Deux chapiteaux à feuilles d'acanthe avec figure humaine isolée. L'acanthe est un décor antique caractéristique du chapiteau corinthien.
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Galerie Nord
Doubleau festonné par des chanfreins. Deux quadrupèdes dressés (loup ou chien ?), chacun occupé à mordre la queue de l'autre qui est constituée par une élégante tige feuillue, fleurie et perlée. Un ruban en forme de frette marque le bandeau supérieur de la console. Le loup fait partie du bestiaire maléfique.
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Galerie Nord
Le doubleau chanfreiné, avec médaillon central, s'amortit sur deux pilastres superposés, à fût lisse. Chacun d'eux est couronné par un chapiteau à feuilles d'acanthe : sur celui du haut, de fortes caulicoles et des volutes perlées jaillissent d'un rang de feuilles pleines de sève. A la place du dé, apparaît une très belle tête barbue, à la bouche tombante, aux yeux marqués au trépan, dans le style de Saint-Trophime. Sur le chapiteau inférieur, la tête est à l'envers, au centre de la corbeille, et de sa bouche sortent les rameaux très souples qui vont constituer les volutes et la feuille qui tient lieu de fleuron. Cet ornement répond à un type de décor très répandu dans l'architecture antique.
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Galerie Nord
Tête d'homme dans un motif de tige végétale.
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Galerie Nord
Seconde tête inversée prise dans un feuillage.
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Galerie Nord
L'arc s'amortit sur un petit pilastre dont le chapiteau est orné de deux rameaux, très riches en sève, noués à leur base comme une gerbe. Une console ornée d'une aigle aux ailes éployées supporte l'ensemble.
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Galerie Nord
Un aigle déploie ses ailes. L'aigle, symbole de l'évangéliste Jean, est également associé à l'Ascension du Christ.
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Galerie Nord
Deux rameaux, noués à leur base comme une gerbe.
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Galerie Nord
Le doubleau, festonné par des chanfreins formant des médaillons aux angles tombés, est reçu sur le mur de fond par une console représentant la tarasque en train de manger la tête d'un malheureux personnage vu de dos. Une tresse court sur le bandeau. Ou un monstre dévorant un damné.
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Le cloitre.
En façade sur la cour, les galeries sont rythmées par une série d'arcs surbaissés, bandés entre les contreforts. Cette disposition, inspirée des monuments antiques, a permis de renforcer la structure de l'édifice, tout en dégageant au maximum les arcatures pour donner plus de lumière sous les galeries. L'ensemble du cloître édifié en pierres de taille est dominé par le clocher (XIIe) sur les murs duquel subsiste le décor classique d'une horloge mécanique placée au XVIIe siècle. Pour s'adapter à la forme rectangulaire, chaque travée comprend quatre arcatures sur les grands côtés, mais trois seulement sur la face Est.
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Le cloitre.
La tour Pons de l'Orme. Puits servant en fait d'accès à la citerne placée sous le patio. Au-dessus de la galerie sud, ruines du dortoir. Le promenoir est couvert d'admirables dalles de calcaire, posées en imbrications. Cette toiture se termine par une tablette supportée par des consoles en quart-de-rond, également inspirées des modèles arlésiens.
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Le cloitre.
Galerie Est avec trois arcatures seulement pour chaque travée.
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Le cloitre.
Galerie sud avec quatre arcatures pour chaque travée. Au-dessus de la galerie, les ruines du dortoir.
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Le cloitre.
Galerie ouest. Au fond, ruines du monastère Saint-Maur.
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Le cloitre.
Galerie Nord. Sur la façade de la galerie Nord, un panneau décoré de cannelures orne la partie supérieure de chaque contrefort. Cette ordonnance antiquisante rappelle bien entendu les pilastres du cloître d'Arles, mais elle exprime aussi le souci, très raffiné, de bien marquer la division verticale en étages de la composition.
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Vue de la galerie Est
Au fond, ruines du monastère Saint-Maur.
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Vue de la galerie Ouest
La tour Pons de l'Orme.
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Le cloitre.
Sortie vers le monastère Saint-Maur.
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Le clocher
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Le monastère Saint-Maur
Né en 1618 dans la grande abbaye parisienne de Saint-Germain-des-Prés, un mouvement de réforme s'étend aux grandes abbayes bénédictines de France pour constituer la congrégation de Saint-Maur.
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Le monastère Saint-Maur
Saint Maur était l'un des compagnons de saint Benoît, le rédacteur de la règle bénédictine, observée dans la plupart des abbayes occidentales du Moyen Âge, mais souvent bien relâchée à l'issue des guerres de Religion. L'action de la congrégation de Saint-Maur, particulièrement intense au XVIIe siècle, permet de rétablir l'observance stricte de la règle.
La règle promeut les travaux intellectuels des moines, ce qui relance la réflexion spirituelle et initie des travaux de recherche scientifique. En 1739, il y a 2 346 titres répertoriés à l'inventaire de la bibliothèque de Montmajour, et plus de 4 600 en 1790. Les moines de Montmajour lisent Molière, Crébillon, Fontenelle, Cervantès, mais aussi l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert.
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Le monastère Saint-Maur
La salle audiovisuelle a été aménagée en 2001 par l'architecte Rudy Ricciotti.
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Le monastère Saint-Maur
La salle audiovisuelle a été aménagée en 2001 par l'architecte Rudy Ricciotti.
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Le monastère Saint-Maur
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Le monastère Saint-Maur
La basse-cour offre un bon point de vue sur les marais asséchés en 1642. La porterie.
Organisés en réseau, les mauristes mènent une campagne systématique de reconstruction des bâtiments monastiques. À Montmajour, c'est un véritable palais, édifié dans le style classique, qui doit distinguer ce haut-lieu de la nouvelle congrégation dans le sud-est du royaume.
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Le monastère Saint-Maur
Il a été construit par l'architecte avignonnais Pierre II Mignard de 1703 à 1719, alors que les mauristes confiaient habituellement les travaux à l'un des leurs, initié à l'architecture. Suite aux ravages d'un incendie, une deuxième série de travaux fut confiée à Jean-Baptiste Franque de 1726 à 1728. Les deux dernières campagnes de construction, réalisées en 1747 et 1776, donnèrent au monastère sa physionomie définitive avec 16 travées en façade. Dépouillé de sa toiture et de sa charpente à la Révolution, le monastère a servi de carrière de pierre. Il n'a été classé monument historique qu'en 1921 et a été restauré partiellement en 1994.
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Le monastère Saint-Maur
Arceau monumental entre les parties médiévale et mauriste. C'est d'ici que l'on conçoit le mieux l'articulation et la juxtaposition des deux bâtiments monastiques des XIIe et XVIIIème siècles séparés par une terrasse et reliés par deux arcs monumentaux surmontant l'escalier d'accès au monastère Saint-Maur.
Escalier monumental permettant l'accès aux visiteurs non moines.
A gauche, mur de soutènement de la grande terrasse sud sous laquelle se trouve une citerne.
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La porterie (XVIIIe s.)
L'entrée principale de l'abbaye était placée dans l'angle sud-ouest de la clôture, orientée vers la ville d'Arles que l'on aperçoit au loin.
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Le monastère Saint-Maur
Communication permettant aux moines de gagner directement le monastère St Pierre et donc l'abbatiale Notre-Dame, la nouvelle abbatiale prévue à l'ouest du bâtiment n'ayant jamais été construite.
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Le monastère Saint-Maur
La façade sud rythmée par de grandes arcades est ornée de pilastres à chapiteaux ioniques couronnés par un entablement à denticules, la toiture, charpentée, étant en tuiles canal.
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Le monastère Saint-Maur
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Le monastère Saint-Maur
De nouveaux lieux réguliers (réfectoire, dortoir, bibliothèque et logis pour les hôtes) sont édifiés au couchant par la congrégation de Saint-Maur à partir de 1703, sur les plans de Pierre II Mignard. Ils sont reliés aux bâtiments médiévaux au moyen d'un "grand arceau" qui enjambe hardiment l'ancienne basse-cour.
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Bâtiments médiévaux
Au rez-de-chaussée, le réfectoire. Au-dessus, le dortoir.
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Le monastère Saint-Maur
Façade extérieure du monastère.
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Le monastère Saint-Maur
Façade extérieure du monastère.
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Vue de basse-cour
La vue panoramique offre au regard plusieurs éléments : les marais, le plateau de la Crau, la chaîne des Alpilles (492 mètres) et le mont de Cordes (65 mètres) abritant un hypogée ou tombe collective, daté de 4000 ans. Les anciennes terrasses sont plantées d'oliviers, de micocouliers et de pins d'Alep. Lors de son séjour à Arles de 1888 à 1889, Vincent Van Gogh dessina plusieurs motifs à partir de Montmajour : la Crau, les rochers, les oliviers, les pins, 'les vestiges de l'abbaye, le train de Fontvieille
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Vue de basse-cour
Au fond, la ville d'Arles.
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Vue de basse-cour
Le mont de Cordes (65 mètres) abritant un hypogée ou tombe collective, daté de 4000 ans.
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Vue de basse-cour
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Bâtiments médiévaux
La tour Pons de l'Orme élevée sur l'ancien cimetière fut bâtie vers 1373 à l'initiative de l'abbé-cardinal Pons de l'Orme (1368-1380) placé sous l'autorité du pape d'Avignon. Cette réalisation permit de protéger la communauté qui subissait comme toute la région le contre coup de la guerre de Cent Ans (invasion des « Grandes Compagnies » ; Bertrand Duguesclin, sénéchal du roi de France, tenant le siège à Arles en 1368 ; terreur imposée en Provence par le seigneur des Baux, Raymond de Turenne, en conflit contre les Angevins).
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La tour Pons de l'Orme
La tour Pons de l'Orme (XIVe siècle), ruines du réfrectoire et du dortoir.
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Tour Pons de l'Orme
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Extrémité du réfectoire
Escalier menant au bas de la tour.
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La tour Pons de l'Orme (XIVe siècle)
Château-fort abbatial, dit donjon-de-l'abbé, édifié vers 1365-1370. La tour et les constructions des XIVe et XVe siècles sont des édifices construits par le maitre d'œuvre Guillaume Helinc à l'initiative de l'abbé cardinal Pons de l'Orme (1368-1380) à partir de l'année 1369.
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La tour Pons de l'Orme (XIVe siècle)
Haute de vingt-six mètres, la tour comportait quatre niveaux surmontés d'une terrasse entourée de créneaux et de mâchicoulis. Elle dominait les terres du monastère, exprimant ainsi par son grand volume le pouvoir que l'abbé exerçait sur sa Seigneurie.
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La tour Pons de l'Orme (XIVe siècle)
Son architecture s'apparente aux tours du palais pontifical d'Avignon (XIVe siècle) et à celles des remparts d'Aigues-Mortes (XIIIe siècle), dont les pierres comme ici sont taillées en bossage.
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La tour Pons de l'Orme (XIVe siècle)
La tour élevée sur l'ancien cimetière fut bâtie vers 1373 à l'initiative de l'abbé-cardinal Pons de l'Orme (1368-1380) placé sous l'autorité du pape d'Avignon. Cette réalisation permit de protéger la communauté qui subissait comme toute la région le contre coup de la guerre de Cent Ans (invasion des « Grandes Compagnies » ; Bertrand Du Guesclin, sénéchal du roi de France, tenant le siège à Arles en 1368 ; terreur imposée eh Provence par le seigneur des Baux, Raymond de Turenne, en conflit contre les Angevins).
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La tour Pons de l'Orme (XIVe siècle)
Au-dessus de la porte d'entrée, les armoiries de l'abbé (un orme porté par deux moines-anges).
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La tour Pons de l'Orme (XIVe siècle)
Au-dessus de la porte d'entrée, les armoiries de l'abbé (un orme porté par deux moines-anges).
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La tour Pons de l'Orme (XIVe siècle)
Un personnage assis et bénissant.
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La tour Pons de l'Orme (XIVe siècle)
Sous-sol.
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La tour Pons de l'Orme (XIVe siècle)
Rez-de-chaussée.
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La tour Pons de l'Orme (XIVe siècle)
Le puits.
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La tour Pons de l'Orme (XIVe siècle)
Etage supérieur de la tour.
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La tour Pons de l'Orme (XIVe siècle)
Etage supérieur de la tour.
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La tour Pons de l'Orme (XIVe siècle)
Arrivée de l'escalier.
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La tour Pons de l'Orme (XIVe siècle)
Arrivée de l'escalier.
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La tour Pons de l'Orme (XIVe siècle)
La terrasse est défendue par un crénelage à mâchicoulis (restauré en 1946), les angles étant renforcés par des ouvrages courbes en encorbellement percés d'archères.
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Tour Pons de l'Orme.
Vue à travers le mâchicoulis.
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Ermitage Saint-Pierre
Le cimetière rupestre et l'ermitage. La chapelle primitive est bâtie sur le flanc Sud de la colline. L’ermitage Saint-Pierre est l’unique témoin de la toute première occupation religieuse du Mont Majour. Entre 2014 et 2017 des travaux de sauvetage de l’ermitage ont eu lieu : consolidation des maçonneries, restauration des parements extérieurs, reprise des sols et sécurisation des emmarchements, dans le but de permettre au public de découvrir à nouveau ce joyau de l’architecture provençale
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La tour Pons de l'Orme (XIVe siècle)
Au sommet, la vue panoramique révèle la position stratégique de ce lieu aux portes d'Arles. Le mont de Cordes (65 mètres) abritant un hypogée ou tombe collective, daté de 4000 ans.
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La tour Pons de l'Orme (XIVe siècle)
Les marais asséchés.
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La tour Pons de l'Orme (XIVe siècle)
Au fond, la tour de Luma à Arles.
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La tour Pons de l'Orme (XIVe siècle)
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Tour Pons de l'Orme.
La basse-cour avec la porterie.
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Le monastère Saint-Maur
Le monastère mauriste s'ordonne sur cinq étages, les deux premiers, sis en entresol par rapport à la grande terrasse sud et au niveau de la l'ancienne basse-cour, abritaient les communs. Le premier étage résidentiel, séparé des communs par un bandeau plat ceinturant la terrasse et la face sud du sommet du grand arceau, abritait la cuisine, le lavabo, le réfectoire et trois salons. Les deux étages supérieurs étaient réservés aux cellules des moines, des convers et des novices ainsi qu'aux pièces d'étude (bibliothèque, salles de cours, archives).
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Le monastère Saint-Maur
Vestiges du dortoir à gauche, le cloitre vus depuis la Tour.
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Le monastère Saint-Maur
Les deux étages supérieurs étaient réservés aux cellules des moines, des convers et des novices ainsi qu'aux pièces d'étude (bibliothèque, salles de cours, archives).
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Le monastère Saint-Maur
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Le monastère Saint-Maur et l'abbatiale
Vue de la tour Pons de l'Orme.
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L'abbatiale.
Vue de la tour Pons de l'Orme.
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L'abbatiale.
Vue de la tour Pons de l'Orme.
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Vue de la tour Pons de l'Orme (XIVe siècle)
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Vue de la tour Pons de l'Orme (XIVe siècle)
Au fond à gauche, les Alpilles.
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La chapelle Sainte-Croix
La chapelle Sainte-Croix, située à l'est de la clôture, est une autre pièce maîtresse du roman provençal. Elle fut construite à la fin du XIIe siècle pour accueillir le pèlerinage appelé « Pardon de Montmajour » qui se déroulait le jour de la Sainte-Croix, le 3 mai, afin que les pèlerins n'aient plus à pénétrer dans la clôture monastique. Le cimetière des laïcs s'est développé tout autour. La chapelle Sainte-Croix, à plan tréflé, construite hors de la clôture monastique, est le sanctuaire le plus important de l'abbaye. Une relique insigne de la « Vraie Croix » y était vénérée tous les trois mai à l'occasion du pèlerinage ou «Pardon de Montmajour ».
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La chapelle Sainte-Croix
Eglise reliquaire dédiée à la Crucifixion, cette chapelle inscrivait de fait dans le paysage une image du Saint-Sépulcre, le tombeau du Christ à Jérusalem. Elle était également l'église funéraire de la partie du cimetière réservée aux laïcs. L'édifice a été ainsi pourvu d'une lanterne des morts ou fanal et il est entouré de tombes d'adultes et d'enfants.
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La chapelle Sainte-Croix
La chapelle Sainte-Croix, la citerne et le cimetière.
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Le bas de la tour
Le clocher.
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Le clocher
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Le clocher.
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Le clocher.
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Le clocher.
Tombes.
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La tour Pons de l'Orme (XIVe siècle).
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La tour Pons de l'Orme (XIVe siècle).
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La tour Pons de l'Orme (XIVe siècle).
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La tour Pons de l'Orme (XIVe siècle).
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Le cimetière rupestre.
La citerne, et derrière, la porte de la chapelle St Pierre.
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Porte de la chapelle St-Pierre
La chapelle Saint-Pierre, du milieu du XIe siècle, est la partie la plus ancienne de l'abbaye. Son accès est signalé par une porte et une représentation en bas-relief de saint Pierre.
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Porte de la chapelle St-Pierre
La chapelle primitive est bâtie sur le flanc Sud de la colline. On y accède par une porte du XIVe siècle percée dans le mur d’enceinte, près d’un bas-relief représentant saint Pierre.
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Porte de la chapelle St-Pierre
Représentation en bas-relief de saint Pierre nimbé, tenant une grosse clé, sous une arcade supportée par deux colonnettes à chapiteau gothique..
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Ermitage saint-Pierre
La chapelle Saint-Pierre, du milieu du XIe siècle, est la partie la plus ancienne de l'abbaye.
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Ermitage saint-Pierre
L'ermitage Saint-Pierre est constitué pour l'essentiel d'une chapelle semi-troglodyte, installée sur le flanc sud de la colline de Montmajour entre 1030 et 1050, et représente le plus ancien témoin architectural du site. Cette datation résulte de la comparaison stylistique des douze chapiteaux avec ceux du cloître de l'abbé Ardain à Tournus datés entre 1028 et 1052
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Ermitage Saint-Pierre
Un escalier permet d’atteindre une petite plate-forme établie sur la voûte du vestibule de la chapelle. En contrebas de l’édifice se trouvait le jardin potager et la noria ainsi que les terrasses plantées anciennement d’oliviers.
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Ermitage Saint-Pierre
De là, un étroit couloir aménagé dans une faille du roc conduisait jadis, par une pente raide, à la porte de l’édifice. Il a été muré en 1736, et remplacé par l’actuel escalier à volée droite, qui surplombe l’ancien jardin de l’abbaye.
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Ermitage Saint-Pierre
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Ermitage Saint-Pierre
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Ermitage Saint-Pierre
Le donjon vu de l'ermitage.
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Ermitage Saint-Pierre
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Ermitage Saint-Pierre
L’église est couverte d’une toiture à imbrication en lauses calcaires.
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Ermitage Saint-Pierre
Quatre énormes contreforts modernes épaulent son flanc méridional qui, au XVe siècle déjà, menaçait ruine, malgré l’importance des substructions qui la supportent, constituées par deux séries de profondes arcatures de plein cintre à impostes moulurées. Ce dispositif était renforcé à l’origine par des contreforts en faible saillie, dont un subsiste encore à l’extrémité orientale du mur.
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Ermitage Saint-Pierre
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Ermitage Saint-Pierre
La seule décoration extérieure est une corniche à damier reposant sur des modillons à triple enroulement de copeaux.
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Ermitage Saint-Pierre
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Ermitage Saint-Pierre
L’archivolte des fenêtres est ornée de billettes.
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Ermitage Saint-Pierre
La seule décoration extérieure est une corniche à damier reposant sur des modillons à triple enroulement de copeaux. L’archivolte des fenêtres est ornée de billettes.
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Ermitage Saint-Pierre
Substructions constituées par deux séries de profondes arcatures de plein cintre à impostes moulurées. Ce dispositif était renforcé à l’origine par des contreforts en faible saillie, dont un subsiste encore à l’extrémité orientale du mur.
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Ermitage Saint-Pierre
La seule décoration extérieure est une corniche à damier reposant sur des modillons à triple enroulement de copeaux. L’archivolte des fenêtres est ornée de billettes.
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Ermitage Saint-Pierre
Les contreforts en faible saillie, il en subsiste encore un, à l’extrémité orientale du mur, au-dessus des substructions constituées par deux séries de profondes arcatures.
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Ermitage Saint-Pierre
Substructions constituées par deux séries de profondes arcatures de plein cintre.
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Ermitage Saint-Pierre
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Ermitage Saint-Pierre
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Ermitage Saint-Pierre
L’église est précédée d’un vestibule formant narthex. Après avoir franchi la façade occidentale, rebâtie au XVIIIe siècle, on pénètre dans une travée rectangulaire couverte d’une voûte de blocage en berceau. Elle était éclairée par deux fenêtres en plein cintre, à double ébrasement, ouvertes dans le mur Sud ; l’une d’elles a été plus tard obturée par la construction d’un contrefort extérieur. Ce vestibule, séparé de la nef par une seconde façade et utilisé pour des inhumations, constitue une sorte de narthex, formule architecturale rare en Provence, qui sera pratiquement abandonnée au XIIe siècle.
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Ermitage Saint-Pierre
Le narthex. Deux niches également de plein cintre avec impostes moulurées sont taillées dans la paroi rocheuse Nord au-dessus de deux tombes alignées.
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Ermitage Saint-Pierre
Le narthex. Les deux tombes alignées.
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Ermitage Saint-Pierre
L’église est constituée par deux nefs parallèles avec leur abside ; elle communique vers l’Est avec un ermitage rupestre comprenant plusieurs petites cellules. Les murs de la face Sud sont sous- tendus de grandes arcatures appareillées, qui retombent sur des colonnes et des chapiteaux avec un souci extrême de décor et d’animation du volume. Cette utilisation du support colonne-chapiteau pour recevoir les arcs, inconnue des Romains, est caractéristique du premier art roman. Ce procédé sera généralement abandonné en Provence, au XIIe siècle, sous l’influence de la mentalité antiquisante, sauf pour les arcatures d’absides. Du côté Nord, au contraire, le mur gouttereau de l’église est ouvert par trois grandes arcatures, sur l'autre nef. Là, c’est une structure de piliers carrés appareillés, surmontés par un énorme tailloir qui forme chaînage de la construction. Les angles du pilier sont décorés par une colonne surmontée d’un chapiteau décoré.
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Ermitage Saint-Pierre
La seconde nef, contiguë, est construite en appentis contre le rocher, suivant un procédé habituel de l’habitat provençal en pays calcaire où, à une partie de la maison troglodytique, s’ajoute en façade un élément bâti. C’est le type de construction populaire, qui a été utilisé aux Baux jusqu’au début de notre siècle. Il s’agit là d’une véritable église, avec nef, travée de chœur et abside, de faibles dimensions, correspondant à une communauté très réduite, mais dont la qualité de volume et la perfection des masses, jointes à une lumineuse pauvreté, en font un des très hauts lieux de l’abbaye. Le sol a conservé la beauté naturelle du rocher.
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Ermitage Saint-Pierre
Ce premier vaisseau, au Nord, est entièrement creusé dans le rocher, y compris son abside semi-circulaire. Une large baie de plein cintre servant d’arc triomphal est le seul aménagement de cette partie de l’édifice qui n’a reçu aucune décoration. Derrière cette porte, l'abside.
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Ermitage Saint-Pierre
Une large baie de plein cintre servant d’arc triomphal est le seul aménagement de cette partie de l’édifice qui n’a reçu aucune décoration. Derrière cette porte, l'abside.
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Ermitage Saint-Pierre
Abside de la nef troglodyte.
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Ermitage Saint-Pierre
Abside de la nef troglodyte.
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Ermitage Saint-Pierre
Abside de la nef troglodyte.
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Ermitage Saint-Pierre
Entre les deux nefs s’ouvre un étroit passage, aujourd’hui marqué par la présence d’un très grand pilastre décoré d’entrelacs et par une rose centrale à quatre pétales, d’inspiration géométrique, qui est la transposition de la pierre tombale du comte de Provence. Ce couloir conduit dans un petit ermitage.
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Ermitage Saint-Pierre
La nef est voûtée de plein cintre, en blocage enduit, monté assez gauchement. Les colonnes sont toutes en remploi : colonnes romaines ou, en tout cas, réadaptées d’un autre monument. Elles sont posées sur des bases à deux tores qui évoquent d’assez loin les modèles antiques; elles portent un astragale au fût, qui est souvent doublé d’un autre astragale sur le chapiteau; et toutes sont pourvues d’un tailloir, très simple - un bandeau et un cavet. Chaque arcature encadre une fenêtre de plein cintre donnant sur la campagne, au Midi.
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Ermitage Saint-Pierre
Cette nef donne sur une petite travée de chœur par un arc triomphal, ouvert par une arcature de plein cintre qui ne correspond d’ailleurs pas exactement à la largeur du vaisseau, mais qui repose au Nord sur un pilier carré destiné à renforcer le mur central.
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Ermitage Saint-Pierre
L'abside. La petite travée de chœur est voûtée en berceau, elle est décorée par les deux chapiteaux qui encadrent l’ouverture de l’abside. Celle-ci, dont le plan est un demi-cercle outrepassé, est couverte par une voûte en cul-de-four assez irrégulière, montée en blocage et percée par une fenêtre axiale, qui ne donnait pas sur l’extérieur, mais sur l’ermitage contigu.
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Ermitage Saint-Pierre
La nef, vue du choeur.
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Ermitage Saint-Pierre
Les chapiteaux portent sur le dé une rosace, remarquable par sa taille. Il s’inspire en général d’un motif géométrique, ou d’un décor floral très stylisé. Presque toujours la rosace est accompagnée de volutes. Les corbeilles sont décorées de simples feuilles d’acanthe d’un ou deux rangs, et quelquefois sont marquées à leur base d’un astragale, fait d’un mince listel ou, au contraire, d’un large ruban orné de dents-de-loup. Mais, sur certains chapiteaux, le feuillage est remplacé par des bandes verticales d’entrelacs ou de stries, se terminant par de petites feuilles trilobées.
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Ermitage Saint-Pierre
Le deuxième chapiteau de la face Sud, dont la corbeille est ornée d’entrelacs bifides, disposés en bandes verticales, porte une énorme rosace à décor floral.
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Ermitage Saint-Pierre
Le deuxième chapiteau de la face Sud, dont la corbeille est ornée d’entrelacs bifides, disposés en bandes verticales, porte une énorme rosace à décor floral.
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Ermitage Saint-Pierre
Le troisième chapiteau.
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Le troisième chapiteau.
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Le troisième chapiteau.
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Ermitage Saint-Pierre
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Ermitage Saint-Pierre
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Ermitage Saint-Pierre
Ouverture de l'abside vers l'ermitage.
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Ermitage Saint-Pierre
Chapiteaux de la face nord, en partant cu choeur.
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Ermitage Saint-Pierre
Le dernier chapiteau de la nef, sur la face Nord , est constitué par une simple rangée de feuilles aux nervures très profondément gravées, le dé est orné d’une roue aux rayons spiralés.
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Ermitage Saint-Pierre
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Ermitage Saint-Pierre
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Ermitage Saint-Pierre
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Ermitage Saint-Pierre
Ce groupe de chapiteaux est d’une importance majeure pour la connaissance du premier art roman provençal. Malgré leur variété et une certaine complexité dans leur composition, ils permettent cependant de dégager un ensemble de traits communs, qui caractérise une étape capitale de l’histoire de l’art dans le pays d’Arles.
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Ermitage Saint-Pierre
Vue de la nef par la fenêtre de l'abside.
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Ermitage Saint-Pierre
La chapelle sud est prolongée à l’est par des salles troglodytes dont les usages semblent avoir été multiples (cimetière, « lits des solitaires» ou ermitage, sacristie...).
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Ermitage Saint-Pierre
Le petit ermitage taillé entièrement dans le rocher, où la tradition voyait le refuge des premiers moines.
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Ermitage Saint-Pierre
Le petit ermitage taillé entièrement dans le rocher.
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Ermitage Saint-Pierre
Le « confessionnal de saint Trophime » dans un réduit ouvert par une lucarne, où l’évêque entendait, dit-on, les confessions des fidèles, et la chaire de saint Trophime, dont subsistent encore le dossier et la demi-coupole en pierres appareillées.
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Vue coté est
La tour, la citerne et l'abbatiale.
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Vue coté est
La tour Pons de l'Orme (XIVe siècle). La tour, la citerne et l'abbatiale avec son clocher.
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La tour Pons de l'Orme (XIVe siècle)
La tour, la citerne et le clocher.
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La tour Pons de l'Orme (XIVe siècle)
La tour, avec à ses pieds la citerne et le cimetière.
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La tour Pons de l'Orme (XIVe siècle)
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Vue coté est
La tour, avec à ses pieds la citerne et le cimetière, le clocher et le chevet de l'abbatiale et tout au fond, le dernier étage du monastère.
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Vue coté est
La tour, avec le clocher et le chevet de l'abbatiale et tout au fond, le dernier étage du monastère.
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Le clocher.
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Le clocher.
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Le cimetière rupestre.
La création d'un cimetière est à l'origine même de l'abbaye. Les moines ensevelissaient les morts, célébraient les messes privées demandées par les familles et recevaient en échange des droits de mortalage (testaments). Le cimetière aux tombes creusées à même le roc s'étendait, à l'est du monastère, depuis le chevet de l'abbatiale jusqu'à la chapelle Sainte-Croix.
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Le cimetière rupestre.
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Le cimetière rupestre.
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Le cimetière rupestre.
Tombes dites "anthropomorphes céphaloïdes", c'est à dire de formes humaines avec la tête nettement dessinée.
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Le cimetière rupestre.
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Le cimetière rupestre.
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Le cimetière rupestre.
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La tour Pons de l'Orme et le chevet de l'abbatiale
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Le chevet de l'abbatiale
Le trait majeur de ce bâtiment reste la perfection de l'appareillage des parements. Il s'agit d'une des constructions romanes des plus élaborées de Provence, puisqu'elle superpose à une église haute à nef unique à une crypte à déambulatoire et chapelles rayonnantes.
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Le chevet de l'abbatiale
On voit l'abside en forme de polygone à quatre pans coupés qui enferme les chapelles rayonnantes de la crypte, ainsi que le niveau de l'église signalé par trois baies encadrées de colonnettes. De larges niches à arc surbaissé ont été ménagées entre les chapelles pour épargner la construction et réserver des zones d'ombre quand le grand bâtiment est éclairé par le soleil levant.
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Le chevet de l'abbatiale
L'abside centrale est simplement décorée par trois fenêtres de plein cintre, la face exposée au Nord restant aveugle. Ces ouvertures sont surmontées par une magnifique archivolte moulurée, qui se retourne en imposte et retombe sur de robustes colonnes avec bases à deux tores, portant des chapiteaux imités du corinthien.
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Le chevet de l'abbatiale.
La face exposée au Nord restant aveugle.
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Le chevet de l'abbatiale
L' archivolte moulurée des fenêtres se retourne en imposte et retombe sur de robustes colonnes avec bases à deux tores, portant des chapiteaux imités du corinthien.
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Le chevet de l'abbatiale
Colonnettes datables du XIe s. et remployées dans les baies de l'abside du XIIe s. Les chapiteaux de la baie centrale sont particulièrement intéressants : celui de gauche est composé de quatre longues feuilles d'acanthe gravées sans grand relief, en forme de palmettes, qui montent dans les angles à la place qu'occuperaient les volutes, tandis qu'une autre très grande feuille descend depuis le dé et envahit toute la corbeille. Celui de droite porte un large bandeau inférieur, décoré d'entrelacs, directement transposé des modèles de Saint-Pierre. Le haut de la corbeille est garni de palmettes très souples et de feuilles d'acanthe, qui se rejoignent au niveau du dé pour former le fleuron. Cette ordonnance et le choix des motifs montrent la continuité de ce courant préroman, qui persiste autour des Alpilles pendant tout le XIIe siècle et resurgit même dans les grands monuments inspirés de l'Antiquité, comme nous l'avons déjà vu à Saint-Paul-de-Mausole.
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Le chevet de l'abbatiale
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L'Abbaye de Montmajour
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L'Abbaye de Montmajour
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La chapelle Sainte-Croix
Elle était jadis reliée au monastère par un couloir creusé dans le rocher, qui a été détruit par l'exploitation en carrière de la colline, aux XIXe et XXe siècles. Cette chapelle est bâtie au milieu du cimetière rupestre. Les marches mêmes de l'escalier qui y conduisent sont constituées par des tombes. Elle est particulièrement remarquable par son plan rayonnant, en forme de quatre-feuilles, qui l'apparente à toute une série d'édifices provençaux, souvent d'origine ancienne. Elle est précédée, vers l'Ouest, par une petite travée rectangulaire formant vestibule, sensiblement oblique par rapport à l'axe des absidioles. Ce vestibule forme un véritable porche à l'antique, vision très simplifiée de celui de Notre-Dame-des-Doms. Il s'ouvre par une porte de plein cintre, sans aucune décoration, surmontée par un fronton triangulaire, dont les rampants sont décorés d'une corniche à denticules avec entrelacs, palmettes et feuilles d'acanthe. Deux légers contreforts épaulent cette travée, dont le faîte est souligné par une crête de pierre. Cette chapelle a été édifiée légèrement en dehors de la clôture pour devenir le centre du pèlerinage à la Sainte-Croix, qui avait été instauré en 1030 dans une première crypte qu'il est aujourd'hui impossible d'identifier. C'est sans doute pour faciliter son déroulement que le Pardon de Montmajour a été transféré dans cette chapelle, édifiée à la fin du XIIe siècle, en dehors du monastère, mais dans sa proximité immédiate. D'autre part, sa situation au milieu des tombes semble indiquer qu'elle a assumé une vocation cémétériale.