Nasbinals, Aubrac, Saint-Côme-d'Olt, Najac.

<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>L'église a été construite aux XIe et au XIIe siècle dans le style roman auvergnat puis a été remaniée au XIVe siècle. Elle est en granite de Margeride (feldspaths) avec quelques éléments en basalte et en tuf volcanique. Les toits sont en lauses de schiste.
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
L'église a été construite aux XIe et au XIIe siècle dans le style roman auvergnat puis a été remaniée au XIVe siècle. Elle est en granite de Margeride (feldspaths) avec quelques éléments en basalte et en tuf volcanique. Les toits sont en lauses de schiste.
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<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>Un acte de donation par Robert de Saint Urcize et son frère Bertrand, fait état en 1074 de l’existence à Nasbinals d’une église et d’un village (villa). Trois bulles papales datées de 1079, 1113 et 1135 confirment à Saint-Victor de Marseille la possession du prieuré monastique. C’est durant cette période que l’église actuelle dut être rebâtie. En 1155, Guillaume, abbé de Saint-Victor, reconnait à l’évêque de Mende, Aldebert, la juridiction du terroir avant de céder le prieuré à la dômerie d’Aubrac. Désormais, et jusqu’à la révolution, Nasbinals aura son sort lié au monastère-hôpital d’Aubrac. C’est aux dévastations de la guerre de Cent Ans, durant laquelle le village est pris et brûlé, que l’on pense attribuer la démolition des voûtes de la nef de l’église. Elles seront reconstruites au XVe siècle sur croisées d’ogives, avec figuration sur une clef de la croix des chevaliers d’Aubrac.
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
Un acte de donation par Robert de Saint Urcize et son frère Bertrand, fait état en 1074 de l’existence à Nasbinals d’une église et d’un village (villa). Trois bulles papales datées de 1079, 1113 et 1135 confirment à Saint-Victor de Marseille la possession du prieuré monastique. C’est durant cette période que l’église actuelle dut être rebâtie. En 1155, Guillaume, abbé de Saint-Victor, reconnait à l’évêque de Mende, Aldebert, la juridiction du terroir avant de céder le prieuré à la dômerie d’Aubrac. Désormais, et jusqu’à la révolution, Nasbinals aura son sort lié au monastère-hôpital d’Aubrac. C’est aux dévastations de la guerre de Cent Ans, durant laquelle le village est pris et brûlé, que l’on pense attribuer la démolition des voûtes de la nef de l’église. Elles seront reconstruites au XVe siècle sur croisées d’ogives, avec figuration sur une clef de la croix des chevaliers d’Aubrac.
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<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>Plus tard, au XVIe siècle, on adjoindra à la nef un bas-côté Nord et un escalier d’accès aux clocher. L'expression générale de l'édifice, fortement marquée par la présence d'un clocher octogonal posé, comme à Conques, sur une coupole, nous renvoie aux édifices romans d'Auvergne. Il surplombe la croisée.
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
Plus tard, au XVIe siècle, on adjoindra à la nef un bas-côté Nord et un escalier d’accès aux clocher. L'expression générale de l'édifice, fortement marquée par la présence d'un clocher octogonal posé, comme à Conques, sur une coupole, nous renvoie aux édifices romans d'Auvergne. Il surplombe la croisée.
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<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>Le jeu subtil de polychromie, sur la frise du chevet, en encadrement du portail ou aux assises du cul de four de l'abside, nous rapproche des modèles romans du Velay. Quant au plan, il est assez courant en Basse-Auvergne et en Velay, tout en étant présent aussi en Gévaudan (Lanuéjols) et en Rouergue (Saint-Saturnin, Perse...).
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
Le jeu subtil de polychromie, sur la frise du chevet, en encadrement du portail ou aux assises du cul de four de l'abside, nous rapproche des modèles romans du Velay. Quant au plan, il est assez courant en Basse-Auvergne et en Velay, tout en étant présent aussi en Gévaudan (Lanuéjols) et en Rouergue (Saint-Saturnin, Perse...).
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<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>La façade méridionale qu'entourait, il y a une quarantaine d'années, le clos du cimetière s'ouvre sur la nef par un portail inscrit dans le massif d'un petit porche formé par une double voussure  en plein cintre supportée par quatre colonnettes à chapiteaux . Trois des chapiteaux sont sculptés de feuillage, le quatrième présente le combat d'un archer et d'un lancier
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
La façade méridionale qu'entourait, il y a une quarantaine d'années, le clos du cimetière s'ouvre sur la nef par un portail inscrit dans le massif d'un petit porche formé par une double voussure en plein cintre supportée par quatre colonnettes à chapiteaux . Trois des chapiteaux sont sculptés de feuillage, le quatrième présente le combat d'un archer et d'un lancier
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<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>Trois des chapiteaux sont sculptés de feuillage.
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
Trois des chapiteaux sont sculptés de feuillage.
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<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>Le quatrième chapiteau présente le combat d'un archer et d'un lancier.
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
Le quatrième chapiteau présente le combat d'un archer et d'un lancier.
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<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>La coquille saint-jacques.
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
La coquille saint-jacques.
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<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>Le chevet est fortement marqué par un parement en granit demi-cylindrique rythmé de cinq arcs portés par des colonnes engagées. Trois d'entre eux se creusent d'étroites fenêtres éclairant le chœur.
Primitivement, un bandeau de pierre ocre-rouge réchauffait de ses couleurs
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
Le chevet est fortement marqué par un parement en granit demi-cylindrique rythmé de cinq arcs portés par des colonnes engagées. Trois d'entre eux se creusent d'étroites fenêtres éclairant le chœur. Primitivement, un bandeau de pierre ocre-rouge réchauffait de ses couleurs "volcaniques" les parties supérieures du chevet, corniches et modillons aujourd'hui un peu altérés. Deux absidioles, sans décor, épaulent les bras du transept en venant se blottir aux côtés de l'abside centrale. L'ensemble est coiffé d'un beau toit de schiste que domine la tour du clocher.
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<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>Le chevet. Corniches et modillons aujourd'hui un peu altérés.
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
Le chevet. Corniches et modillons aujourd'hui un peu altérés.
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<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>Elle présente un plan en nef unique de trois travées suivie d'un transept sur lequel se greffe l'abside principale, elle même précédée d'une travée droite et de deux absidioles.
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
Elle présente un plan en nef unique de trois travées suivie d'un transept sur lequel se greffe l'abside principale, elle même précédée d'une travée droite et de deux absidioles.
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<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>Précédée d'un avant-choeur droit, l'abside de plan demi- circulaire est décorée de sept arcatures. L'ensemble a la forme d'une croix latine orientée.
Cette disposition d'origine est un peu altérée, côté Nord, par l'extension tardive d'un bas-côté. A droite, statue de saint Antoine de Padoue. A gauche, celle de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus.
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
Précédée d'un avant-choeur droit, l'abside de plan demi- circulaire est décorée de sept arcatures. L'ensemble a la forme d'une croix latine orientée. Cette disposition d'origine est un peu altérée, côté Nord, par l'extension tardive d'un bas-côté. A droite, statue de saint Antoine de Padoue. A gauche, celle de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus.
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<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>La table d'autel, en granit local, renferme diverses reliques de saints authentifiées par Odilon de Mercoeur, évêque de Mende de 1246 à 1275.
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
La table d'autel, en granit local, renferme diverses reliques de saints authentifiées par Odilon de Mercoeur, évêque de Mende de 1246 à 1275.
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<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>Les voûtes de l'abside sont en berceau, celles de la nef ont été refaites en ogives à l'époque gothique.
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
Les voûtes de l'abside sont en berceau, celles de la nef ont été refaites en ogives à l'époque gothique.
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<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>Croisée du transept et chœur.
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
Croisée du transept et chœur.
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<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>Le fond d'abside, dont la voûte en cul de four s'orne d'une subtile polychromie de tufs basaltiques, s'orne d'une arcature en plein cintre à sept faces insérée dans un plan demi-circulaire.
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
Le fond d'abside, dont la voûte en cul de four s'orne d'une subtile polychromie de tufs basaltiques, s'orne d'une arcature en plein cintre à sept faces insérée dans un plan demi-circulaire.
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<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>Un grand Christ en bois peint est placé en fond d'absidiole. Il paraît dater de la fin du XVe siècle.
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
Un grand Christ en bois peint est placé en fond d'absidiole. Il paraît dater de la fin du XVe siècle.
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<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>Le retable de la vierge (XVIIe siècle), en bois doré et peint, ferme l’absidiole Sud. Construit sur ordonnance corinthienne à pilastres et volutes à feuillages. Il ménage trois niches.
Au centre, une vierge ouvre les bras dans un geste d'accueil. Les deux autres personnages sont de facture différente.
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
Le retable de la vierge (XVIIe siècle), en bois doré et peint, ferme l’absidiole Sud. Construit sur ordonnance corinthienne à pilastres et volutes à feuillages. Il ménage trois niches. Au centre, une vierge ouvre les bras dans un geste d'accueil. Les deux autres personnages sont de facture différente.
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<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>Autel de la chapelle de la Vierge.
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
Autel de la chapelle de la Vierge.
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<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>Le chemin de croix.
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
Le chemin de croix.
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<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>Deux chapelles voûtées d'arêtes constituant un collatéral nord. Une vierge en pierre légèrement polychromée trône, depuis un récent don fait à la paroisse, sur l'autel de l'absidiole Nord.
Provenant de la région de Paray-le-Monial, cette statue de facture populaire peut dater de la fin de l'époque gothique : la vierge tient l’Enfant sur le bras gauche, ainsi qu'une pomme à la main droite, d’où le nom de
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
Deux chapelles voûtées d'arêtes constituant un collatéral nord. Une vierge en pierre légèrement polychromée trône, depuis un récent don fait à la paroisse, sur l'autel de l'absidiole Nord. Provenant de la région de Paray-le-Monial, cette statue de facture populaire peut dater de la fin de l'époque gothique : la vierge tient l’Enfant sur le bras gauche, ainsi qu'une pomme à la main droite, d’où le nom de "vierge à la pomme".
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<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>Une vierge en pierre légèrement polychromée trône sur l'autel de l'absidiole Nord. Cette statue de facture populaire peut dater de la fin de l'époque gothique : la vierge tient l’Enfant sur le bras gauche, ainsi qu'une pomme à la main droite, d’où le nom de
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
Une vierge en pierre légèrement polychromée trône sur l'autel de l'absidiole Nord. Cette statue de facture populaire peut dater de la fin de l'époque gothique : la vierge tient l’Enfant sur le bras gauche, ainsi qu'une pomme à la main droite, d’où le nom de "vierge à la pomme". Une statue de Saint-Jacques, en habit de pèlerin, est sculptée dans un tronc de chêne. Solidement appuyé au bâton, il semble avancer dans la flore multicolore de l'Aubrac.
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<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>Tribunes doubles au fond de la nef.
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
Tribunes doubles au fond de la nef.
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<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>Les fonts baptismaux.
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
Les fonts baptismaux.
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<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>Crucifix de procession.
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
Crucifix de procession.
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<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>La croisée du transept est couverte d'une coupole à base octogonale.
Quatre trompes bombées et ornées en leur base de têtes, sur une formule inspirée de Conques, rachètent le carré du transept dont les bras sont couverts d'une voûte en berceau.
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
La croisée du transept est couverte d'une coupole à base octogonale. Quatre trompes bombées et ornées en leur base de têtes, sur une formule inspirée de Conques, rachètent le carré du transept dont les bras sont couverts d'une voûte en berceau.
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<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>Une des têtes des trompes.
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
Une des têtes des trompes.
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<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>La croisée du transept, délimitée par quatre arcades doublées, est voûtée d'une coupole sur trompe.
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
La croisée du transept, délimitée par quatre arcades doublées, est voûtée d'une coupole sur trompe.
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<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>Des colonnes romanes engagées soutiennent les quatre arcs en plein-cintre du carré du transept
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
Des colonnes romanes engagées soutiennent les quatre arcs en plein-cintre du carré du transept
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<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>Statues de saint Joseph et sainte Thérèse de l'Enfant Jésus.
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
Statues de saint Joseph et sainte Thérèse de l'Enfant Jésus.
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<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>Saint Joseph.
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
Saint Joseph.
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<center>Nasbinals. Église Sainte-Marie. </center>Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus.
Nasbinals. Église Sainte-Marie.
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus.
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<center>Nasbinals </center>Crucifix de la place devant l'église.
Nasbinals
Crucifix de la place devant l'église.
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<center>Nasbinals </center>Pierre Brioude dit « Pierrounet»
Né le 6 Décembre 1832, il fut d’abord « roul » puis « cantalès » sur une montagne près de Nasbinals. C’est là qu’il se découvrit le don de remettre en place luxations et fractures sur les animaux. Revenu à Nasbinals où il est cantonnier, sa réputation franchit largement les limites du département par les nombreuses personnes qu’il soulage quotidiennement. Décédé en 1907, il entre dans la légende et le village lui doit en partie sa notoriété actuelle.
Nasbinals
Pierre Brioude dit « Pierrounet» Né le 6 Décembre 1832, il fut d’abord « roul » puis « cantalès » sur une montagne près de Nasbinals. C’est là qu’il se découvrit le don de remettre en place luxations et fractures sur les animaux. Revenu à Nasbinals où il est cantonnier, sa réputation franchit largement les limites du département par les nombreuses personnes qu’il soulage quotidiennement. Décédé en 1907, il entre dans la légende et le village lui doit en partie sa notoriété actuelle.
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<center>Nasbinals </center>Pierre Brioude, dit Pierrounet. Rebouteux (c'est-à-dire guérisseur) qui contribua à la renommée nationale et même internationale de Nasbinals. Après avoir développé son talent et sa connaissance des corps auprès des animaux, il s'essaye sur ses semblables et ses succès impressionnent ses contemporains puisque des malades du monde entier viennent le consulter. La statue en bronze et pierre est l'œuvre du sculpteur millavois Joseph Malet, fondue par J. Malesset, est érigée en son honneur en 1909 près de l'église. Elle se trouve actuellement place du Foirail.
Nasbinals
Pierre Brioude, dit Pierrounet. Rebouteux (c'est-à-dire guérisseur) qui contribua à la renommée nationale et même internationale de Nasbinals. Après avoir développé son talent et sa connaissance des corps auprès des animaux, il s'essaye sur ses semblables et ses succès impressionnent ses contemporains puisque des malades du monde entier viennent le consulter. La statue en bronze et pierre est l'œuvre du sculpteur millavois Joseph Malet, fondue par J. Malesset, est érigée en son honneur en 1909 près de l'église. Elle se trouve actuellement place du Foirail.
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<center>Nasbinals </center>Les angles sont ornés de béquilles.
Nasbinals
Les angles sont ornés de béquilles.
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<center>Aubrac</center>
Aubrac
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<center>Aubrac</center>La Domerie d’Aubrac, ancien monastère hospitalier accueillant les pèlerins sur la chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, s’est développée du XIIe au XVIe siècle. Elle connaît ensuite une phase de déclin, puis les destructions de la Révolution. Au fil des siècles, les événements malheureux subis par la Domerie ont conduit à des destructions et des reconstructions, mais aussi à la disparition d’éléments notoires de son architecture. Il reste : La grande tour dite « des Anglais », haute de 22 mètres, était défensive à l’origine et donc couronnée de mâchicoulis, qui ont disparu, tout comme le pont-levis. Elle fut construite en 1353 précisément au moment où les Anglais, maîtres de la Guyenne, prenaient pied dans le Rouergue. Elle ne put résister à l’invasion d’une bande de routiers qui assaillirent le monastère en 1360 ; L’ancien hôpital (probablement reconstruit au XVe siècle) se situe le long de la route, derrière la grande tour.
Aubrac
La Domerie d’Aubrac, ancien monastère hospitalier accueillant les pèlerins sur la chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, s’est développée du XIIe au XVIe siècle. Elle connaît ensuite une phase de déclin, puis les destructions de la Révolution. Au fil des siècles, les événements malheureux subis par la Domerie ont conduit à des destructions et des reconstructions, mais aussi à la disparition d’éléments notoires de son architecture. Il reste : La grande tour dite « des Anglais », haute de 22 mètres, était défensive à l’origine et donc couronnée de mâchicoulis, qui ont disparu, tout comme le pont-levis. Elle fut construite en 1353 précisément au moment où les Anglais, maîtres de la Guyenne, prenaient pied dans le Rouergue. Elle ne put résister à l’invasion d’une bande de routiers qui assaillirent le monastère en 1360 ; L’ancien hôpital (probablement reconstruit au XVe siècle) se situe le long de la route, derrière la grande tour.
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<center>Aubrac</center>L’hôtellerie, sur le même alignement que l’hôpital en entrant dans le village d’Aubrac, a été complètement transformée, mais se perpétue par l’existence d’un ancien hôtel à son emplacement d’origine.
Aubrac
L’hôtellerie, sur le même alignement que l’hôpital en entrant dans le village d’Aubrac, a été complètement transformée, mais se perpétue par l’existence d’un ancien hôtel à son emplacement d’origine.
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<center>Aubrac</center>L’hôtellerie, sur le même alignement que l’hôpital en entrant dans le village d’Aubrac, a été complètement transformée, mais se perpétue par l’existence d’un ancien hôtel à son emplacement d’origine.
Aubrac
L’hôtellerie, sur le même alignement que l’hôpital en entrant dans le village d’Aubrac, a été complètement transformée, mais se perpétue par l’existence d’un ancien hôtel à son emplacement d’origine.
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<center>Aubrac. L’église Notre-Dame des Pauvres.</center>L'absence de témoignages écrits se rapportant aux débuts de la construction de l'église, le dépouillement de sa structure et de son décor, et son caractère atypique à l'échelle régionale rendent difficile l'attribution d'une date de construction très précise. es premières mentions faisant explicitement référence à l'existence de l'église datent de 1216. La matérialisation d'un chœur intervient pour sa part au cours du XIIIe siècle, suivie par la création de stalles. En 1388-1389, l'église est fortifiée pour la protéger des incursions militaires liées à la guerre de Cent Ans. La construction du clocher visible aujourd'hui a débuté en 1453 et s'est terminé avant 1468. Il est à peu près contemporain de l'église dans sa partie basse, en granit. L'étage au-dessus, construit en lave noire, semble dater du 14e siècle. Le dernier étage appartient au 16e siècle. Le rez-de-chaussée du clocher était traversé par le cloïtre. Il a succédé à un clocher plus ancien, voire à un campanile datant des débuts de l'hôpital. Au début du XVIe siècle, l'église fait l'objet comme le reste du monastère d'un certain faste, à mettre en relation avec la personnalité des doms alors responsables de la seigneurie d'Aubrac. Du fait de la Révolution française et du départ des religieux pendant l'année 1791, les bâtiments du monastère et l'église sont livrés à l'abandon et se dégradent rapidement.
Aubrac. L’église Notre-Dame des Pauvres.
L'absence de témoignages écrits se rapportant aux débuts de la construction de l'église, le dépouillement de sa structure et de son décor, et son caractère atypique à l'échelle régionale rendent difficile l'attribution d'une date de construction très précise. es premières mentions faisant explicitement référence à l'existence de l'église datent de 1216. La matérialisation d'un chœur intervient pour sa part au cours du XIIIe siècle, suivie par la création de stalles. En 1388-1389, l'église est fortifiée pour la protéger des incursions militaires liées à la guerre de Cent Ans. La construction du clocher visible aujourd'hui a débuté en 1453 et s'est terminé avant 1468. Il est à peu près contemporain de l'église dans sa partie basse, en granit. L'étage au-dessus, construit en lave noire, semble dater du 14e siècle. Le dernier étage appartient au 16e siècle. Le rez-de-chaussée du clocher était traversé par le cloïtre. Il a succédé à un clocher plus ancien, voire à un campanile datant des débuts de l'hôpital. Au début du XVIe siècle, l'église fait l'objet comme le reste du monastère d'un certain faste, à mettre en relation avec la personnalité des doms alors responsables de la seigneurie d'Aubrac. Du fait de la Révolution française et du départ des religieux pendant l'année 1791, les bâtiments du monastère et l'église sont livrés à l'abandon et se dégradent rapidement.
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<center>Aubrac. L’église Notre-Dame des Pauvres.</center>On retrouve, dans ce bâtiment, des traces importantes de ce que fut l’ancien hospice d’accueil (1198), transformé en église entre 1332 et 1356. Au fond de la nef, une fontaine devait servir au symbolique lavage des pieds des pèlerins. L’architecture romane, très dépouillée, est en totale harmonie avec la sobriété des lieux. C’est le seul ouvrage hospitalier du XIIe siècle qui nous soit parvenu dans un tel état de conservation. On doit cette solidité à l’utilisation d’un tuf volcanique léger pour cette partie de l’ouvrage. En dehors du mur nord, aveugle pour des raisons climatiques, de modestes fenêtres ont été agencées au sein des trois autres façades, en vue d’assurer un éclairage continu. Les arcs doubleaux à simple rouleau retombent sur des consoles en forme de colonnettes.
Aubrac. L’église Notre-Dame des Pauvres.
On retrouve, dans ce bâtiment, des traces importantes de ce que fut l’ancien hospice d’accueil (1198), transformé en église entre 1332 et 1356. Au fond de la nef, une fontaine devait servir au symbolique lavage des pieds des pèlerins. L’architecture romane, très dépouillée, est en totale harmonie avec la sobriété des lieux. C’est le seul ouvrage hospitalier du XIIe siècle qui nous soit parvenu dans un tel état de conservation. On doit cette solidité à l’utilisation d’un tuf volcanique léger pour cette partie de l’ouvrage. En dehors du mur nord, aveugle pour des raisons climatiques, de modestes fenêtres ont été agencées au sein des trois autres façades, en vue d’assurer un éclairage continu. Les arcs doubleaux à simple rouleau retombent sur des consoles en forme de colonnettes.
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<center>Aubrac. L’église Notre-Dame des Pauvres.</center>Elle comporte une voûte en berceau brisé aux pierres taillées, parfaitement jointées, soutenue par des arcs simples, faiblement ogivés ; pas de transept, un chœur fermé par un mur au lieu d’être prolongé par une abside. Le clocher abrite la célèbre « cloche des perdus » [campana dels perduts] et une curiosité : le logement du sonneur avec un four à pain intérieur. L’Inscription moulée sur cette cloche, dite des perdus, fait bien sûr référence aux égarés spirituels. Il n'est pas à exclure qu’elle ait aussi été sonnée pour guider les personnes perdues dans le mauvais temps.
Aubrac. L’église Notre-Dame des Pauvres.
Elle comporte une voûte en berceau brisé aux pierres taillées, parfaitement jointées, soutenue par des arcs simples, faiblement ogivés ; pas de transept, un chœur fermé par un mur au lieu d’être prolongé par une abside. Le clocher abrite la célèbre « cloche des perdus » [campana dels perduts] et une curiosité : le logement du sonneur avec un four à pain intérieur. L’Inscription moulée sur cette cloche, dite des perdus, fait bien sûr référence aux égarés spirituels. Il n'est pas à exclure qu’elle ait aussi été sonnée pour guider les personnes perdues dans le mauvais temps.
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<center>Aubrac. L’église Notre-Dame des Pauvres.</center>Le vitrail représente la crucifixion : à gauche la vierge Marie soutenue par les Saintes Marie, aux pieds du Christ Marie-Madeleine, à droite Saint Jean et Saint-Jacques.
Aubrac. L’église Notre-Dame des Pauvres.
Le vitrail représente la crucifixion : à gauche la vierge Marie soutenue par les Saintes Marie, aux pieds du Christ Marie-Madeleine, à droite Saint Jean et Saint-Jacques.
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<center>Aubrac. L’église Notre-Dame des Pauvres.</center>
Aubrac. L’église Notre-Dame des Pauvres.
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<center>Aubrac. L’église Notre-Dame des Pauvres.</center>
Aubrac. L’église Notre-Dame des Pauvres.
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<center>Aubrac. L’église Notre-Dame des Pauvres.</center>Le dessin central figure la dômerie telle qu'elle existait avec la grande Eglise et le cloître à deux étages. A gauch saint Jacques, notre-èDame des pauvres. En bas, la distribution des pains. A droite, Adalard.
Aubrac. L’église Notre-Dame des Pauvres.
Le dessin central figure la dômerie telle qu'elle existait avec la grande Eglise et le cloître à deux étages. A gauch saint Jacques, notre-èDame des pauvres. En bas, la distribution des pains. A droite, Adalard.
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<center>Aubrac. L’église Notre-Dame des Pauvres.</center>Réalisées en 1993 et 1994, les toiles d’Hervé Vernhes figurent l’histoire de la Domerie d’Aubrac depuis sa fondation par Adalard, jusqu’aux dernières années du XX siècle. Il donne vie avec tendresse et amitié au mode rude des clercs et des paysans. <br>
1- Adalard, bouteiller du Comte des Flandres, en route vers St Jacques de Compostelle est arrêté sur le site d’Abrac par la forêt, les loups, les brigands, la tourmente de neige. Aidé de ses compagnons, Adalard repousse miraculeusement les périls et fait vœu de fonder ici un hôpital pour les pèlerins
2- A son retour, aux alentours de 1120, Adalard vient accomplir son vœu : ses compagnons défrichent le sol dont ils taillent la lave, abattent la forêt et dressent des charpentes pour élever en ce lieu une vaste “ domerie ”, sorte de monastère hôpital. L’église est bâtie, soixante ans après la mort du fondateur, à la fin du XIIe siècle.
Peu à peu, la forêt fait place à de vastes pâtures parcourues par les troupeaux d’ovins et de bovins.
Les pèlerins retrouvent confiance sur ces chemins.
Aubrac. L’église Notre-Dame des Pauvres.
Réalisées en 1993 et 1994, les toiles d’Hervé Vernhes figurent l’histoire de la Domerie d’Aubrac depuis sa fondation par Adalard, jusqu’aux dernières années du XX siècle. Il donne vie avec tendresse et amitié au mode rude des clercs et des paysans.
1- Adalard, bouteiller du Comte des Flandres, en route vers St Jacques de Compostelle est arrêté sur le site d’Abrac par la forêt, les loups, les brigands, la tourmente de neige. Aidé de ses compagnons, Adalard repousse miraculeusement les périls et fait vœu de fonder ici un hôpital pour les pèlerins 2- A son retour, aux alentours de 1120, Adalard vient accomplir son vœu : ses compagnons défrichent le sol dont ils taillent la lave, abattent la forêt et dressent des charpentes pour élever en ce lieu une vaste “ domerie ”, sorte de monastère hôpital. L’église est bâtie, soixante ans après la mort du fondateur, à la fin du XIIe siècle. Peu à peu, la forêt fait place à de vastes pâtures parcourues par les troupeaux d’ovins et de bovins. Les pèlerins retrouvent confiance sur ces chemins.
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<center>Aubrac. L’église Notre-Dame des Pauvres.</center>3-Dans le froid et la tourmente, pauvres, errants et marcheurs de Dieu se présentent à la dômerie.
A la
Aubrac. L’église Notre-Dame des Pauvres.
3-Dans le froid et la tourmente, pauvres, errants et marcheurs de Dieu se présentent à la dômerie. A la "porte de la Miche" le droit de "retirade" est assuré : il permet de trouver l’accueil et le pain pour se nourrir durant trois jours. 4- La ”Via Podensis", l'une des principales routes de Compostelle, qui part du Puy vers Conques, Moissac et Roncevaux croise ici "drailles" et chemins de transhumance. La vie pastorale s'organise peu à peu. 5- Quatre ordres assurent les diverses fonctions de la Communauté dirigée par le Dom d’Aubrac, et réunie par la règle des chanoines de Saint Augustin : prêtres - chevaliers - donats et sœurs (soit 70 personnes environ). Une dizaine de chevaliers portant le manteau frappé d'une croix hospitalière de couleur bleue assurent la sécurité des convois. Par temps couvert, ils sonnent, à la volée la "cloche des perdus".
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<center>Aubrac. L’église Notre-Dame des Pauvres.</center>6- A proximité des bâtiments conventuels, près de rentrée de la dômerie s'élève l'hôpital.
Les sœurs de la Communauté, en habit de bure, dressent gîte et couvert aux pèlerins qui tombent d'épuisement.
L'hôpital comprend aussi le
Aubrac. L’église Notre-Dame des Pauvres.
6- A proximité des bâtiments conventuels, près de rentrée de la dômerie s'élève l'hôpital. Les sœurs de la Communauté, en habit de bure, dressent gîte et couvert aux pèlerins qui tombent d'épuisement. L'hôpital comprend aussi le "lavadou", sorte de buanderie pour le linge, et, contiguë au dortoir, la chapelle des pèlerins pour le réconfort des âmes. 7- Un texte de 1512 évoque "les 1200 à 1500 pauvres personnes à chacune desquelles se donnent ou se doivent donner 3 petits pains desquels une personne peut vivre et se garder de mourir de faim". D’où la nécessité d'une organisation économique importante : Les Blés mûrissent dans les plaines du Rouergue et du Gévaudan et sont stockés dans les greniers des Bourines ou de Bonnefon. Les mulets transportent le grain aux moulins des Boraldes et la farine aux boulangeries de la domerie. 8- Le sommet de cette prospérité est sans doute atteint lors du séjour de François 1er, le 22 juillet 1533. Le Souverain qui vient du Puy, en pèlerin, et se dirige vers Rodez, chasse le héron au lac de St Andéol et pêche la carpe aux Pesquiès. Bientôt, les doms d'Aubrac deviennent "commendataires" et sont nommés par faveur. Dès lors, ils s'intéressent davantage aux bénéfices des domaines qu'à l'accueil des démunis.
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<center>Aubrac. L’église Notre-Dame des Pauvres.</center>9- Ces excès, et le relâchement de la Règle créent la discorde.
En 1569, les Huguenots font
Aubrac. L’église Notre-Dame des Pauvres.
9- Ces excès, et le relâchement de la Règle créent la discorde. En 1569, les Huguenots font "grand pillement, brûlement et saccagement" de la dômerie et de ses biens. Mais de la cendre surgit le renouvellement de la Communauté, et de sa Règle, et la reconstruction des bâtiments. 10- Le dessin central figure la dômerie telle qu'elle existait à la fin du XVIIe siècle et jusqu'à la Révolution : Grande Eglise et cloître à deux étages, Tour des Anglais et grands bâtiments d'accueil, avec 1a "salle des hommages", les communs de la dômerie. 11- Au pied de ND des Pauvres, des pèlerins, redisent la prière de la Route. 12- Voici que la Révolution remet à plat l'acquis du temps. La communauté est dispersée. Le patrimoine de la domerie est vendu en 1793, puis en partie pillé et brisé. La forêt redevient obscure. La "cloche des perdus" n'appelle plus le pèlerin égaré... Le pain n'est plus partagé. 13- Mais peu à peu, Aubrac terre de tradition et de fidélité retrouve sa vocation première d’accueil. L'un de ces jeunes pèlerins d'une étrange ressemblance avec Adalard, marche au rythme de la chanson de "Grand Jacques".
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Classé parmi les plus Beaux Villages de France, Saint-Côme-d’Olt a connu une prospérité qui se lit sur ses vieilles façades. Plusieurs raisons à cela : la fertilité, la douceur du climat de la vallée du Lot, ainsi que la rencontre de deux voies antiques, la draille préhistorique et la voie romaine, et son rôle de trait d’union entre le causse et les hauts plateaux de l’Aubrac. Les riches propriétaires et marchands de l’Aubrac, ainsi que les seigneurs locaux et le clergé, y ont établi des résidences d’hiver. Le village se développe dès le Xe siècle au nord, autour de l’église Saint-Pierre de la Bouysse (des buis). Un hospice y est créé, placé sous la protection de saint Côme patron des médecins. Le tour de ville, quasiment circulaire, reprend le tracé des anciens fossés. Ils seront comblés à partir du XVIIe siècle et remplacés par un large boulevard.
Saint-Côme-d’Olt.
Classé parmi les plus Beaux Villages de France, Saint-Côme-d’Olt a connu une prospérité qui se lit sur ses vieilles façades. Plusieurs raisons à cela : la fertilité, la douceur du climat de la vallée du Lot, ainsi que la rencontre de deux voies antiques, la draille préhistorique et la voie romaine, et son rôle de trait d’union entre le causse et les hauts plateaux de l’Aubrac. Les riches propriétaires et marchands de l’Aubrac, ainsi que les seigneurs locaux et le clergé, y ont établi des résidences d’hiver. Le village se développe dès le Xe siècle au nord, autour de l’église Saint-Pierre de la Bouysse (des buis). Un hospice y est créé, placé sous la protection de saint Côme patron des médecins. Le tour de ville, quasiment circulaire, reprend le tracé des anciens fossés. Ils seront comblés à partir du XVIIe siècle et remplacés par un large boulevard.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Le village garde un noyau ancien, dont les remparts, aujourd'hui intégrés aux habitations et cernés par un petit boulevard circulaire, ont conservé deux de leurs trois portes fortifiées, la porte Neuve et la porte Théron (ici). Les villages ronds (ou circulades) du Languedoc sont bâtis en cercles concentriques autour de l'église ou du château fort.
Krysztof Pawloswski, architecte polonais auquel on doit le terme de circulade, y voit une manifestation de l'urbanisme médiéval (XIe et XIIe siècles) antérieure aux bastides, les « villes nouvelles » du Moyen Âge, édifiées, sur un plan rectangulaire (XIIIe et XVIe).
Saint-Côme-d’Olt.
Le village garde un noyau ancien, dont les remparts, aujourd'hui intégrés aux habitations et cernés par un petit boulevard circulaire, ont conservé deux de leurs trois portes fortifiées, la porte Neuve et la porte Théron (ici). Les villages ronds (ou circulades) du Languedoc sont bâtis en cercles concentriques autour de l'église ou du château fort. Krysztof Pawloswski, architecte polonais auquel on doit le terme de circulade, y voit une manifestation de l'urbanisme médiéval (XIe et XIIe siècles) antérieure aux bastides, les « villes nouvelles » du Moyen Âge, édifiées, sur un plan rectangulaire (XIIIe et XVIe).
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Le clocher tors.
Saint-Côme-d’Olt.
Le clocher tors.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Le village devrait son nom à un hospice dédié à saints Côme et Damien situé à proximité de l'actuelle chapelle des pénitents. Pa seconde partie du nom, « Olt », correspond à l'ancienne appellation du Lot, qui borde le village.
Saint-Côme-d’Olt.
Le village devrait son nom à un hospice dédié à saints Côme et Damien situé à proximité de l'actuelle chapelle des pénitents. Pa seconde partie du nom, « Olt », correspond à l'ancienne appellation du Lot, qui borde le village.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Au XIIe siècle, les seigneurs de Calmont d'Olt, site dominant Espalion, construisirent un château autour duquel se développa le village. Pour se prémunir contre l'invasion d'ennemis, les habitants, sous l'impulsion du seigneur et avec son autorisation élevèrent des fortifications percées seulement par trois portes conférant au village son aspect médiéval circulaire encore conservé. Les riches propriétaires et marchands de l’Aubrac, ainsi que les seigneurs locaux et le clergé, y ont établi des résidences d’hiver qui constituent, aujourd’hui, un patrimoine remarquable.
Saint-Côme-d’Olt.
Au XIIe siècle, les seigneurs de Calmont d'Olt, site dominant Espalion, construisirent un château autour duquel se développa le village. Pour se prémunir contre l'invasion d'ennemis, les habitants, sous l'impulsion du seigneur et avec son autorisation élevèrent des fortifications percées seulement par trois portes conférant au village son aspect médiéval circulaire encore conservé. Les riches propriétaires et marchands de l’Aubrac, ainsi que les seigneurs locaux et le clergé, y ont établi des résidences d’hiver qui constituent, aujourd’hui, un patrimoine remarquable.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>La maison des Consuls de Rodelle. Famille de consuls et de notaires, le Père Rodelle fut un savant latiniste (XVIIIe siècle).
L’une des plus belles façades probablement due à l’architecte Salvanh.
Saint-Côme-d’Olt.
La maison des Consuls de Rodelle. Famille de consuls et de notaires, le Père Rodelle fut un savant latiniste (XVIIIe siècle). L’une des plus belles façades probablement due à l’architecte Salvanh.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>La maison des Consuls de Rodelle. Cette maison possède une remarquable façade, avec des fenêtres à meneaux,
Saint-Côme-d’Olt.
La maison des Consuls de Rodelle. Cette maison possède une remarquable façade, avec des fenêtres à meneaux,
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>La maison des Consuls de Rodelle. une porte d’entrée en arc en accolade et une clef de voûte ornée d’une curieuse tête qui fait penser à une gorgone-méduse.
Saint-Côme-d’Olt.
La maison des Consuls de Rodelle. une porte d’entrée en arc en accolade et une clef de voûte ornée d’une curieuse tête qui fait penser à une gorgone-méduse.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>
Saint-Côme-d’Olt.
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Saint-Côme-d’Olt.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Le château des Castelnau de Bretenoux, héritiers de la baronnie de Calmont, abrite actuellement la mairie. Sur la façade, est érigé le mémorial de la famille des Castelnau, perpétuant le souvenir du Général de Castelnau, de ses frères et de leurs fils ou petits-fils morts pour la France lors des deux guerres mondiales. Ce mémorial de granit composé de trois médaillons de bronze sculptés par l'artiste parisien, Raoul Bernard, est destiné à perpétuer le souvenir des trois frères, Léonce, Clément et Edouard de Curières de Castelnau ainsi que celui de leurs six fils ou petit-fils, morts pour la France.
Saint-Côme-d’Olt.
Le château des Castelnau de Bretenoux, héritiers de la baronnie de Calmont, abrite actuellement la mairie. Sur la façade, est érigé le mémorial de la famille des Castelnau, perpétuant le souvenir du Général de Castelnau, de ses frères et de leurs fils ou petits-fils morts pour la France lors des deux guerres mondiales. Ce mémorial de granit composé de trois médaillons de bronze sculptés par l'artiste parisien, Raoul Bernard, est destiné à perpétuer le souvenir des trois frères, Léonce, Clément et Edouard de Curières de Castelnau ainsi que celui de leurs six fils ou petit-fils, morts pour la France.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Le château des Castelnau de Bretenou. Sa façade nord est percée d'une poterne (aujourd'hui bouchée) au premier étage. Elle est flanquée de deux tours primitivement reliées par une courtine actuellement placée sous la toiture lors d'une restauration antérieure.
Saint-Côme-d’Olt.
Le château des Castelnau de Bretenou. Sa façade nord est percée d'une poterne (aujourd'hui bouchée) au premier étage. Elle est flanquée de deux tours primitivement reliées par une courtine actuellement placée sous la toiture lors d'une restauration antérieure.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Le château des Castelnau de Bretenou.
Saint-Côme-d’Olt.
Le château des Castelnau de Bretenou.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Le château des Castelnau de Bretenou. Il date du XIIe siècle. Outre les remarquables vestiges de mâchicoulis importants, les tours présentent d'imposantes archères à étriers. Ces tours, construites vers 1366, avaient un double étage de défense.
Saint-Côme-d’Olt.
Le château des Castelnau de Bretenou. Il date du XIIe siècle. Outre les remarquables vestiges de mâchicoulis importants, les tours présentent d'imposantes archères à étriers. Ces tours, construites vers 1366, avaient un double étage de défense.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Le château des Castelnau de Bretenou. Une desarchères à étriers.
Saint-Côme-d’Olt.
Le château des Castelnau de Bretenou. Une desarchères à étriers.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>L'église Saint-Côme-et-Saint-Damien. Au XIe siècle, l'église paroissiale de Saint-Côme était celle de Saint-Pierre de la Bouysse, au nord-est du village. Au XIVe siècle, le château des seigneurs de Calmont d'Olt — l'actuel hôtel de ville — disposait d'une chapelle dans le village. Deux siècles plus tard, l'église Saint-Pierre s'avérant trop petite, les habitants demandent à Antoine d'Estaing, prieur de Saint-Côme et évêque d'Angoulême, ainsi qu'au seigneur de Calmont d'Olt, d'agrandir la chapelle castrale. En décembre 1521, Guy de Castelnau, sire de Calmont et évêque de Périgueux, autorise les travaux d'agrandissement qui sont alors réalisés à partir de 1522 par Antoine Salvanh.
Saint-Côme-d’Olt.
L'église Saint-Côme-et-Saint-Damien. Au XIe siècle, l'église paroissiale de Saint-Côme était celle de Saint-Pierre de la Bouysse, au nord-est du village. Au XIVe siècle, le château des seigneurs de Calmont d'Olt — l'actuel hôtel de ville — disposait d'une chapelle dans le village. Deux siècles plus tard, l'église Saint-Pierre s'avérant trop petite, les habitants demandent à Antoine d'Estaing, prieur de Saint-Côme et évêque d'Angoulême, ainsi qu'au seigneur de Calmont d'Olt, d'agrandir la chapelle castrale. En décembre 1521, Guy de Castelnau, sire de Calmont et évêque de Périgueux, autorise les travaux d'agrandissement qui sont alors réalisés à partir de 1522 par Antoine Salvanh.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Le clocher tors ou «flammé» haut de 42 mètres tourne de gauche à droite sur ses huit pans. Sa toiture en lauzes abrite 7 cloches.. Volonté de l’architecte, ou rotation accidentelle de la charpente ? Quand on connaît la réputation de Salvanh, architecte du clocher de la cathédrale de Rodez (« l’une des quatre merveilles du Midi »), la première hypothèse l’emporte largement.
La maîtrise des ouvriers locaux, formés au travail des charpentes en carène - fréquentes dans l’architecture du village - et la rectitude des poinçons de charpentier marquant certaines pièces de bois, abondent également dans ce sens.
Saint-Côme-d’Olt.
Le clocher tors ou «flammé» haut de 42 mètres tourne de gauche à droite sur ses huit pans. Sa toiture en lauzes abrite 7 cloches.. Volonté de l’architecte, ou rotation accidentelle de la charpente ? Quand on connaît la réputation de Salvanh, architecte du clocher de la cathédrale de Rodez (« l’une des quatre merveilles du Midi »), la première hypothèse l’emporte largement. La maîtrise des ouvriers locaux, formés au travail des charpentes en carène - fréquentes dans l’architecture du village - et la rectitude des poinçons de charpentier marquant certaines pièces de bois, abondent également dans ce sens.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>L'édifice est de style gothique flamboyant.
Saint-Côme-d’Olt.
L'édifice est de style gothique flamboyant.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Le portail gothique réalisé par Antoine Salvanh.. A droite de la rosace, la statue de l'archange saint Michel écrasant le dragon a dû être retirée pour des motifs de sécurité. Elle se trouve remisée à la chapelle des Pénitents en attente de sa restauration. Les portes de l’église en chêne sculpté, cloutées chacune de 365 clous en fer forgé martelé, datent de 1532 et sont classées Monument historique. Chaque battant est orné de 15 panneaux sculptés comprenant des têtes de personnages, des animaux fantastiques, des voilages, ainsi que les armoiries de Jean d’Estaing.
Saint-Côme-d’Olt.
Le portail gothique réalisé par Antoine Salvanh.. A droite de la rosace, la statue de l'archange saint Michel écrasant le dragon a dû être retirée pour des motifs de sécurité. Elle se trouve remisée à la chapelle des Pénitents en attente de sa restauration. Les portes de l’église en chêne sculpté, cloutées chacune de 365 clous en fer forgé martelé, datent de 1532 et sont classées Monument historique. Chaque battant est orné de 15 panneaux sculptés comprenant des têtes de personnages, des animaux fantastiques, des voilages, ainsi que les armoiries de Jean d’Estaing.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Le portail comporte les sculptures du maître-maçon. Elles représentent saint Côme sur le trumeau, avec peut-être deux évangélistes. Au-dessus, est placée une statue de la Vierge portant sur son bras l'enfant Jésus.
Saint-Côme-d’Olt.
Le portail comporte les sculptures du maître-maçon. Elles représentent saint Côme sur le trumeau, avec peut-être deux évangélistes. Au-dessus, est placée une statue de la Vierge portant sur son bras l'enfant Jésus.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Les portes de l’église. Quinze panneaux composent chacun des deux vantaux, dont neuf médaillons historiés, les six autres étant constitués de
Saint-Côme-d’Olt.
Les portes de l’église. Quinze panneaux composent chacun des deux vantaux, dont neuf médaillons historiés, les six autres étant constitués de "draperies" dites "en plis de serviette", ornements typiques du style gothique. A droite : Monogramme du Christ ; Armes de la Maison d'Estaing (J.D., trois lys de Franc) ; Deux griffons debout et affrontés soulevant une chèvre par les cornes ; Tête d'homme coiffée à l'antique, couronnée du bandeau royal ; Enroulement de feuillages aux extrémités terminées par des têtes d'animaux ; Tête d'homme ; Tête de femme avec la date de 1532. A gauche : Buste d'homme habillé d'une collerette du temps des Valois surmontant deux oiseaux affrontés et buvant dans un calice ; le médaillon mystère ! Il renferme "un cavalier dont la monture, au premier abord, paraît-être un animal fantastique ou un lama ou un chameau ; Tête d'homme coiffée d'une toque à la Henri II ; Trois animaux à queue enroulée ; Tête d'homme enturbannée. Au sommet, un nœud de serpent ; Tête d'homme antique ; Tête de femme dont le cou porte les traces d'un collier de perles. Au- dessus, deux oiseaux au long bec paraissant becqueter un "arbre" stylisé.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Une coquille saint jacquesdevant l'entrée.
Saint-Côme-d’Olt.
Une coquille saint jacquesdevant l'entrée.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Longue de trois travées, la nef est flanquée de deux collatéraux.
Saint-Côme-d’Olt.
Longue de trois travées, la nef est flanquée de deux collatéraux.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Le 08/12/1521, autorisation et bail à prix fait par Guy de Castelnau et Antoine Salvanh pour l’agrandissement de la chapelle existante qui devient l’église paroissiale de Saint Côme et Saint Damien. 1780- 1869
Importantes réfections : escalier du clocher, intérieur de l’église et clocher.
1949
Restauration intérieure par le chanoine Plagnard.
1952 - 1963
Aménagement du chœur de l’église par l’abbé Alibert (autel, chaire, orgue, vitraux, fonts baptismaux)
27 Août 1961 Consécration de l’église.
Saint-Côme-d’Olt.
Le 08/12/1521, autorisation et bail à prix fait par Guy de Castelnau et Antoine Salvanh pour l’agrandissement de la chapelle existante qui devient l’église paroissiale de Saint Côme et Saint Damien. 1780- 1869 Importantes réfections : escalier du clocher, intérieur de l’église et clocher. 1949 Restauration intérieure par le chanoine Plagnard. 1952 - 1963 Aménagement du chœur de l’église par l’abbé Alibert (autel, chaire, orgue, vitraux, fonts baptismaux) 27 Août 1961 Consécration de l’église.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>La Pentecôte : la Vierge est enrourés des 12 apôtre. En haut, st Pierre et st Jean.
Saint-Côme-d’Olt.
La Pentecôte : la Vierge est enrourés des 12 apôtre. En haut, st Pierre et st Jean.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Un imposant lutrin surmonté de l'aigle (emblème de l'évangéliste saint Jean).
Saint-Côme-d’Olt.
Un imposant lutrin surmonté de l'aigle (emblème de l'évangéliste saint Jean).
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>La décollation de saints Côme et Damien, tableau (1835) de Jean-Baptiste Delmas, peintre ruthénois.
Saint-Côme-d’Olt.
La décollation de saints Côme et Damien, tableau (1835) de Jean-Baptiste Delmas, peintre ruthénois.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Clé de voûte avec le blason de la Maison d'Estaing.
Saint-Côme-d’Olt.
Clé de voûte avec le blason de la Maison d'Estaing.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Les vitraux modernes.
Saint-Côme-d’Olt.
Les vitraux modernes.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Un grand Christ en noyer du XVe siècle (probablement sculpté par le « maître de Belcastel »).
Saint-Côme-d’Olt.
Un grand Christ en noyer du XVe siècle (probablement sculpté par le « maître de Belcastel »).
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Un retable baroque du XVIIIe siècle composé d'une peinture (la Déposition de la Croix) et orné de magnifiques sculptures peintes retraçant la passion du Christ,
Saint-Côme-d’Olt.
Un retable baroque du XVIIIe siècle composé d'une peinture (la Déposition de la Croix) et orné de magnifiques sculptures peintes retraçant la passion du Christ,
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Un retable baroque du XVIIIe siècle composé d'une peinture (la Déposition de la Croix) et orné de magnifiques sculptures peintes retraçant la passion du Christ,
Saint-Côme-d’Olt.
Un retable baroque du XVIIIe siècle composé d'une peinture (la Déposition de la Croix) et orné de magnifiques sculptures peintes retraçant la passion du Christ,
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>La Pietà du XVIIIe siècle.
Saint-Côme-d’Olt.
La Pietà du XVIIIe siècle.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Sur la retombée de l'arc central est marquée la date 1655, celle de 
réparations intérieures. Des panneaux représentent la présentation de Jèsus au temple, la rencontre avec saint Pierre, ? , le transfiguration.
Saint-Côme-d’Olt.
Sur la retombée de l'arc central est marquée la date 1655, celle de réparations intérieures. Des panneaux représentent la présentation de Jèsus au temple, la rencontre avec saint Pierre, ? , le transfiguration.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Tableau la fuite en Egypte de Pierre Granier (1679-1749). Mais il est certain que l’artiste n’a pas voulu peindre la fuite en Egypte. En effet, il sait comme tout chrétien qu’après le départ des Mages, Joseph, prévenu par un ange des intentions meurtrières d’Hérode, s’est enfui avec Jésus et Marie en Egypte. Jésus n’était donc qu’un bébé alors que sur le tableau ci-contre, l’enfant doit être âgé de neuf ou dix ans ! D’ailleurs, la sérénité qui se lit sur le visage des trois personnages ne permet pas de penser qu’ils fuient un danger, mais au contraire, elle laisse envisager qu’ils sont heureux d’entreprendre un voyage. Il se pourrait donc que Granier ait voulu peindre le retour de la Sainte Famille en Israël. Joseph invite Marie et Jésus à le suivre en leur indiquant le chemin par un signe de la main gauche. De l’autre main, il mène un âne par la bride.
Saint-Côme-d’Olt.
Tableau la fuite en Egypte de Pierre Granier (1679-1749). Mais il est certain que l’artiste n’a pas voulu peindre la fuite en Egypte. En effet, il sait comme tout chrétien qu’après le départ des Mages, Joseph, prévenu par un ange des intentions meurtrières d’Hérode, s’est enfui avec Jésus et Marie en Egypte. Jésus n’était donc qu’un bébé alors que sur le tableau ci-contre, l’enfant doit être âgé de neuf ou dix ans ! D’ailleurs, la sérénité qui se lit sur le visage des trois personnages ne permet pas de penser qu’ils fuient un danger, mais au contraire, elle laisse envisager qu’ils sont heureux d’entreprendre un voyage. Il se pourrait donc que Granier ait voulu peindre le retour de la Sainte Famille en Israël. Joseph invite Marie et Jésus à le suivre en leur indiquant le chemin par un signe de la main gauche. De l’autre main, il mène un âne par la bride.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Le cénotaphe en marbre de 1845, réalisé par Broustet, contenant le cœur de Mgr Frayssinous évêque d'Hermopolis et précepteur du duc de Bordeaux, pair de France, ministre d'État sous Charles X, qui séjourna à Saint-Côme jusqu'en 1838.
Saint-Côme-d’Olt.
Le cénotaphe en marbre de 1845, réalisé par Broustet, contenant le cœur de Mgr Frayssinous évêque d'Hermopolis et précepteur du duc de Bordeaux, pair de France, ministre d'État sous Charles X, qui séjourna à Saint-Côme jusqu'en 1838.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Le cénotaphe en marbre de 1845, réalisé par Broustet, contenant le cœur de Mgr Frayssinous évêque d'Hermopolis et précepteur du duc de Bordeaux, pair de France, ministre d'État sous Charles X, qui séjourna à Saint-Côme jusqu'en 1838.
Saint-Côme-d’Olt.
Le cénotaphe en marbre de 1845, réalisé par Broustet, contenant le cœur de Mgr Frayssinous évêque d'Hermopolis et précepteur du duc de Bordeaux, pair de France, ministre d'État sous Charles X, qui séjourna à Saint-Côme jusqu'en 1838.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>La Porte de la Barrieyre. A droite, la base de la tour de la maison de Pons Caylus.
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La Porte de la Barrieyre. A droite, la base de la tour de la maison de Pons Caylus.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>La Porte de la Barrieyre.
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La Porte de la Barrieyre.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>La
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La "Maison Pons de Caylus" érigée sur la Porte de la Barrieyre se compose d'une maison qui fait l’angle donnant accès à l’intérieur, à la rue du Four et à la place de Malimande. Elle est surmontée d’une tour qui, originellement servait de poste de guet et de pigeonnier. Achetée vers la fin du XVIIe siècle par Pierre Pons, avocat au Parlement, il dut accepter de réduire la hauteur de la tour afin que le sommet de celle-ci ne soit pas plus haut que celui du château de la baronnie. Devant cette porte, à l’extérieur, on débouche sur la place du même nom appelée autrefois Place de la Pierre Foirale, puis, pendant la Révolution, Place du Triomphe du Peuple. Derrière la maiso, la tour médiévale.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>La
Saint-Côme-d’Olt.
La "Maison Pons de Caylus" et la porte de la Barrieyre.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>La maison Dufau. Cette vieille maison, autrefois avec un encorbellement rue du Terral, est surmontée d’un pigeonnier avec un toit pointu à 4 pentes.
Saint-Côme-d’Olt.
La maison Dufau. Cette vieille maison, autrefois avec un encorbellement rue du Terral, est surmontée d’un pigeonnier avec un toit pointu à 4 pentes.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>La maison Dufau. Elle doit son nom à une famille de notaires qui y vivaient et qui furent, plus tard, seigneurs de Beauregard, près d’Estaing.
Saint-Côme-d’Olt.
La maison Dufau. Elle doit son nom à une famille de notaires qui y vivaient et qui furent, plus tard, seigneurs de Beauregard, près d’Estaing.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>La maison Dufau. La rue du Terral était la rue commerçante pour les voyageurs venant du Midi et d’Espagne.
Saint-Côme-d’Olt.
La maison Dufau. La rue du Terral était la rue commerçante pour les voyageurs venant du Midi et d’Espagne.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Le pont sur le Lot. Il a conservé ses piles en forme de becs du XVIe siècle. Le chemin entre Saint-Côme-d’Olt et Estaing est un des jalons exemplaires de ce que pouvait être, autrefois, l’itinéraire suivi par des pèlerins. Cinq autres portions de l’itinéraire du Puy-en-Velay, la via podiensis, dans le Lot, le Gers et les Pyrénées Atlantiques, illustrent la route suivie par les pèlerins durant le Moyen Âge. 71 ponts, édifices religieux ou hospitaliers, situés dans 13 régions, sont également inscrits depuis 1998 sur la Liste du patrimoine mondial au même titre.
Ils sont des jalons sur les routes empruntées par les jacquets.
Ils témoignent des aspects spirituels et matériels du pèlerinage durant le Moyen Âge.
Saint-Côme-d’Olt.
Le pont sur le Lot. Il a conservé ses piles en forme de becs du XVIe siècle. Le chemin entre Saint-Côme-d’Olt et Estaing est un des jalons exemplaires de ce que pouvait être, autrefois, l’itinéraire suivi par des pèlerins. Cinq autres portions de l’itinéraire du Puy-en-Velay, la via podiensis, dans le Lot, le Gers et les Pyrénées Atlantiques, illustrent la route suivie par les pèlerins durant le Moyen Âge. 71 ponts, édifices religieux ou hospitaliers, situés dans 13 régions, sont également inscrits depuis 1998 sur la Liste du patrimoine mondial au même titre. Ils sont des jalons sur les routes empruntées par les jacquets. Ils témoignent des aspects spirituels et matériels du pèlerinage durant le Moyen Âge.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Le pont sur le Lot.
Saint-Côme-d’Olt.
Le pont sur le Lot.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Le Lot en amont du pont
Saint-Côme-d’Olt.
Le Lot en amont du pont
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Le Lot en aval du pont
Saint-Côme-d’Olt.
Le Lot en aval du pont
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>
Saint-Côme-d’Olt.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>La Tour du Greffe. Porte fortifiée gardant l’entrée nord-est Siège de la cour de justice locale jusqu’en 1789.
Saint-Côme-d’Olt.
La Tour du Greffe. Porte fortifiée gardant l’entrée nord-est Siège de la cour de justice locale jusqu’en 1789.
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>La Tour du Greffe. Elle s'offre au regard du visiteur qui franchit la
Saint-Côme-d’Olt.
La Tour du Greffe. Elle s'offre au regard du visiteur qui franchit la "Porte Neuve". Ce bâtiment abritait, avant la Révolution, la cour de justice locale sous l’autorité du juge de la baronnie. Donnant sur l’intérieur de la venelle, ses fenêtres à meneaux portent au sommet de leur arcature les traces d'un faisceau de flèches. A sa base, un portail de style gothique donne accès à une vaste salle voutée où devaient se tenir les audiences.
102
<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>La Tour du Greffe. Immédiatement en-dessous et donnant sur la façade est du tour de ville, un important four, toujours en activité, a vraisemblablement pris la place du cachot primitif du même type que ceux qui se trouvaient dans les sous-sols du château ou de la porte de la Barrieyre. Cette tour jouxte un bâtiment qui abrite aujourd’hui le gîte municipal.
Saint-Côme-d’Olt.
La Tour du Greffe. Immédiatement en-dessous et donnant sur la façade est du tour de ville, un important four, toujours en activité, a vraisemblablement pris la place du cachot primitif du même type que ceux qui se trouvaient dans les sous-sols du château ou de la porte de la Barrieyre. Cette tour jouxte un bâtiment qui abrite aujourd’hui le gîte municipal.
103
<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Toitures à la Philibert, en forme de carène renversée.
Saint-Côme-d’Olt.
Toitures à la Philibert, en forme de carène renversée.
104
<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>L'église Saint-Pierre de Boisse, Bouysse (de buxus : buis) ou chapelle des Pénitents. C’est le monument le plus ancien du village du Xlème siècle.  Son histoire témoigne de la vie saint-cômoise au cours des siècles passés. Située sur la route de Saint-Jacques de Compostelle, l'église a été construite pour servir d'infirmerie. Eglise paroissiale jusqu'à la construction d'une nouvelle église au centre du village en 1524. L'édifice est de style roman, surmonté par un clocher-mur (sans cloche) à l'aplomb de l'arc triomphal. Le portail s'ouvre à l'ouest, protégé par un porche du XVIe siècle que surmonte un petit beffroi avec une cloche. En mauvais état au 18e siècle, elle est confiée à une confrérie de pénitents blancs qui la restaure.
Saint-Côme-d’Olt.
L'église Saint-Pierre de Boisse, Bouysse (de buxus : buis) ou chapelle des Pénitents. C’est le monument le plus ancien du village du Xlème siècle. Son histoire témoigne de la vie saint-cômoise au cours des siècles passés. Située sur la route de Saint-Jacques de Compostelle, l'église a été construite pour servir d'infirmerie. Eglise paroissiale jusqu'à la construction d'une nouvelle église au centre du village en 1524. L'édifice est de style roman, surmonté par un clocher-mur (sans cloche) à l'aplomb de l'arc triomphal. Le portail s'ouvre à l'ouest, protégé par un porche du XVIe siècle que surmonte un petit beffroi avec une cloche. En mauvais état au 18e siècle, elle est confiée à une confrérie de pénitents blancs qui la restaure.
105
<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Longue de quatre travées, la nef du XIIe siècle, est très sobre, sans transept, se prolongeant par le chœur hémicirculaire moins large et moins haut que la nef dont le plafond est caréné.
Saint-Côme-d’Olt.
Longue de quatre travées, la nef du XIIe siècle, est très sobre, sans transept, se prolongeant par le chœur hémicirculaire moins large et moins haut que la nef dont le plafond est caréné.
106
<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>On voit au fronton de l’abside une peinture récente de « Notre-Dame de la Bonne Mort » symbolisant la mission d’assistance des Pénitents, en particulier leur soutien aux familles en deuil.
Saint-Côme-d’Olt.
On voit au fronton de l’abside une peinture récente de « Notre-Dame de la Bonne Mort » symbolisant la mission d’assistance des Pénitents, en particulier leur soutien aux familles en deuil.
107
<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>Au sol de la nef, de nombreuses dalles ont servi de dalles funéraires de la fin du XVIe siècle jusqu'au XVIIIe siècle pour des notables ou des artisans. Elles sont gravées de dates, de blasons ou de symboles correspondant à des métiers
Saint-Côme-d’Olt.
Au sol de la nef, de nombreuses dalles ont servi de dalles funéraires de la fin du XVIe siècle jusqu'au XVIIIe siècle pour des notables ou des artisans. Elles sont gravées de dates, de blasons ou de symboles correspondant à des métiers
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>La chapelle recèle une statue de saint Michel qui ornait la partie supérieure du portail de l'église Saint-Côme-et-Saint-Damien jusqu'en 1990, période à laquelle elle a été déposée pour raisons de sécurité
Saint-Côme-d’Olt.
La chapelle recèle une statue de saint Michel qui ornait la partie supérieure du portail de l'église Saint-Côme-et-Saint-Damien jusqu'en 1990, période à laquelle elle a été déposée pour raisons de sécurité
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<center>Saint-Côme-d’Olt. </center>L’ouradou. Il constitue un petit oratoire à la belle toiture octogonale, érigé à la fin du XVIe siècle pour concrétiser un vœu, émis par la paroisse, à la suite d'une terrible épidémie de peste qui a sévi en 1586. Celle-ci fut diffusée par un soldat du Duc de Joyeuse dont l’armée se relevait des guerres de religion dans le Gévaudan. Elle s’étendit rapidement au point de faire un nombre important de victimes. Plus de quinze cents morts furent à déplorer malgré les sacrifices de consuls bénévoles et l’intervention d’un
Saint-Côme-d’Olt.
L’ouradou. Il constitue un petit oratoire à la belle toiture octogonale, érigé à la fin du XVIe siècle pour concrétiser un vœu, émis par la paroisse, à la suite d'une terrible épidémie de peste qui a sévi en 1586. Celle-ci fut diffusée par un soldat du Duc de Joyeuse dont l’armée se relevait des guerres de religion dans le Gévaudan. Elle s’étendit rapidement au point de faire un nombre important de victimes. Plus de quinze cents morts furent à déplorer malgré les sacrifices de consuls bénévoles et l’intervention d’un "désaireur" appelé à désinfecter le village. Une fois vaincue et en souvenir de ce fléau, on construisit cet édifice dont les quatre piliers accueillent des niches surmontées de la coquille jacquaire et supportent un très belle charpente. Elle abrite, sur son socle, une croix ouvragée en fer forgé.
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<center>Najac</center>L’église Saint Jean l'Evangéliste. Edifiée au milieu du XIIIe siècle sous l’impulsion d’Alphonse de Poitiers, comte de Toulouse et frère du roi de France, l’église Saint Jean l’Evangéliste est un parfait témoignage de la reconquête de la région par le pouvoir catholique, au lendemain de la croisade menée contre les cathares.
Najac
L’église Saint Jean l'Evangéliste. Edifiée au milieu du XIIIe siècle sous l’impulsion d’Alphonse de Poitiers, comte de Toulouse et frère du roi de France, l’église Saint Jean l’Evangéliste est un parfait témoignage de la reconquête de la région par le pouvoir catholique, au lendemain de la croisade menée contre les cathares.
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<center>Najac</center>L’église Saint Jean l'Evangéliste. Côté sud, le mur de l’église est soutenu par de puissants contreforts entre lesquels viennent se positionner de longues fenêtres en tiers-point.
Najac
L’église Saint Jean l'Evangéliste. Côté sud, le mur de l’église est soutenu par de puissants contreforts entre lesquels viennent se positionner de longues fenêtres en tiers-point.
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<center>Najac</center>L’église Saint Jean l'Evangéliste. L’église Saint-Jean-l’Evangéliste de Najac fut bâtie entre le bourg castral dominé par la forteresse et le quartier de la Pause où logeaient les pèlerins. À cet emplacement, se succédèrent deux édifices de culte antérieurs, l’un d’origine wisigothique, et le second d’époque romane, dédié à saint Martin. Au lendemain de la reconquête de la région par les troupes catholiques, l’autorité royale décida d’y construire une nouvelle église réaffirmant le culte catholique sur la doctrine cathare. Les dissidents najacois durent financer l’édification de ce nouveau lieu de culte voire travailler eux-mêmes sur le chantier pour se racheter une conduite vis-à-vis de l’Eglise de Rome. En effet, nombre d’entre eux ne reconnurent pas l’autorité francilienne et furent condamnés par les Inquisiteurs à faire pénitence et à payer de fortes amendes. L’un des consuls de la cité, Huc Paraire, fut même brûlé vif en place publique pour hérésie.
Najac
L’église Saint Jean l'Evangéliste. L’église Saint-Jean-l’Evangéliste de Najac fut bâtie entre le bourg castral dominé par la forteresse et le quartier de la Pause où logeaient les pèlerins. À cet emplacement, se succédèrent deux édifices de culte antérieurs, l’un d’origine wisigothique, et le second d’époque romane, dédié à saint Martin. Au lendemain de la reconquête de la région par les troupes catholiques, l’autorité royale décida d’y construire une nouvelle église réaffirmant le culte catholique sur la doctrine cathare. Les dissidents najacois durent financer l’édification de ce nouveau lieu de culte voire travailler eux-mêmes sur le chantier pour se racheter une conduite vis-à-vis de l’Eglise de Rome. En effet, nombre d’entre eux ne reconnurent pas l’autorité francilienne et furent condamnés par les Inquisiteurs à faire pénitence et à payer de fortes amendes. L’un des consuls de la cité, Huc Paraire, fut même brûlé vif en place publique pour hérésie.
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<center>Najac</center>L’église Saint Jean l'Evangéliste. Dirigés par les Dominicains, les travaux furent réalisés par l’architecte bourguignon Bérenger Jornet, entre 1258 et 1280, et se prolongèrent au début du XIVe siècle par la construction du clocher et la pose des vitraux dont les plus anciens sont ceux de la rose occidentale.

Consacrée en 1363, l’église était flanquée d’une porte faisant initialement partie de l’enceinte urbaine et était accessible par un portail au nord, surmonté d’un Christ en Croix d’époque romane, primitivement couvert d’un ouvrage charpenté formant préau.
Najac
L’église Saint Jean l'Evangéliste. Dirigés par les Dominicains, les travaux furent réalisés par l’architecte bourguignon Bérenger Jornet, entre 1258 et 1280, et se prolongèrent au début du XIVe siècle par la construction du clocher et la pose des vitraux dont les plus anciens sont ceux de la rose occidentale. Consacrée en 1363, l’église était flanquée d’une porte faisant initialement partie de l’enceinte urbaine et était accessible par un portail au nord, surmonté d’un Christ en Croix d’époque romane, primitivement couvert d’un ouvrage charpenté formant préau.
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<center>Najac</center>L’église Saint Jean l'Evangéliste. Côté ouest, là où a pris place un des deux portail, nous pouvons y voir un toit soutenu par deux colonnes doriques ainsi qu’un grand escalier double extérieur, ces ultimes constructions ayant été réalisées au XIXe siècle.
Najac
L’église Saint Jean l'Evangéliste. Côté ouest, là où a pris place un des deux portail, nous pouvons y voir un toit soutenu par deux colonnes doriques ainsi qu’un grand escalier double extérieur, ces ultimes constructions ayant été réalisées au XIXe siècle.
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<center>Najac</center>L’église Saint Jean l'Evangéliste.
Najac
L’église Saint Jean l'Evangéliste.
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<center>Najac</center>L’église Saint Jean l'Evangéliste.
Najac
L’église Saint Jean l'Evangéliste.
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<center>Najac</center>L’église Saint Jean l'Evangéliste. Caractéristique de l’architecture gothique méridionale, dont la cathédrale Sainte-Cécile d’Albi, l’église des Jacobins de Toulouse et la collégiale Notre-Dame de Villefranche-de-Rouergue sont de parfaites ambassadrices, l’édifice najacois est un vaste coffre de pierre rythmé par de puissants contreforts et de très petites ouvertures. Monumentale et sobre, la nef, sans collatéraux, était adaptée au prêche catholique, au rassemblement des fidèles et à la vénération des reliques.
Najac
L’église Saint Jean l'Evangéliste. Caractéristique de l’architecture gothique méridionale, dont la cathédrale Sainte-Cécile d’Albi, l’église des Jacobins de Toulouse et la collégiale Notre-Dame de Villefranche-de-Rouergue sont de parfaites ambassadrices, l’édifice najacois est un vaste coffre de pierre rythmé par de puissants contreforts et de très petites ouvertures. Monumentale et sobre, la nef, sans collatéraux, était adaptée au prêche catholique, au rassemblement des fidèles et à la vénération des reliques.
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<center>Najac</center>L’église Saint Jean l'Evangéliste. Sur la façade nord se trouve un portail surmonté d’un christ en croix d’une grande antiquité. Datant du XIe siècle, ce christ provient vraisemblablement de l’ancienne église Saint-Martin.
Najac
L’église Saint Jean l'Evangéliste. Sur la façade nord se trouve un portail surmonté d’un christ en croix d’une grande antiquité. Datant du XIe siècle, ce christ provient vraisemblablement de l’ancienne église Saint-Martin.
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<center>Najac</center>L’église Saint Jean l'Evangéliste.
Najac
L’église Saint Jean l'Evangéliste.
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<center>Najac</center>L’église Saint Jean l'Evangéliste. Les vitraux sont formés de dalles percées.
Najac
L’église Saint Jean l'Evangéliste. Les vitraux sont formés de dalles percées.
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<center>Najac</center>L’église Saint Jean l'Evangéliste. Le clocher, hexagonal en plan, qui est implanté sur le côté, date du XIVème siècle.. Il porte à chaque angle une colonnette qui descend jusqu'à la corniche
Najac
L’église Saint Jean l'Evangéliste. Le clocher, hexagonal en plan, qui est implanté sur le côté, date du XIVème siècle.. Il porte à chaque angle une colonnette qui descend jusqu'à la corniche
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<center>Najac</center>L’église Saint Jean l'Evangéliste. L’édifice est éclairé à l’ouest par une grande rose polylobée. Celle-ci est décorée de vitraux rehaussés de grisaille datant du XVIe siècle.
Najac
L’église Saint Jean l'Evangéliste. L’édifice est éclairé à l’ouest par une grande rose polylobée. Celle-ci est décorée de vitraux rehaussés de grisaille datant du XVIe siècle.
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<center>Najac</center>Porte de la Pique. Najac est protégé dès le XIIIe siècle par plusieurs portes, pourra plupart détruites au XVIIe siècle.
Sur la porte de la Pique, on peut encore voir le mâchicoulis ainsi que les trous latéraux dans lesquels prenait place une poutre, renforçant la sécurité de la porte.
Najac
Porte de la Pique. Najac est protégé dès le XIIIe siècle par plusieurs portes, pourra plupart détruites au XVIIe siècle. Sur la porte de la Pique, on peut encore voir le mâchicoulis ainsi que les trous latéraux dans lesquels prenait place une poutre, renforçant la sécurité de la porte.
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<center>Najac</center>Porte de la Pique. Najac est protégé dès le XIIIe siècle par plusieurs portes, pourra plupart détruites au XVIIe siècle.
Sur la porte de la Pique, on peut encore voir le mâchicoulis ainsi que les trous latéraux dans lesquels prenait place une poutre, renforçant la sécurité de la porte.
Najac
Porte de la Pique. Najac est protégé dès le XIIIe siècle par plusieurs portes, pourra plupart détruites au XVIIe siècle. Sur la porte de la Pique, on peut encore voir le mâchicoulis ainsi que les trous latéraux dans lesquels prenait place une poutre, renforçant la sécurité de la porte.
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<center>Najac</center>Porte de la Pique. Najac est protégé dès le XIIIe siècle par plusieurs portes, pourra plupart détruites au XVIIe siècle.
Sur la porte de la Pique, on peut encore voir le mâchicoulis ainsi que les trous latéraux dans lesquels prenait place une poutre, renforçant la sécurité de la porte.
Najac
Porte de la Pique. Najac est protégé dès le XIIIe siècle par plusieurs portes, pourra plupart détruites au XVIIe siècle. Sur la porte de la Pique, on peut encore voir le mâchicoulis ainsi que les trous latéraux dans lesquels prenait place une poutre, renforçant la sécurité de la porte.
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<center>Najac</center>Vallée de la rivière Aveyron et la voie ferrée.
Najac
Vallée de la rivière Aveyron et la voie ferrée.
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<center>Najac</center>Vallée de la rivière Aveyron et la voie ferrée.
Najac
Vallée de la rivière Aveyron et la voie ferrée.
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<center>Najac</center>Dominée par sa forteresse royale, cette charmante cité médiévale surplombe les gorges de l’Aveyron.
Najac
Dominée par sa forteresse royale, cette charmante cité médiévale surplombe les gorges de l’Aveyron.
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<center>Najac</center>Le château est édifiée entre 1253 et 1266 par Alphonse de Poitiers, frère de Louis IX, sur les bases d'un ancien castrum, et sur son donjon roman, construits vers 1100 par Bertrand de Saint-Gilles, fils de Raymond IV, comte de Toulouse.
Najac
Le château est édifiée entre 1253 et 1266 par Alphonse de Poitiers, frère de Louis IX, sur les bases d'un ancien castrum, et sur son donjon roman, construits vers 1100 par Bertrand de Saint-Gilles, fils de Raymond IV, comte de Toulouse.
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<center>Najac</center>Le château occupe une position dominante dans la basse vallée de l'Aveyron, voie de circulation entre Rodez et Saint-Antonin. Il fut l'un des points forts de l'influence toulousaine dans la vallée de l'Aveyron et du Viaur, contre les positions des Trencavelnote en Albigeois, au sud, et celles des Barcelone, à l'est.
Najac
Le château occupe une position dominante dans la basse vallée de l'Aveyron, voie de circulation entre Rodez et Saint-Antonin. Il fut l'un des points forts de l'influence toulousaine dans la vallée de l'Aveyron et du Viaur, contre les positions des Trencavelnote en Albigeois, au sud, et celles des Barcelone, à l'est.
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<center>Najac</center>Le château. Le château et son enceinte sont en ruine depuis la Révolution. Son rôle militaire prit fin au 15e siècle et, en 1614, était déjà signalée la ruine de l'édifice. Le château primitif fut probablement construit vers 1100 sur un escarpement. En 1226, Guilhem Bernard de Najac s'associe à la lutte de Raymond VII contre Saint-Louis. En 1237, suite au mariage de Jeanne, fille du comte de Toulouse, avec Alphonse de Poitiers, frère de Saint-Louis, Najac devint possession royale. Cette forteresse assurait la maîtrise des défilés de l'Aveyron, et la sécurité des communications avec les provinces nouvellement réunies. En 1249, suite à une révolte des habitants, Alphonse renforça les défenses d'après les méthodes militaires du domaine royal. Du 12e siècle subsiste la tour carrée ; tout le reste remonte au 13e siècle. Le donjon actuel est un modèle francilien transporté en Rouergue.
Najac
Le château. Le château et son enceinte sont en ruine depuis la Révolution. Son rôle militaire prit fin au 15e siècle et, en 1614, était déjà signalée la ruine de l'édifice. Le château primitif fut probablement construit vers 1100 sur un escarpement. En 1226, Guilhem Bernard de Najac s'associe à la lutte de Raymond VII contre Saint-Louis. En 1237, suite au mariage de Jeanne, fille du comte de Toulouse, avec Alphonse de Poitiers, frère de Saint-Louis, Najac devint possession royale. Cette forteresse assurait la maîtrise des défilés de l'Aveyron, et la sécurité des communications avec les provinces nouvellement réunies. En 1249, suite à une révolte des habitants, Alphonse renforça les défenses d'après les méthodes militaires du domaine royal. Du 12e siècle subsiste la tour carrée ; tout le reste remonte au 13e siècle. Le donjon actuel est un modèle francilien transporté en Rouergue.
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<center>Najac</center>Le château. Jean d'Arcis, sénéchal du Rouerguenote 8, entreprend la construction, en 1253, du château neuf sur l'éperon étroit et escarpé où se trouve l'unique tour qui va être remaniée et englobée dans un château fort gothique, du modèle dit Philippien. Les courtines sont élevées à 25 mètres de hauteur, inaccessibles aux échelles des assaillants. L’étroitesse de l’éperon, défendu par plusieurs lignes d’enceinte, rend vaines les bombardes et périlleuse l’approche. Les nouvelles tours rondes, implantées directement sur le roc, découragent la sape. Leurs archères hautes de 6,80 mètres, réputées les plus hautes du monde, permettent la défense dans toutes les directions. À 39 mètres, la terrasse du donjon permet de communiquer avec les autres points forts de la région.
Najac
Le château. Jean d'Arcis, sénéchal du Rouerguenote 8, entreprend la construction, en 1253, du château neuf sur l'éperon étroit et escarpé où se trouve l'unique tour qui va être remaniée et englobée dans un château fort gothique, du modèle dit Philippien. Les courtines sont élevées à 25 mètres de hauteur, inaccessibles aux échelles des assaillants. L’étroitesse de l’éperon, défendu par plusieurs lignes d’enceinte, rend vaines les bombardes et périlleuse l’approche. Les nouvelles tours rondes, implantées directement sur le roc, découragent la sape. Leurs archères hautes de 6,80 mètres, réputées les plus hautes du monde, permettent la défense dans toutes les directions. À 39 mètres, la terrasse du donjon permet de communiquer avec les autres points forts de la région.
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<center>Najac</center>Le château.À la fin du XIVe siècle, pendant dix ans, les Anglais occupent le territoire et son château, mais un soir, les Najacois réussissent à pénétrer dans le château par ruse, tuent la garnison anglaise et reprennent possession des lieux. Najac demeure jusqu'en 1370 le chef-lieu de l'importante sénéchaussée de Rouergue, s’étendant sur le territoire de six cantons actuels de l'Aveyron et de Tarn-et-Garonne, année où le siège du sénéchal est déplacé à Villefranche, Najac ne conservant qu'un viguier. Pendant les  guerres de Religion où calvinistes et catholiques s'entretuent, le château est occupé par le seigneur de Morlhon, un protestant. Mais cela dure peu : les catholiques, commandés par François de Buisson de Bournazel, entreprennent le siège du château et, au bout de quelques mois, les assiégés étant à bout de vivres et d'eau, le siège prend fin. Au cours de l'été 1643, le château de Najac est pris par les paysans révoltés lors de la jacquerie menée par Bernard Calmels, dit Lafourque. Cette révolte qui avait soulevé plus de 10 000 paysans, avait échoué devant Villefranche-de-Rouergue. Les troupes de Mazarin, menées par le comte de Noailles, gouverneur de Najac, reprennent le château. Bernard Calmels et deux de ses lieutenants, Ferrier, et le tisserand Mathieu Vergnes, sont arrêtés, condamnés et roués vifs en octobre 1643.
Najac
Le château.À la fin du XIVe siècle, pendant dix ans, les Anglais occupent le territoire et son château, mais un soir, les Najacois réussissent à pénétrer dans le château par ruse, tuent la garnison anglaise et reprennent possession des lieux. Najac demeure jusqu'en 1370 le chef-lieu de l'importante sénéchaussée de Rouergue, s’étendant sur le territoire de six cantons actuels de l'Aveyron et de Tarn-et-Garonne, année où le siège du sénéchal est déplacé à Villefranche, Najac ne conservant qu'un viguier. Pendant les guerres de Religion où calvinistes et catholiques s'entretuent, le château est occupé par le seigneur de Morlhon, un protestant. Mais cela dure peu : les catholiques, commandés par François de Buisson de Bournazel, entreprennent le siège du château et, au bout de quelques mois, les assiégés étant à bout de vivres et d'eau, le siège prend fin. Au cours de l'été 1643, le château de Najac est pris par les paysans révoltés lors de la jacquerie menée par Bernard Calmels, dit Lafourque. Cette révolte qui avait soulevé plus de 10 000 paysans, avait échoué devant Villefranche-de-Rouergue. Les troupes de Mazarin, menées par le comte de Noailles, gouverneur de Najac, reprennent le château. Bernard Calmels et deux de ses lieutenants, Ferrier, et le tisserand Mathieu Vergnes, sont arrêtés, condamnés et roués vifs en octobre 1643.
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<center>Najac</center>Maison du Sénéchal. La fonction militaire de Najac était connue au Moyen-Age. Avant la création de Villefranche par Alphonse de Poitiers (début 13e siècle) , Najac était le siège de la sénéchaussée. Cette maison devait être celle où le sénéchal séjournait quand il était de passage à Najac. La maison est organisée en U, autour d'une cour intérieure, et flanquée d'une tour imposante contenant l'escalier à vis, dans l'angle sud-est de la cour. Les ailes Est et nord, beaucoup plus récentes, présentent un étage de galeries de bois couvertes de lauze.
Najac
Maison du Sénéchal. La fonction militaire de Najac était connue au Moyen-Age. Avant la création de Villefranche par Alphonse de Poitiers (début 13e siècle) , Najac était le siège de la sénéchaussée. Cette maison devait être celle où le sénéchal séjournait quand il était de passage à Najac. La maison est organisée en U, autour d'une cour intérieure, et flanquée d'une tour imposante contenant l'escalier à vis, dans l'angle sud-est de la cour. Les ailes Est et nord, beaucoup plus récentes, présentent un étage de galeries de bois couvertes de lauze.
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<center>Najac</center>Maison du Sénéchal. La tour est la partie la plus ancienne de la maison (14e siècle). Des traces d'arrachement montrent qu'elle se prolongeait autrefois par des corps de bâtiments aujourd'hui détruits. Cette tour donne accès dans l'aile sud à trois pièces superposées, plus cave et grenier. Ce corps de bâtiment est contemporain de la tour.
Najac
Maison du Sénéchal. La tour est la partie la plus ancienne de la maison (14e siècle). Des traces d'arrachement montrent qu'elle se prolongeait autrefois par des corps de bâtiments aujourd'hui détruits. Cette tour donne accès dans l'aile sud à trois pièces superposées, plus cave et grenier. Ce corps de bâtiment est contemporain de la tour.
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<center>Najac</center>Maison du Sénéchal. Latour.
Najac
Maison du Sénéchal. Latour.
144
<center>Najac</center>Un art du métal. Une des 8 Sculptures dans Najac de Wilfried Leroy.
Najac
Un art du métal. Une des 8 Sculptures dans Najac de Wilfried Leroy.
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<center>Najac</center>Rue du château.
Najac
Rue du château.
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<center>Najac</center>Rue du château.
Najac
Rue du château.
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<center>Najac</center>La maison du Gouverneur, construite aux XIIIe et XVe siècles, a été restaurée entre 2017 et 2019 afin d'accueillir le Centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine des bastides du Rouergue. Porte d’entrée de l’ancien bourg castral, maison d’une famille de marchands au Moyen Âge, puis demeure présumée du gouverneur du Rouergue,
Najac
La maison du Gouverneur, construite aux XIIIe et XVe siècles, a été restaurée entre 2017 et 2019 afin d'accueillir le Centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine des bastides du Rouergue. Porte d’entrée de l’ancien bourg castral, maison d’une famille de marchands au Moyen Âge, puis demeure présumée du gouverneur du Rouergue,
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<center>Najac</center>La maison du Gouverneur. Cette vaste demeure patricienne des 13°, 15° et 17° siècles est située au coeur du bourg castral, à peu de distance du noyau urbain primitif qui s'est constitué sous l'aile protectrice du château fort.
Najac
La maison du Gouverneur. Cette vaste demeure patricienne des 13°, 15° et 17° siècles est située au coeur du bourg castral, à peu de distance du noyau urbain primitif qui s'est constitué sous l'aile protectrice du château fort.
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<center>Najac</center>La maison du Gouverneur.
Najac
La maison du Gouverneur.
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<center>Najac</center>La maison du Gouverneur.
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La maison du Gouverneur.
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<center>Najac</center>La maison du Gouverneur. Pour son projet de réhabilitation, l’architecture simple et dépouillée de la Maison du Gouverneur, qui a su traverser le temps et qui continue à s’imposer par ses volumes, a été respectée, en gardant le bâtiment vierge de toute intervention lourde et irrémédiable qui viendrait masquer son histoire.

La réalisation architecturale laisse les murs « nus », dépourvus d’éléments modernes (isolation, etc.), pour permettre de garder une lecture du patrimoine bâti et d’appréhender son système constructif.
Le discours scénographique, quant à lui, est double : il raconte l’histoire des Bastides dans leur contexte, ainsi que celle du bâtiment.
Najac
La maison du Gouverneur. Pour son projet de réhabilitation, l’architecture simple et dépouillée de la Maison du Gouverneur, qui a su traverser le temps et qui continue à s’imposer par ses volumes, a été respectée, en gardant le bâtiment vierge de toute intervention lourde et irrémédiable qui viendrait masquer son histoire. La réalisation architecturale laisse les murs « nus », dépourvus d’éléments modernes (isolation, etc.), pour permettre de garder une lecture du patrimoine bâti et d’appréhender son système constructif. Le discours scénographique, quant à lui, est double : il raconte l’histoire des Bastides dans leur contexte, ainsi que celle du bâtiment.
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<center>Najac</center>La maison du Gouverneur.
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La maison du Gouverneur.
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<center>Najac</center>La maison du Gouverneur.
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La maison du Gouverneur.
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<center>Najac</center>La maison du Gouverneur.
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La maison du Gouverneur.
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<center>Najac</center>La maison du Gouverneur.
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La maison du Gouverneur.
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<center>Najac</center>La maison du Gouverneur.
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La maison du Gouverneur.
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<center>Najac</center>La maison du Gouverneur.
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La maison du Gouverneur.
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<center>Najac</center>Le château, vu de la maison du Gouverneur.
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Le château, vu de la maison du Gouverneur.
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<center>Najac</center>Le château, vu de la maison du Gouverneur.
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Le château, vu de la maison du Gouverneur.
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<center>Najac</center>Le château. Situé sur un promontoire rocheux dans un méandre de l’Aveyron, le castrum, ou bourg castral, se développe dès la fin du XIème siècle. Un village s'établit autour d'un premier château, constitué à l'origine d'une simple tour carrée encore visible aujourd'hui, relevant de l’autorité des comtes de Toulouse.
En 1249, la mort de Raymond VII, Comte de Toulouse, et le mariage de sa fille unique, Jeanne, avec Alphonse de Poitiers, frère du roi de France Louis IX entraîne des changements importants : outre l'extension du village (avec la bastide) et la construction de l'église St-Jean, le château est considérablement agrandi par l'adjonction de tours circulaires dont un immense donjon, affirmant ainsi sa vocation de forteresse militaire, dans un style importé du Nord de la France.
Najac
Le château. Situé sur un promontoire rocheux dans un méandre de l’Aveyron, le castrum, ou bourg castral, se développe dès la fin du XIème siècle. Un village s'établit autour d'un premier château, constitué à l'origine d'une simple tour carrée encore visible aujourd'hui, relevant de l’autorité des comtes de Toulouse. En 1249, la mort de Raymond VII, Comte de Toulouse, et le mariage de sa fille unique, Jeanne, avec Alphonse de Poitiers, frère du roi de France Louis IX entraîne des changements importants : outre l'extension du village (avec la bastide) et la construction de l'église St-Jean, le château est considérablement agrandi par l'adjonction de tours circulaires dont un immense donjon, affirmant ainsi sa vocation de forteresse militaire, dans un style importé du Nord de la France.
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<center>Najac</center>Le château.. En 1249, la mort de Raymond VII, Comte de Toulouse, et le mariage de sa fille unique, Jeanne, avec Alphonse de Poitiers, frère du roi de France Louis IX entraîne des changements importants : outre l'extension du village (avec la bastide) et la construction de l'église St-Jean, le château est considérablement agrandi par l'adjonction de tours circulaires dont un immense donjon, affirmant ainsi sa vocation de forteresse militaire, dans un style importé du Nord de la France.
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Le château.. En 1249, la mort de Raymond VII, Comte de Toulouse, et le mariage de sa fille unique, Jeanne, avec Alphonse de Poitiers, frère du roi de France Louis IX entraîne des changements importants : outre l'extension du village (avec la bastide) et la construction de l'église St-Jean, le château est considérablement agrandi par l'adjonction de tours circulaires dont un immense donjon, affirmant ainsi sa vocation de forteresse militaire, dans un style importé du Nord de la France.
162
<center>Najac</center>Chapelle de saint Barthélémy. Cette chapelle, dont subsiste le portail d’entrée, était autrefois associée à un hôpital et à un cimetière. Elle relevait de la Dômerie d’Aubrac. Le corps de bâtiment qui longe le flanc est de la chapelle possède un étage de soubassement auquel on accède depuis la place par une porte semi-enterrée à linteau droit sur coussinets. Etablis sur deux assises, les coussinets sont ornés d'une moulure en quart-de-rond dégagée par un listel qui délimite un ove sur le profil. Une porte à arc segmentaire dotée d'un chanfrein amorti en congés biais ouvre sur le rez-de-chaussée légèrement surélevé. Une fenêtre à arc segmentaire éclaire l'étage unique La porte du bâtiment ouest (à droiye)  a un arc brisé aplati dont l'encadrement est mouluré d'un tore dégagé entre deux larges gorges.
Najac
Chapelle de saint Barthélémy. Cette chapelle, dont subsiste le portail d’entrée, était autrefois associée à un hôpital et à un cimetière. Elle relevait de la Dômerie d’Aubrac. Le corps de bâtiment qui longe le flanc est de la chapelle possède un étage de soubassement auquel on accède depuis la place par une porte semi-enterrée à linteau droit sur coussinets. Etablis sur deux assises, les coussinets sont ornés d'une moulure en quart-de-rond dégagée par un listel qui délimite un ove sur le profil. Une porte à arc segmentaire dotée d'un chanfrein amorti en congés biais ouvre sur le rez-de-chaussée légèrement surélevé. Une fenêtre à arc segmentaire éclaire l'étage unique La porte du bâtiment ouest (à droiye) a un arc brisé aplati dont l'encadrement est mouluré d'un tore dégagé entre deux larges gorges.
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<center>Najac</center>Chapelle de l'ancien couvent de la Sainte famille de 1876.
Najac
Chapelle de l'ancien couvent de la Sainte famille de 1876.
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<center>Najac</center>Chapelle de l'ancien couvent de la Sainte famille de 1876.
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Chapelle de l'ancien couvent de la Sainte famille de 1876.
165
<center>Najac</center>Ancienne maison du notaire.
Najac
Ancienne maison du notaire.
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<center>Najac</center>Ancienne maison du notaire.
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Ancienne maison du notaire.
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<center>Najac</center>
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<center>Najac</center>La fontaine publique des Consuls, datée de 1350, est constituée d'une cuve octogonale creusée dans un seul monolithe de granit de plus de 2 m de diamètre. Elle est aussi appelée fontaine du Bourguet. Une dédicace en latin rappelle la date de sa construction et les noms des consuls qui en furent les commanditaires.
Najac
La fontaine publique des Consuls, datée de 1350, est constituée d'une cuve octogonale creusée dans un seul monolithe de granit de plus de 2 m de diamètre. Elle est aussi appelée fontaine du Bourguet. Une dédicace en latin rappelle la date de sa construction et les noms des consuls qui en furent les commanditaires.
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<center>Najac</center>Bassin-fontaine (grifol) monolithe avec inscriptions en latin et en occitan de 1344. L’an du seigneur 1344 furent consuls R. de Plasels [deux prénoms et deux noms illisibles] P. de Pozols. Bénédiction du Seigneur.
Najac
Bassin-fontaine (grifol) monolithe avec inscriptions en latin et en occitan de 1344. L’an du seigneur 1344 furent consuls R. de Plasels [deux prénoms et deux noms illisibles] P. de Pozols. Bénédiction du Seigneur.
170
<center>Najac</center>Cuve monolithe de 2, 50m de diamètre, au centre de laquelle est déposée une vasque sur un piédouche plus moderne. La cuve est polygonale. Les arêtes sont décorées de petits pilastres, et le centre de chaque face contient une tête qui, autrefois, rejetait l'eau. Tout autour est sculpté en relief une inscription en caractères gothiques, aujourd'hui illisible.
Najac
Cuve monolithe de 2, 50m de diamètre, au centre de laquelle est déposée une vasque sur un piédouche plus moderne. La cuve est polygonale. Les arêtes sont décorées de petits pilastres, et le centre de chaque face contient une tête qui, autrefois, rejetait l'eau. Tout autour est sculpté en relief une inscription en caractères gothiques, aujourd'hui illisible.
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<center>Najac</center>Cuve monolithe de 2, 50m de diamètre, au centre de laquelle est déposée une vasque sur un piédouche plus moderne. La cuve est polygonale. Les arêtes sont décorées de petits pilastres, et le centre de chaque face contient une tête qui, autrefois, rejetait l'eau. Tout autour est sculpté en relief une inscription en caractères gothiques, aujourd'hui illisible.
Najac
Cuve monolithe de 2, 50m de diamètre, au centre de laquelle est déposée une vasque sur un piédouche plus moderne. La cuve est polygonale. Les arêtes sont décorées de petits pilastres, et le centre de chaque face contient une tête qui, autrefois, rejetait l'eau. Tout autour est sculpté en relief une inscription en caractères gothiques, aujourd'hui illisible.
172
<center>Najac</center>Premier bureau de poste aux lettres créé en 1840.
Najac
Premier bureau de poste aux lettres créé en 1840.
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<center>Najac</center>Maison à pan de bois.
Najac
Maison à pan de bois.
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<center>Najac</center>Maison à un étage surmonté par un étage de comble. Un étage de soubassement permet de racheter la déclivité du terrain naturel. Le rez-de-chaussée ouvre sur l'espace public par une porte à linteau droit remaniée accostée d'une large ouverture remaniée qui correspondait peut-être à l'emplacement d'une boutique. L'élévation principale révèle la présence d'un pan de bois à grille avec deux décharges formant le mur de façade à l'étage et au niveau de comble (mur pignon) Une fenêtre est aménagée au centre du pan de bois sur les deux niveaux. Le piédroit chanfreiné réutilisé dans la large baie du rez-de-chaussée se rattachent à un premier état de l'édifice qu’il est possible de dater de l'extrême fin du 15e siècle ou du premier tiers du 16e siècle. La maison est en grande partie reconstruite à la fin du 18e siècle..
Najac
Maison à un étage surmonté par un étage de comble. Un étage de soubassement permet de racheter la déclivité du terrain naturel. Le rez-de-chaussée ouvre sur l'espace public par une porte à linteau droit remaniée accostée d'une large ouverture remaniée qui correspondait peut-être à l'emplacement d'une boutique. L'élévation principale révèle la présence d'un pan de bois à grille avec deux décharges formant le mur de façade à l'étage et au niveau de comble (mur pignon) Une fenêtre est aménagée au centre du pan de bois sur les deux niveaux. Le piédroit chanfreiné réutilisé dans la large baie du rez-de-chaussée se rattachent à un premier état de l'édifice qu’il est possible de dater de l'extrême fin du 15e siècle ou du premier tiers du 16e siècle. La maison est en grande partie reconstruite à la fin du 18e siècle..
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<center>Najac</center>
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<center>Najac</center>En haut de la rue du Barriou, la vue sur la rue qui s’étire jusqu’à la forteresse est tout simplement magnifique.
Najac
En haut de la rue du Barriou, la vue sur la rue qui s’étire jusqu’à la forteresse est tout simplement magnifique.
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<center>Najac</center>La Place du Faubourg , où se tenaient les marchés, est encadrée de maisons en pierres ou à pans de bois datant des 15e et 16e siècles.
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La Place du Faubourg , où se tenaient les marchés, est encadrée de maisons en pierres ou à pans de bois datant des 15e et 16e siècles.
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<center>Najac</center>Au Nord, des maisons en pierre.
Najac
Au Nord, des maisons en pierre.
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<center>Najac</center>Au sud, les maisons en pierre et a pan de bois, alignées, se prolongent par des couverts sous lesquels étaient abritées les marchandises, au-devant des commerces.
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Au sud, les maisons en pierre et a pan de bois, alignées, se prolongent par des couverts sous lesquels étaient abritées les marchandises, au-devant des commerces.
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<center>Najac</center>Arcade marquant l'extrémité du passage couvert.
Najac
Arcade marquant l'extrémité du passage couvert.
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<center>Najac</center>Maisons à pan de bois au-dessus du passage couvert.
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Maisons à pan de bois au-dessus du passage couvert.
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<center>Najac</center>Le passage couvert.
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Le passage couvert.
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