Depuis la rive du Lot, vus du Foirail, le Vieux Palais, une file de maisons séculaires et le
Pont Vieux. Situé en bordure du lot a quelques mètres du pont vieux, ce château "renaissance" fut bâti en 1572 par Bernardin de la Valette, capitaine au service des seigneurs de Calmont d’Olt, durant les guerres de religion, gouverneur de la baronnie, puis de la ville d'Espalion. Désireux de se faire bâtir un palais digne de sa fonction, il choisit un emplacement en bordure du Lot, à l’angle Nord-Est des remparts, Le Roc de Mannnus. Il demande aux consuls et à l’assemblée communale l’autorisation d’ouvrir le rempart de la cité à cet emplacement et de réutiliser les pierres de l’église de Saint-Sauveur qui vient d’être détruite par les Huguenots. Bénédiction est donnée à ce projet à condition qu'il construise à ses frais pour protéger la ville, une tour donnant sur le Lot et le foirail. Cette tour, dont il pourrait jouir à son gré en temps de paix, devrait en cas de danger être accessible aux défenseurs de la ville et serait propriété de la cité.
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En 1599, les héritiers de Bernardin de la Valette vendent le château aux consuls. La maison commune, installée jusque-là au Cazal, est transférée dans cette superbe demeure. D’hôtel particulier le château devient Hôtel-de-ville. Au début du XVIIème siècle une partie de ses locaux devient écoles. En 1799, la Constitution de l’an VIII fait d’Espalion une sous-préfecture dotée d’un tribuna, et son sous-sol accueille les prisons. Les écoles déménagent. Le tribunal y loge jusqu’en 1850. En 1897, à la suite de la construction de l’actuelle église paroissiale, l'Hôtel-de-ville est transféré et le Vieux-Palais abandonné menace ruine.
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La façade, d'époque Henri II, présente une tourelle d'angle établie en encorbellement sur un cul de lampe mouluré, et une autre tourelle vers le centre de la façade. Ses tours avaient initialement une vocation défensive. L’édifice combine très bien la robustesse de sa tour du Nord et la finesse de la tourelle d’angle donnant sur le Foirail. Celle-ci, bâtie en pierres de taille, en encorbellement, sous un toit en poivrière, s’orne d’un cul-de-lampe richement sculpté où se dessine une frise « en onde ». En haut, la tour est complétée d’une petite loggia. La façade, agrémentée de cordons saillants, présente des fenêtres à meneaux ou à traverses. Aujourd’hui, le Vieux-Palais est devenu une résidence
d'artistes et un lieu d'exposition.
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L'ancien palais de justice.
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L'ancien palais de justice.
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L'ancien palais de justice.
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Au fond, l’esplanade du foirail, ancien champ de foires aux bestiaux, c’est l’endroit idéal pour avoir une vue d’ensemble exceptionnelle sur le Pont Vieux et le Vieux Palais se reflétant dans les eaux du Lot. Cet ancien champ de foire, a perdu
son caractère agricole et ses foires en
1945 et il est devenu un agréable lieu
de promenade, à l’ombre des platanes
centenaires longeant le Lot.
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Espalion
Sur la rive droite, une statue d’un scaphandrier, création de l'artiste ruthénois Eric Valat, inspiré du capitaine Némo, et réalisé en hommage aux Espalionnais Rouquayrol et Denayrouze, inventeurs du Scaphandre autonome.
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Le Pont-Vieux. Bien qu’il y ait un pont mentionné dans un acte de donation des seigneurs de Calmont en 1060, l’actuel pont, de style gothique construit en grès rouge, daterait probablement de la fin du XIIIe siècle. Bâti en « dos d’âne », à quatre arches sur des piles avec avant et arrière-becs triangulaires, en grès rose, date très probablement de la fin du XIIIe siècle. Les arches présentent en bordure trois arcades superposées (un triple rouleau) ; le rouleau supérieur, légèrement saillant, a permis d’élargir son tablier au XVIIIe siècle. Le Pont Vieux est uniquement piétonnier. Ce n’est qu’une fois les remparts de la ville démolis et l’ouverture du boulevard Joseph Poulenc que le Pont Neuf (qu'on aperçoit en arrière plan) , baptisé en 2013 « Pont des villes jumelles », a été construit et ouvert à la circulation en 1846.
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Le Pont-Vieux. Autrefois fortifié, il comportait alors des boutiques disposées en encorbellement de chaque côté et trois tours, une au milieu et les deux autres aux extrémités, qui abritaient un poste de garde, et était défendu par des ponts-levis. Au XVIIIe siècle, tours et boutiques furent démolies et le pont levis fut remplacé par une arche en plein-cintre.
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Le Pont-Vieux. Les deux piles principales ont des avant-becs traingulaires formant, sur le tablier, des réduits de même forme servant de garage à la voie. A gauche, la quatrième arche basse franchit, au nord, la berge existant entre la rivière et les maisons du faubourg, elle marque l'emplacement du pont-levis.
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Les anciennes de tanneries.
Sur la rive droite du Lot, une vingtaine de tanneries étaient équipées de larges pierres plates ou "calquières", pour le lavage des peaux. Elles sont caractéristiques avec leurs balcons en bois en encorbellement et leurs toits pentus. Juste au-dessus du cours du Lot de larges pierres plates, formant saillie (les gandouliers), servaient au lavage des peaux.
Leur disposition, en escalier, permettait l’immersion quel que soit le niveau d'eau régulé par une chaussée. Le cuir représentait encore au début du XXe siècle une activité industrielle majeure d'Espalion (tannage, bourrellerie, ganterie et vêtements).
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Le Pont-Vieux. Sur l'un des réduits, au sud-est, existe une croix en fer datée de 1728.
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Le Pont-Vieux. Sur l'un des réduits, au sud-est, existe une croix en fer datée de 1728.
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Niveaux des crues. En bas, 5 novembre 1994. Sur l'autre face, la marquede 1705, entre les deux marques du haut.
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Crue de 1866.
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Crue 1875.
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Ancien portail de l'Eglise du Couvent des Ursulines édifié au XVIIe siècle aujourd'hui détruit. La chapelle des Ursulines appartenait au couvent des Ursulines, situé sur la rive droite, à l’emplacement de l’actuel hôtel des postes. Sa construction débutée en 1656 ne fut achevée qu’en 1674. Lors de sa démolition en 1968, seules les pierres du grand portail ont été conservées et remontées en 2001, sur la rive gauche,
à l’entrée du foirail. Les quatre colonnes à chapiteaux corinthiens (décors constitués de deux rangées de feuilles d'acanthe) encadraient les niches des statues Sainte-Ursule et Saint-Augustin disparues au XXe siècle. Au-dessus du linteau, figure le blason sculpté des seigneurs de Calmont, fondateurs du couvent. Le fronton brisé encadrait une statue de la Vierge.
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A droite, la rue du Plô anciennement appelée la "carriero dornieyro", la dernière rue.
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Ancienne Chapelle de la Confrérie des Pénitents Blancs, témoin du renouveau catholique au siècle de Louis XIV. Elle fut construite en 1700 dans le style baroque et abrite de magnifiques pièces de mobilier sacré. En 1946, lors de l’édification du barrage de Castelnau, la chapelle est utilisée par le constructeur comme dépôt de ciment. En dédommagement, il se charge d’entretenir la toiture, mais, malheureusement, supprime le clocheton pour plus de facilité. Les Amis de la chapelle ont travaillé afin que la chapelle retrouve son clocheton.
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Chapelle des Pénitents Blancs. La confrérie des Pénitents blancs, sorte d’association laïque de prière et d’entraide fondée en 1668, décide de la construction d’un bâtiment sur les remparts de la ville, construction qu’elle finance par ses propres deniers. La teinte de sa façade provient des pierres de grès rouge d’une des tours du Pont-Vieux, rachetées à la municipalité par la confrérie. C’est en 1704 qu'elle est inaugurée. En façade une porte encadrée d’un parement à « refends » et couronnée d’un fronton cintré. Un oculus et deux fenêtres en plein cintre entourent une niche abritant une vierge.
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Chapelle des Pénitents Blancs.
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Chapelle des Pénitents Blancs. Le retable du XVIIIe siècle, en bois peint et doré, présente la Circoncision de Jésus.
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Chapelle des Pénitents Blancs. Les colonnes torses et les pilastres couronnés de pots à fleurs sont caractéristiques du décor baroque.
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Chapelle des Pénitents Blancs.
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Chapelle des Pénitents Blancs.
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Chapelle des Pénitents Blancs. La Circoncision de Jésus.
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Chapelle des Pénitents Blancs. La Vierge et l'Enfant.
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Chapelle des Pénitents Blancs. La Nativité à droite.
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Chapelle des Pénitents Blancs. L'Adoration des Mages à gauche.
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Chapelle des Pénitents Blancs. L'ange à gauche.
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Chapelle des Pénitents Blancs. L'ange à droite.
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Chapelle des Pénitents Blancs.
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Chapelle des Pénitents Blancs. Un Christ gisant au tombeau du XVIIIe siècle, en bois peint.
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Chapelle des Pénitents Blancs. Un Christ gisant au tombeau du XVIIIe siècle, en bois peint.
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Chapelle des Pénitents Blancs. Statue de Saint Paul en bois peint. Il porte le Livre dans sa main droite, et l'épée dans sa main gauche
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Chapelle des Pénitents Blancs. Tableau de l'ange gardien
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Chapelle des Pénitents Blancs. Saint Amans, premier évêque de Rodez, saint patron de la ville, XVIIIe siècle.
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Chapelle des Pénitents Blancs. Saint Amans, premier évêque de Rodez, saint patron de la ville, XVIIIe siècle.
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Chapelle des Pénitents Blancs. Assomption du XVIIe siècle, sculpture baroque en Rouergue.
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Chapelle des Pénitents Blancs. Le baptême de Jésus.
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Chapelle des Pénitents Blancs. La décapitation de saint Jean-Baptiste et celle de Saint Hilarian
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Chapelle des Pénitents Blancs.
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Chapelle des Pénitents Blancs. Dais de procession, en bois doré, XVIIIe siècle.
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Chapelle des Pénitents Blancs. Dais de procession, en bois doré, XVIIIe siècle.
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Chapelle des Pénitents Blancs. L'Assomption de la Vierge, bois sculpté, peint et doré, XVIIIe siècle. À gauche un ange lampadophore. À droite un ange du XVIIIe siècle.
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Chapelle des Pénitents Blancs. Saint Jérôme. Traducteur de la bible en latin. Tableau du XVIIIe. Lemaire 1747. Créée en 1747 à Espalion, la confrérie des Pénitents bleus est dédiée à Saint-Jérôme.
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Chapelle des Pénitents Blancs. Sur une croix de procession un très rare Christ du XVIIe siècle en cartapesta (papier mâché, technique italienne). Les pénitents utilisaient ces croix légères pour les pèlerinages annuels à 10 km de chez eux.
Il s’agit du seul exemplaire connu en France.
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Chapelle des Pénitents Blancs.
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Chapelle des Pénitents Blancs. Saint Jérôme se frappant la poitrine avec une pierre qu'il tient dans sa main droite, en signe de pénitence. Des livres sont placés devant le saint.
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Chapelle des Pénitents Blancs. Martyre de Saint Hilarian, XVIIIe siècle, saint patron d'Espalion
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Chapelle des Pénitents Blancs. Saint Roch
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Chapelle des Pénitents Blancs. Au sol, des dalles funéraires gravées, des noms, initiales, dates ou un coeur surmonté d'une croix,
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Chapelle des Pénitents Blancs. mais aussi la représentation des outils évoquant les métiers des pénitents (tanneur, couvreur, charpentier...), ici une demi lune du tanneur.
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Chapelle des Pénitents Blancs.
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Chapelle des Pénitents Blancs.
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Place du Marché.
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Ancienne église Saint-Jean.
Place du Marché.
Edifiée à la fin du XVe siècle sur l'emplacement du vieil hospice d'Espalion, son remarquable portail fut construit par Antoine Salvanh, maître d'œuvre du clocher de la cathédrale de Rodez. Le beffroi abritait l'horloge de la ville.
Construction d'une église à la fin du XVe siècle (église ouverte au culte en 1478) et au début du XVIe siècle (construction du portail par Anton Salvan en 1508 et du clocher de 1503 à 1552). En 1883, l'église est désaffectée. 1884 : transformations dues à l'installation des services municipaux (en particulier construction d'une façade néo-gothique à la place du choeur par l'architecte Grinda). En 1948, l'hôtel de ville est transféré et l'église est à l'abandon. En 1974, installation d'un musée des arts et traditions populaires, auquel on adjoint en 1980 un musée du scaphandre.
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Ancienne église Saint-Jean.
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Ancienne église Saint-Jean. Portail construit par Antoine Salvanh.
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Ancienne église Saint-Jean. Portail construit par Antoine Salvanh.
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Ancienne église Saint-Jean. Portail construit par Antoine Salvanh.
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L’ancienne Église Saint-Jean-Baptiste.
Datant du XV e siècle, devenue trop petite pour
le nombre de fidèles, elle est désaffectée à la
suite de la construction de la nouvelle église
paroissiale (en face) et devient Hôtel de Ville de
1897 à 1948. Sur son chevet tronqué fut greffée
une façade néo-gothique flanquée de deux
tourelles encadrant une loggia surmontée des
armes de la ville. Un monumental escalier à deux volées aboutit au premier étage abritant depuis 1975 une partie du Musée Joseph Vaylet (arts et traditions populaires), et le musée du scaphandre..
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L’ancienne Église Saint-Jean-Baptiste.
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L’ancienne Église Saint-Jean-Baptiste.
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Le musée du scaphandre. Espalion
Le musée du scaphandre a été créé en 1980 autour des inventions des Espalionnais Rouquayrol et Denayrouze.
En 1860 Benoît Rouquayrol, ingénieur des mines, invente un détendeur à membrane pour un appareil de sauvetage destiné aux mineurs.
En 1864 Auguste Denayrouze, lieutenant de vaisseau, adapte l'appareil au monde sous-marin.
Ainsi naît à Espalion, à 200 kms de la mer, le premier Scaphandre autonome moderne de l'histoire de la plongée.
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Le musée du scaphandre. Espalion
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Le musée du scaphandre.
Vinci avait doté son masque de piquants pour protéger le plongeur des poissons.
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Le musée du scaphandre. Espalion
Diving engine de John Lethbridge (18ème).
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Le musée du scaphandre. Espalion
Diving engine de John Lethbridge (18ème).
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Le musée du scaphandre. Espalion
Cloche de Cherbourg (1817).
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Le musée du scaphandre. Espalion
Cloche de Cherbourg (1817).
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Le musée du scaphandre. Espalion
Prototype de casque de plongée réalisé vers 1830 par Augustus Siebe à partir d'un casque à fumées breveté en 1823 par Charles et John Deanes pour pénétrer dans les fumées asphyxiantes lors des incendies sur les navires anglais. Ce casque est considéré comme le père des casques pieds-lourds.
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Le musée du scaphandre. Espalion
Pendant les années 1860 à 1863, Rouquayrol fait breveter l’ensemble de l’appareil respiratoire auquel est attaché son nom. Mais au cours de cette période ne se dessine encore aucune réalisation industrielle. Tout au plus en fin 1863 est ébauchée une commande de quelques unités pour essai par les Ponts et Chaussées.
Survient au début de 1864 l’heureuse collaboration d’Auguste Denayrouze qui, connaissant parfaitement les questions maritimes, va pouvoir adapter l’appareil respiratoire à l’espace sous-marin, champ d’action a priori le plus prometteur. Entre l’appareil imaginé en 1860 et la réalisation de 1865, il y a un monde. L’année 1864 est une année préparatoire au lancement industriel du système que l’on appellera désormais « L’appareil-plongeur ». Auguste Denayrouze rédige au cours de la même année 1864 plusieurs notices sur « l’appareil-plongeur Rouquayrol à air comprimé et sur son emploi dans la marine ». Dès le second semestre 1864, il a présenté l’appareil devant les marines française et étrangères, ainsi que devant les organismes civils éventuellement concernés. « A Paris, le patron des Bains Henri IV a offert gratuitement-son local pour les expériences et démonstrations ». Partout c’est un succès considérable».
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Le musée du scaphandre. Espalion
Cet appareil plongeur Rouquayrol Denayrouze (plaque Ch. Petit) est à ce jour le seul exemplaire d'époque connu en état de fonctionnement. Il a servi pour des démonstrations immergées afin de remettre au jour les inventions pionnières de Benoît Rouquayrol et d'Auguste Denayrouze
Offert au musée le 24 septembre 1980 par Bernard Piel avec le masque d'appareil plongeur dit 'groin” et un portrait d'Auguste Denayrouze.
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Le musée du scaphandre. Espalion
1860 Brevet pour l’invention du régulateur – détendeur.
1864 Brevet pour l’invention du premier scaphandre autonome.
(Le scaphandrier emporte sur son dos l’air qu’il respire. La pompe ne lui est plus nécessaire).
Scaphandrier muni du masque à groin.
(La combinaison
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Le musée du scaphandre. Espalion
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Le musée du scaphandre. Espalion
A droite, Scaphandre de Karl Heinrich Klingert, Alle magne, 1797. A gauche, casque bulle Lama créé par l'ingénieus Yves Le Masson, France, 1985
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Le musée du scaphandre. Espalion
Casque bulle Lama créé par l'ingénieus Yves Le Masson, France, 1985
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L'ensemble respiratoire appelé LBS 01 ( Lock-out Breathing System) a été conçu pour des plongées jusqu'à 300 m, à partir de sous-marin « crache plongeur ». En plongée profonde, la régulation de la pression partielle d’oxygène du mélange respiré est un impératif vital, l’hypoxie et l’hyperoxie étant fatales à l’homme. D’autre part, le volume gazeux, respiré sous de grandes pressions, étant considérable, son stockage devient problématique ; l’hélium étant de surcroît onéreux, le recyclage des gaz est incontournable.
Le LBS 01 fonctionne donc en circuit fermé, avec un dispositif de prélèvement, d’analyse et de régulation électronique des gaz effectué à distance et à sec, via l’ombilical du plongeur, qui ne porte plus qu’un équipement dorsal léger. Celui-ci, reliées à un casque bulle LAMA ventilé à groin oro-nasal, comporte une cartouche épuratrice du CO2 expiré. Le mélange est enrichi depuis le sous-marin par injection pneumatique et sécurisé par une série d'alarme. Ce dispositif permettait une totale autonomie en mer du sous-marin ; il a été utilisé avec le SAGA Comex/ifremer (1983-1989).
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Le musée du scaphandre. Espalion
Scaphandre Roberto Galeazzi, Italie 1942. Usage de grande profondeur jusqu'à 350 m. Toujours un usage en 1993 dans certains pays.
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Les pieds lourds ont été mis au point dans la deuxième partie du XIXe siècle. Leur usage s'est maintenu couramment en France jusque dans les années 1973 et pour certains usages ils restent utilisés de nos jours.
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Casques six boulons. Siebe - Gorman. Angleterre.
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Le Musée Joseph Vaylet. Ce musée présente un intérieur traditionnel
rouergat du XIX e siècle (« cantou », souillarde et
ensemble mobilier) ainsi qu’une riche collection
de bénitiers de chevet. De nombreux objets de la
vie quotidienne d’autrefois sont présentés dans
un cadre gothique exceptionnel. Rassemblées
par Joseph Vaylet et par les membres de
l’Association, les collections constituent un
véritable patrimoine rouergat.
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Le musée du scaphandre. Espalion
Le Musée Joseph Vaylet.
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Le musée du scaphandre. Espalion
Le Musée Joseph Vaylet.
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Le Musée Joseph Vaylet. Los Esquilous ( la grelotière). La Cabretta ( la musette ou cornemuse). Le Buffadou (le soufflet).
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Le musée du scaphandre. Espalion
Le Musée Joseph Vaylet. L’accordéon : de type diatonique ou chromatique, c'est le premier le plus souvent utilisé dans la musique dite traditionnelle, les notes se font à l'aide d'un clavier et d'un soufflet.
Celui-ci est un accordéon très décorée, possédant de multiples appliques en velours dévoré, des touches en nacre.
La grelottière : cette lanière de cuir orné de grelots à gros diamètre est attachée à la cheville du musicien et permet de marquer la cadence.
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Le musée du scaphandre. Espalion
Le Musée Joseph Vaylet. La vielle à roue : sa forme la plus ancienne serait connue en Mésopotamie, sa forme plus récente daterait du XVIIe siècle, elle permet de jouer une mélodie mais aussi son accompagnement.
Elle se compose de quatre grandes parties : le clavier, la table d'harmonie, la caisse de résonance ainsi que la roue et la manivelle. La manivelle fait tourner la roue qui par frottement sur les cordes donnent des sons amplifiés par la caisse de résonance.
Ici, vous trouverez une vielle ainsi que le moule qui permet de fabriquer la caisse de résonance, les deux objets ont été fabriqués en Aveyron par un artisan qui se trouvait dans le nord du département.
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Le musée du scaphandre. Espalion
Le Musée Joseph Vaylet. Le Serpent est un instrument à vent à embouchure, en bois, recouvert de cuir.
Au XVIIIe siècle il vient renforcer la basse dans les harmonies militaires.
La première forme du serpent, curviligne, est remplacée par des corps droits reliés par le bas. Le basson de Regibo (Liller. 1788) appelé aussi “basson russe" est de ce type. Il fut employé dans la musique militaire en Europe jusque vers 1940
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Le musée du scaphandre. Espalion
Le Musée Joseph Vaylet. Faïence polychrome. Armoiries des Sforza, duché de Milan.
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Le Musée Joseph Vaylet. Gien, bénitier fleurdelisé.
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Le Musée Joseph Vaylet. Porcelaine de saxe 18e.
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Le musée du scaphandre. Espalion
Le Musée Joseph Vaylet. Essai de restitution du Pont-Vieux tel qu’il apparaissait entre 1588, date de la construction du pont-levis, et 1700, année de la démolition des tours. (réalisation de Claude Charles). Durant les guerres de religion (16e siècle ), selon l’historien espalionnais Marcel Camus, : « ...plusieurs ouvrages fortifiés furent à nouveau construits en divers points du pont : « une tour dite h tour Notre-Dame » estait sise contre la barbacane sur le cos té du pont tendant au pontz- levis vers le faubc-bourg... ». Au milieu on y dressa une tour de guet agencée de façon à pouvoir y loger un veilleur, côté ville on y bâtit une autre tour massive dans laquelle était un local appartenant au seigneur. Chacune d’elles, dont la base en forme de voûte chevauchait sur toute la largeur le passage du pont, était munie d’une ou de plusieurs portes qu’on tenait rigoureusement fermées en période de trouble ».
Le pont-levis avait été construit en 1588 à remplacement de la première arche, côté faubourg, devant la menace d’une invasion des troupes protestantes.
Auparavant, vers 1535, le pont qui menaçait ruine avait été renforcé par la construction d’une voûte sous l’intrados de chacune des arches (sa bordure constitue aujourd’hui le bandeau inférieur de l‘archivolte).
En 1780, on procéda à la démolition des maisonnettes et des trois tours. Le pont-levis ne sera supprimé qu’en 1724 et sur son emplacement on bâtira à nouveau une arche dont la courbe est proche du « plein cintre ».
Par la suite, le conseil communal fit procéder à l’élargissement de la chaussée par la construction, de part et d’autre du tablier, d’une arcade de pierres en « quart de rond » et faisant une saillie de 35cm sur le double bandeau des arches.
Avec son profil en dos d’âne, ses trois arches en berceau légèrement brisé, ornées d’une élégante archivolte, le plus vieux monument de la ville, bien que maintes fois remanié, présente cependant les caractères principaux de l’époque médiévale.
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Maison d'Assezat. La famille d'Assezat s'enrichit dans le commerce du pastel (teinture végétale) et fit construire à Toulouse dans le style renaissance le somptueux "Hôtel d'Assezat", siège de l’Académie des Sciences, Inscriptions et Belles Lettres.
A Espalion, ils résidaient dans cette ancienne maison consulaire édifiée durant le XVIe siècle. C'est un bâtiment sobre mais élégant d’époque Renaissance, maison natale de Pierre Assézat.
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Maison d'Assezat.
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Maison d'Assezat. Des canonnières.
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La Tour Michou. C’est la dernière des six tours de l’enceinte fortifiée de la ville d’Espalion, construite aux XIV e et XV e siècles. Elle protégea la population lors de la Guerre de Cent Ans et plus tardivement lors des guerres de Religion.
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La Tour Michou.
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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste. Le monument aux morts, sur sa stèle en granit de Bretagne, porte gravés les 140 noms des morts de la guerre de 1914-1918 et les 18 de la seconde guerre mondiale. Sculpteur : E. Arsal, 1922.
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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste. Une jeune paysanne en bronze, rend hommage aux disparus et un lion serre une épée dans ses griffes. Il évoque les armoiries que s’est donnée la ville d’Espalion.
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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste. Bâtie à la fin du XIXe siècle, en grès rose dans le style néo-gothique, ses deux tours jumelles, hautes de 45 mètres ont voulu rappeler le célèbre clocher de la cathédrale de Rodez ! Elles sont couronnées des statues de la Vierge et de Saint-Joseph hautes de 6 mètres. Elle fut consacrée en 1883. Elle est l'œuvre de l'architecte ruthénois Grinda.
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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste. Le portail central s'orne dans son tympan des statues du Bon Pasteur, de saint Jean-Baptiste et du patron de la cité, saint Hilarian.
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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste.
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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste.
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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste. Le chœur contient un maître-autel et un retable monumental en marbre du Poitou, matériau également utilisée pour la chaire.
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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste.
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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste. Le martyre de saint Étienne, à gauche..
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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste. La sainte Famille : la Nativité, la Sainte Famille, le recouvrement de Jésus au Temple, saint Joseph. Au centre.
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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste. La vie du Christ : le baptême, le prêche, la Cène, la donation des clés à saint Pierre. Au centre.
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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste. La vie de la Vierge : l'Annonciation, la Visitation, présentation de Jésus au Temple, les noces de Cana. Au centre.
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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste. Le martyre de saint Laurent. A droite.
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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste. L'apparition à Lourdes.
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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste.
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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste.
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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste.
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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste. Sainte Ursule et ses compagnes, sainte Foy
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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste. Apparition du Sacré Coeur à sainte Marguerite-Marie, le Sacré Coeur
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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste.
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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste.
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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste.
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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste.
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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste.
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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste. Au fond de la nef, la grande rosace avec en son centre le Saint-Esprit sous la forme d’une colombe, entouré de diverses scènes de la vie du Christ.
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Eglise de Perse. Le cimetière et le château de Calmont d'Olt. Perché sur un dyke basaltique à 535 mètres d'altitude, il surplombe de 200 mètres la ville d'Espalion et la vallée du Lot.
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Eglise de Perse. Elle a été bâtie entre la fin du XIe siècle et le début du XIIe.
Elle fut église paroissiale d'Espalion jusqu'à la construction, au XVIe siècle, de l'église Saint-Jean-Baptiste (actuellement Musées des Arts et Traditions populaires et du Scaphandre) au centre du bourg fortifié. L'église de Perse était située sur l'un des chemins de Compostelle menant du Puy-en-Velay à Conques.
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Espalion
L'église (ou la chapelle) Saint-Hilarian-Sainte-Foy de Perse, orientée est-ouest, est située dans l'angle nord-est de son cimetière, une quinzaine de mètres au-dessus de la terrasse alluviale qui borde le Lot et son affluent, le ruisseau de Perse. Elle a été édifiée en grès rose (pierre locale), toit en ardoise bleue, sur un plan en croix latine, elle dispose d’un clocher mur ou clocher peigne à quatre arcades. .
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Espalion
Eglise de Perse. En 1060, Hugues de Calmont, sa femme Foy, et son fils Bégon donnent le monastère de Perse à l'abbaye de Conques. L'église est alors dédiée à saint Hilarian. La dédicace à sainte Foy intervient après cette donation. L'église de Perse servait d'église paroissiale aux habitants d'Espalion. Dans la charte de 1060, il est écrit qu'elle se trouve in butgo vetulo de Persia (dans le vieux bourg de Perse). Il existait donc un bourg neuf. Une église dédiée au saint Sauveur existait aussi, mais en 1472, les habitants d'Espalion ont obtenu la construction d'une église dédiée à saint Jean-Baptiste à l'intérieur de la ville, à l'emplacement de l'hospice des pauvres, avec les pierres de la démolition de l'église Saint-Sauveur.
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Eglise de Perse. En 1524, l'évêque de Rodez François d'Estaing fait ouvrir le tombeau de saint Hilarian et procède à la translation de ses reliques.
En 1537, l'abbaye de Conques et le prieuré de Perse sont sécularisés. En 1543, les bâtiments doivent être réparés. En 1546, les chambres ne peuvent plus être utilisées par les moines. Au XVIIIe siècle, l'édifice perd son statut d'église paroissiale.
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Eglise de Perse. Deux portails sont ouverts côté sud. Le portail roman occidental permet d'accéder par un escalier à la nef située en contrebas et composée de trois travées. Le portail occidental est protégé par un petit auvent soutenu par une ligne de modillons et par deux contreforts.
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Eglise de Perse. Le clocher-mur à quatre baies campanaires où ne subsiste plus qu'une seule cloche.
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Eglise de Perse.
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Eglise de Perse. Le transept sud s'ouvre sur le second portai gothique.
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Eglise de Perse. Au-dessus de la petite porte nous trouvons une Vierge. Elle présente le Christ sur ses genoux, elle a les yeux bombés conformément à la tradition du Rouergue. Elle est présentée dans une arcature très travaillée avec un petit chapiteau gauche à entrelacs et à droite des palmettes. La tête du Christ est postérieure puisqu’il a été décapité à la Révolution, les modillons ont été lapidés à la même période.
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Espalion
Eglise de Perse. Le chevet. Le chevet est en fait une abside polygonaleG 2 renforcée par des colonnes et agrémentée de modillons sculptés. Elle est entourée de deux absidioles à pans coupés (à gauche).
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Eglise de Perse. Le chevet. Cinq arcades en plein cintre et à double rouleau reposent sur des socles pentagonaux ornés dans l’angle médian et flanqués de fines colonnettes.
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Eglise de Perse. Modillons du chevet. Un cheval harnaché, un homme effrayé, un couple d'amoureux.
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Eglise de Perse. Modillons du chevet. Un couple d’amoureux, un loup mangeant un petit animal, un atlante.
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Eglise de Perse. Modillons du chevet. Un atlante, un chien mordillant un os, un homme assis.
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Eglise de Perse. Modillons du chevet. Un homme assis, un aigle, un ours.
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Eglise de Perse. Modillons du chevet. Un ours, un hibou, un homme avec un rouleau à pétrir.
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Eglise de Perse. Le portail occidental. En saillie dans un avant corps, sur le flanc sud de la nef, le portail est encadré par de puissants contreforts. Le trumeau qui supportait le linteau monolithe et partageait l’entrée en deux baies a été remplacé par un arc brisé grossièrement bâti qui donne une fâcheuse impression de lourdeur. Les colonnettes des ébrasements à ressauts ont été restaurées vers 1902. De chaque côté du portail, trois colonnes adossées aux murs soutiennent les trois voussures.
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Eglise de Perse.
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Eglise de Perse.
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Eglise de Perse. Sur les trois voussures, deux sont historiées. La deuxième voussure est décorative, d’influence mozarabe. La voussure inférieure, présente 11 anges debout ou assis portant chacun un livre ouvert. Nous avons ici une représentation de la cour céleste où ces anges tiennent les livres des élus. Le linteau qui est un bloc monolithe, présente une pesée des âmes, épisode du Jugement Dernier.
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Eglise de Perse. Le lintrau. Nous trouvons au centre la balance, en dessous le corps de la personne en jugement. Une tête dépasse d'un sarcophage. Au niveau de ses pieds, un personnage maléfique appuie afin de récupérer l’âme pour Satan. La représentation du tricheur est très commune dans les pesées des âmes : il symbolise les vices de l’Enfer mais aussi appuie la vérité du jugement puisque généralement, la balance penche tout de même en faveur du Paradis (signe d’espoir pour les populations). Derrière le tricheur nous avons le corps d’un damné, les pieds en l’air et la tête la première dans la gueule du Léviathan, gueule d’Enfer : entrée symbolique dans le monde infernal. Tout à fait à gauche Satan affiche un grand sourire, trônant, avec le serpent du péché originel autour de lui. Il est entouré de quatre bêtes maléfiques (parodie du tétramorphe), mais également de deux portraits de femmes. Côté Paradis, les élus sont soulevés par les anges vers les Cieux. Le Christ, sur la droite, est représenté dans sa mandorle accompagné du tétramorphe.
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Eglise de Perse. Cette pesée des âmes est représentée à l’envers. En effet dans la confession catholique, la gauche est le mauvais côté, celui du démon, et la droite le bon côté. Ici le paradis est représenté sur la droite des personnages, donc au côté mauvais. Pour les deux registres supérieurs, il s’agit de la Pentecôte. Les langues de feu sont représentées, comme des éclairs, émanant du nuage où sort également la colombe du Saint Esprit. De part et d’autres se trouve le Soleil symbolisé par un homme tenant une gerbe de blé, et la Lune par une femme avec des cornes. La Vierge au centre est couronnée et en majesté : main gauche sur le ventre et main droite bénissante. Elle est accompagnée de 10 apôtres dont seul celui à sa gauche est identifié puisqu’il tient les clefs du Paradis : c’est donc Saint-Pierre. Il manque deux apôtre, cela pourrait être pour réaffirmer les 10 commandements ou encore par manque de place.
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Eglise de Perse. Statuettes sculptées sur le côté du portail. Vierge et Rois mages
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Eglise de Perse. Statuettes sculptées sur le côté du portail. Vierge et Rois mages. La Vierge est accompagnée des Rois Mages pour la scène de l’adoration : ils apportent les cadeaux pour la naissance du Christ.
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Eglise de Perse. Modillons au-dessus du portail. : une chouette, une femme, une sirène, une femme avec la dat 1746, une tête d'homme. Au centre de la voussure extérieure, nous trouvons l’archange Gabriel le messager, à droite Raphaël patron des voyageurs et des pèlerins, à gauche un personnage plus énigmatique. Portant une couronne, une cuirasse et un marteau, son identification n’est pas formelle : certains y voient Charles Martel (fondateur de l’Église), d’autres le Seigneur de Calmont (donateur représenté pour la gloire) ou enfin l’archange Michel (chef de l’armée céleste).
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Eglise de Perse. L’archange Gabriel.
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Eglise de Perse. L'escalier d'accès du portail occidental. L'escalier descend pour que le fidèle regarde ses pieds et donc entre dans une attitude d’humilité, plus tard remplacée par la génuflexion.
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Eglise de Perse. La nef . En contrebas par rapport au perron du portail principal, elle se compose de trois travées voûtées en berceau légèrement brisé.
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Eglise de Perse. Voûtes en berceau légèrement brisées. Les arcs doubleaux sont portés par des colonnes engagées et par de simples consoles entre la première et la seconde travée. Une seule baie perçant le mur occidental éclaire la nef au couchant.
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Eglise de Perse. L’arc riomphal à double rouleau et le berceau de la voûte de la travée de chœur sont en plein cintre. Le carré du transept est voûté d’un berceau identique à celui de la nef.
L’arc d’ouverture sur le chœur est en plein cintre. L’entrée de chaque croisillon (bras du
transept) s’ouvrant beaucoup plus bas est divisée en deux arcades que sépare une forte
colonne médiane.
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Eglise de Perse. Dans les murs de cette travée droite une niche et un passage d’accès à l'absidiole ont été ménagés. Au-dessus, un cordon soulignant le premier niveau est constitué d’éléments évoquant des tronçons de
chapiteau.
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Eglise de Perse. L’abside à cinq pans repose sur
un large banc. A chaque pan correspond une
arcade retombant sur des colonnettes couronnées de chapiteaux « pliés » (échancrés). Deux de ces arcades sont aveugles, les trois autres sont percées d’une baie. . A droite, dans le premier pan de l’abside, on observe une piscine liturgique dans une niche. Jusqu’au XIIIe siècle, les prêtres pendant leur célébration bénissaient un calice de vin qui représente le sang du Christ, en buvaient une gorgée et jetaient le reste dans cette piscine liturgique. Mais au XIIIe siècle, le pape Innocent III a interdit cette pratique obligeant les prêtres à boire tout le vin et donc à réduire la taille des calices.
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Eglise de Perse. L'autel de 1950 a été créé par l’école du sculpteur Paul Belmondo.
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Eglise de Perse. La voûte de l'abside est en cul-de-four et les chapiteaux des colonnettes sont en calcaire blanc. Une frise court le long du chevet en damier alternant avec une partie en pointe de diamant.
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Eglise de Perse. L' arc triomphal est orné de deux chapiteaux historiés : à gauche sont représentés deux épisodes d’une chasse au lion,
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Eglise de Perse. à droite le Christ en Majesté dans une gloire en amande est entouré d’apôtres.
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Eglise de Perse. A l’entrée de chaque croisillon, du côté du chœur, la corbeille des chapiteaux présente à gauche un combat de soldats munis de boucliers, et à droite deux colombes buvant dans un calice.
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Eglise de Perse. Le transept sud. A l’intérieur, quatre croisées d’ogives primitives, au tracé irrégulier retombent au centre sur une colonne. Les fresques que l’on a pu conserver pourraient remonter au 16ème siècle, on y relève un assemblage de cercles, perles, tresses, entrelacs et feuillages en rinceaux.
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Eglise de Perse. Le transept sud.
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Eglise de Perse. Le transept sud.
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Eglise de Perse. Le transept nord.
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Eglise de Perse. Le transept nord.
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Eglise de Perse. Le transept nord. Colonne du fond.
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Eglise de Perse. Le transept nord. Colonne d'entrée.
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Eglise de Perse.
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Eglise de Perse. Une absidiole du transept. Sur le chapiteau de droite, un personnage
entre deux oiseaux.
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Eglise de Perse. Saint Jacques.
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Eglise de Perse.
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Espalion
Eglise de Perse. Les deux chapelles latérales édifiées vers 1471 sont couvertes de voûtes sexpartites. Dans la première chapelle, la clé de voûte est timbrée d’un écu portant « un coq au chef chargé de trois étoiles ». Ce sont probablement les armoiries d’un abbé de l’Abbaye cistercienne de Bonneval, Pierre Rigald (1446-1473) à qui l’on doit la construction de la « Tour de Masse ».
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Espalion
Eglise de Perse. Plaque funéraire qui daterait de 1060-1070 et aurait été dédiée au premier prieur de Perse venu de Conques.
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Estaing
Classé parmi les plus Beaux Villages de France, Estaing est situé sur le recoupement d’un ancien méandre des gorges du Lot naissantes, à la confluence de la Coussane. Il semble devoir son nom, d’origine gallo-romaine, à cette situation, stagnum (latin), signifiant étang, devenu Estaing. Malgré un relief très accidenté et le rôle commercial important d’Espalion et d’Entraygues-sur-Truyère, Estaing a réussi à se développer grâce au pouvoir civil de ses seigneurs. La famille d'Estaing est l'une des plus puissantes du Rouergue entre le XIIIe siècle et le XVIIIe siècle, période à laquelle elle s'éteint. Le nom d'Estaing est pris en 1922 par plusieurs membres de la famille Giscard.
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Estaing
Le pont d'Estaing permet de franchir le Lot entre Sébrazac en rive gauche et Estaing sur l'autre rive. Ouvrage en schiste avec un couronnement de calcaire, il est construit à partir de 1490. Ses trois piles sont protégées par des becs, triangulaires vers l'amont et rectangulaires vers l'aval.
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Estaing
Le pont d'Estaing.
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Estaing
Le pont d'Estaing. Sa pile centrale est surmontée de deux éléments architecturaux se faisant face : une croix à l'amont et la statue de François d'Estaing à l'aval.
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Estaing
Le pont d'Estaing. Statue (1866) de François d’Estaing, (1462-1529) évêque de Rodez et recteur du Comtat Venaissin, qui impulsa la construction du pont.
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Estaing
Le pont d'Estaing. La croix en fer forgé, symbole de l’Aveyron. Cette croix inspira l’orfèvre Henri Lesieur qui en fit un célèbre bijou en or.
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Estaing
Estaing, c’est bien sûr le magnifique château de l’une des plus grandes familles du Rouergue qui a donné un cardinal et général des armées du Pape, neuf évêques, des chambellans, des gouverneurs, des sénéchaux et des officiers supérieurs. Le dernier représentant de la famille, l’amiral Charles-Henri d’Estaing (mort sur l’échafaud en 1794) se distingua pendant la guerre des Indes et celle de l’indépendance américaine.
« Napoléon sur terre et d’Estaing sur mer auraient vaincu l’univers ».
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Estaing
Le village est dominé par l'imposant château d'Estaing, classé au titre des monuments historiques en 1945 qui rappelle la présence historique de la famille d'Estaing. Le château domine le confluent du Lot et de la Coussanne. Datant du XVe siècle, il a été acheté en 2005 par Valéry Giscard d'Estaing, ancien président de la République, son frère Olivier Giscard d'Estaing, ancien député des Alpes-Maritimes et ancien maire d'Estaing, et leur cousin Philippe Giscard d'Estaing.
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Estaing
Le château se caractérise par un donjon carré, coiffé d’un bulbe et flanqué de hautes échauguettes en surplomb. L’édifice est surprenant car il ne respecte aucun plan précis. Le château fut construit par les générations successives des comtes d’Estaing aux XVe et XVIe siècles. Cardinaux et guerriers se succédèrent dans la famille : Tristan, héros de la bataille de Bouvines en 1214, où il sauva la vie du roi Philippe Auguste ; Pierre, cardinal au XIVème siècle, en 1370 il représenta le Pape en Italie ;: François, évêque de Rodez au XVIème siècle ; Charles-Henri, Amiral, commandant la flotte française envoyée pour soutenir la guerre d’Indépendance aux Etats-Unis.
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Estaing
L'église Saint-Fleuret fut construite au XVe siècle sur l'emplacement d'un ancien prieuré Saint-Fleuret qui avait été donné à l'abbaye de Montsalvy par Pons Étienne, évêque de Rodez. On y accède par un escalier monumental. Dédiée à Saint-Fleuret, patron de la ville, ancien évêque de Clermont, mort à Estaing en 620. L’église renferme ses reliques.
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Estaing
L'église Saint-Fleuret. Sur le parvis, à gauche, se trouve une croix calcaire quadrilobée du XVIème siècle à double face. Sur une face elle représente en bas-relief le Christ en croix au-dessus d’une mise en tombeau, en deuxième face une pieta entourée de deux petits anges.
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Estaing
L'église Saint-Fleuret. La calade d'entrée.
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Estaing
L'église Saint-Fleuret. De style gothique, l’église arbore de magnifiques retables, tableaux et statues, en bois dorés des XVII et XVIIIème siècles, mis en valeur par des vitraux contemporains de Claude Baillon.
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Estaing
L'église Saint-Fleuret. Chapelle de saint Fleuret. Retable à quatre colonnes cannelées, corniche, fronton central avec buste de Dieu le père, volutes de chaque côté, deux pots à feu et deux cornes d'abondance. Toile centrale représentant Saint Fleuret debout en costume d'évêque. Statue de Saint Antoine dans la niche de gauche, statue de Saint Fleuret à droite. Sur une console, à l'extrème droite de l'autel, buste-reliquaire avec les reliques de Saint Fleuret. Armoiries de la famille d'Estaing (au-dessus du cadre). 18e siècle.
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Estaing
L'église Saint-Fleuret. La châsse de St Fleuret contient, fait rarissime, les ossements quasiment complets, étonnement conservés, d’un homme qui a vécu au Ve siècle et mort à Estaing en grande réputation de sainteté. Le culte de Saint Fleuret (Floregius) est attesté à Estaing depuis la fin du XIIe siècle. Évêque auxiliaire d’Auvergne, Floregius est un des évêques d’Aquitaine convoqué par le pape au sujet d’une hérésie.
De retour de Rome, Floregius aurait voyagé en compagnie de Clarius d’Estaing, abbé de Saint-Amans de Rodez.
Lors d’une halte à Vercelli, il rend la vue à un aveugle.
Arrivé à Estaing, aux alentours de Pentecôte, Clarius le retient quelques jours dans la cité familiale où Floregius guérit un boiteux et fait jaillir une source. Subitement malade, Floregius meurt en grande réputation de sainteté le premier juillet à Estaing où son corps est pieusement conservé.
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Estaing
L'église Saint-Fleuret. Chapelle de Notre-Dame-de-Compassion. Les deux statues entourant la Vierge de Pitié pourraient être sainte Anne et saint Joachim. Statues et groupe sculpté peut-être datés de la fin du 18e siècle. Ensemble du retable réparé en 1839 lorsqu'il devient l'autel privilégié de la chapelle.
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Estaing
L'église Saint-Fleuret. Chapelle de Notre-Dame. Trois statues : une Vierge à l'Enfant et deux anges. Ensemble daté des 18e et 19e siècles.
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Estaing
L'église Saint-Fleuret. Chapelle de Saint-Joseph. Ensemble du retable daté du début du 19e siècle, et statue de saint Joseph vers 1877.
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Estaing
L'église Saint-Fleuret.
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Estaing
L'église Saint-Fleuret.
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Estaing
L'église Saint-Fleuret.
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Estaing
L'église Saint-Fleuret.
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Estaing
L'église Saint-Fleuret.
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Estaing
L'église Saint-Fleuret.
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Estaing
L'église Saint-Fleuret.
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Estaing
L'église Saint-Fleuret. Chtist en croix. En bois taillé. 1er quart 16e siècle.
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Le Château d'Estaing
Entrée du château. Il fut construit autour d’un donjon pentagonal. Au sommet du donjon on trouve cinq tourelles et une couverture en forme de lanterne ainsi qu’une terrasse. Sous la Première République, il fut vendu par lots après que l'amiral d'Estaing eut été guillotiné. En 1836, les religieuses de Saint-Joseph achetèrent le château pour en faire un couvent, une école et une maison de retraite. Elles le cédèrent à la commune d'Estaing en 2000, qui, devant l'ampleur des travaux, la revendit en 2005 à la famille Giscard d'Estaing.
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Le Château d'Estaing
La première cour.
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Le Château d'Estaing
La première cour.
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Le Château d'Estaing
La première cour.
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Le Château d'Estaing
Corps principal. Aile médiévale du XIIIe avec le bas roman. L'avancée, avec les deux canonnières à droite est de la fin du XVIIe. La tourelle à droite est de la fin du XVIe.
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Le Château d'Estaing
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Le Château d'Estaing
Le bas de la tour et la façade sont du XVe flamboyant.
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Le Château d'Estaing
Le haut de la tour est fin XVIe, style Renaissance. Le mur à gauche est roman.
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Le Château d'Estaing
Armoiries butées des Estaing. 1725.
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Le Château d'Estaing
Aile du gothique flamboyant. Façade du XVe. La partie plus basse, complètement à droite, est de la fin du XVIe, extension renaissance.
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Le Château d'Estaing
Le pont, vue de la terrasse.
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Le Château d'Estaing
La salle basse.
En rez-de-chaussée de la terrasse, c'est la salle d'apparat c'est ici que le seigneur recevait ses hôtes et les sujets de son fief. Le décor est fait pour impressionner : la cheminée et la voûte était ainsi parée de décors peints. Les travaux de restauration réalisés en 2005-2006, ont permis de remettre en valeur ceux de la cheminée et de mettre à jour ceux, malheureusement très abîmés de la voûte. Les travaux de maçonnerie ont mis en valeur des éléments de la fin de l'époque médiévale comme la large porte ouvrant sur la terrasse et celle donnant accès à une cave.
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Le Château d'Estaing
Les récits mythologiques ont, de tout temps, inspiré les artistes qui parcouraient les belles demeures. C’est le cas ici, où l’artiste s’est inspiré de la mythologie grecque pour décorer la cheminée, avec Céphale et Procris et Dédale et Icare.
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Le Château d'Estaing
Céphale et son épouse Procris étaient tous deux d'une beauté remarquable et ils s'aimaient passionnément.
Armé d’un arc fabuleux qui atteignait toujours sa cible, la guerre et la chasse étaient les passe-temps favoris de Céphale. C’est alors qu’il était en forêt, qu’Eos (l’Aurore) le vit et s’en éprit immédiatement Elle l’enleva et chercha à le détacher de Procris en l'incitant à éprouver la fidélité de son épouse.
Après plusieurs épisodes, Procris, s’étant dissimulée dans un bosquet, fit bouger des branchages et Céphale, pensant à du gibier, décocha une flèche qui atteignit son épouse en plein cœur. Alors qu’elle était sur le point de rendre l'âme, Procris eut le temps de supplier Céphale de lui rester fidèle. Comprenant alors la terrible méprise, Céphale s'expliqua avec Procris qui mourut ainsi apaisée.
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Le Château d'Estaing
Dédale était cet architecte, célèbre pour ses nombreuses œuvres et inventions, qui construisit, en Crète, le Labyrinthe pour enfermer le Minotaure et qui montra à Ariane comment Thésée pourrait en sortir. Se sentant trahi par la révélation de Dédale à Ariane, le roi Minos le fit enfermer avec son fils Icare dans le Labyrinthe. Pour s’en échapper, Dédale fabriqua deux paires d’ailes avec de la cire et des plumes. Puis tous deux s'élevèrent, légèrement et sans effort, et quittèrent la Crète. Le ravissement de ce nouveau et merveilleux pouvoir grisa l'adolescent. II monta de plus en plus haut malgré les conseils et les appels angoissés de son père. Comme il s’approchait du soleil, la cire fondit et il fut précipité dans la mer. Le peintre a rapproché cette scène mythologique d’Estaing puisqu’il place au centre de celle-ci la tour du château.
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Le Château d'Estaing
La salle basse. Les décors peints de la voûte.
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Le Château d'Estaing
De gauche à droite : François III ( -1732), Comte d’Estaing. L’un des plus grands militaires de sa famille ; L’Amiral Charles-Henri (1729-1794), Comte d’Estaing ; Jean III, ( -1621). Vicomte d’Estaing et de Murols ; Gaspard ( -1479), fils de Guillaume IV, seigneur de Lugarde, d’Enval et de Vemines. Sénéchal du Rouergue, de 1454 à 1477 ; Guillaume IV, Vicomte d’Estaing.
Il obtint la charge de sénéchal du Rouergue en 1424, il était ainsi le représentant du roi en province ; Déodat d’Estaing dit Tristan.
La légende veut que Tristan d’Estaing ait été l’un des 24 chevaliers commis à la garde du roi Philippe-Auguste lors de la fameuse bataille de Bouvines, le 27 juillet 1214. aurait sauvé la vie du roi. La tradition veut que cet acte de bravoure lui ait valu l’honneur de placer dans ses armoiries les fleurs de lys d’or sur fond azur ; Plusieurs évêques, Pierre, Déodat, Antoine, François, Joachim, Louis, Joachim Joseph d’Estaing-Sailans ; Dom d’Aubrac, Pierre élu en 1437, Jean de 1469 à 1495, Antoine évêque d’Angoulême de 1S06 à 1523 ; Cardinal Pierre d’Estaing. Il fut évêque de Saint-Flour en 1361, puis archevêque de Bourges en 1367. Le Pape Urbain V le fit cardinal le 7 juin 1370. il œuvra activement pour la pacification de l’Italie centrale qui permit le retour de la papauté à Rome.
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Descente dans la cave.
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Reproduction agrandie d’une tapisserie commandée par Joachim, Abbé d’Issoire, puis Evêque de Clermont en 1614.
Détail : Armoiries de la famille d’Estaing « D’azur à trois fleurs de lys d’or, au chef d’or » et devise « Sic me mea facta decorant » « C’est ainsi que m’honorent mes actions »
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Le Château d'Estaing
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Le Château d'Estaing
« Arrivée du Comte d’Estaing au Port de Brest ». Pierre LACOUR (1745-1814).
Huile sur toile 1782.
Allégorie expliquée par Gustave Labat (1824-1917) de la Société des Archives historiques de la Gironde et de l’Académie nationale des sciences, belles lettres et arts de Bordeaux :
Dans le port de Brest, dont on voit les casernes et les constructions de l’arsenal le comte d’Estaing, dans une embarcation, s’apprête à atterrir. Il vient de quitter le vaisseau Les-Etats-du-Languedoc. Sur le quai l’acclament sa femme et un brillant état-major.
La Victoire couronne d’Estaing ; la Calomnie, le Mensonge et l’Envie, qui poursuivent le héros sont renversés par l'image de Louis XVI que Minerve leur présente ; le voile cède à ses efforts et la découvre encore plus belle aux yeux de la divinité, qui la rassure. Neptune, armé de son trident, ouvre les flots pour engloutir ces monstres
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Le Château d'Estaing
Le cachot.
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Le Château d'Estaing
Joachim Joseph d’Estaing (1693-1742).
Seigneur de Neschers et Murols. Evêque de Saint-Flour en 1735
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Le Château d'Estaing
Salle Exposition VGE.
Elle fait partie du bâtiment le plus ancien, remanié au XIIIème siècle. Elle accueille aujourd’hui la 1ère partie de l’exposition Valéry Giscard d’Estaing, un homme au service de la France et de l’Europe.
Les travaux réalisés pendant l’automne-hiver 2008/2009 ont permis sa restauration ainsi que la mise à jour d’une cheminée en grès.
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Le Château d'Estaing
Cour intérieure. Cette ancienne cour ouverte a été intégrée, vraisemblablement au XVIème, aux deux bâtiments l’encadrant, devenant un espace voûté.
Les travaux de restauration, réalisés en 2007 puis 2013/2014, ont permis la découverte de plusieurs vestiges, en sol comme en élévations.
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Le Château d'Estaing
Des tenues de la Première Dame.
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Des tenues de la Première Dame.
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L'église Saint-Fleuret.
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Le vestibule. Portrait de Jacopo Strada » par Titien. Ce portrait tardif de Titien est l’un des plus célèbres de l’artiste. Il commença à peindre le portrait de l’antiquaire Strada au cours de l’année 1567.
Jacopo Strada était un célèbre expert en antiquités. Il est peint en train de présenter une statuette à un interlocuteur qui se trouve hors cadre, peut-être un acquéreur potentiel. Sur la table se trouve une lettre adressée à Titien. D’autres objets (monnaies antiques, livres et sculptures) figurent ses connaissances, ses compétences et ses vertus intellectuelles.
Le luxe de sa tenue, ses bijoux et son arme montrent son appartenance à la haute société.
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Le salon d'Olt. L’entrée/vestibule et le salon d’Olt ont été récemment restaurés. La cheminée, élément principal de la pièce, a été réinstallé ici. Elle avait été déplacée dans la salle Jean III, située au-dessus du portail d'entrée.
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Le salon d'Olt.
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Le salon d'Olt.
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Le salon d'Olt.
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Le salon d'Olt.
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Le salon d'Olt. La cheminée se caractérise par quatre colonnettes et chapiteaux supportant un manteau aux fortes moulures inspirées par l'Antiquité ; au-dessus un attique compartimenté est couronné d'une corniche présentant les mêmes moulures et les mêmes ornements que celles portées par le manteau. L'ensemble est très saillant par rapport au mur d'adossement et intègre la hotte raccordant le foyer au conduit intégré dans le mur. L'ouvrage n'est pas sans rappeler la composition et le décor ornemental de cabinets meublant des intérieurs au XVIe et au début du XVIIe siècle.
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Le salon d'Olt. Les compartiments de la frise inférieure comme ceux de l'attique recevaient de toute évidence des éléments rapportés, des pierres (du schiste ou même du marbre peut-être), ou, pourquoi pas, des panneaux historiés ou des terres cuites émaillées. L’effet contrasté et précieux à la fois allait de pair avec une polychromie sur l'ensemble de la cheminée dont témoigne encore actuellement des traces rouges ou dorées. La datation de l'ouvrage l'ouvrage est difficile à avancer mais dans toute hypothèse, l'ouvrage pourrait avoir été réalisé dans la première moitié du XVIIe.
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Le salon d'Olt.
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Le salon d'Olt. L'habit de l'Académie française de Valéry Giscard d'Estaing
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Le salon d'Olt. L'habit de l'Académie française de Valéry Giscard d'Estaing