peut-être plus que tout autre élément de cette « grille », révélatrices de l’agencement formel traditionnel qui régit encore la conception de la demeure. Leurs pignons, très surélevés et flanqués de candélabres, ne sont pas en effet sans rappeler, malgré l’utilisation ici d’un vocabulaire à l’antique, les gâbles cantonnés de pinacles des baies gothiques. Des bustes d'homme et de femmes émergent, sculptés en haut relief, des pignons de lucarnes. Au rez-de-chaussée de la devanture, portrait de Sully, les armes des Daulhou flanquées de l'architecte et du sculpteur.
142
<center>Rodez</center>La maison d'Armagnac. Le calcaire jaune mis en oeuvre sur ces façades, aux étages, donne l'illusion d'un grand appareil
de pierre de taille, mais le matériau est ici ornement, venant s'apposer en plaques de 15 cm.
d'épaisseur sur une structure traditionnelle en pan de bois, élevée en encorbellement et soutenue par des solives aux abouts moulurés.
Rodez
La maison d'Armagnac. Le calcaire jaune mis en oeuvre sur ces façades, aux étages, donne l'illusion d'un grand appareil de pierre de taille, mais le matériau est ici ornement, venant s'apposer en plaques de 15 cm. d'épaisseur sur une structure traditionnelle en pan de bois, élevée en encorbellement et soutenue par des solives aux abouts moulurés.
143
<center>Rodez</center>La maison d'Armagnac. Des figures fantastiques humaines ou semi-humaines prennent place sur les façades extérieures,
sur les contrefiches et sur la corniche inférieure ainsi que dans le porche, sur les culots à la
retombée des arcs d'ogives. En façade, ils se mêlent avec cocasserie à des figures animales selon un goût hérité du Moyen Age pour ce registre.
Rodez
La maison d'Armagnac. Des figures fantastiques humaines ou semi-humaines prennent place sur les façades extérieures, sur les contrefiches et sur la corniche inférieure ainsi que dans le porche, sur les culots à la retombée des arcs d'ogives. En façade, ils se mêlent avec cocasserie à des figures animales selon un goût hérité du Moyen Age pour ce registre.
144
<center>Rodez</center>La maison d'Armagnac.
Rodez
La maison d'Armagnac.
145
<center>Rodez</center>La maison d'Armagnac.
Rodez
La maison d'Armagnac.
146
<center>Rodez</center>La maison d'Armagnac.
Rodez
La maison d'Armagnac.
147
<center>Rodez</center>La maison d'Armagnac.
Rodez
La maison d'Armagnac.
148
<center>Rodez</center>La place de l’Olmet qui concentrait au XVI e siècle les fonctions de justice, de pouvoir civil et une activité économique dynamisée par la tenue des foires de Rodez dont le Bourg avait le monopole.
Rodez
La place de l’Olmet qui concentrait au XVI e siècle les fonctions de justice, de pouvoir civil et une activité économique dynamisée par la tenue des foires de Rodez dont le Bourg avait le monopole.
149
<center>Eglise Saint-Amans</center>Saint-Amans, considéré comme évangélisateur, aurait été le premier évêque de la ville vers le Ve siècle. Saint-Amans était alors un monastère bénédictin, dépendant de Saint-Victor de Marseille. Le prieuré s'étendait au sud de l'église. Au XIIe siècle, les religieux reconstruisirent leur église et élevèrent, à la croisée du transept, une coupole surmontée d'un clocher polygonal. Au XVIIIe siècle, l'édifice étant en mauvais état et le clocher trop lourd pour les voûtes, il fut reconstruit. Les plans furent dressés par l'ingénieur Boesnier. La bénédiction de la première pierre eut lieu en 1758. Les matériaux locaux ont été employés pour la construction : grès de Cayssiols pour le gros œuvre ; grès de Combret pour les parties plus fines ; tuf de Bozouls puis de Salles-la-Source pour la voûte.
Eglise Saint-Amans
Saint-Amans, considéré comme évangélisateur, aurait été le premier évêque de la ville vers le Ve siècle. Saint-Amans était alors un monastère bénédictin, dépendant de Saint-Victor de Marseille. Le prieuré s'étendait au sud de l'église. Au XIIe siècle, les religieux reconstruisirent leur église et élevèrent, à la croisée du transept, une coupole surmontée d'un clocher polygonal. Au XVIIIe siècle, l'édifice étant en mauvais état et le clocher trop lourd pour les voûtes, il fut reconstruit. Les plans furent dressés par l'ingénieur Boesnier. La bénédiction de la première pierre eut lieu en 1758. Les matériaux locaux ont été employés pour la construction : grès de Cayssiols pour le gros œuvre ; grès de Combret pour les parties plus fines ; tuf de Bozouls puis de Salles-la-Source pour la voûte.
150
<center>Eglise Saint-Amans</center>Le clocher est percé, sur chaque face, d'une baie plein cintre encadrée de pilastres ioniques.
Eglise Saint-Amans
Le clocher est percé, sur chaque face, d'une baie plein cintre encadrée de pilastres ioniques.
151
<center>Eglise Saint-Amans</center>La façade extérieure est de style baroque. La travée de l'étage est couronnée d'un fronton triangulaire classique.
Eglise Saint-Amans
La façade extérieure est de style baroque. La travée de l'étage est couronnée d'un fronton triangulaire classique.
152
<center>Eglise Saint-Amans</center>
Eglise Saint-Amans
153
<center>Eglise Saint-Amans</center>
Eglise Saint-Amans
154
<center>Eglise Saint-Amans</center>
Eglise Saint-Amans
155
<center>Eglise Saint-Amans</center>Le plan reprend sans doute celui de l'église romane. Un narthex placé sous le clocher donne accès à la nef. Transept et chœur avec abside à cinq pans, isolée du déambulatoire par un mur sans ouverture. Ce déambulatoire dessert trois chapelles au chevet, une au sud-est et trois près du transept nord. Les piliers de la nef ont dû être montés sur leur ancien emplacement.
Eglise Saint-Amans
Le plan reprend sans doute celui de l'église romane. Un narthex placé sous le clocher donne accès à la nef. Transept et chœur avec abside à cinq pans, isolée du déambulatoire par un mur sans ouverture. Ce déambulatoire dessert trois chapelles au chevet, une au sud-est et trois près du transept nord. Les piliers de la nef ont dû être montés sur leur ancien emplacement.
156
<center>Eglise Saint-Amans</center>Les tapisseries qui ornent le chœur datent du XVIe siècle et relatent les miracles de saint Amans.
Eglise Saint-Amans
Les tapisseries qui ornent le chœur datent du XVIe siècle et relatent les miracles de saint Amans.
157
<center>Eglise Saint-Amans</center>Le Cœur-Sacré de Marie, le Cœur-Sacré de Jésus, saint Joseph.
Eglise Saint-Amans
Le Cœur-Sacré de Marie, le Cœur-Sacré de Jésus, saint Joseph.
158
<center>Eglise Saint-Amans</center>L’intérieur est de style néo-roman.
Eglise Saint-Amans
L’intérieur est de style néo-roman.
159
<center>Eglise Saint-Amans</center>Le grand orgue a été fabriqué par la maison Théodore Puget de Toulouse (1885). Il comporte 34 jeux. Des concerts et récitals mettent régulièrement en avant sa qualité musicale.
Eglise Saint-Amans
Le grand orgue a été fabriqué par la maison Théodore Puget de Toulouse (1885). Il comporte 34 jeux. Des concerts et récitals mettent régulièrement en avant sa qualité musicale.
160
<center>Eglise Saint-Amans</center>Le ravissement de Marie-Madeleine. Cette dernière est portée sur un nuage, par de nombreux anges. Au sol sont visibles une croix et un crâne humain, symboles récurrants dans la représentation de Marie-Madeleine. Aiffre Raymond-René (peintre), 1844.
Eglise Saint-Amans
Le ravissement de Marie-Madeleine. Cette dernière est portée sur un nuage, par de nombreux anges. Au sol sont visibles une croix et un crâne humain, symboles récurrants dans la représentation de Marie-Madeleine. Aiffre Raymond-René (peintre), 1844.
161
<center>Eglise Saint-Amans</center>
Eglise Saint-Amans
162
<center>Eglise Saint-Amans</center>
Eglise Saint-Amans
163
<center>Eglise Saint-Amans</center>Sur la croisée, la coupole sur pendentif conserve une fresque du XVIIIe siècle due au peintre Salinier. Elle représente l'Apothéose de St Amans.
Eglise Saint-Amans
Sur la croisée, la coupole sur pendentif conserve une fresque du XVIIIe siècle due au peintre Salinier. Elle représente l'Apothéose de St Amans.
164
<center>Eglise Saint-Amans</center>La Trinité. En pierre taillée,  polychrome. Limite 15e siècle 16e siècle. Le groupe sculpté représente la Trinité, avec Dieu le père, doté d'une longue barbe, coiffé d'une tiare et vêtu d'un manteau rouge. Il est assis sur son trône, soutenant la croix sur laquelle se trouve le Christ. Devant la barbe de Dieu se trouve le saint Esprit sous la forme d'une colombe. Il s'agit d'une représentation dite en
Eglise Saint-Amans
La Trinité. En pierre taillée, polychrome. Limite 15e siècle 16e siècle. Le groupe sculpté représente la Trinité, avec Dieu le père, doté d'une longue barbe, coiffé d'une tiare et vêtu d'un manteau rouge. Il est assis sur son trône, soutenant la croix sur laquelle se trouve le Christ. Devant la barbe de Dieu se trouve le saint Esprit sous la forme d'une colombe. Il s'agit d'une représentation dite en "trône de grâce".
165
<center>Eglise Saint-Amans</center>Les fonts baptismaux.
Eglise Saint-Amans
Les fonts baptismaux.
166
<center>Eglise Saint-Amans</center>La chapelle de la Vierge est une œuvre de Raymond GAYRARD (1777-1858). Vierge de Pitié en  pierre polychrome. 1er quart 16e siècle.
Eglise Saint-Amans
La chapelle de la Vierge est une œuvre de Raymond GAYRARD (1777-1858). Vierge de Pitié en pierre polychrome. 1er quart 16e siècle.
167
<center>Eglise Saint-Amans</center>L'évêque saint Amans détruisant l'idole Ruth, objet de dévotion et de sacrifices de la part de ses adorateurs réunis lors de rituelles célébrations. Ainsi, au cours d’une de ces fêtes païennes et après avoir tenté en vain, avec son diacre Naamas, de convaincre les Ruthènes à mettre fin à leurs libations, l’évêque se prosterne et supplie Dieu de l’aider dans cette épreuve. C’est alors qu’une nuée grandit avec une rapidité surprenante en envahissant l’étendue tout entière de l’horizon. Le tonnerre soudain gronde et couvre les chants du peuple forcené.Un éclair formidable partage le ciel et s’abat sur l’idole Ruth qui éclate en trois morceaux.Ces derniers tournoient un moment dans les airs avant de retomber et laisser des « traces » dans le sol ruthénois;  l’un d’eux s’abat dans le quartier de l’Auterne (longtemps appelé Albespeyres « pierres blanches »), le second creuse un profond gouffre que l’on appellera La Youle (idole). Le dernier enfin chute dans un champ proche, creusant une sorte de cratère, appelé le pré de la Conque qui subsiste encore aujourd’hui (quartier de l’amphithéâtre). 
Frappés de surdité, les païens implorent le pardon du saint homme en demandant le baptême et une fois convertis recouvrent la santé.  Aiffre Raymond-René (peintre), 1844.
Eglise Saint-Amans
L'évêque saint Amans détruisant l'idole Ruth, objet de dévotion et de sacrifices de la part de ses adorateurs réunis lors de rituelles célébrations. Ainsi, au cours d’une de ces fêtes païennes et après avoir tenté en vain, avec son diacre Naamas, de convaincre les Ruthènes à mettre fin à leurs libations, l’évêque se prosterne et supplie Dieu de l’aider dans cette épreuve. C’est alors qu’une nuée grandit avec une rapidité surprenante en envahissant l’étendue tout entière de l’horizon. Le tonnerre soudain gronde et couvre les chants du peuple forcené.Un éclair formidable partage le ciel et s’abat sur l’idole Ruth qui éclate en trois morceaux.Ces derniers tournoient un moment dans les airs avant de retomber et laisser des « traces » dans le sol ruthénois; l’un d’eux s’abat dans le quartier de l’Auterne (longtemps appelé Albespeyres « pierres blanches »), le second creuse un profond gouffre que l’on appellera La Youle (idole). Le dernier enfin chute dans un champ proche, creusant une sorte de cratère, appelé le pré de la Conque qui subsiste encore aujourd’hui (quartier de l’amphithéâtre). Frappés de surdité, les païens implorent le pardon du saint homme en demandant le baptême et une fois convertis recouvrent la santé. Aiffre Raymond-René (peintre), 1844.
168
<center>Place du Bourg</center>Une des deux places les plus réputées du centre bourg de Rodez. C'est la place des Comtes en lutte avec celle des Evêques (place de la Cité). Au fond, lCe buste en bronze de Denys Puech rend hommage à un tailleur né à Rodez en 1778. Formé au métier par son père, tisseur de draps,
Blazy Bou fait fortune à Paris sous le patronyme de « Lebon ». L'histoire de la ville resta marquée durant longtemps par une intense rivalité entre les comtes de Rodez, maîtres du Bourg, et les évêques de Rodez, maîtres de la Cité. Une muraille délimitait les deux secteurs. Chaque communauté avait un hôtel de ville, ses consuls, une administration propre ; chacune rivalisant de puissance, de rayonnement. Au bourg, la célèbre dynastie des comtes d'Armagnac et de Rodez, finit par acquérir des privilèges régaliens. En 1443, le dauphin, futur Louis XI, vint occuper Rodez et soumettre le comte Jean IV. Plus tard, son fils aura une idée séditieuse en essayant de trahir Louis XI. Cela lui vaudra d'être massacré à Lectoure, avec sa famille, lors de sa fuite.
Place du Bourg
Une des deux places les plus réputées du centre bourg de Rodez. C'est la place des Comtes en lutte avec celle des Evêques (place de la Cité). Au fond, lCe buste en bronze de Denys Puech rend hommage à un tailleur né à Rodez en 1778. Formé au métier par son père, tisseur de draps, Blazy Bou fait fortune à Paris sous le patronyme de « Lebon ». L'histoire de la ville resta marquée durant longtemps par une intense rivalité entre les comtes de Rodez, maîtres du Bourg, et les évêques de Rodez, maîtres de la Cité. Une muraille délimitait les deux secteurs. Chaque communauté avait un hôtel de ville, ses consuls, une administration propre ; chacune rivalisant de puissance, de rayonnement. Au bourg, la célèbre dynastie des comtes d'Armagnac et de Rodez, finit par acquérir des privilèges régaliens. En 1443, le dauphin, futur Louis XI, vint occuper Rodez et soumettre le comte Jean IV. Plus tard, son fils aura une idée séditieuse en essayant de trahir Louis XI. Cela lui vaudra d'être massacré à Lectoure, avec sa famille, lors de sa fuite.
169
<center>Place du Bourg</center>Au début du XVIe siècle, Rodez fut marquée par l'évêque François d'Estaing (issu d'une des plus célèbres familles du Rouergue). Il termina les travaux de construction de la cathédrale Notre-Dame de Rodez.Cette rivalité entre les deux pouvoirs a quelque peu desservi le développement de la cité ruthénoise. Malgré les témoignages que sont ses nombreux chefs-d'œuvre gothiques réalisés du XIIIe au XVIe siècle, la ville n'a pas vraiment connu de longues périodes de prospérité. En 1589, Henri IV, comte de Rodez, attache la destinée du comté de Rodez à la Couronne. L'histoire de Rodez se calque alors sur celle de la France. Au long des XVIIe et XVIIIe siècles, Rodez devient une cité marchande prospère. La Révolution ôtera à Villefranche-de-Rouergue, la vieille rivale de Rodez, son rôle de capitale administrative au profit de Rodez, qui devient préfecture et chef-lieu de district du nouveau département de l'Aveyron en raison de sa position centrale.
Place du Bourg
Au début du XVIe siècle, Rodez fut marquée par l'évêque François d'Estaing (issu d'une des plus célèbres familles du Rouergue). Il termina les travaux de construction de la cathédrale Notre-Dame de Rodez.Cette rivalité entre les deux pouvoirs a quelque peu desservi le développement de la cité ruthénoise. Malgré les témoignages que sont ses nombreux chefs-d'œuvre gothiques réalisés du XIIIe au XVIe siècle, la ville n'a pas vraiment connu de longues périodes de prospérité. En 1589, Henri IV, comte de Rodez, attache la destinée du comté de Rodez à la Couronne. L'histoire de Rodez se calque alors sur celle de la France. Au long des XVIIe et XVIIIe siècles, Rodez devient une cité marchande prospère. La Révolution ôtera à Villefranche-de-Rouergue, la vieille rivale de Rodez, son rôle de capitale administrative au profit de Rodez, qui devient préfecture et chef-lieu de district du nouveau département de l'Aveyron en raison de sa position centrale.
170
<center>Place du Bourg</center>
Place du Bourg
171
<center>Place du Bourg</center>Les Maisons à placage. Leurs façades semblent être
construites en pierre, alors que celle-ci n’est qu’un placage accroché à la structure
en pan-de-bois dont la légèreté permet de donner aux étages des encorbellements
importants pour gagner de l’espace habitable dans les intérieurs.
Place du Bourg
Les Maisons à placage. Leurs façades semblent être construites en pierre, alors que celle-ci n’est qu’un placage accroché à la structure en pan-de-bois dont la légèreté permet de donner aux étages des encorbellements importants pour gagner de l’espace habitable dans les intérieurs.
172
<center>Place du Bourg</center>La Maison de l’Annonciation . Construite à partir de 1554 par François d'Ardenne. Guillaume Balsa, seigneur de Gamarus (près de Flavin), Guillaume Ignace Azemar, conseiller du Roi au sénéchal-présidial de Rodez et Jean-François Boisse, procureur auprès du tribunal de Rodez, en ont été successivement propriétaires. Elle fut appelée «Maison Boisse » du nom de l'un de ces plus illustres propriétaires qui y naquit en 1810, Adolphe Boisse. On l'appelle maintenant «Maison de l'Annonciation» en raison du bas-relief qui orne sa tourelle et qui représente cette scène des évangiles. Cette bâtisse bourgeoise associe le style  Renaissance » (fenêtres à frontons de la tourelle sur culot) et les techniques encore médiévales de façade avec l'encorbellement sur la rue, utilisant encore les structures de bois garnies de tuf de Salles-la-Source. La tourelle sur culot et les fenêtres à meneaux sont encore très gothiques, mais elles sont encadrées et décorées de pilastres à chapiteaux antiques qui sont bien dans l’esprit de la Renaissance. L'ensemble des traverses horizontales en pierre, qui divisent les grandes baies des étages, ont été détruites à la Révolution, pour diminuer «l'impôt sur les ouvertures». Elles ont été remplacées au XXe siècle par des traverses en bois, afin de redonner à la façade son aspect d’origine. Autre particularité, les décors de la façade rue Eugène Viala sont en pierre, alors que ceux côté rue Marie sont en bois.
Place du Bourg
La Maison de l’Annonciation . Construite à partir de 1554 par François d'Ardenne. Guillaume Balsa, seigneur de Gamarus (près de Flavin), Guillaume Ignace Azemar, conseiller du Roi au sénéchal-présidial de Rodez et Jean-François Boisse, procureur auprès du tribunal de Rodez, en ont été successivement propriétaires. Elle fut appelée «Maison Boisse » du nom de l'un de ces plus illustres propriétaires qui y naquit en 1810, Adolphe Boisse. On l'appelle maintenant «Maison de l'Annonciation» en raison du bas-relief qui orne sa tourelle et qui représente cette scène des évangiles. Cette bâtisse bourgeoise associe le style Renaissance » (fenêtres à frontons de la tourelle sur culot) et les techniques encore médiévales de façade avec l'encorbellement sur la rue, utilisant encore les structures de bois garnies de tuf de Salles-la-Source. La tourelle sur culot et les fenêtres à meneaux sont encore très gothiques, mais elles sont encadrées et décorées de pilastres à chapiteaux antiques qui sont bien dans l’esprit de la Renaissance. L'ensemble des traverses horizontales en pierre, qui divisent les grandes baies des étages, ont été détruites à la Révolution, pour diminuer «l'impôt sur les ouvertures». Elles ont été remplacées au XXe siècle par des traverses en bois, afin de redonner à la façade son aspect d’origine. Autre particularité, les décors de la façade rue Eugène Viala sont en pierre, alors que ceux côté rue Marie sont en bois.
173
<center>Place du Bourg</center>
Place du Bourg
174
<center>Musée Fenaille.</center>L'immeuble est formé de deux maisons mitoyennes, achetées et restaurées par le mécène Fénaille pour l'installation du musée de la Société des Lettres, Sciences et Arts de l'Aveyron. Les propriétaires successifs du premier immeuble sont la famille Bonald au XVIe siècle, puis la famille Courtois au XVIe siècle, et enfin la famille Jouéry jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Il se compose d'un rez-de-chaussée qui hébergeait autrefois les boutiques, et de deux étages. Au XVIe siècle, la famille Bonald transforme la demeure. La façade est refaite en calcaire. De petits pilastres encadrent les fenêtres et se continuent d'un cordon à l'autre, à hauteur des linteaux. Ces pilastres sont ornés de petits chapiteaux dans l'esprit de la première Renaissance. Le deuxième étage, par les moulures d'encadrement des trois baies, accuse la dernière période gothique. Meneaux et traverses des fenêtres ont été rétablis à cet étage. Maurice Fenaille, grand amateur d'art, acquiert l'hôtel en 1913 et en fait don en 1927 à la Société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron. En 1939, environ un mois avant la mort du donateur, celle-ci y installe le musée d'archéologie qui portera le nom de Musée Fenaille. L'hôtel de Jouéry témoigne du style d'architecture Renaissance en Aveyron, notamment par sa cour intérieure à galeries de bois, sa façade de calcaire, ses pilastres et ses moulures.
Musée Fenaille.
L'immeuble est formé de deux maisons mitoyennes, achetées et restaurées par le mécène Fénaille pour l'installation du musée de la Société des Lettres, Sciences et Arts de l'Aveyron. Les propriétaires successifs du premier immeuble sont la famille Bonald au XVIe siècle, puis la famille Courtois au XVIe siècle, et enfin la famille Jouéry jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Il se compose d'un rez-de-chaussée qui hébergeait autrefois les boutiques, et de deux étages. Au XVIe siècle, la famille Bonald transforme la demeure. La façade est refaite en calcaire. De petits pilastres encadrent les fenêtres et se continuent d'un cordon à l'autre, à hauteur des linteaux. Ces pilastres sont ornés de petits chapiteaux dans l'esprit de la première Renaissance. Le deuxième étage, par les moulures d'encadrement des trois baies, accuse la dernière période gothique. Meneaux et traverses des fenêtres ont été rétablis à cet étage. Maurice Fenaille, grand amateur d'art, acquiert l'hôtel en 1913 et en fait don en 1927 à la Société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron. En 1939, environ un mois avant la mort du donateur, celle-ci y installe le musée d'archéologie qui portera le nom de Musée Fenaille. L'hôtel de Jouéry témoigne du style d'architecture Renaissance en Aveyron, notamment par sa cour intérieure à galeries de bois, sa façade de calcaire, ses pilastres et ses moulures.
175
<center>Musée Fenaille.</center>A côté de l'hôtel de Jouéry, se situe l'une des plus anciennes maisons de Rodez datant partiellement du XIIe siècle). Le deuxième édifice remonte en partie à l'époque romane dont les traces se perçoivent au premier étage. Ces façades sont en pierre d'appareil de grès rouge. On peut voir sur sa façade deux sculptures : un loup et un acrobate.
Musée Fenaille.
A côté de l'hôtel de Jouéry, se situe l'une des plus anciennes maisons de Rodez datant partiellement du XIIe siècle). Le deuxième édifice remonte en partie à l'époque romane dont les traces se perçoivent au premier étage. Ces façades sont en pierre d'appareil de grès rouge. On peut voir sur sa façade deux sculptures : un loup et un acrobate.
176
<center>Musée Fenaille.</center>Le loup.
Musée Fenaille.
Le loup.
177
<center>Musée Fenaille.</center>L'acrobate.
Musée Fenaille.
L'acrobate.
178
<center>Musée Fenaille.</center>L'acrobate.
Musée Fenaille.
L'acrobate.
179
<center>Place de la mairie</center>
Place de la mairie
180
<center>Place de la mairie</center>
Place de la mairie
181
<center>Place de la mairie</center>La galerie Sainte-Catherine. L’ancien couvent des jacobins, quant à lui, avait été transformé en caserne, dite Sainte-Catherine, en 1844 après la démolition d’une partie des bâtiments conventuels et de l’église. Au milieu du XXe siècle, les archives départementales, l’école Gally et la bibliothèque municipale sont abritées dans deux ailes de l’ancienne caserne Aujourd'ui, les missions de la Galerie Sainte-Catherinepeuvent être résumées en trois axes principaux : soutien, diffusion et médiation. A ce titre, pour faciliter l’accès des publics à l’art contemporain, la Délégation aux arts visuels met en œuvre des actions de sensibilisation telles que des rencontres artistiques à l’attention du grand public ainsi que des visites commentées et ateliers de pratique artistique à destination des scolaires.
Place de la mairie
La galerie Sainte-Catherine. L’ancien couvent des jacobins, quant à lui, avait été transformé en caserne, dite Sainte-Catherine, en 1844 après la démolition d’une partie des bâtiments conventuels et de l’église. Au milieu du XXe siècle, les archives départementales, l’école Gally et la bibliothèque municipale sont abritées dans deux ailes de l’ancienne caserne Aujourd'ui, les missions de la Galerie Sainte-Catherinepeuvent être résumées en trois axes principaux : soutien, diffusion et médiation. A ce titre, pour faciliter l’accès des publics à l’art contemporain, la Délégation aux arts visuels met en œuvre des actions de sensibilisation telles que des rencontres artistiques à l’attention du grand public ainsi que des visites commentées et ateliers de pratique artistique à destination des scolaires.
182
<center>Place de la mairie</center>Le bâtiment qui abritait les bureaux du CCAS a historiquement abrité les anciens combattants, la croix rouge, etc… C’est maintenant la brasserie Le Central 1882. En 1882, avait été construit un marché couvert sur la place. Vaste nef largement vitrée, il ne remporta pas un vif succès et entre 1912 et 1920 il est transformé en terminus du tramway avant d’être démoli dans les années 1930.
Place de la mairie
Le bâtiment qui abritait les bureaux du CCAS a historiquement abrité les anciens combattants, la croix rouge, etc… C’est maintenant la brasserie Le Central 1882. En 1882, avait été construit un marché couvert sur la place. Vaste nef largement vitrée, il ne remporta pas un vif succès et entre 1912 et 1920 il est transformé en terminus du tramway avant d’être démoli dans les années 1930.
183
<center>Place de la mairie</center>
Place de la mairie
184
<center>Place de la mairie</center>
Place de la mairie
185
<center>Place de la mairie</center>Vestiges du forum gallo-romain. Milieu du Ier siècle-fin du IVe siècle. La construction d'un parking et de la médiathèque, sur la place Eugène-Raynaldy (place de la mairie), a permis la découverte du forum de Rodez antique (Segodunum). Cette vaste place, de près de 140 mètres du nord au sud, pour une largeur constatée de 61 mètres et supposée de 87 mètres, centre administratif et religieux, occupait à peu près le même espace que l'esplanade actuelle. Elle était ceinturée de boutiques de monuments publics, dont il subsiste une portion de murs rythmée de pilastres. Le sol du forum était dallé de plaques de grès rouge.
Place de la mairie
Vestiges du forum gallo-romain. Milieu du Ier siècle-fin du IVe siècle. La construction d'un parking et de la médiathèque, sur la place Eugène-Raynaldy (place de la mairie), a permis la découverte du forum de Rodez antique (Segodunum). Cette vaste place, de près de 140 mètres du nord au sud, pour une largeur constatée de 61 mètres et supposée de 87 mètres, centre administratif et religieux, occupait à peu près le même espace que l'esplanade actuelle. Elle était ceinturée de boutiques de monuments publics, dont il subsiste une portion de murs rythmée de pilastres. Le sol du forum était dallé de plaques de grès rouge.
186
<center>Le musée Fenaille </center>Le musée Fenaille est fondé en 1837, par un groupe d’érudits et notables aveyronnais qui, un an plus tôt, avaient créé une société savante : la Société des Lettres, Sciences et Arts de l’Aveyron.
Avec dévouement, les membres de la Société recueillent tous les témoignages de l’œuvre de l’homme et de la nature. Près de 1000 donateurs ont rassemblé et offert les 25 000 pièces qui constituent aujourd’hui le musée.
En 1929, la Société des Lettres bénéficie du concours d’un mécène exceptionnel : Maurice Fenaille, pionnier de l’industrie pétrolière en France et grand amateur d’art. Ce collectionneur avisé va aider de nombreux artistes, notamment le sculpteur Auguste Rodin, qu’il soutient pendant trente ans. Il fait don à la société savante aveyronnaise d’un ancien hôtel particulier, l’hôtel de Jouery, situé dans le centre ancien de Rodez Inauguré en 1937, le nouveau musée prend le nom de son mécène et devient le musée Fenaille.Inauguré en 1937, le nouveau musée prend le nom de son mécène et devient le musée Fenaille.
Fort d’un ensemble unique sur l’ancienne province du Rouergue, le musée Fenaille présente l’archéologie, l’art et l’histoire de la région, depuis le tout premier homme apparu voici 300 000 ans, jusqu’à l’aube du XVIIe siècle.
Le musée Fenaille
Le musée Fenaille est fondé en 1837, par un groupe d’érudits et notables aveyronnais qui, un an plus tôt, avaient créé une société savante : la Société des Lettres, Sciences et Arts de l’Aveyron. Avec dévouement, les membres de la Société recueillent tous les témoignages de l’œuvre de l’homme et de la nature. Près de 1000 donateurs ont rassemblé et offert les 25 000 pièces qui constituent aujourd’hui le musée. En 1929, la Société des Lettres bénéficie du concours d’un mécène exceptionnel : Maurice Fenaille, pionnier de l’industrie pétrolière en France et grand amateur d’art. Ce collectionneur avisé va aider de nombreux artistes, notamment le sculpteur Auguste Rodin, qu’il soutient pendant trente ans. Il fait don à la société savante aveyronnaise d’un ancien hôtel particulier, l’hôtel de Jouery, situé dans le centre ancien de Rodez Inauguré en 1937, le nouveau musée prend le nom de son mécène et devient le musée Fenaille.Inauguré en 1937, le nouveau musée prend le nom de son mécène et devient le musée Fenaille. Fort d’un ensemble unique sur l’ancienne province du Rouergue, le musée Fenaille présente l’archéologie, l’art et l’histoire de la région, depuis le tout premier homme apparu voici 300 000 ans, jusqu’à l’aube du XVIIe siècle.
187
<center>Rue de l’Embergue </center>Hôtel Séguret. Ce quartier appartient à la Cité, moitié nord de cette ville contrôlée par l’évêque. Cette partie de la ville est très prisée par l’aristocratie administrative, surtout à l’époque moderne qui voit fleurir de nombreux hôtels particuliers.
La famille de Séguret est l'une des plus anciennes de Rodez. Il ne subsiste de l'ancien hôtel qu'un escalier comprenant trois volées droites entre les murs et une galerie. Le portail de forme rectangulaire est composé de pilastres à bossage soutenant un fronton en demi-cercle sculpté. XVIIe siècle
Rue de l’Embergue
Hôtel Séguret. Ce quartier appartient à la Cité, moitié nord de cette ville contrôlée par l’évêque. Cette partie de la ville est très prisée par l’aristocratie administrative, surtout à l’époque moderne qui voit fleurir de nombreux hôtels particuliers. La famille de Séguret est l'une des plus anciennes de Rodez. Il ne subsiste de l'ancien hôtel qu'un escalier comprenant trois volées droites entre les murs et une galerie. Le portail de forme rectangulaire est composé de pilastres à bossage soutenant un fronton en demi-cercle sculpté. XVIIe siècle
188
<center>Rue de l’Embergue </center>Hôtel Séguret. Les deux pilastres sont agrémentés d’un mascaron grotesque auquel est juxtaposée une moulure partiellement dégradée représentant un visage et un motif en spirale auquel est accroché un tissu. L’intérieur du fronton portait un décor sculpté presque entièrement disparu à cause de l’érosion. Le timbre au centre du bossage du linteau supportait probablement une pièce sculptée représentant les armes de la famille de Séguret. Cette pièce a vraisemblablement était buchée durant la Révolution.
Rue de l’Embergue
Hôtel Séguret. Les deux pilastres sont agrémentés d’un mascaron grotesque auquel est juxtaposée une moulure partiellement dégradée représentant un visage et un motif en spirale auquel est accroché un tissu. L’intérieur du fronton portait un décor sculpté presque entièrement disparu à cause de l’érosion. Le timbre au centre du bossage du linteau supportait probablement une pièce sculptée représentant les armes de la famille de Séguret. Cette pièce a vraisemblablement était buchée durant la Révolution.
189
<center>Rue de l’Embergue </center>Hôtel Séguret. Il y a une porte sur le mur nord du porche, bouchée, ainsi que deux portes percées sur ce même mur. L’encadrement de la porte monumentale aujourd’hui bouchée est toujours en place, en partie érodée comme le portail d’entrée. L’encadrement à bossage est rehaussé de deux pilastres lisses surmontés de chapiteaux ioniques. L’entablement supporte une architrave marquée de plusieurs moulures lisses une frise ornée de motifs végétaux. Au centre de l’entablement, un jour ovale, aux contours sculptés, fait office d’imposte. La corniche qui porte le fronton triangulaire et l’encadrement de celui-ci sont ornés de denticules. La clé saillante de plate-bande, très érodée était peut-être ornée là aussi des armoiries de la famille.
Rue de l’Embergue
Hôtel Séguret. Il y a une porte sur le mur nord du porche, bouchée, ainsi que deux portes percées sur ce même mur. L’encadrement de la porte monumentale aujourd’hui bouchée est toujours en place, en partie érodée comme le portail d’entrée. L’encadrement à bossage est rehaussé de deux pilastres lisses surmontés de chapiteaux ioniques. L’entablement supporte une architrave marquée de plusieurs moulures lisses une frise ornée de motifs végétaux. Au centre de l’entablement, un jour ovale, aux contours sculptés, fait office d’imposte. La corniche qui porte le fronton triangulaire et l’encadrement de celui-ci sont ornés de denticules. La clé saillante de plate-bande, très érodée était peut-être ornée là aussi des armoiries de la famille.
190
<center>Rue de l’Embergue </center>Dans les Embergues, l’habitat est dense. En majorité, ces
constructions hautes et étroites s’ouvrent directement sur la rue.
Le rez-de-chaussée a un usage commercial qui pouvait également
s’étendre en niveau de cave. Certains rez-de-chaussée ont
conservé les devantures en bois
des commerces.
Rue de l’Embergue
Dans les Embergues, l’habitat est dense. En majorité, ces constructions hautes et étroites s’ouvrent directement sur la rue. Le rez-de-chaussée a un usage commercial qui pouvait également s’étendre en niveau de cave. Certains rez-de-chaussée ont conservé les devantures en bois des commerces.
191
<center>Rue de l’Embergue </center>Pour la venue de François 1 er à Rodez en 1533, les consuls se préparent une année auparavant en prélevant un impôt pour couvrir les frais des festivités. Des plus, les propriétaires des maisons sur la rue de l’Embergue gauche furent contraints de détruire l’encorbellement de leur maison, car ce débord du premier étage sur le rez-de-chaussée réduisait la largeur de la rue : les consuls craignaient que cela n’entrave le convoi royal.
Une seule maison semble avoir échappé à ce destin. Appelée maison Portier, elle conserve aujourd’hui encore son encorbellement, unique exemple de la rue. Au premier étage, au centre de la façade, une plaque porte les armoiries de la famille d’Estaing. En 1214, celle-ci avait reçu le droit de placer trois fleurs de lys sur son blason, après que l’un de ses membres se soit illustré auprès de Philippe-Auguste.
Rue de l’Embergue
Pour la venue de François 1 er à Rodez en 1533, les consuls se préparent une année auparavant en prélevant un impôt pour couvrir les frais des festivités. Des plus, les propriétaires des maisons sur la rue de l’Embergue gauche furent contraints de détruire l’encorbellement de leur maison, car ce débord du premier étage sur le rez-de-chaussée réduisait la largeur de la rue : les consuls craignaient que cela n’entrave le convoi royal. Une seule maison semble avoir échappé à ce destin. Appelée maison Portier, elle conserve aujourd’hui encore son encorbellement, unique exemple de la rue. Au premier étage, au centre de la façade, une plaque porte les armoiries de la famille d’Estaing. En 1214, celle-ci avait reçu le droit de placer trois fleurs de lys sur son blason, après que l’un de ses membres se soit illustré auprès de Philippe-Auguste.
192
<center>La porte des Embergues</center>L’Embergue, c’est l’Auvergne, ou plutôt la déformation de « l’Avergua » ou « Avergna ». Du nom de la porte fortifiée s’ouvrant vers le Massif Central, le quartier prit le nom de l’Embergue, ou plutôt des Embergues, car il y avait la rue de l’Embergue à gauche, et à droite, l’actuelle rue de Bonald. Tournée vers l’Auvergne donc, cette porte fortifiée était l’entrée principale de la ville. Au-delà de la porte, aujourd’hui disparue, s’étirait le Faubourg et déjà, ce n’était plus la ville.
Au Moyen Âge, l’entrée principale de la ville se situait en haut de la rue Saint-Cyrice. La porte de l’Embergue ouvrait sur la route vers le Massif Central À la fin du XVIIe siècle, la ruine guettait la porte, et le passage des hommes et des bêtes par cette entrée n’était plus possible. Malgré l’attachement des consuls à ce portail de pierres, en 1713, la « plateforme du fond de l’Embergue » fut terrassée et plantée d’ormeaux, la porte a donc disparu.
La porte des Embergues
L’Embergue, c’est l’Auvergne, ou plutôt la déformation de « l’Avergua » ou « Avergna ». Du nom de la porte fortifiée s’ouvrant vers le Massif Central, le quartier prit le nom de l’Embergue, ou plutôt des Embergues, car il y avait la rue de l’Embergue à gauche, et à droite, l’actuelle rue de Bonald. Tournée vers l’Auvergne donc, cette porte fortifiée était l’entrée principale de la ville. Au-delà de la porte, aujourd’hui disparue, s’étirait le Faubourg et déjà, ce n’était plus la ville. Au Moyen Âge, l’entrée principale de la ville se situait en haut de la rue Saint-Cyrice. La porte de l’Embergue ouvrait sur la route vers le Massif Central À la fin du XVIIe siècle, la ruine guettait la porte, et le passage des hommes et des bêtes par cette entrée n’était plus possible. Malgré l’attachement des consuls à ce portail de pierres, en 1713, la « plateforme du fond de l’Embergue » fut terrassée et plantée d’ormeaux, la porte a donc disparu.
193
<center>La rue de Bonald</center>L'ancien pavillon d’entrée du grand séminaire a été construit en 1902, comme l'indique la date portée sur la clé d'arc de la porte cochère. Il prend la place de l'entrée du couvent des Annonciades qui s’élevait à cet emplacement jusqu’en 1824 L'immeuble d’inspiration classique s'organise autour d’un passage couvert central. Dans l'élévation sur rue, la porte cochère prend place au milieu d'un avant-corps très légèrement saillant de trois travées et trois niveaux, singularisé du reste de la façade par son parement en pierre de taille, traité en table continue au rez-de-chaussée et rythmé de pilastres. La porte cochère est couverte d’un arc en anse de panier au délardement concave. Le claveau central de l’arc présente les armes de l’évêque de Rodez Louis-Eugène Franqueville et porte la date de 1902. La porte cochère est entourée de deux baies couvertes en plein-cintre. Le premier étage niveau est percé de baies rectangulaires entourant une niche architecturée qui accueille une Vierge à l'Enfant, dite « Vierge des Embergues », datant du 14e siècle. Le chambranle de la niche se compose de deux pilastres à chapiteaux corinthiens et porté par des corbeaux sculptés. La niche est sommée d’une corniche en forme de mitre.
La rue de Bonald
L'ancien pavillon d’entrée du grand séminaire a été construit en 1902, comme l'indique la date portée sur la clé d'arc de la porte cochère. Il prend la place de l'entrée du couvent des Annonciades qui s’élevait à cet emplacement jusqu’en 1824 L'immeuble d’inspiration classique s'organise autour d’un passage couvert central. Dans l'élévation sur rue, la porte cochère prend place au milieu d'un avant-corps très légèrement saillant de trois travées et trois niveaux, singularisé du reste de la façade par son parement en pierre de taille, traité en table continue au rez-de-chaussée et rythmé de pilastres. La porte cochère est couverte d’un arc en anse de panier au délardement concave. Le claveau central de l’arc présente les armes de l’évêque de Rodez Louis-Eugène Franqueville et porte la date de 1902. La porte cochère est entourée de deux baies couvertes en plein-cintre. Le premier étage niveau est percé de baies rectangulaires entourant une niche architecturée qui accueille une Vierge à l'Enfant, dite « Vierge des Embergues », datant du 14e siècle. Le chambranle de la niche se compose de deux pilastres à chapiteaux corinthiens et porté par des corbeaux sculptés. La niche est sommée d’une corniche en forme de mitre.
194
<center>La rue de Bonald</center>
La rue de Bonald
195
<center>La rue de Bonald</center>Espace public des Embergues
La rue de Bonald
Espace public des Embergues
196
<center>La rue de Bonald</center>L’hôtel dit de France de Lorne (XVIIIe s.), actuel foyer de jeunes travailleursLes soeurs franciscaines de la rue Peyrot ont également tenu un foyer pour les jeunes travailleuses dans le quartier. L’édifice conserve encore
cette fonction aujourd’hui.
La rue de Bonald
L’hôtel dit de France de Lorne (XVIIIe s.), actuel foyer de jeunes travailleursLes soeurs franciscaines de la rue Peyrot ont également tenu un foyer pour les jeunes travailleuses dans le quartier. L’édifice conserve encore cette fonction aujourd’hui.
197
<center>La rue de Bonald</center>L’hôtel dit de France de Lorne (XVIIe s.)
La rue de Bonald
L’hôtel dit de France de Lorne (XVIIe s.)
198
<center>La rue de Bonald</center>Hôtel de Bonald., édifié vers 1500 par Bertrand de Cénaret, archidiacre de Rodez. Belle tour du XVIe siècle à l'intérieur de la cour. Il fut la demeure d une des plus grandes familles du Rouergue.
La rue de Bonald
Hôtel de Bonald., édifié vers 1500 par Bertrand de Cénaret, archidiacre de Rodez. Belle tour du XVIe siècle à l'intérieur de la cour. Il fut la demeure d une des plus grandes familles du Rouergue.
199
<center>La rue de Bonald</center>
La rue de Bonald
200
<center>Rodez</center>L'Hôtel de Lauro date du XVIe siècle. Ancienne résidence d'un chanoine. Par la suite, elle fut transformée à plusieurs reprises en école et en presbytère. Elle abrite aujourd'hui la maison des Compagnons du Devoir.
Rodez
L'Hôtel de Lauro date du XVIe siècle. Ancienne résidence d'un chanoine. Par la suite, elle fut transformée à plusieurs reprises en école et en presbytère. Elle abrite aujourd'hui la maison des Compagnons du Devoir.
201
<center>Rodez</center>L'Hôtel de Lauro.
Rodez
L'Hôtel de Lauro.
202
<center>Rodez</center>L'Hôtel de Lauro. La façade est percée, en son centre, d'une grande porte à bossages et entablement au centre.
Rodez
L'Hôtel de Lauro. La façade est percée, en son centre, d'une grande porte à bossages et entablement au centre.
203
<center>Rodez</center>L'Hôtel de Lauro.
Rodez
L'Hôtel de Lauro.
204
<center>Rodez</center>L'Hôtel de Lauro.
Rodez
L'Hôtel de Lauro.
205
<center>Rodez</center>L'Hôtel de Lauro.  Tour d'angle de l'hôtel De Lauro. Ancienne résidence d un chanoine. Edence d un chanoine.
Rodez
L'Hôtel de Lauro. Tour d'angle de l'hôtel De Lauro. Ancienne résidence d un chanoine. Edence d un chanoine.
206
<center>Rodez</center>Mur du palais épiscopal
Rodez
Mur du palais épiscopal
207